L’Espagne prépare une intervention militaire en Catalogne

Dans un discours menaçant prononcé mercredi au Congrès espagnol, le premier ministre Mariano Rajoy (Parti populaire, PP) a déclaré qu’après le discours du premier ministre catalan Carles Puigdemont sur le référendum du 1er octobre, il se préparait à appliquer l’Article 155 de la constitution espagnole. Ceci permettrait à Madrid de susprendre l’autonomie catalane et saisir le contrôle des finances et l’administration de la région.

Alors que les médias espagnols évoquent le recours à l’article 116 sur l’état d’urgence ou de siège, Rajoy vise manifestement à établir un régime militarisé non seulement en Catalogne, mais dans toute l’Espagne.

Mercredi, des officiers de l’armée ont informé El País qu’ils se préparent à rentrer en Catalogne écraser toute opposition qui pourrait venir de sections des Mossos d’Esquadra, les 18.000 policiers régionaux catalans, ou de civils partisans du nationalisme catalan. L’opération, nommée Cote de Mailles, verrait l’armée agir en renfort à la police et aux gendarmes en Catalogne. L’armée renforcerait considérablement les deux unités déjà présentes dans la région – un bataillon motorisé à Barcelone et un bataillon de blindés à Sant Climent Sescebes.

Selon El País, cette opération était planifiée depuis longtemps. Rajoy l’avait presque lancée suite à l’attentat terroriste du 17 août à Barcelone.

Rajoy avec agit avec le soutien du Parti socialiste espagnol (PSOE) et avec des garanties de Podemos que ce parti ne s’opposera pas à l’installation d’une dictature militaire en Espagne.

Dans son discours mardi, Puigdemont avait suspendu sa déclaration d’indépendance, pour tenter d’ouvrir le dialogue avec Rajoy. Mais l’élite dirigeante à Madrid s’aligne rapidement sur le rejet de tout dialogue par Rajoy et la planification d’une répression de masse.

Mercredi au matin, Rajoy avait fait une brève déclaration pour exiger que Puigdemont clarifie s’il avait ou non déclaré l’indépendance de la Catalogne. Dans une lettre envoyée à Barcelone, Rajoy a dit qu’il exigeait cette clarification afin de préparer la mise en application de l’Article 155. Il a fixé une date limite du 19 octobre pour une réponse de Puigdemont.

Le secrétaire général du PSOE, Pedro Sánchez, qui se veut membre de la « gauche » du parti, a salué cette déclaration. « Nous sommes d’accord avec cette demande de clarification afin de résoudre le flou où Puigdemont a placé la politique catalane », a-t-il dit. Interrogé sur l’Article 155, il a répondu : « Bien sûr, c’est évident que nous l’activons. »

Sur fond de rumeurs de la formation d’un gouvernement d’union sacrée PP-PSOE, Sánchez a indiqué que le PSOE collaborerait avec le PP à une ré-écriture de la constitution espagnole.

Devant le Congrès à 16h mercredi, Rajoy a violemment dénoncé de Puigdemont et une défense éhontée de la répression policière brutale du référendum du 1er octobre. Déclarant que la réaction de Puigdemont le 19 octobre déterminerait le cours futur des événements, Rajoy a indiqué qu’il n’accepterait aucune réponse de Puigdemont à part une capitulation totale et humiliante.

« Aucun résultat de ce référendum frauduleux et illégal ne peut servir de justification à une action quelconque, et encore moins l’indépendance de la Catalogne », a-t-il dit.

Rajoy s’est senti obligé de réfuter l’idée qu’il refusait le dialogue et d’insister que depuis l’émergence de conflits à propos de l’austérité et des sauvetages des banques en 2012, il avait négocié constamment avec Barcelone. Il a déclaré qu’aucune solution n’avait été possible parce que l’administration catalane « a décidé de se jeter dans les bras du parti le plus anti-système et d’extrême-gauche », c’est-à-dire la Candidature d’Unité Populaire (CUP) petite-bourgeoise.

Traitant le référendum du 1er octobre de « coup d’Etat contre notre modèle de convivalité », il a insisté que la réaction du PP – un assaut policier sanglant contre des lieux de vote et des milliers d’électeurs pacifiques qui a choqué le monde – était « proportionnelle. » Dans un moment digne d’un régime fasciste, les salutations de Rajoy aux policiers qui étaient intervenus le 1er octobre a provoqué des applaudissements bruyants et soutenus dans l’hémicycle.

