Les fêtes de Noël, nous ne sommes pas tous égaux et souvent c’est l’individualisme et l’égoïsme qui priment

 

Noël :

Voilà passé le cap de la nouvelle année et pour un grand nombre d’entre eux, les sapins, une fois débarrassés de leur guirlandes et pour les vrais arbres, déjà sur le trottoir en train d’attendre dans l’indifférence générale le passage de la voirie.

Au fil des années, cette fête familiale est aussi devenue celle de la consommation effrénée, du gaspillage et des excès en tout genre. Pourtant, d’après l’ONG américaine Global Footprint Network, qui calcule chaque année l’Overshoot Day, (jour où la consommation mondiale de ressources naturelles dépasse ce que la planète est capable de fournir en un an), nous sommes déjà dans le rouge depuis le 27 septembre. Pas la peine donc d’en rajouter à Noël, car nous pouvons tous agir pour réduire notre empreinte écologique, sans pour autant gâcher le plaisir de la fête.

Dans ce qui suit, seuls celles et ceux qui sont concernés se sentiront visés.

Sur le plan humain aussi, alors que des familles dans la précarité vivent des fêtes sans chaleur ni douceur, alors que des gens meurent de froid dans les rues glacées de l’hiver, imaginez  ce que l’on pourrait offrir aux plus démunis si nous faisions l’effort ne serais-ce que l’espace de ce réveillon, de ne pas penser qu’à nous alors que théoriquement, les fêtes de Noël sont le symbole de l’amour et de l’humanisme.

Ces fêtes de Noël qui sont devenues bien plus les fêtes de la consommation que des fêtes religieuses sont l’exemple type de notre égoïsme, de notre individualisme et de notre ignorance.

J’ai personnellement passé les fêtes de fin d’années sans fioritures ni artifices, entouré de 7 ex compagnes et compagnons d’Emmaüs dont je fais partie, toutes et tous de nationalités différentes.

L’esprit de Noël c’est traduit par un sentiment de fraternité, d’amitié et de chaleur humaine.

Bonne année à toutes et à tous.

Stéphane Guibert / Finalscape

l’Abbé Pierre dans un magistral discours digne d’un grand homme