Pour Rappel : Vos batteries ne sont pas chères: dites merci à ces enfants de République Démocratique du Congo

En République Démocratique du Congo, des enfants travaillent à main nue dans des mines de cobalt. Cet élément est essentiel à la fabrication des batteries de smartphones ou de voitures électriques. Les multinationales et leur fournisseur chinois, en quête de la meilleure rentabilité, semble peu s’intéresser aux conditions de travail de ces enfants.

Des milliers de mines sauvages de cobalt grouillent d’enfants en République démocratique du Congo (RDC). Ils travaillent comme des esclaves modernes pendant 12 heures, ramassant à main nue le cobalt au milieu d’une terre blanchâtre et argentée. Leur rémunération: quelques centimes d’euros à peine. Sans doute un « juste » prix pour des multinationales richissimes qui souhaitent vendre leurs smartphones avec un maximum de rentabilité?

L’ère actuelle du mobile et celle à venir de la voiture électrique réclament des batteries en masse. Et ces batteries exigent le cobalt. C’est en République démocratique du Congo qu’est extraite plus de la moitié de la quantité totale de cobalt à l’échelle mondiale. Les intermédiaires entre les mines artisanales et les géants de l’électronique sont essentiellement chinois. Ces commerçants ne se soucient guère des conditions dans lesquelles est obtenu le cobalt. Mais les multinationales américaines, européennes ou asiatiques qui leur rachètent le cobalt ne le sont pas plus.

« Nous avons suivi les cargaisons de cobalt au départ des mines artisanales en RDC », explique Mark Dummet, chercheur chez Amnesty International. « Et nous nous sommes rendus compte que toutes les ressources arrivaient chez Huayou Cobalt, une entreprise chinoise, qui revend du cobalt à des fabricants de batteries comme LG et Samsung. Ces entreprises créent ensuite des batteries aux lithiums » pour les fabricants de smartphones ou les constructeurs automobiles.

« Aucun constructeur ne communique sur la provenance du cobalt présent dans les voitures, soit parce qu’ils n’ont pas mis en place un système de traçage, soit parce qu’ils ne se posent pas la question de la provenance des ressources », ajoute Amnesty International.

Le coût humain du cobalt d’une batterie est donc quasi inexistant pour les multinationales. Il est supporté par les seuls travailleurs misérables qui paient souvent de leur santé.

« Tous les matins, je me réveille et j’ai vraiment peur d’aller travailler, tout me fait mal », raconte un gamin accroupi dans la boue.

Les travailleurs descendent, sans échelle, en se tenant par les mains posées aux bords, dans une cheminée qui mène à des galeries.

La plupart oeuvrent sans masque alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre l’exposition au cobalt qui provoque à long terme de graves problèmes respiratoires. « On a juste bu de l’eau qui sortait naturellement de la roche », explique un homme dont le cou est déformé par une énorme tumeur.

La RDC est l’un des pays les moins développés de la planète. Près de 90% de ses 71 millions d’habitants vivent dans l’extrême pauvreté.

Et pour rappel :

De grandes marques électroniques, comme Apple, Samsung et Sony, n’effectuent pas les contrôles élémentaires afin de vérifier que la fabrication de leurs produits n’intègre pas de cobalt extrait dans les mines par des enfants, écrivent Amnesty International et Afrewatch dans un rapport rendu public mardi 19 janvier.

« Les vitrines des boutiques chics et le marketing des technologies de pointe contrastent vivement avec les enfants ployant sous les sacs de roches et les mineurs s’affairant dans les étroits tunnels qu’ils ont creusés, exposés au risque de contracter des affections pulmonaires permanentes, a déclaré Mark Dummett, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International.

« Des millions de personnes bénéficient des avantages des nouvelles technologies, sans se préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Il est temps que les grandes marques assument leur part de responsabilité dans l’extraction des matières premières qui rendent leurs produits si lucratifs. »

Le rapport dévoile que les négociants achètent le cobalt extrait dans des zones où le travail des enfants est monnaie courante et le vendent à la Congo Dongfang Mining (CDM), filiale détenue à 100 % par le géant chinois de l’exploitation minière Zhejiang Huayou Cobalt Ltd (Huayou Cobalt).