Traitant l’action de Puigdemont de « façon déloyale de déclarer l’indépendance », Rajoy a indiqué que si une médiation commençait, elle serait dirigée vers sa tentative de ré-écrire la constitution. Il a applaudi la paix sociale, la diversité, et une identité catalane « métissée » avant de conclure son discours en saluant les manifestations nationalistes pour l’unité espagnole. Dans plusieurs de ces manifestations, des organisations fascistes, dont la Falange du dictateur fasciste Francisco Franco (1892-1975) étaient intervenues.

Rajoy jouit du soutien de l’UE. Suite à des déclarations dans ce sens d’Emmanuel Macron et de la chancelière allemande, Angela Merkel, le ministre des Affaires Etrangères allemand, Sigmar Gabriel, a soutenu Rajoy de nouveau mercredi. Traitant la déclaration d’indépendance par Puigdemont d’ « irresponsable », il a martelé : « On ne peut trouver une solution que dans l’Etat de droit et le contexte de la constitution espagnole. »

Les déclarations de l’armée espagnole, de Rajoy, du PSOE et de l’UE doivent servir d’avertissement urgent aux travailleurs. Les préparatifs pour un retour à un régime autoritaire sont à un stade très avancé, en Espagne et à travers l’Europe, où les décideurs politiques soutiennent Rajoy parce qu’ils préparent des mesures semblables dans leur propre pays.

Les travailleurs doivent s’opposer aux préparatifs pour imposer un régime militaire et revendiquer le retrait des troupes de la Catalogne. Ceci est toutefois impossible hors d’une opposition révolutionnaire à toute la classe politique, y compris ses composantes prétendument « de gauche ».

Si Rajoy cible d’abord la Catalogne, il vise à travers elle toute la classe ouvrière d’Espagne et d’Europe. Après un quart de siècle d’austérité et de guerres impérialistes depuis la dissolution stalienne de l’URSS en 1991, le capitalisme européen est dans un état de déliquescence avancé. Une décennie d’austérité profonde depuis le krach de Wall Street en 2008 a laissé de larges portions de l’économie du continent en ruines, des dizaines de millions de travailleurs au chômage, et les inégalités à des niveaux explosifs et insoutenables.

Les tensions de classe atteignent des niveaux extrêmes incompatibles avec un régime démocratique. La France a vécu deux ans d’état d’urgence, alors que l’Allemagne a vu récemment l’élection de ses premiers parlementaires fascisants depuis la chute du régime nazi. A présent, l’élite dirigeante à Madrid se range rapidement derrière le gouvernement minoritaire de Rajoy – ce qui confirme que si Franco est mort, les forces de classe qui ont soutenu sont régime ont bien survécu à la Transition de 1978 vers un régime parlementaire. Elles veulent à présent rétablir un régime autoritaire.

La tâche essentielle est l’unification politique et la mobilisation des travailleurs espagnols et européens contre la réhabilitation du fascisme et de la dictature et pour le socialisme. Ceci souligne la faillite des nationalistes catalans. Ils soutiennent l’UE, dirigent des gouvernements austéritaires à Barcelone depuis longtemps, et présentent un programme pro-capitaliste et sécessionniste qui divise la classe ouvrière.

Le Parti démocratique européen de Catalogne (PdeCat) de Puigdemont a réagi mercredi soir en minimisant les remarques de Rajoy et en affirmant le droit de la Catalogne de déclarer son indépendance. Traitant l’invocation par Madrid de l’Article 155 d’ « erreur majeure », le porte parole de PdeCat Carles Campuzano a demandé à Rajoy d’accepter l’offre de dialogue de Puigdemont : « Saisissez cette cette occasion, ce sera peut-être la dernière chance de trouver une solution qui est bonne pour tout le monde. »

Les réactions du PSOE et de Podemos au discours de Rajoy au Congrès démontrent qu’une répression brutale ne provoquera aucune opposition dans la classe politique. Leurs commentaires, dans le cadre d’une répression militaire et d’un état de siège imminents, constituent une preuve historique de la faillite de ce qui s’est donné pour la « gauche » espagnole pendant des décennies.

La chef de la fraction parlementaire du PSOE, Margarita Robles, s’est déclarée en accord total avec le discours de Rajoy et a applaudi la constitution de 1978, que Rajoy utilise à présent pour faire basculer l’Espagne vers une dictature : « Nous avons toujours été un parti de l’Etat, un parti de gouvernement, qui a lutté pour la modernité de ce pays. Nous continuerons notre rôle de parti de l’Etat qui défend la constitution. »

Le discours du secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, a démontré qui si Podemos a reçu plus de 5 millions de voix aux dernières élections, ce parti est incapable de mobiliser une opposition au danger de dictature. Avec lâcheté et cynisme, Iglesias a échangé des mots amicaux avec Rajoy. Alors que ce premier ministre de droite se préparait à envoyer l’armée mener une répression sanglante en Catalogne, Iglesias l’a traité de démocrate et lui a demandé de respecter la diversité linguistique de l’Espagne.

