Obsolescence programmée : Mais jusqu’où allons-nous aller

Des ampoules qui claquent à peine installées, des collants qui filent en quelques heures d’usage, des ordinateurs que l’on ne répare plus, ça agasse mais il parait que ça fait vendre; et ce n’est pas nouveau :

Dès 1924, un cartel des industriels de l’électricité interdit sous peine d’amende de produire des ampoules qui durent plus de 1000 heures et dans les années 40, l’industriel « Dupont De Nemours » qui vient de breveter le nylon réalise que le succès d’un matériau trop résistant risque de signer sa perte.

Aujourd’hui ce sont les ordinateurs qui sont conçus pour devenir de moins en moins réparables et pour augmenter le taux de renouvellement d’un téléphone portable, on vous impose des mises à jour permanentes qui alimentent un cercle vicieux.

Changer plutôt que réparer, cela peut devenir coûteux; mais le système est bien rodé et les fabricants ont des astuces.

Les intérêts croisés des uns et des autres construisent un système absurde qui conduit à un désastre écologique car chaque année en France, c’est 40 millions de biens tombés en panne ne sont pas réparés produisant cent mille tonnes de déchets électriques et électroniques.

Olivier Dalamarche : Suppression du cash, on va vous piquer votre fric

Parce qu’il est plus simple de supprimer une ligne informatique plutôt que d’aller vous prendre votre or dans vos poches, la suppression du cash n’a pour autre but que d’aller se servir sur vos comptes.

Le terrorisme et la mafia ne sont que des prétextes falacieux et des boniments.

On ne le répètera jamais assez ici, le gel, la confiscation de vos avoirs bancaires et la suppression du cash à terme, une stratégie économique qui se met en place et dont vous allez faire les frais.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Pourquoi les banques et les administrations cherchent à nous dissuader de payer autrement que par carte bancaire ?

Voici un excellent article publié par Dominique Philos.

Nous allons essayer de faire le tour de la question afin d’étudier quelles sont les motivations pouvant justifier une suppression des billets de banque et quelle serait l’incidence de cette suppression dans la vie courante.

Nous avons tous remarqué que les banques et l’administration étatique font des efforts considérables pour nous dissuader d’utiliser d’autres moyens de paiement que la fameuse carte bancaire (bleue ou pas) présentée comme l’outil idéal de paiement ; même pour de petites sommes (mais surtout pas le chèque dont le traitement est jugé trop coûteux par les banques !).

Le cash et l’expérience de Monéo

Nous nous rappelons tous l’expérience de Monéo… qui n’a pas abouti… Et maintenant nous avons droit aux cartes permettant le paiement sans contact et je suis sûr d’ailleurs que nombre d’entre vous utilisent de manière quasi systématique leur carte bleue pour le moindre de leurs achats sans y voir autre chose qu’une simple commodité !

Dans certains pays (Japon), il est même possible de payer avec son smart phone et Visa (l’organisation qui gère la carte bleue) vient de mettre sur le marché une bague permettant le paiement sans contact.

La monnaie électronique semble donc avoir le vent en poupe, alors pourquoi s’embarrasser avec des billets de banque !

Par ailleurs, on nous dit que l’utilisation des billets de banque (principalement de 500 € pour l’instant) est essentiellement le fait des fraudeurs, des trafiquants ou pire des terroristes et qu’au nom de la sécurité que l’État doit assurer à chacun d’entre nous il faut supprimer ces billets maudits… Tout en oubliant au passage que seuls les billets de banque et les pièces émises sous contrôle de la BCE ont cours légal ; tous les autres procédés de paiement n’étant que des moyens de paiement !

Comme 98% de la population ne fraude pas ou ne trafique pas et souhaite bénéficier de la sécurité publique, soit personne ne se sent concerné, soit tout un chacun donne son assentiment au moins tacite à de telles mesures !

Limiter le cash contre le terrorisme ?

C’est ainsi, qu’à la suite des attentats de janvier 2015, les règlements en espèces ont été ramenés de 3.000 à 1.000 €, ce qui, on en conviendra, est une mesure tout à fait efficace pour dissuader les trafiquants de drogue et autres marchands d’armes de continuer leur petit business !

Il y a donc lieu de se demander si les arguments et justifications avancées sont bien réelles ou si elles ne relèvent pas plutôt d’une certaine idéologie voire d’un enfumage ?

Examinons ensemble les avantages du sans cash :

  • La carte bancaire évite de se promener avec des quantités importantes d’espèces et limite donc les risques de perte et de vol.
  • La carte bancaire est un moyen sûr et garanti.
  • Les frais sont peu élevés ou même gratuits pour l’utilisateur.
  • Elle permet des règlements internationaux et c’est vrai qu’on peut faire le tour du monde avec seulement son passeport et sa carte bancaire.

La vérité oblige à dire qu’en fait les banques détestent l’utilisation des billets de banque, quels qu’ils soient, car cela les oblige à utiliser des distributeurs bancaires, à les entretenir, à faire appel à des sociétés spécialisées pour remplir ces appareils, et à conserver du personnel pour effectuer la comptabilité et trier les billets ; tous services qui pourraient être économisés avec la suppression des billets de banque ; cette vieille relique !

De plus, le mythe de la gratuité ne résiste pas à l’examen des faits car si les commissions sont bien mises à la charge exclusive des commerçants (location d’un TPE – terminal de lecture sur lequel vous tapez votre code, commissions de transactions, frais de transmissions), il est évident que ces frais sont répercutés sur le prix final de ce qui vous est vendu et donc, finalement, c’est quand même vous qui les payez à un moment ou un autre !