D’après les investigations d’Amnesty International fondées sur des documents d’investisseur, Huayou Cobalt et sa filiale CDM traitent le cobalt, avant de le vendre à trois fabricants de composants de batteries en Chine et en Corée du Sud. À leur tour, ceux-ci vendent leurs composants à des fabricants de batteries qui affirment fournir des entreprises du secteur de la technologie et de l’automobile, notamment Apple, Microsoft, Samsung, Sony, Daimler et Volkswagen.

Amnesty International a contacté 16 multinationales, inscrites sur la liste clients des fabricants de batteries, recensés comme se procurant du minerai transformé auprès de Huayou Cobalt. L’une d’entre elles a reconnu ce lien, tandis que quatre n’ont pas pu dire avec certitude si elles achètent du cobalt provenant de la République démocratique du Congo (RDC) ou fourni par Huayou Cobalt. Six ont affirmé qu’elles enquêtaient sur ces allégations. Cinq ont nié se procurer du cobalt auprès de Huayou Cobalt, alors qu’elles figurent sur les listes clients des fabricants de batteries. Deux multinationales ont nié se procurer du cobalt provenant de la RDC.

Il importe de noter qu’aucune n’a fourni d’informations suffisantes pour vérifier de manière indépendante la provenance du cobalt utilisé dans ses produits.

« C’est le grand paradoxe de l’ère numérique : des entreprises parmi les plus florissantes et innovantes du monde sont capables de commercialiser des produits incroyablement sophistiqués sans être tenues de révéler où elles se procurent les matières premières incluses dans leurs composants, a déclaré Emmanuel Umpula, directeur exécutif d’Afrewatch (Observatoire africain des ressources naturelles).

« Les violations des droits humains perpétrées dans les mines demeurent hors de la vue et des consciences : en effet, sur le marché mondialisé, les consommateurs n’ont aucune idée des conditions de travail dans les mines, les usines et les chaînes de montage. Nous avons découvert que les négociants achètent le cobalt sans poser de questions sur le lieu et les conditions d’extraction. »

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Coup de gueule : Arrêtez de mettre la finance au centre du monde, remettez l’homme au centre du monde !

Gros coup de gueule dans un train en France. On y accuse Valls, fillon, Sarkozy et bien d’autres d’être à l’origine de la spoliation de l’Afrique, on y accuse la France (pas le peuple français mais les élites) de placer des dictateurs à la tête des pays par intérêt sans tenir compte du manque de salubrité en Afrique, sans tenir compte du manque de soins, sans tenir compte que des enfants doivent étudier à même le sol pour ceux qui ont la chance d’étudier etc…

Monde bien malade que le nôtre aujourd’hui.

Sttéphane Guibert / Finalscape / VK

Colonies africaines, l’esclavage mental

Les Européens sont longtemps restés aux frontières de l’Afrique, sur les côtes océanes, ne s’aventurant pas à l’intérieur des terres, mis à part quelques aventuriers audacieux. Ce n’est qu’à partir de la fin du XIX° siècle qu’ils s’engagent dans la conquête territoriale du continent. Si en 1880, à peine un dixième du continent noir était sous contrôle européen, vingt ans plus tard, seuls l’Ethiopie, le Maroc (conquis en 1912) et le petit Libéria y échappaient. Entre temps, les puissances occidentales se sont entendues lors de la conférence de Berlin (1884-1884) sur la répartition du gâteau. Des facteurs liés aux avancées techniques et au contexte économique de l’époque expliquent cette nouvelle étape des relations Europe-Afrique au tournant des années 1880.