S’adressant directement à Rajoy dans l’hémicycle, Iglesias a dit : « Aujourd’hui n’est pas un jour pour polémiquer. Je veux réfléchir avec vous. Votre groupe représente 7,9 millions d’Espagnols … Vous avez reçu le soutien du PSOE, des Citoyens, et je vous félicite. »

Tout en critiquant mollement Rajoy pour avoir utilisé la crise catalane pour « défendre la bannière de votre parti », Iglesias a ajouté : « Vous savez qu’il faut vivre avec la plurinationalité de l’Etat. »

Les Catalans et leur bien étrange indépendance

Quand l’émotionnel dicte ses pensées et ses actes au plus grand nombre, seuls les éclairés savent en tirer parti !

En 2014 déjà, lors des nombreuses manifestations en faveur d’une Catalogne indépendante, on pouvait sentir très nettement l’esprit américain planer au dessus de tout cela.

Organisation, financement, des banderoles et des slogans américanisés …

La Catalogne veut devenir indépendante, c’est à dire quitter l’Espagne tout en étant le prochain état européen, ce que scandent les banderoles en américain.

« Catalonia, the next state in Europe »

Réfléchir avant d’agir, faire tourner plusieurs fois sa langue dans sa bouche avant de sortir une ânerie, en ce qui concerne la Catalogne, restons prudents et ne nous laissons pas, pour une fois, éblouir par ce que nous servent les médias mainstream.

François Asselineau nous décrypte tout cela dans une conférence en 2014.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Catalogne et Kosovo : la Serbie dénonce «l’hypocrisie» et le «deux poids deux mesures» de l’UE

Drapeaux catalan et européen lors d’un meeting d’indépendantistes catalans    

Le président serbe Aleksandar Vucic a critiqué la position de l’UE sur le référendum catalan jugé «illégal», rappelant que Bruxelles avait reconnu la déclaration d’indépendance du Kosovo en 2008, alors qu’elle n’avait pas fait l’objet d’un vote.

Le référendum sur l’indépendance de la Catalogne organisé le 1er octobre a suscité de nombreuses réactions à travers le monde. Certains ont soutenu la démarche des indépendantistes, d’autres, comme la Russie, ont préféré ne pas prendre parti. Certains, enfin, ont condamné un scrutin jugé illégal, à l’instar de l’Union européenne. Lors d’une conférence de presse donnée le 2 octobre, le président serbe Aleksandar Vucic a dénoncé une incohérence dans la position adoptée par Bruxelles.

«La question que chaque citoyen serbe se pose aujourd’hui en regardant l’Union européenne est la suivante : comment se fait-il que, dans le cas de la Catalogne, le référendum d’indépendance ne soit pas valide, mais qu’à ses yeux la sécession du Kosovo, pourtant organisée sans référendum, le soit ?», s’est-il interrogé, comme le rapporte la chaîne de télévision serbe B92.

En effet, la Commission européenne s’est alignée sur la position du gouvernement espagnol, considérant que le référendum catalan était illégal, car non-constitutionnel. Ce refus européen d’entendre les revendications d’indépendances catalanes n’a pas échappé à Belgrade. Dans le cas de l’indépendance du Kosovo proclamée en 2008, l‘Union européenne avait appuyé les démarches de sécession de l’ancienne province autonome serbe.

Le contraste, selon Aleksandar Vucic, est d’autant plus flagrant que l’Union européenne a affirmé que la répression violente par la police espagnole le jour du référendum relevait d’une «affaire interne» dans laquelle elle ne voulait pas faire ingérence. Or, dans le cas du Kosovo, Bruxelles avait rapidement pris position, jusqu’à adopter une résolution demandant aux Etats européens de reconnaître le Kosovo indépendant. «C’est le meilleur exemple du deux poids deux mesures et de l’hypocrisie dans le domaine de la politique internationale», a martelé Aleksandar Vucic.

Le Kosovo : un précédent majeur dans les relations internationales

Le Kosovo, province serbe majoritairement peuplée d’Albanais, a déclaré son indépendance en 2008 après une longue et meurtrière guerre débutée fin 1998. Au cours du conflit, les Etats-Unis et l’OTAN étaient intervenus sans mandat de l’ONU à l’appel des rebelles albanais qui luttaient pour l’indépendance contre le gouvernement yougoslave de Belgrade, attaché à l’unité du pays. Si une grande partie de la minorité serbe du Kosovo a fui le pays par peur des représailles des milices albanaises, un certain nombre demeurent toujours dans le nord du pays.