Par ailleurs, sauf quelques banques en ligne, chacun paie pour disposer d’une carte bancaire et cela peut aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros par an pour certaines cartes dites privilégiées (gold, platinum…) ; sans compter les frais de tenue de compte dont on se demande bien à quoi ils correspondent…

Examinons maintenant les inconvénients de la carte bancaire ; inconvénients que tout le monde connaît plus ou moins :

  • Toutes vos opérations deviennent traçables c’est-à-dire que tout ce que vous achetez avec la CB apparaît sur un listing informatique, or il peut y avoir des achats que vous ne souhaitez pas faire apparaître (sans qu’il s’agisse d’armes ou de drogue).
  • Il existe, quoiqu’en disent les banques, des risques de fraudes non négligeables mais évidemment tant qu’on n’a pas rencontré le problème, on accepte d’autant plus facilement le discours officiel. Pourtant, un banquier m’a dit un jour : « La carte bancaire : c’est une bombe dans votre poche. »
  • Certaines personnes ont quelques difficultés à appréhender le montant réel de leurs dépenses avec une CB et ne savent pas se contrôler (tout le monde connait l’expression « faire chauffer la carte bleue ») alors qu’avec le cash « quand y’en a plus, y’en a plus ! ».
  • Les opérations de paiement sans contact présentées comme sécurisées ne le sont pas vraiment puisque j’ai demandé à titre personnel à ce que ma carte bleue soit désactivée sur ce point ; ce qui a été fait. Et, bizarrement, ma banque, la Caisse d’Épargne, s’est mise à distribuer peu de temps après des coques blindées destinées à empêcher la captation frauduleuse, au moyen d’un simple smart phone, de votre code d’émission… qui était sécurisé… mais pas tant que ça !

Mais, il y a d’autres inconvénients qu’on ne vous dit pas !

  • Régulièrement on découvre des fraudes massives liées à la collecte de données confidentielles des cartes bancaires (mais pas toujours…) mais là-dessus les banques, pour des raisons de crédibilité faciles à imaginer, restent évidemment très discrètes !
  • Si le cash est supprimé, vous n’avez plus aucun autre moyen pour vos économies que de faire aveuglément confiance aux banques qui, entre nous et spécialement en France, ne sont que la courroie de transmission plus ou moins contrainte du fisc ! La France n’est pas la Suisse et le secret bancaire n’y existe pas !
  • Si votre banque fait faillite, la formule du bail-in a été formalisée dans les textes au début de cette année ; ce qui veut dire qu’elle peut se servir sur vos dépôts pour boucher les trous de sa mauvaise gestion. Vous n’êtes plus propriétaire de votre argent mais juste un créancier de votre banque… Et il suffit de consulter la loi sur les faillites pour savoir quel est le sort réservé aux créanciers surtout lorsqu’ils ne bénéficient d’aucun privilège (garanties) !
  • Bien sûr on vous dira : pas d’inquiétude les dépôts sont garantis jusqu’à 100.000 € ! En oubliant de vous donner un petit détail non négligeable : c’est que le fonds de garantie s’élève à 5 milliards d’€ et que le total des dépôts des Français dans les banques s’élève à 10.000 milliards d’€, autrement dit, le fonds de garantie ne garantit rien du tout ou pas grand-chose !
  • Évidemment, à partir du moment où toutes vos transactions sont connues, le fisc peut suivre les moindres de vos dépenses, et comme les services de Bercy nous considèrent tous comme des fraudeurs, c’est la porte ouverte à toutes les dérives sans échappatoire possible ; notamment si vous êtes en conflit avec l’administration fiscale pour des raisons tout à fait autres !
  • Si le cash est supprimé, finis les petits billets glissés aux petits enfants par les grands parents, finis les dons manuels, finis les petits arrangements hors TVA ou hors charges sociales pour des petits travaux, pour la baby sitter, la tonte de la pelouse, la femme de ménage…
  • À l’époque du franc, les politiques avaient trouvé un moyen simple de lessiver des dettes trop encombrantes : l’inflation et la dévaluation mais aujourd’hui, avec l’euro, cela n’est plus possible puisque cette monnaie n’est pas contrôlée par un État. Néanmoins, si le cash est supprimé, rien n’interdit, comme on en prend actuellement le chemin du fait des pratiques récentes des banques centrales, de vous appliquer des taux d’intérêts négatifs sur vos avoirs bancaires ; intérêts négatifs qui ne seront alors qu’une inflation déguisée permettant de lessiver à bon compte et sur votre dos les dettes faramineuses d’un État français qui se limite à gérer une dette qui ne fait qu’enfler… Alors que si vous avez la possibilité de retirer du cash, les banques ne peuvent pas vous appliquer cet intérêt négatif sous peine de voir les dépôts bancaires disparaître (notamment vers les banques ne pratiquant pas le taux d’intérêt négatif ou au moyen de retraits massifs en espèces) et avec le risque de provoquer l’effondrement du système bancaire !
  • Le but d’une telle pratique des taux négatifs peut d’ailleurs être aussi tout simplement d’orienter votre comportement et de vous contraindre à dépenser vos économies plutôt que de les stocker à ne rien faire sur un compte (car avoir des économies ne sert à rien, c’est bien connu !) ; toute consommation entraînant d’une part une certaine forme d’activité économique mais aussi et surtout la possibilité de vous appliquer une taxe à la consommation (une TVA à 20% par exemple et dans ce cas 100 € dépensés en rapportent 16.67 € à l’État !).
  • La suppression du cash vous retirera toute liberté de choisir un mode de thésaurisation de votre épargne (si cela vous plait de mettre des billets sous votre matelas parce que vous n’avez pas confiance dans votre banque ou dans l’État pour des raisons qui ne regardent que vous), vous n’avez plus le choix ; vos avoirs sont bloqués en banque à la merci d’un évènement malheureux comme celui qui est arrivé à Chypre !
  • Car, si le cash est supprimé, rien n’interdit à un État impécunieux de faire une petite razzia appropriée sur les comptes bancaires (le programme informatique existe déjà à Bercy : il n’y a plus qu’à appuyer sur la touche RETURN !) : ce que dans un jargon imagé on appelle la répression financière et certains journalistes « l’extrême ponction », surtout que… on n’est jamais à l’abri d’un accident de parcours à la suite d’un évènement international imprévu ou d’une vilaine crise financière internationale mettant brutalement fin au système de l’argent à taux zéro (comme par exemple la sortie de l’Allemagne de la zone euro car c’est bien le seul pays qui pourrait en sortir sans dommage… ce qui mettrait fin immédiatement à la crédibilité de l’euro) ! Car alors, il est tout à faire naturel pour la caste qui dirige la France que sa mauvaise gestion des deniers publics ait pour conséquence d’aller piocher dans vos économies !

Évidemment, il y aurait bien quelques petits effets pervers à une telle suppression car il existe toute une petite économie fonctionnant à partir du cash (petits travaux…) et qui n’aurait pas lieu s’il fallait y ajouter des charges sociales, dont tout le monde connaît le montant beaucoup trop élevé ; sans compter que cet argent qui circule le fait en général assez vite c’est-à-dire qu’il n’est pas conservé par leurs bénéficiaires mais est immédiatement réutilisé pour financer autre chose !

