Economie et marchés de libre échange : Comprendre les tribunaux d’arbitrage

On en parle ici depuis des années, les tribunaux d’arbitrage liés aux marchés de libre échange ne servent que les multinationales qui n’ont de cesse que de se sucrer sur le dos des consommateurs sans tenir compte ni de leur sécurité ni de leur bien être et encore moins de leurs intérêts.

Leur devise :

Achète, consume, consomme et crève ! (c’est tout ce que l’on te demande)

Sans oublier tous les tracas politico médiatiques qui y sont liés et qui nous relèguent, nous, les modestes, les incultes, nous le peuple, au rang de chair à canon sociale car sachez que pour 500 SDF qui meurent dans une misère absolue, c’est un magnat de la finance qui se goinfre à outrance. C’est le sport national là haut et ils nous aiment pour ça !

Si l’on sait que la totalité des marques existantes sur cette planète sont représentées par 10 labels, c’est à dire, deux labels par continent et qu’à partir du moment ou ces élites se plantent et font exploser une bulle dans le système, c’est à nous les gueux modernes d’en payer l’addition… !

Infographie exhaustive qui montre l’emprise qu’ont ces 10 entreprises sur la nourriture que nous consommons.

Les tribunaux d’arbitrage sont conçus pour assurer aux pollueurs, aux pourvoyeurs de mort et de misère sociale une immunité absolue et un dédommagement total à partir du moment ou un lanceur d’alertes, un journaliste qui a des couilles ou un média alternatif oserait se mettre en travers de leur chemin.

Quelques exemples :

  • Le Mexique qui a essayé de faire une taxe , c’est fait condamné par ces tribunaux à 180 millions d’Euros d’amende à payer aux multinationales américaines.
  • L’Equateur qui a voulu remettre la main sur ses ressources minières et pétrolières et qui a dénoncé des contrats vieux de plus de 20 ans et  qui c’est fait condamné par ces mêmes tribunaux à 1.7 milliards d’Euros d’amende.
  • Philip Morris a essayé de poursuivre l’Uruguay et l’Australie parce qu’ils voulaient faire des paquets neutres.

Le message est clair :

Le prix à payer pour leurs grandes bouffes, c’est le sacrifice de dizaines voir de centaines de citadins qui faisant confiance au système se retrouvent projetés dans la spirale infernale de la misère car rien n’est plus rentable que la détresse humaine, leurs profit se fait au détriment de celles et ceux, les esclaves, nous, qui inconsciemment ou sciemment continuons à faire leur jeu.

Nous devons réaliser que notre existence n’est liée qu’au bien être et au profit de cette élite qui non seulement nous utilise mais aussi et surtout nous regarde avec mépris.

Un retour en arrière est malheureusement impossible car nous sommes tous trop engagés dans ce système mortifère, la machine c’est emballée et ne s’arrêtera que lorsqu’elle aura atteint le bout de son chemin, le mur dans lequel nous fonçons, toutes catégories confondues.

Nous devons nous réveiller et nous préparer à l’inéluctable, la fin d’un système dont ils vont une fois de plus essayer de prendre le contrôle à nos dépends.

Résistance !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Europe : Conflits d’intérêts et Corruption, ou comment les multinationales règnent sur nous

Le néolibéralisme dans toute sa splendeur !

Si vous voulez savoir comment l’Europe s’assoit allègrement sur nos intérêts ce qui suit vous concerne !

Cet article va démontrer comment des gens qui sont censé protéger nos intérêts se font acheter par des multinationales en ne visant au final que des intérêts financiers.

Nous, cinq cent millions de personnes, on devient quoi dans tout ça ?

Pour nous mettre dans le bain et pour commencer, un petit rappel avec Elise Lucet qui tente une interview avec Rachida Dati justement soupçonnée de conflit d’intérêt avec GDF Suez

vk

L’Europe est de plus en plus contestée aujourd’hui et les « Xit » de plus en plus envisagés du moins par les peuples eux-même. Bien qu’envisageable la chose est difficilement réalisable vu la réticence de Bruxelles pour des référendums populaires.

Vidéo en fin d’article.

  • Les multinationales achètent des députés pendant leur mandat.

Les premières personnes que les multinationales peuvent acheter sont les députés européens. Quand un député qui siège à Bruxelles pour l’intérêt général peut en même temps occuper un emploi privé et peut donc être à la solde d’un employeur d’une multinationale ce qui s’appelle un conflit d’intérêt. C’est un peut comme si un arbitre de foot qui doit être neutre dans son jugement travaillait pour une des deux équipes.

  • Les multinationales dictent jusqu’à 1/3 des amendements aux députés.

Le seul travail des députés européens est de modifier la loi ou déposer des amendements à la loi. Les multinationales peuvent dicter des amendements aux députés ou autrement dit, les députés déposent des copier coller des amendements dictés par les multinationales.

  • Les multinationales achètent des commissaires européens : Le pouvoir d’une promesse d’embauche.

Les entreprises ne peuvent pas directement acheter les commissaires européens mais l’astuce réside dans le fait qu’on peut leur proposer une promesse d’emploi. Jacques Abramoff, le plus grand lobbyiste américain des années 1980 à 1990 le dit lui-même : « Quand vous aurez fini de travailler pour l’administration, nous aimerions beaucoup que vous envisagiez de travailler avec nous. Au moment ou un de mes collègues ou moi avions prononcé ces mots, c’était plié. On les tenait ! Et qu’est-ce que ça veut dire ? Chaque requête venant de chez-nous ou d’un de nos clients, tout ce qu’on voulait, il allait le faire. Et mieux que ça, il allait penser à faire des choses qu’on aurait pas imaginé nous-même. »

  • Les multinationales achètes les fonctionnaires européens : Promesse d’embauche bis.

La moitié des fonctionnaires européens sont d’anciens ou futures lobbyistes privés ce qui fait donc que leurs intérêts sont excessivement mêlés.

  • Les experts indépendants sont payés par des multinationales.

Avant chaque projet de loi, la commission européenne nome un groupe d’experts. Ce groupe d’experts a un rôle très important. C’est lui qui va défricher le domaine et poser le problème que va résoudre la loi. Les multinationales se filtrent à ce groupe d’experts pour essayer de le façonner à leur guise. Ces groupes d’experts sont composés de fonctionnaires européens, de représentants d’intérêts industriels et de plein d’experts indépendants qui sont souvent des chercheurs indépendants mais ou le bât blesse c’est que très souvent ces experts sont financés par les multinationales.

  • Les multinationales financent des lobbies déguisées.

Un exemple avec l’institut européen pour l’hydratation. Cet institut a été financé à hauteur de 6.5 millions d’euros par Cocacola. Pas besoin d’en dire plus.

  • Les multinationales influencent les résultats de la science en la finançant.

Les multinationales payent directement la recherche, des universités, des chercheurs ou des programmes académiques. Quand une multinationale finance une recherche elle le fait avec son approche à elle en ne visant que ses propres intérêts.

Une vidéo à ne manquer sous aucun prétexte !

Stéphane Guibert / Finalscape / Sur VK

vk

YOUTUBE

fb