La question du Kosovo constitue depuis près de dix ans un précédent en matière de politique internationale, auquel sont particulièrement sensibles les pays où des mouvements séparatistes agissent. Ainsi, le pays n’est par exemple pas reconnu par la Grèce, la Tunisie, la Roumanie… ou l’Espagne, qui a préféré faire le choix de la cohérence plutôt que de se plier à la résolution européenne de 2010.

C’est également la position adoptée depuis toujours par la Russie, notamment parce qu’elle révèle l’ambivalence de la position occidentale dans le dossier criméen. «Nos partenaires occidentaux ont créé le précédent du Kosovo de leurs propres mains», avait déclaré Vladimir Poutine devant le parlement russe en 2014. Il avait alors souligné que la situation au Kosovo et en Crimée était «exactement la même», mais que la diplomatie occidentale, dans sa grande majorité, avait choisi de traiter les deux cas de manière différente.

Source RT

Catalogne, l’Europe se prépare-t-elle à un chao général ? En cas d’insurrection, l’Europe rétabli la peine de mort

Les affrontements qui se sont déroulés en Catalogne ce week-end ne sont pas forcément dûs au simple fait de ces votations que Madrid refuse de reconnaître en le démontrant par un violent bras de fer qu’elle impose à sa population mais peut-être à une volonté politique insidieuse manigancée dans de très hautes sphères. « Diviser pour mieux régner » et si l’on tient compte de ce qui suit, il y a de quoi frémir d’effroi !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

TEXTE RÉDIGÉ PAR MARIE-CAROLINE PORTEU

L’Europe rétablit la peine de mort. Mais oublie de prévenir les peuples européens de ce rétablissement .
Elle ne la rétablit pas pour les pédophiles ou les crimes de sang , non , ceux là resteront  exemptés de peine capitale ; elle la rétablit pour le crime  de contestation sociale … plus précisément pour :

c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.»

Je vous laisse prendre connaissance de ce texte surréaliste publié au Journal Officiel du 14 Décembre 2007 , dans la plus stricte omerta médiatique. NON  malheureusement , ce n’est pas un hoax .
Le journal officiel ci-dessous est tout à fait consultable sur les sites officiels de l’Union Européenne
Citation: 14.12.2007 Journal officiel de l’Union européenne C 303/17 FR

EXPLICATIONS (*) RELATIVES À LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX (2007/C 303/02)

Les explications qui figurent ci-après ont été établies initialement sous la responsabilité du praesidium de la Convention qui a élaboré la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Elles ont été mises à jour sous la responsabilité du praesidium de la Convention européenne, compte tenu des adaptations apportées au texte de la Charte par ladite Convention (notamment aux articles 51 et 52) et de l’évolution du droit de l’Union. Bien que ces explications n’aient pas en soi de valeur juridique, elles constituent un outil d’interprétation précieux destiné à éclairer les dispositions de la Charte.

TITRE I — DIGNITÉ

  1. Les dispositions de l’article 2 de la Charte correspondent à celles des articles précités de la CEDH et du protocole additionnel. Elles en ont le même sens et la même portée, conformément à l’article 52, paragraphe 3, de la Charte. Ainsi, les définitions «négatives» qui figurent dans la CEDH doivent être considérées comme figurant également dans la Charte:

a) l’article 2, paragraphe 2, de la CEDH:
«La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire:

a)  pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;
b)  pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue;
c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.

1. l’article 2 du protocole no 6 annexé à la CEDH:
«Un État peut prévoir dans sa législation la peine de mort pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre; une telle peine ne sera appliquée que dans les cas prévus par cette législation et conformément à ses dispositions …».

Cette surprenante autorisation , faite en violation totale de la plupart des lois des pays Européens, n’aurait-elle pas été inspirée directement de la législation américaine qui autorise encore la peine de mort dans certains Etats ,  et qui autorise une détention totalement arbitraire et illimitée en vertu du NDAA décidé en catimini , le 31 Décembre 2012 Par le Président OBAMA lui même .

Effectivement depuis 2007 , l’influence américaine s’est considérablement accru sur les résolutions Européennes .. en particulier une certaine résolution du 25 Avril 2007 , antérieure donc à la parution des modifications ci-dessus rétablissant la peine capitale.