Le cash, manque à gagner du fisc

Le problème réel de cette volonté de supprimer les billets de banque est que le fisc y voit surtout, dans sa logique bien à lui, un « manque à gagner » qui n’est rien d’autre qu’un manque à taxer et une économie souterraine qu’il voit énorme et susceptible de lui rapporter un maximum de nouvelles recettes fiscales ; sans se rendre compte que du jour où il n’y aura plus de cash, il n’y aura plus cette économie souterraine et que tout le monde y perdra, ou alors mutera vers une forme différente (troc) ; car on ne peut pas lutter contre une adaptation ou un contournement de règles administratives à la fois trop contraignantes et inutiles !

À cela s’ajoute un fantasme récurrent de l’administration fiscale : des milliards sont planqués dans les lessiveuses, fantasme déjà exprimé en 2002 lors du passage à l’euro et à l’occasion duquel les autorités voyaient déjà un déferlement de monnaie à convertir (les gens allaient faire des queues énormes aux guichets avec des valises pleines à craquer de billets).

Ce déferlement n’a curieusement pas eu lieu… on se demande encore bien pourquoi !

Il ne faut pas non plus oublier que le montant des billets de banque en circulation est bien moins important que le total des dépôts (entre 5 et 10%) ce qui veut dire que déjà 90% des dépôts sont constitués par de la monnaie scripturale et ne sont déjà plus qu’une ligne informatique dans les réseaux bancaires !

C’est aussi un fantasme du fisc que de vouloir contrôler tout le monde pour être bien certain que personne ne fraude ; d’autant plus que, selon la doxa officielle de Bercy, la fraude fiscale s’élèverait à 80 milliards d’euros par an, et que, sans fraude, le déficit budgétaire se trouverait ipso facto comblé. Formidable raisonnement qui permet d’affirmer, sans sourciller, aux termes d’une affirmation sophistique que c’est à cause des fraudeurs que l’État français se trouve en déficit et non à cause de la mauvaise gestion des deniers publics à propos de laquelle personne n’est jamais responsable et aucun politique ne veut rien changer !

On peut rappeler les pouvoirs de TRACFIN en la matière !

Or, la vérité oblige à dire que l’État n’est rien d’autre qu’un prédateur fiscal qui veut en savoir le plus possible sur vous pour pouvoir vous tondre au maximum et la mise en place du prélèvement à la source entre dans cette démarche.

On comprend vite que l’argument prétendument sécuritaire (dont on a pu mesurer toute l’efficacité : environ 250 morts et 800 blessés), des bandits, trafiquants, terroristes et autres utilisateurs du cash n’est que le faux nez des méthodes inquisitoriales du fisc !

D’ailleurs, on retrouve curieusement ce même argument à propos des nouvelles monnaies numériques (Bitcoin et autres) qui sont elles aussi « aux mains des trafiquants » parce qu’elles ont surtout le gros défaut de ne pas être contrôlées et contrôlables par les États !

En fait, la suppression des billets de banque n’est rien d’autre qu’un empiètement supplémentaire sur votre liberté, une forme de totalitarisme rampant destiné à accroître le contrôle de l’État et de ses fonctionnaires sur les populations alors que chacun devrait pouvoir être libre de pouvoir disposer comme il l’entend de son argent, la plupart du temps fruit de son travail ou résultat d’une vie d’économies !

Avec un système sans cash vous devenez l’usufruitier contraint de votre propre argent dont l’État veut même pouvoir en contrôler l’usage !

On retrouve les mêmes dérives à propos des différents projets de lois et lois votées concernant le secret des communications et la cryptographie avec la volonté d’imposer aux éditeurs de logiciels des « back doors » en français « portes dérobées » permettant aux administrations étatiques, à partir de critères variables et fumeux, de violer impunément le secret des communications !

Les présidents de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) et du Conseil national du numérique (CNNum) ont d’ailleurs publié dans le quotidien Le Monde une tribune selon laquelle « le chiffrement – et les libertés fondamentales dont il permet l’exercice – constitue un rempart contre l’arbitraire des États. Il nous protège aussi contre le contrôle croissant des acteurs économiques sur nos vies ». Sic !

La société sans cash, société surveillée

Il ne faut pas se faire d’illusion, nous vivons dans une société où le contrôle de l’État est de plus en plus pesant et intrusif, la liberté qui nous reste n’est que celle qui nous est autorisée par ce même État !

Alors, que nous reste-t-il si on ne veut pas que tous ses avoirs n’existent plus seulement que sous forme de monnaie scripturale ?

Bien entendu, à notre niveau, nous n’avons aucun moyen d’action sur les agissements de la caste qui dirige le pays… Nous ne pouvons que réagir et nous organiser pour prendre des mesures préventives telles que l’achat de biens tangibles (immeubles, mais taxés de plus en plus surtout si c’est pour un projet de location), les matières premières (comme l’or mais très taxé en France, l’argent métal ne vaut plus rien), vous lancer dans l’achat d’actifs financiers (obligations d’État à taux 0 donc qui ne rapportent rien ; actions, ce qui est très risqué à ce jour ; assurance-vie, mais les taux sont à la baisse aussi puisque l’assurance vie est investie en obligations d’État qui désormais tangentent avec le taux 0 et le projet de loi Sapin 2 en cours d’étude contient des dispositions inquiétantes visant à bloquer les taux et les remboursements, sans oublier que les 1.600 milliards d’euros d’encours de l’assurance vie sont à la merci d’une petite prédation fiscale) ou encore dépenser comme acheter une voiture neuve (les Grecs l’on fait en masse en 2015 lorsqu’ils ont pensé que leur pays allait sortir de la zone euro et qu’ils allaient se retrouver avec une nouvelle drachme ne valant pas plus qu’un billet de Monopoly) ou autres mesures telles que l’ouverture d’un compte à l’étranger (révélé à l’administration fiscale bien entendu) dans un pays qui ne prétend pas abolir le cash ou enfin utiliser les cryptomonnaies telles que le Bitcoin mais très spéculatives, et à la sécurité pas toujours assurée !