Techniquement, les maladies tropicales ne représentent plus un obstacle insurmontable pour les Européens: l’usage de la quinine permet de résister au paludisme, et d’autres médicaments et vaccins rendent désormais possible leur séjour prolongé à l’intérieur des terres africaines. Des innovations en matière d’armement, notamment avec le développement d’armes légères, mobiles et semi-automatisés (canons à répétition) donnent un avantage militaire décisif aux forces européennes, particulièrement dans les batailles à découvert. Enfin, l’invention du télégraphe permet de mieux connecter les postes avancées de leurs bases arrière sur les côtes océaniques ou en métropole. Concrètement, les troupes européennes resteront peu nombreuses durant cette phase de conquête, les états-majors occidentaux s’appuyant principalement sur des auxiliaires autochtones, issus d’ethnies anciennement marginalisées ou souhaitant tout simplement bénéficier des retombées de pouvoir de la nouvelle puissance du moment, au détriment des anciennes.

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Congo Brazzaville : Quand Manuel Valls s’acoquine avec Denis Sassou Nguesso

MANUEL VALLS ET SASSOU NGUESSO SONT RESPONSABLES DE L’ÉPURATION TRIBALE DANS LE POOL AU CONGO BRAZZAVILLE.

 

AFFAIRES CRIMINELLES: MANUEL VALLS, L’HOMME QUI A FAIT PIRE QUE TOUS LES ANCIENS PREMIERS MINISTRES FRANCAFRIQUES RÉUNIS. IL A L’ARGENT ET LE SANG DES CONGOLAIS DANS SES MAINS COMME SON MENTOR DICTATEUR SASSOU NGUESSO D’AILLEURS…

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Gabon: menaces de licenciements dans le secteur pétrolier, l’Onep en colère

Au Gabon, 2 % de la population se partage 80 % des richesses

La situation sociale est de plus en plus tendue dans le secteur pétrolier au Gabon. Le pays dépend largement de la manne pétrolière qui représente une part importante de son PIB et de ses recettes publiques, or le prix du baril est exceptionnellement bas depuis plusieurs années. L’impact sur l’économie du pays est fort et plusieurs entreprises ont licencié, voire fermé. Récemment, de nouveaux plans sociaux ont été lancés selon l’Organisation des employés du pétrole, l’ONEP, qui représente 5600 travailleurs du secteur. Elle ne cache pas son inquiétude et sa colère.

Si le FMI s’est dit optimiste sur les mesures prises par le Gabon face à la crise du pétrole, l’Onep, elle, est bien plus alarmiste. D’après l’organisation, plus de 500 emplois seraient aujourd’hui menacés dans différentes entreprises comme Sodexo Gabon ou Spie OGS. S’ajoutent les tensions chez Maurel & Prom où la grève d’octobre pourrait reprendre.

L’ONEP estime qu’après avoir été mise en pause le temps des élections, la crise sociale reprend de plus belle. L’organisation demande donc à l’Etat d’intervenir soit pour rembourser sa dette auprès de certaines sociétés, soit pour aider les salariés licenciés. « Les tensions se sont multipliées et l’Onep n’hésitera pas à entrer en grève dans toutes les entreprises qui initierait un projet de licenciement, assure Sylvain Mayabi Binet, secrétaire général adjoint de l’Onep… nous refusons que des travailleurs soient envoyés à la pauvreté… »

Le ministre de la Communication n’a pas minimisé la situation. Mais Alain-Claude Bilie Bi Nze attend que les entreprises saisissent le gouvernement. « Il y a de vraies difficultés aujourd’hui dans le secteur pétrolier. Nous tentons d’y faire face ! Nous attendons d’être officiellement saisis par les entreprises concernées pour regarder ce que prévoit la loi et comment protéger au mieux les travailleurs du secteur ».

La presse gabonaise affirme également que Shell Gabon chercherait à vendre ses actifs. Le ministre n’a pas confirmé mais précisé que si c’était le cas, l’Etat et l’entreprise devraient voir comment organiser ce désengagement dans le respect des accords en vigueur.

