Mondialisation : Le véritable visage d’UBER !

Qui est Uber et comment cela fonctionne-t-il ?

Concept attrayant, la Société UBER propose à tous ses chauffeurs de devenir leurs propres patrons et pour UBER cela suppose :

  • Donner à UBER 25 % de son chiffre d’affaire.
  • UBER décide du montant des courses. (Ce qu’il est intéressant de savoir, c’est qu’UBER a décidé de baisser le coup des courses de 20 % tout en augmentant sa part de 5 %
  • La société impose à ses chauffeurs l’achat d’une voiture qui vaut au minimum 35’000 Euros.
  • UBER déclare que ses chauffeurs peuvent travailler à la carte mais ce qui est inclus dans cette carte c’est que si le chauffeur refuse plus de 3 courses, il se trouve désactivé pour une durée indéterminée.

Si l’on se penche sur la définition du mot Patron dans le dictionnaire :

  • Personne qui dirige une entreprise industrielle ou commerciale, par rapport aux ouvriers, aux employés : Patron d’une usine.
  • Personne qui dirige un commerce, par rapport aux clients : Patron d’un bistrot.
  • Personne qui dirige un service, un organisme, commande à ses employés.

Si l’on se penche à présent sur la définition du mot Esclavagiste :

  • L’esclavage est la condition d’un individu qui est privé de sa liberté.
  • L’esclave devient la propriété exploitable et négociable comme le bien matériel d’une autre personne et qui est défini comme un outil animé.

Voici une liste des frais occasionnés lorsque l’on est chauffeur cher UBER :

En sachant qu’un chauffeur travaillant pour UBER gagne en moyenne 170 Euros par jour, théoriquement cela représente un salaire de 5’000 Euros par mois, mais voilà :

  • 42.50 Euros vont dans la poche de UBER.
  • 20.00 Euros partent pour rembourser le crédit de la voiture.
  • 20 Euros pour l’essence.
  • 20 Euros pour les taxes.
  • et 3.00 Euros pour les frais divers.

Sur une journée d’environ 13 heures il reste au chauffeur, tous frais payés, la somme de 60 Euros soit 4.50 Euros de l’heure soit un salaire équivalent à celui d’un chauffeur en Chine.

Pour ce qui est de la TVA :

Petit calcul, sur un montant de 100 Euros gagnés par le chauffeur et en prenant en compte les 25 Euros qui sont reversés à UBER selon la logique le chauffeur devrait payer une TVA sur 75 Euros ?

Eh bien non, le chauffeur est assujetti à une TVA sur la totalité de ses gains. Ce qu’il faut bien comprendre dans cela, c’est que le chauffeur qui trime comme un larbin pour joindre les deux bouts paye aussi la TVA d’une multinationale qui est riche à millions.

Les chauffeurs sont soumis à d’énormes pressions; non seulement le nombre d’heures de travail n’est pas limité chez UBER mais il y a aussi les fameuses étoiles:

Entre 4.5 et 5 étoiles, le chauffeur est considéré comme étant un bon élément mais pour le malheureux qui aurait en dessous de cette norme, il est mal vu par la hiérarchie impliquant encore d’avantage de difficultés pour gagner sa vie.

Pour la petite histoire :

En France a été établi un dossier strict par le député Philippe Vigier, dossier contenant 50 amendements afin d’être un peut moins strict avec la société UBER. Ce qu’il faut à tous prix savoir, c’est que ce dossier est un copié collé de celui qu’a proposé UBER.

Il y a 4 ans, la ministre des transports a demandé à UBER de revenir sur ses règlements afin de les humaniser et ainsi respecter les règles. Sur ces entrefaites, la vice présidente du parlement européen fait pression pour faire passer la pilule.  Cette même vice présidente se retrouve aujourd’hui salariée chez UBER. Corruption et manipulation oblige.

Plus de détails dans la vidéo que je vous invite à regarder et à partager massivement.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

 

 

 

 

 

 

 

Serge Dassault, celui qui sauvera l’économie pour le 1 %

Serge Dassault, celui qui a tout compris et qui ne mâche pas ses mots !

Pour sauver l’économie il faut tout d’abord être compétitif et pour être compétitif il faut en passer par des concessions; c’est à dire, adopter les  39 heures sans plus attendre. Il est inconcevable que les chinois qui travaillent 45 heures, qui dorment sur place afin de gagner du temps et qui font des produits pas chers ne soient pas pris en exemple par les français. Non mais !!!