Notre seule chance pour l’instant est de faire partie de la zone euro au sein de laquelle plusieurs pays sont ouvertement opposés à la suppression des billets de banque qui sont chez eux beaucoup plus utilisés qu’en France !

De ce fait, le risque immédiat apparaît pour l’instant limité. Mais rien n’interdit par contre à un État (comme la Grèce par exemple) de faire facturer par les banques une taxe sur l’usage du cash, notamment lors du retrait au guichet bancaire !

Nous savons bien, de toutes les façons, que l’imagination de la caste au pouvoir est sans limites sur ce plan-là…

USA : La banqueroute de Central Falls, quand le spectre des faillites made in US hante l’Europe

En 2009, la ville de Central Falls dans l’état de Rhode Island aux États-Unis, à quelques kilomètres de Boston faisait faillite. Des mesures financières drastiques furent prises afin de tenter de redresser la barre. 

Les faits :

En 2009, le budget annuel de la petite ville de Central Falls, 19’000 habitants présentait un montant de 17 millions de dollars. L’argent recueilli grâce aux taxes locales (impôts) n’en couvrait que 13 millions.

Ce qui était normalement prévu dans ce cas de figure c’est que l’état de Rhode Island devait  mette la différence, soit 4 millions de dollars afin de permettre à la commune d’avoir un budget équilibré.

Mais les riches ayant passé par là en demandant à l’état  de leur accorder un assouplissement fiscal  et la crise des subprimes faisant rage,  le gouvernement n’était plus en mesure de couvrir le déficit des communes avoisinantes, ce qui fut donc le cas pour Central Falls et l’emmena tout droit à la faillite.

Pour remonter la pente, un juge d’état au salaire mirobolant de 200 dollars de l’heure avait été mandaté et des coupes budgétaires drastiques  mises en place, notamment sur les retraites qui avaient été amputées de moitié, le licenciement de la plupart des fonctionnaires etc…

Nous étions en 2009.

Le climat économico-social aux USA n’a fait que se détériorer depuis. Près de 18 % de la population (soit 50 millions d’américains) mangent aujourd’hui  grâce à des bons alimentaires.

L’Europe qui s’américanise de plus en plus prend le même chemin avec des formules quelque peu modifiées qui se traduisent en France, par exemple, par la loi travail ainsi que par les dernières coupes budgétaires récemment annoncées par le gouvernement et les médias, sans parler du gel et de la confiscation des avoirs bancaires.

Le néolibéralisme privilégie le capital et le capital va là ou il y a du capital, sans état d’âme et sans tenir compte du reste. Les pauvres n’ont qu’à trinquer, ceci est d’une logique mathématique, implacable et aucune dérogation n’est possible quoi qu’il arrive.

Un reportage à voir afin de se rendre bien compte de ce qui attend la plupart des villes européennes ces prochaines années avec un effet nettement amplifié par l’explosion programmée d’une bulle financière dont la petite sœur de 2008 en comparaison n’aura été qu’une partie de plaisir selon l’avis des économistes les plus pessimistes qui sont de plus en plus nombreux à partager cette vision morose de la conjoncture.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

Olivier Delamarche : BFM BUSINESS, En marche arrière

Il fut un temps où BFM Business acceptait la contradiction et l’analyse divergente dès lors qu’elle était sourcée et à dose homéopathique.

Désormais elle fait « marche arrière », elle ne vendra que la lessive maison. Probablement l’air du temps !

Je remercie Cédric et Guillaume pour ces huit années, ainsi que tous ceux qui m’ont suivi et leur donne rendez-vous très bientôt sur d’autres supports.

En attendant vous pouvez me retrouver sur http://www.leseconoclastes.fr/, sur YouTube 100 % Econoclastes, une lettre mensuelle « Le Delamarche »  https://pro.vbn-edi.com/m/660511/

« Je suis viré de BFM Business«  : Olivier Delamarche, analyste financier, a annoncé dimanche 14 mai avoir été écarté de l’antenne où il intervenait tous les lundis depuis 2009.

Sur le blog Les éconoclastes – dont il est auteur en compagnie notamment d’Olivier Berruyer, actuaire en bisbille avec Les décodeurs du Monde – Delamarche regrette cette mise au ban: « il fut un temps où BFM Business acceptait la contradiction et l’analyse divergente dès lors qu’elle était sourcée et à dose homéopathique », écrit-il. « Désormais elle fait «marche arrière», elle ne vendra que la lessive maison. Probablement l’air du temps ! » Une référence au mouvement En marche et à son candidat fraîchement élu. Très récemment encore, Delamarche disait tout le mal qu’il pensait d’Emmanuel Macron avec qui « nous allons droit dans le mur » selon lui.

Ce catastrophisme est la marque de fabrique de cet ancien gérant-associé de Platinium gestion, un gestionnaire de fonds qu’il a quitté en début d’année. Invité de notre émission lors de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle… de 2012, Delamarche apparaissait déjà mi-goguenard, mi-désabusé. Interrogé également par Maja Neskovic quelques mois auparavant, l’analyste étayait ses prédictions pessimistes à coup de longs soupirs.

Est-ce ce pessimisme et cet anti-macronisme affiché qui a conduit BFM Business à l’écarter? Pas du tout explique le directeur de la rédaction de la station Stéphane Soumier sollicité par @si: « tant qu’il racontait n’importe quoi, ça ne me dérangeait pas. Mais il s’est mis à dénigrer publiquement BFM Business, et là ça ne passait plus ». Selon Soumier, Delamarche s’en est pris à l’éditorialiste maison Emmanuel Lechypre, en le qualifiant d’incompétent, mais aussi au modèle économétrique mis en place par BFM Business pour évaluer le programme économique des candidats à la présidentielle. Sur Twitter, quand BFM Business a publié les projections en cas de victoire de Marine Le Pen (à savoir -5% de croissance, +5% d’inflation, +3% de chômeurs), Delamarche a demandé s’ils n’avaient pas non plus les résultats du Loto.

Si Soumier lui reconnaît une forme d’expertise, il ajoute cependant que la fin du monde annoncée depuis de longues années par Delamarche n’a toujours pas eu lieu. Aussi le directeur de la rédaction a-t-il décidé non pas de le virer – Delamarche n’était pas salarié de l’antenne – mais de ne plus l’inviter. Les autres membres des éconoclastes sont toujours les bienvenus, ajoute Soumier.