Dans un communiqué, Spie OGS explique devoir procéder à des licenciements suite à la perte d’un contrat auprès de Total Gabon. L’entreprise ajoute avoir déposé une demande d’autorisation de licenciement et prévu des mesures d’accompagnement. La société se dit attachée au maintien d’un dialogue social exemplaire et elle étudiera les solutions permettant de réduire l’impact social de cette décision.

Et les problèmes liés à l’or noir ne remontent pas à hier au Gabon, voyez ce document de l’INA

Agriculture : Quand le Génie humain peut sauver l’humanité

Dans un monde régi par le capital et ou il n’y a peut ou presque plus de place pour l’humain en tant que tel, il arrive parfois que quelques âmes bienveillantes sortent de la sinistrose ambiante et que leur génie illumine l’humanité toute entière.

Un de ces bienfaiteurs est l’agriculteur Pascal Pot qui, en éduquant ses fruits et légumes réussit à les faire pousser dans des conditions extrêmes sans pesticide ni herbicide.

vk

Philippe Ouaki Di Giorno Agronome inventeur, met au point un procédé révolutionnaire qui permet aux plantes de pousser dans les déserts.

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L’arbre Nébédaye ou Never die (qui ne meurt jamais) est un arbre à usages multiples et peut pousser dans les endroits les plus arides. Ses feuilles ont la particularité de soigner plus de 300 maladies telles que la tension, le diabète, la fièvre jaune. Les feuilles de cet arbre sont aussi utilisées pour la gastronomie locale. La fleur du Nébédaye pliées et mélangées à l’eau a comme vertu de soigner la conjonctivite.

100 grammes de fruits frais procurent 50% des besoins journaliers aux enfants de 1 à 5 ans.

Les graines du Nébédaye ont également la vertu de jouer un rôle de purificateur d’eau naturel. L’arbre est utilisé dans la station d’épuration du lac de Guiers qui alimente Dakar.

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Et pour terminer, Un lobbyiste de Monsanto  prétend que le glyphosate n’est pas dangereux pour la santé mais refuse de boire un verre d’eau qui en contient en disant je cite : « Je ne suis pas stupide, l’entretien est terminé! »

Parmi ces trois exemples que ce soit Pascal Pot, Philippe Ouaki Di Giorno ou l’arbre magique le Nébédaye, la Pharmacom ou les lobbys de l’agroalimentaire ont tout intérêt à ce que ces mannes pour l’humanité et l’environnement ne se développent pas.

Stéphane Guibert / Finalscape

 

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Famines en Afrique et peuple de Palestine sacrifié. Jusqu’où ira l’horreur ?

Pour rappel et pour relinker le lien mort :

Que ce soit dans la corne d’Afrique, à Gaza ou en Syrie,  le monde suit une logique de destruction.

Jusqu’où iront ces horreurs que l’ignorance ou un détournement des regards volontaire qui semble donner au commun des mortels cette excuse pour n’intervenir pour les uns que sur les réseaux sociaux et pour les autres en un faux semblant de ne pas savoir.

Seules des OGN et certains citoyen résolus interviennent courageusement sur le terrain, d’autres manifestent dans les rues mais la volonté inébranlable, déterminée d’un certain genre, les touts puissant, réussit indéfiniment à tuer l’ydille dans l’œuf. Jusqu’à quand cette auto destruction volontaire ? Jusqu’à quand l’être humain continuera dans sa folie, à monétiser sa propre extinction ?

Attention à la dureté de certaines images.

Stéphane Guibert / Finalscape

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Mouammar Kadhafi 10 ans de mensonges : Assassiné pour avoir voulu défendre son pays contre les prédateurs assoiffés de pétrole

Il faut que la vérité sorte  comme un venin venant d’un Boa constrictor !!!!

Ils viennent de nous annoncer la mort de Mouammar Kadhafi. Je n’y croyais pas trop, car ce ramassis de renégats du CNT a essayé de nous berner tant de fois en annonçant que certaines villes étaient prises et reprises, que les fils de Kadhafi étaient prisonniers ou morts. Ils sont les rois du mensonge, ils sont aussi menteurs que les médias.