N’a-t-on pas fait la loi travail pour permettre aux français d’imiter les chinois tout en minimisant les tracas administratifs ? Non mais (bis) !!!

Décidément, ils n’y comprennent rien ces français heureusement qu’on leur a supprimé le droit au référendum en 2008 avec le traité de Versailles.

Si en France la croissance n’est pas au rendez-vous c’est tout simplement parce que le coût du travail est trop élevé, parce que l’on ne travaille pas assez, parce qu’il n’y a pas assez de flexibilité, parce que l’employé est trop protégé.

Y a pas photo, Pour redonner du travail aux français il est indispensable de les faire travailler plus tout en gagnant moins faute de quoi il y aura toujours plus de  délocalisations et de moins en moins de travail.

Ah j’allais oublier; en France, on a trop de fonctionnaires à payer et de cause à effet, on a plus d’argent pour investir. Il faut donc réduire le personnel etc, etc, etc…

Par son raisonnement, Serge Dassault est le serpent qui se mord la queue.

Il se trouve que ceux qui font tourner l’économie par leur travail et en sont le carburant par leurs achats sont ces mêmes travailleurs auxquels on demande de plus en plus de sacrifices, ces travailleurs que l’on dénigre, que l’on traite comme quantité négligeable et cela devient de moins en moins tenable !

 

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Pour Rappel : Vos batteries ne sont pas chères: dites merci à ces enfants de République Démocratique du Congo

En République Démocratique du Congo, des enfants travaillent à main nue dans des mines de cobalt. Cet élément est essentiel à la fabrication des batteries de smartphones ou de voitures électriques. Les multinationales et leur fournisseur chinois, en quête de la meilleure rentabilité, semble peu s’intéresser aux conditions de travail de ces enfants.

Des milliers de mines sauvages de cobalt grouillent d’enfants en République démocratique du Congo (RDC). Ils travaillent comme des esclaves modernes pendant 12 heures, ramassant à main nue le cobalt au milieu d’une terre blanchâtre et argentée. Leur rémunération: quelques centimes d’euros à peine. Sans doute un « juste » prix pour des multinationales richissimes qui souhaitent vendre leurs smartphones avec un maximum de rentabilité?

L’ère actuelle du mobile et celle à venir de la voiture électrique réclament des batteries en masse. Et ces batteries exigent le cobalt. C’est en République démocratique du Congo qu’est extraite plus de la moitié de la quantité totale de cobalt à l’échelle mondiale. Les intermédiaires entre les mines artisanales et les géants de l’électronique sont essentiellement chinois. Ces commerçants ne se soucient guère des conditions dans lesquelles est obtenu le cobalt. Mais les multinationales américaines, européennes ou asiatiques qui leur rachètent le cobalt ne le sont pas plus.

« Nous avons suivi les cargaisons de cobalt au départ des mines artisanales en RDC », explique Mark Dummet, chercheur chez Amnesty International. « Et nous nous sommes rendus compte que toutes les ressources arrivaient chez Huayou Cobalt, une entreprise chinoise, qui revend du cobalt à des fabricants de batteries comme LG et Samsung. Ces entreprises créent ensuite des batteries aux lithiums » pour les fabricants de smartphones ou les constructeurs automobiles.

« Aucun constructeur ne communique sur la provenance du cobalt présent dans les voitures, soit parce qu’ils n’ont pas mis en place un système de traçage, soit parce qu’ils ne se posent pas la question de la provenance des ressources », ajoute Amnesty International.

Le coût humain du cobalt d’une batterie est donc quasi inexistant pour les multinationales. Il est supporté par les seuls travailleurs misérables qui paient souvent de leur santé.

« Tous les matins, je me réveille et j’ai vraiment peur d’aller travailler, tout me fait mal », raconte un gamin accroupi dans la boue.

Les travailleurs descendent, sans échelle, en se tenant par les mains posées aux bords, dans une cheminée qui mène à des galeries.

La plupart oeuvrent sans masque alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre l’exposition au cobalt qui provoque à long terme de graves problèmes respiratoires. « On a juste bu de l’eau qui sortait naturellement de la roche », explique un homme dont le cou est déformé par une énorme tumeur.

La RDC est l’un des pays les moins développés de la planète. Près de 90% de ses 71 millions d’habitants vivent dans l’extrême pauvreté.