Contacté également par @si, Delamarche raconte avoir été informé de son éviction par Cédric Decoeur, rédacteur en chef adjoint d’Intégrale Placements sur BFM Business, mais semble peu bouleversé : « je m’en fous comme de ma première chemise, dit-il, et je ne suis pas fâché de ne plus avoir à faire 400 kilomètres pour me rendre à Paris le lundi« . L’analyste, qui vit dans le Jura, estime cela dit que son discours dérange car il n’est pas dans la ligne de BFM Business. Il précise qu’il continuera de participer aux émissions des éconoclastes enregistrées pendant un déjeuner dans un restaurant puis diffusées sur Youtube… avant d’éventuellement lancer sa propre chaîne.

Nous allons vers un gel et une confiscation de vos avoirs bancaires, réveillez-vous !

L’été se passe et tout va bien. Les gens sont en vacances, on se bronze sur les plages et on pense à la soirée que l’on va passer entre amis.

Pendant ce temps-là, tapis dans les couloirs obscures de Bruxelles, voilà t’y pas que l’on est en train de mettre en place une petite surprise qui risque de mal passer lorsqu’elle vous sera servie comme sur un plateau, en effet :

Pour la petite histoire, sachez qu’une des plus grande banques espagnole (Banco Popular) a été mise en liquidation suite à un Bank Run, que 3 de ses consœurs italiennes ont subi le même sort et que 110 autres d’entre elles sont en train de suivre le même chemin. Montant de la perte estimé à 23 milliards d’Euros, soit 1.4% du P.I.B italien

Pour commencer, la crise bancaire en Europe n’a jamais été réglée, ce ne sont que des patchs qui ont été appliqués, qu’elle empire de jour en jour et pour l’heure, tout ce beau monde à Bruxelles est en train de discuter du blocage des comptes bancaire, les vôtres !

>>>Olivier Delamarche Les éconoclastes<<<

Pourquoi un blocage ?

Tout simplement afin d’éviter un Bank Run qui se généraliserait à l’Europe toute entière.

Il ne faut pas croire que parce que cela est en train de se passer en Italie, cela ne se passera pas dans le reste de l’Europe pour la simple et bonne raison que si l’on veut que cela soit efficace, il faut bien sûr bloquer tous les pays et toutes les banques en même temps car si un pays avait le malheur de ne pas suivre le mouvement, il y aurait une procession interminable devant les guichets et les bancomats de ses banques et cela impliquerait évidemment des conséquences désastreuses pour elles et pour l’économie.

Le gel des comptes courants concernera n’importe quel compte à partir du premier Euro.

La fameuse garantie qui assurait que les comptes en dessous de 100’000 Euros seraient épargnés ne peut pas tenir (Le fond de résolution unique) . Ce fond  espère obtenir 50 à 60 milliards d’Euros en cas de sauvetage d’une banque. Cette somme est dérisoire. Lorsque la bulle des subprimes a éclaté aux Etats-Unis en 2008, ce sont des centaines de milliards de dollars qu’il a fallu mobiliser en quelques heures pour renflouer les banques. Autant dire que cette fameuse garantie des dépôts jusqu’à 100’000 Euros est une utopie complète, elle pourrait jouer si une seule banque isolément se trouve en difficulté et si elle n’est pas trop grosse, mais si plusieurs banques mordent la poussière en même temps comme c’est le cas en Italie en ce moment, votre argent disparaitra avec elle.

Si vous rajoutez à cela cette loi votée le 23 juillet 2015 autorisant les banques à se servir de l’argent de vos comptes en cas de difficultés, le jour ou ces messieurs dames de Bruxelles auront décidé d’appuyer sur le bouton, la plus part d’entre vous se retrouveront comme la « cigale ayant chanté tout l’été ».

Accepterez-vous sans fin que les riches deviennent toujours plus riches et les pauvres plus pauvres, que notre démocratie soit mise à mal par cet argent qui prend tous les pouvoirs et toutes les richesses du pays au profit des seuls actionnaires des grandes multinationales ?

La colère des sociologues Monique & Michel Pinçon-Charlot est plus vive que jamais : l’argent est devenu une arme de destruction massive. Il est temps d’agir !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

France : Le gouvernement Philippe a décidé de geler tous les contrats CUI pour une durée indéterminée

Une décision du gouvernement qui n’a pas encore été annoncée officiellement va mettre en danger des milliers de personnes :

Salariés, chômeurs, patrons de PME, associations, collectivités locales ainsi que les conseillers Pôle emploi qui digèrent la nouvelle autant bien que mal.

Les contrats aidés, CUI,  sont désormais gelés au moins pour l’année 2017 et à priori définitivement.

Qu’est-ce qu’un contrat aidé ?

Il s’agit d’un dispositif qui fait qu’un employeur, cela peut être une entreprise, une collectivité ou même une association va embaucher une personne qui a des difficultés pour trouver un emploi parce qu’elle est à la recherche d’un premier emploi, parce qu’il s’agit d’une personne qui a subi une longue période de chômage, parce qu’elle est en situation d’handicap ou encore parce qu’elle a un certain âge et que beaucoup de boîtes hésitent à l’embaucher et l’employeur va s’engager à fournir une formation à son salarié, à lui faire acquérir des compétences.

Un troisième acteur va rentrer en jeu, c’est l’Etat, qui va verser une aide à l’employeur. De cette manière, tout le monde y trouve son compte, l’employeur qui sans cette aide n’aurait pas pu embaucher, le salarié qui trouve un emploi et qui en plus va acquérir de nouvelles compétences et l’Etat qui voit baisser le chômage grâce à cet argent qui a un impact positif sur l’économie.

Le gouvernement et sa ministre du travail Murielle Pénicaud ont décidé que les contrats aidés, CUI ou contrats d’avenir, c’était terminé. En début de semaine, tous les Pôle Emploi de France on reçu la consigne de ne plus signer aucun contrat de type CUI qui ne sont désormais réservés à l’éducation nationale ou à la police et de ne plus autoriser que le renouvèlement des contrats d’avenir déjà en cours.

La décision n’a fait l’objet d’aucune annonce officielle.

A suivre …

Source : Le Fil d’Actu

Économie et démocratie : Olivier Delamarche, l’Europe et les banques Le « Cartes sur table »

Régulièrement invité sur  BFM TV dans la rubrique BFM Business puis écarté des plateaux pour son franc parlé, Olivier Delamarche qui est suivi sur Finalscape nous met régulièrement en garde sur le devenir de l’Europe et notre avenir en règle générale.