Mais un coup de fil de Libye nous a annoncé cette mort du Guide de la Jamahiriya à Syrte. Entre les bombardements de l’OTAN et les interventions du CNT encadré au sol par des agents étrangers, la bataille pour la conquête de Syrte était très violente. Elle n’est certainement pas terminée.

Le peuple libyen continuera à se battre pour la libération de son pays et le droit de gérer ses propres ressources. Son guide lui a montré la route et ses fils sont toujours là.
Mouammar Kadhafi est mort en héros. Il n’a pas fait comme tant de dirigeants qui s’enfuient. Il est resté à côté de son peuple. Il est mort en combattant.

Il sera un exemple pour tous les opprimés, colonisés et plus largement pour tous les peuples du Sud. Tous les anticolonialistes et résistants à l’Ordre mondial capitaliste pourront se reconnaître dans son combat.

Ils nous auront menti pour pouvoir le traquer, ils l’ont fait passer pour un sanguinaire, un tyran assassinant son peuple… ce qui était faux. Le dossier de la « Commission d’Enquête internationale indépendante pour connaître la vérité sur le conflit en Libye » crée le 28 mars à Tripoli par plusieurs personnalités de France, de Grande-Bretagne et d’Italie nous l’a bien prouvé. Nous l’avons publié sur plusieurs sites et diffusé sur le net.

Sarkozy et BHL, à l’origine de tous ces mensonges, la télé prostituée du Qatar, El Jazeera, tous nos médias mensonges ont participé à la campagne de dénigrement de Kadhafi afin de mieux dépouiller son pays et de se débarrasser de celui qui voulait libérer l’Afrique et rendre leur dignité aux Africains.

Nous pouvons honorer sa mémoire car il est mort debout, il n’a pas plié. Il restera le symbole de la résistance pour nous tous. Il restera également le héros de cette terre d’Afrique qu’il aimait tant.

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Kadhafi était aussi sur le point de rendre son indépendance économique à l’Afrique en créant la banque centrale Africaine. La monnaie panafricaine, le dinar Or, ce qui était loin d’être du goût des occidentaux.

Kadhafi offre à l’Afrique son premier satellite de télécommunication; sale coup pour les lobbyistes occidentaux !

Un Libyen nous parle de la vie sou Kadhafi

Cela n’est pas de la propagande mais la stricte vérité !

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  Stéphane GuibertFinalscape

Il faut savoir : Aujourd’hui encore, 14 pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance

En fin d’article, une déclaration de l’ancien président Jacques Chirac : « Il faut rendre à l’Afrique ce qu’on lui a pris »

Le saviez-vous? Aujourd’hui encore, beaucoup de pays africains continuent de payer un impôt colonial en France, et ce malgré l’indépendance !

Le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d’ivoire, le mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République centre Africaine, le Tchad, le Congo Brazzaville, la Guinée Équatoriale et le Gabon.

Ou comment la France à défaut de piller ces pays a trouvé le moyen de mettre à sac leur économie tout en y laissant crever de faim celles et ceux qui y vivent !

Stéphane Guibert / Finalscape

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Lorsque Sékou Touré de Guinée décida en 1958 de sortir de l’empire colonial français, et opta alors pour l’indépendance du pays, l’élite coloniale française à Paris était s’est indignée, et dans un acte de fureur historique, demanda à son administration alors en place en Guinée de détruire, dans tout le pays, ce qui représentait, à leur yeux, les avantages de la colonisation française.

Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé: les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnée.

Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d’envoyer un message clair à tous les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.

Le fait est que peu à peu, la peur s’empara des Élites Africaines, et après ces événements aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”.

Pour les pays nouvellement indépendant il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonisation proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après , qu’il ai commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

Le 30 Juin 1962, Modiba Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).

En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme, Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état menée par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaire anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

  • Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.

  • Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta,  aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance

  • Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’état contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.

En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’états en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

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