Et pour rappel :

De grandes marques électroniques, comme Apple, Samsung et Sony, n’effectuent pas les contrôles élémentaires afin de vérifier que la fabrication de leurs produits n’intègre pas de cobalt extrait dans les mines par des enfants, écrivent Amnesty International et Afrewatch dans un rapport rendu public mardi 19 janvier.

« Les vitrines des boutiques chics et le marketing des technologies de pointe contrastent vivement avec les enfants ployant sous les sacs de roches et les mineurs s’affairant dans les étroits tunnels qu’ils ont creusés, exposés au risque de contracter des affections pulmonaires permanentes, a déclaré Mark Dummett, spécialiste de la responsabilité des entreprises en matière de droits humains à Amnesty International.

« Des millions de personnes bénéficient des avantages des nouvelles technologies, sans se préoccuper de la manière dont elles sont fabriquées. Il est temps que les grandes marques assument leur part de responsabilité dans l’extraction des matières premières qui rendent leurs produits si lucratifs. »

Le rapport dévoile que les négociants achètent le cobalt extrait dans des zones où le travail des enfants est monnaie courante et le vendent à la Congo Dongfang Mining (CDM), filiale détenue à 100 % par le géant chinois de l’exploitation minière Zhejiang Huayou Cobalt Ltd (Huayou Cobalt).

D’après les investigations d’Amnesty International fondées sur des documents d’investisseur, Huayou Cobalt et sa filiale CDM traitent le cobalt, avant de le vendre à trois fabricants de composants de batteries en Chine et en Corée du Sud. À leur tour, ceux-ci vendent leurs composants à des fabricants de batteries qui affirment fournir des entreprises du secteur de la technologie et de l’automobile, notamment Apple, Microsoft, Samsung, Sony, Daimler et Volkswagen.

Amnesty International a contacté 16 multinationales, inscrites sur la liste clients des fabricants de batteries, recensés comme se procurant du minerai transformé auprès de Huayou Cobalt. L’une d’entre elles a reconnu ce lien, tandis que quatre n’ont pas pu dire avec certitude si elles achètent du cobalt provenant de la République démocratique du Congo (RDC) ou fourni par Huayou Cobalt. Six ont affirmé qu’elles enquêtaient sur ces allégations. Cinq ont nié se procurer du cobalt auprès de Huayou Cobalt, alors qu’elles figurent sur les listes clients des fabricants de batteries. Deux multinationales ont nié se procurer du cobalt provenant de la RDC.

Il importe de noter qu’aucune n’a fourni d’informations suffisantes pour vérifier de manière indépendante la provenance du cobalt utilisé dans ses produits.

« C’est le grand paradoxe de l’ère numérique : des entreprises parmi les plus florissantes et innovantes du monde sont capables de commercialiser des produits incroyablement sophistiqués sans être tenues de révéler où elles se procurent les matières premières incluses dans leurs composants, a déclaré Emmanuel Umpula, directeur exécutif d’Afrewatch (Observatoire africain des ressources naturelles).

« Les violations des droits humains perpétrées dans les mines demeurent hors de la vue et des consciences : en effet, sur le marché mondialisé, les consommateurs n’ont aucune idée des conditions de travail dans les mines, les usines et les chaînes de montage. Nous avons découvert que les négociants achètent le cobalt sans poser de questions sur le lieu et les conditions d’extraction. »

>>>Voir la suite de l’article<<<

Mondialisation, Capitalisme, Néolibéralisme, Ubérisation : Attention Danger de Mort !

Attention Danger !

Nous sommes face à des multinationales qui nous font croire qu’elles font juste la relation entre des clients et des travailleurs mais qui sont en fait en statut d’auto-entrepreneur et leur objectif est d’organiser un dumping social de folie.

L’Ubérisation c’est la paupérisation. C’est un nouvel esclavage moderne, un capitalisme à l’état pur qui peut se résumer à travers cette promesse de Travis Kalanick, le patron d’Uber qui dit :

« Mon projet est politique, c’est d’imposer un modèle du travailleur sans droit« 

L’Ubérisation c’est quand une plateforme prétend mettre en relation, mais en fait, c’est un capitalisme de la rente qui s’exonère de toute obligation d’employeur, zéro cotisations sociales et s’exonère aussi de ses obligations fiscales.

L’Ubbérisation, dans cette relation, casse les réglementations des métiers et paupérise.

Au niveau du Taxi, ils l’on paupérisé en ne respectant aucune des réglementations et ils exploitent et surexploitent les chauffeurs VTC à qui ils avaient promis de bonnes rémunérations…