Le document qui suit retrace dans les grandes lignes ce qu’Olivier tente de nous dire depuis des années en nous avertissant avec un franc parlé qui le caractérise et qui fait notamment qu’il soit particulièrement apprécié ici. De plus, toutes ses analyses se tiennent et semblent lui donner raison.

Merci Olivier pour votre clairvoyance et votre professionnalisme.

  • L’essentiel du boulot d’un politique c’est de se faire élire.
  • Brexit : Le patron de la banque Goldman Sachs Europe demande d’annuler le vote.
  • Astrid Lulling députée européenne déclare : « Heureusement que nous n’avons pas de référendum en Europe, les citoyens sont si bêtes »
  • Pourquoi les peuples ne se révoltent-ils pas ? (Jusqu’où peut-on aller jusqu’à ce qu’un peuple se révolte ?)
  • Remboursement de la dette en Europe, est-ce faisable ? Aujourd’hui, l’état français est endetté à raison de 137 % que nous allons devoir payer.  Avec un taux d’intérêts à 3 % en moyenne, cela nous mène à 4.2 %. Ce qui signifie que si le taux de croissance n’atteint pas 4.2 %, les intérêts de la dette ne sont même pas remboursés et ce, sans même parler de déficit budgétaire. A l’heure ou ces images ont été tournées, le tôt de croissance de la France atteignait tout juste 1 %. Résultat des courses, à ce moment là, la France était obligée d’emprunter pour ne rembourser que les intérêts. (Et aujourd’hui tout le monde le sait, les choses ne vont pas en s’améliorant. ndlr).
  • Confiscation de vos avoirs en cas de faillite bancaire, loi votée le 23 juillet 2015 : Nous nous trouvons dans un déni de démocratie flagrant : « Vous n’avez pas bien voté alors on va vous faire revoter et puis finalement on ne va pas passer par le vote parce que comme vous n’avez rien compris, nous, les élites, nous allons penser pour vous … C’est ahurissant ! Ils le disent eux-même, on s’assoit allègrement sur les traités, sur les statuts de la BCE, sur tout…! Une banque ferme comme cela a été le cas à Chypre, on gel tous les comptes, on pique 80 % du pognon qu’il y a dessus et on vous explique que c’est très bien. Il s’agit de l’abnégation du droit de propriété et cela s’appelle du vol. Vous aviez un million, on vous en pique 800’000.- … C’est du vol, c’est pas autre chose. »
  • Votre épargne est-elle à l’abri à la banque ? La réponse est Non ! : Concernant la loi sur la confiscation de vos avoirs bancaires, TVL vous l’explique dans les détails.
  • Planche à billets ou Quentitative easing, les conséquences : Avant ce que nous avons coutume d’appeler la planche à billets, vous aviez de la création monétaire qui était corrélée à la croissance mondiale. Nous avions donc une croissance qui tournait aux alentours de 3 voir 4 % et la croissance monétaire suivait la même courbe, ce qui donnait à l’argent papier sa valeur. Aujourd’hui, nous avons une croissance mondiale qui tourne autour de 0.8 % et la masse monétaire quand à elle atteint 17 à 18 %. ce qui fait que la monnaie papier ne vaut plus rien et seule la confiance que lui accordent les marchés financiers font que la monnaie ne se soit pas encore effondrée. La prochaine bulle financière devrait réajuster le tir. (Préparez vous donc à devoir aller payer votre café avec une brouette de billets de banque. ndlr).
  • Dernière intervention en date de Olivier Delamarche : Mise en garde contre le gel préventif de vos avoirs bancaires.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Economie : Olivier De Lamarche vous met en garde contre le gel de vos avoirs bancaires en cas de crise financière

Olivier Delamarche, né en 1966, est un analyste financier, président-fondateur de la société de gestion de portefeuille Platinium Gestion. Il est spécialisé en analyse macro-économique et gestion de portefeuille.

Il a débuté sa carrière aux côtés de Jean Borjeix, en qualité d’analyste chez Pinatton France. Il a ensuite assuré des fonctions de sales et trader fonds propres chez Pinatton puis chez Wargny et enfin chez Leven. Il crée la Sicav Platinium France en 2004 et Platinium Gestion en 2005 avec Jean Borjeix.

Il est réputé depuis 2009 pour ses interventions de « super-bear » sur la station de radio/chaîne de télévision BFM Business, interventions jugées ordinairement d’un pessimisme catastrophiste. Avec Philippe Béchade, dont les analyses sont assez proches, il fait partie des analystes considérés comme « hétérodoxes ».

Il critique régulièrement l’interventionnisme des banques centrales, l’expansion sans fin des dettes publiques. Il prédit « un défaut de paiement généralisé sur la dette de tous les États ». Il dénonce le too big to fail qui prévaut dans le monde financier :

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, quand vous regardez bien les choses, il n’y a aucune sanction à l’encontre des banquiers et des personnes qui mettent en risque les pays ou les sociétés pour lesquels ils travaillent. Vous pouvez faire n’importe quoi, ruiner une banque, un pays, ou mettre 5000 personnes dehors. En général vous touchez votre petite prime au passage et personne ne vous en veut. Tant que c’est comme ça, qu’est-ce que vous voulez faire ?[1]

Il fait remonter l’origine des désordres actuels à 1998, avec le sauvetage du fonds LTCM par la FED (Alan Greenspan), puis la politique de taux bas de Ben Bernanke à partir de 2007.

Bien qu’il ne se réclame pas de l’École autrichienne d’économie, ses analyses d' »homme de terrain », confronté à la recherche de la meilleure façon de placer l’argent de ses clients, en sont très proches, comme peuvent l’être celles d’un Peter Schiff.

Cependant, son refus du stock picking, son attitude constamment bearish et ses performances mitigées en tant que gérant de fonds soulèvent des interrogations et des critiques. En 2017, après 8 années de participation, il est finalement exclu de l’émission BFM Business ; il attribue ce départ à la trop grande liberté de parole qu’il s’arrogeait.

>>>Source : Wikipedia<<<

Photo : Olivier Delamarche évincé de BFM TV

Olivier Delamarhe Les premières lignes de son intervention.

« Bonjour; ici Olivier Delamarche, j’enregistre cette courte vidéo pour vous prévenir que l’UE est en train de mettre en place les conditions du racket de vos comptes en banque.

Rien que ça me direz-vous, ça fait longtemps que j’y travail, on a eu l’exemple de Chypre il y a de cela quelques années maintenent, mais ils sont en train de mettre ça en place de façon légale.

Bien Sûr, ils font ça en plein mois d’août pendant que les télés et les radios sont plus occupées à vous parler de la température de l’eau et de ce que vous allez boire à l’apéro plutôt que des menaces sur vos comptes en banque ce qu’à prioris vous vous fichez puisque vous êtes sur la plage. Et puisque je ne peux pas vous prévenir ni sur BFM, ni sur Boursorama, j’ai pris mon téléphone pour enregistrer cette petite vidéo.

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que la crise bancaire en Europe n’a jamais été réglée, ce ne sont que des patchs et qu’elle empire chaque jour un petit peu plus. Vous avez trois banques italiennes qui ont fait faillite dont personne en tous cas pour deux d’entre elles n’a jamais entendu perler. Le nom de ces banques n’avait jamais été prononcé. Elles ont fait une perte supérieure à celle qu’avait fait le crédit Lyonais et il y en a encore 110 autres dans la même situation. Cela représente aujourd’hui 23 milliards d’Euros, soit 1,4 % du Pib italien et sachez que les créances pourries des banques italiennes se monte à 360 milliard d’Euros et qu’il y en a la dessus 220 qui sont absolument irrécouvrables. Donc un bon pourcentage du Pib italen, ce qui signifie que l’heure est grave.

Au mois de juin, nous avons eu droit à une vrai panique bancaire, un Bank run, qui a eu la peau de l’une des plus grandes banques espagnole, qui s’appelle « Banco Popular » évidemment, les médias se sont bien gardés d’en faire des tonnes et la BCE a soutenu la banque à bout de bras depuis 10 ans mais cette fois-ci elle n’a rien pu faire et la banque est allé au tapis.

Ils sont en train de discuter du blocage des comptes et pourquoi le blocage des comptes, tout simplement pour éviter un Bank run qui se généraliserait en Europe. Ne croyez pas que c’est parce que cela se passe en Italie, ça ne se passera pas dans le reste de l’Europe pour la simple et bonne raison que si l’on veut que cela soit efficace, il faut bien sûr bloquer tous les pays en même temps et toutes les banques en même temps parce que si vous avez le malheur de laisser un pays qui ne bloque pas ses banques, vous aurez la queue dès le matin afin de retirer de l’argent. ce qui signifie que cela doit êre fait dans toute l’Europe en même temps … »

La suite dans la vidéo :

L’union européenne explore un gel préventif des comptes afin d’éviter des ruées bancaires

Cette information est tombée hier, et elle n’est pas des plus optimistes. Selon ce que rapporte reuters, les états membres membres de l’union européennes envisagent des mesures qui permettraient de geler provisoirement les comptes des déposants afin d’éviter toute ruée bancaire. Voilà ce qu’a révélé reuters en ayant pris connaissance d’un document européen.

Selon cet article, ce projet étudié depuis le début de l’année, sort moins de 2 mois après qu’une telle ruée aux guichets de la banque espagnole Banco Popular, ait contribué à sa faillite.

« Les contribuables européens pourraient être une nouvelle fois sollicités pour venir en aide aux banques en difficulté. L’Autorité bancaire européenne (EBA), qui a publié vendredi soir les résultats des tests de résistance pour mesurer leur vulnérabilité aux chocs extérieurs, assure que la santé du secteur s’est largement améliorée depuis la dernière crise financière en 2008 grâce aux nombreuses mesures prises. »

L’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié vendredi soir les résultats des stress-tests des banques européennes, qui indiquent leur vulnérabilité aux chocs économiques. Ils montrent que le système bancaire européen s’est beaucoup assaini depuis la crise de 2008. Comme on s’y attendait, la Banca Monte Paschi di Siena (BMPS) a échoué à ces tests, mais elle est la seule. Même la Deutsche Bank, dont les difficultés sont pourtant aussi connues, les a passés avec succès.

Mais selon Diane Pierret, professeure de finance à l’Université de Lausanne, interviewée par Le Temps, les créances douteuses qui grèvent le bilan des banques, et la recapitalisation insuffisante d’un certain nombre d’entre elles, posent toujours des risques. Elle conteste même la méthode de l’EBA, et souligne qu’elle n’a pas précisé quelle était l’ampleur de la sous-capitalisation des banques européennes.

La professeure explique que  l’EBA a pris en compte des données de décembre 2015 pour calculer la capitalisation boursière des banques. Or, depuis cette date, beaucoup d’événements importants, dont le Brexit, sont susceptibles d’avoir beaucoup modifié ces chiffres. On sait que la valorisation des banques a chuté de 40 % entre novembre 2015 et la fin du mois de juin 2016, par exemple. Si l’effondrement de la valorisation des banques avait été intégrée au calcul, les stress-tests auraient mis en évidence une sous-capitalisation de près de 882 milliards d’euros en juin 2016.

Pierret affirme de plus que les résultats n’auraient pas été si glorieux si les stress-tests avaient été calqués sur ceux que les banques américaines doivent subir. En effet, 29 banques européennes y auraient échoué, dont la Deutsche Bank, et les banques françaises BNP Paribas et Société Générale. En outre, l’exercice aurait révélé un besoin de recapitalisation de 123 milliards d’euros.

Pierret conclut que les déposants n’ont en théorie rien à craindre, parce qu’en cas de faillite, ce sont les actionnaires qui seraient plus susceptibles d’être appelés pour renflouer les banques. De plus, les avoirs des déposants sont garantis par l’Etat à hauteur de 100 000 euros. Mais elle n’exclut pas un nouvel appel aux contribuables pour recapitaliser les banques les plus fragiles.

Mondialisation : Le véritable visage d’UBER !

Qui est Uber et comment cela fonctionne-t-il ?

Concept attrayant, la Société UBER propose à tous ses chauffeurs de devenir leurs propres patrons et pour UBER cela suppose :

  • Donner à UBER 25 % de son chiffre d’affaire.
  • UBER décide du montant des courses. (Ce qu’il est intéressant de savoir, c’est qu’UBER a décidé de baisser le coup des courses de 20 % tout en augmentant sa part de 5 %
  • La société impose à ses chauffeurs l’achat d’une voiture qui vaut au minimum 35’000 Euros.
  • UBER déclare que ses chauffeurs peuvent travailler à la carte mais ce qui est inclus dans cette carte c’est que si le chauffeur refuse plus de 3 courses, il se trouve désactivé pour une durée indéterminée.

Si l’on se penche sur la définition du mot Patron dans le dictionnaire :

  • Personne qui dirige une entreprise industrielle ou commerciale, par rapport aux ouvriers, aux employés : Patron d’une usine.
  • Personne qui dirige un commerce, par rapport aux clients : Patron d’un bistrot.
  • Personne qui dirige un service, un organisme, commande à ses employés.

Si l’on se penche à présent sur la définition du mot Esclavagiste :

  • L’esclavage est la condition d’un individu qui est privé de sa liberté.
  • L’esclave devient la propriété exploitable et négociable comme le bien matériel d’une autre personne et qui est défini comme un outil animé.

Voici une liste des frais occasionnés lorsque l’on est chauffeur cher UBER :

En sachant qu’un chauffeur travaillant pour UBER gagne en moyenne 170 Euros par jour, théoriquement cela représente un salaire de 5’000 Euros par mois, mais voilà :

  • 42.50 Euros vont dans la poche de UBER.
  • 20.00 Euros partent pour rembourser le crédit de la voiture.
  • 20 Euros pour l’essence.
  • 20 Euros pour les taxes.
  • et 3.00 Euros pour les frais divers.

Sur une journée d’environ 13 heures il reste au chauffeur, tous frais payés, la somme de 60 Euros soit 4.50 Euros de l’heure soit un salaire équivalent à celui d’un chauffeur en Chine.

Pour ce qui est de la TVA :

Petit calcul, sur un montant de 100 Euros gagnés par le chauffeur et en prenant en compte les 25 Euros qui sont reversés à UBER selon la logique le chauffeur devrait payer une TVA sur 75 Euros ?

Eh bien non, le chauffeur est assujetti à une TVA sur la totalité de ses gains. Ce qu’il faut bien comprendre dans cela, c’est que le chauffeur qui trime comme un larbin pour joindre les deux bouts paye aussi la TVA d’une multinationale qui est riche à millions.

Les chauffeurs sont soumis à d’énormes pressions; non seulement le nombre d’heures de travail n’est pas limité chez UBER mais il y a aussi les fameuses étoiles:

Entre 4.5 et 5 étoiles, le chauffeur est considéré comme étant un bon élément mais pour le malheureux qui aurait en dessous de cette norme, il est mal vu par la hiérarchie impliquant encore d’avantage de difficultés pour gagner sa vie.

Pour la petite histoire :

En France a été établi un dossier strict par le député Philippe Vigier, dossier contenant 50 amendements afin d’être un peut moins strict avec la société UBER. Ce qu’il faut à tous prix savoir, c’est que ce dossier est un copié collé de celui qu’a proposé UBER.

Il y a 4 ans, la ministre des transports a demandé à UBER de revenir sur ses règlements afin de les humaniser et ainsi respecter les règles. Sur ces entrefaites, la vice présidente du parlement européen fait pression pour faire passer la pilule.  Cette même vice présidente se retrouve aujourd’hui salariée chez UBER. Corruption et manipulation oblige.

Plus de détails dans la vidéo que je vous invite à regarder et à partager massivement.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

 

 

 

 

 

 

 

Économie : Les banques européennes auraient besoin de 882 milliards d’euros

« Les contribuables européens pourraient être une nouvelle fois sollicités pour venir en aide aux banques en difficulté. L’Autorité bancaire européenne (EBA), qui a publié vendredi soir les résultats des tests de résistance pour mesurer leur vulnérabilité aux chocs extérieurs, assure que la santé du secteur s’est largement améliorée depuis la dernière crise financière en 2008 grâce aux nombreuses mesures prises. »

L’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié vendredi soir les résultats des stress-tests des banques européennes, qui indiquent leur vulnérabilité aux chocs économiques. Ils montrent que le système bancaire européen s’est beaucoup assaini depuis la crise de 2008. Comme on s’y attendait, la Banca Monte Paschi di Siena (BMPS) a échoué à ces tests, mais elle est la seule. Même la Deutsche Bank, dont les difficultés sont pourtant aussi connues, les a passés avec succès.

Mais selon Diane Pierret, professeure de finance à l’Université de Lausanne, interviewée par Le Temps, les créances douteuses qui grèvent le bilan des banques, et la recapitalisation insuffisante d’un certain nombre d’entre elles, posent toujours des risques. Elle conteste même la méthode de l’EBA, et souligne qu’elle n’a pas précisé quelle était l’ampleur de la sous-capitalisation des banques européennes.

La professeure explique que  l’EBA a pris en compte des données de décembre 2015 pour calculer la capitalisation boursière des banques. Or, depuis cette date, beaucoup d’événements importants, dont le Brexit, sont susceptibles d’avoir beaucoup modifié ces chiffres. On sait que la valorisation des banques a chuté de 40 % entre novembre 2015 et la fin du mois de juin 2016, par exemple. Si l’effondrement de la valorisation des banques avait été intégrée au calcul, les stress-tests auraient mis en évidence une sous-capitalisation de près de 882 milliards d’euros en juin 2016.

Pierret affirme de plus que les résultats n’auraient pas été si glorieux si les stress-tests avaient été calqués sur ceux que les banques américaines doivent subir. En effet, 29 banques européennes y auraient échoué, dont la Deutsche Bank, et les banques françaises BNP Paribas et Société Générale. En outre, l’exercice aurait révélé un besoin de recapitalisation de 123 milliards d’euros.

Pierret conclut que les déposants n’ont en théorie rien à craindre, parce qu’en cas de faillite, ce sont les actionnaires qui seraient plus susceptibles d’être appelés pour renflouer les banques. De plus, les avoirs des déposants sont garantis par l’Etat à hauteur de 100 000 euros. Mais elle n’exclut pas un nouvel appel aux contribuables pour recapitaliser les banques les plus fragiles.

Et pour rappel :

l’Union européenne prévoit un gel des comptes en banque afin d’éviter les Bank Run.