>>>Voir le document PDF<<<

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Espagne : La Catalogne dit «oui» au terme d’une journée noire

Photo: Raymond Roig Agence France-PresseÀ coups de matraques et de balles de caoutchouc, la police espagnole a tout fait pour tenter d’empêcher ce scrutin interdit par Madrid.

La Catalogne est-elle sur le point de déclarer son indépendance ? Les centaines de milliers de personnes qui scandaient « Nous avons voté » sur la place de la Catalogne à Barcelone, dimanche soir, en étaient convaincues. Mais c’est aussi ce qu’a semblé laisser entendre le président catalan au terme d’une journée historique marquée par des violences jamais vues depuis le retour de l’Espagne à la démocratie, en 1982. Dimanche soir, le pays semblait plongé dans une crise politique sans précédent.

Selon les résultats préliminaires, le gouvernement catalan assure que le scrutin, pourtant interdit par Madrid, aurait mobilisé plus de 2,2 millions d’électeurs sur un total de 5,2 millions. Parmi ces électeurs, 90 % auraient voté « oui » et 7,8 % « non ». Avec 400 bureaux de vote fermés, sur 2300, le porte-parole du gouvernement a reconnu que le vote avait connu d’« énormes difficultés ». 777 000 électeurs n’auraient pas pu voter. Mais, dit-il, « le vote est terminé et nous avons voté ». Avec pour résultat que la participation ne dépasse guère celle de la grande consultation informelle qui s’était tenue le 9 novembre 2014.

Pour le président de la Generalitat, « les Catalans ont gagné le droit d’avoir un État indépendant ». Avant même la divulgation des résultats finaux, Carles Puigdemont a précisé qu’il soumettrait dans quelques jours ces résultats au Parlement, comme le prévoit la loi catalane. La même loi prévoit aussi que le Parlement peut déclarer l’indépendance 48 heures après la publication des résultats définitifs, et avant l’ouverture d’une période de négociation. Le président en a appelé à la médiation de l’Union européenne pour mettre fin à la « violation des droits humains » d’un peuple « pacifique ».

La réponse de Madrid ne s’est pas fait attendre. « Il n’y a pas eu de référendum d’autodétermination en Catalogne ! » a tranché le président espagnol, Mariano Rajoy. Sans faire allusion aux violences qui ont rythmé la journée, il s’est contenté de dénoncer « le chantage d’une minorité contre toute la nation ». Le président rencontrera les partis d’opposition pour discuter de la crise ouverte dimanche.

Violences policières

En dépit des nombreux affrontements avec la police de Madrid, c’est avec une sorte de détermination tranquille que les Catalans se sont rendus aux urnes dimanche. L’Espagne n’avait pas connu de telles violences depuis longtemps. Plus de 800 personnes ont été reçues dans les hôpitaux. C’est surtout dans les grandes villes que la police nationale a perturbé le vote. Comme au collège Jaume Balmes et Ramon Llull, de Barcelone, où elle a saisi les urnes, blessant plusieurs dizaines de personnes au passage. De nombreux témoins évoquent l’utilisation de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène.

« Les Catalans ont gagné le droit d’avoir un État indépendant »

Le président catalan, Carles Puigdemont

 

À plusieurs endroits, les policiers masqués ont cependant dû rebrousser chemin. À Sant Julia de Ramis, où a voté le président catalan, Carles Puigdemont, ils ont dû reculer devant la foule déterminée à voter. Même scénario à Gérone, où le député québécois de Verchères, Stéphane Bergeron, a été témoin d’une charge policière sur la place de la Constitution. « Les policiers ont finalement dû s’en aller lorsque tous les électeurs se sont spontanément massés devant le bureau de vote en levant les bras », dit-il. Douze policiers auraient aussi été blessés lors de ces interventions.

Même si elle avait été sommée par Madrid de réquisitionner les écoles, la police catalane (los Mossos d’Esquadra) s’est contentée de suivre le vote de loin. À plusieurs endroits, elle s’est même interposée pour défendre les électeurs contre les gardes civils espagnols. Les scènes de fraternisation avec la population ont été nombreuses.

On vote dans la joie

Malgré ces violences, dans une majorité de bureaux, le vote s’est déroulé normalement et même dans l’allégresse. À l’école Reina Violant, dans le quartier de Gracia de Barcelone, Artur et Petronilla sont venus faire le pied de grue dès 5 heures du matin, histoire de relayer ceux qui avaient passé la nuit dans l’école pour empêcher la police d’entrer. En cas d’intervention policière, les organisateurs donnaient la consigne aux électeurs de s’asseoir par terre et de ne pas bouger. « Et n’oubliez pas de dire aux policiers de faire la queue pour voter », ajoutait-on sous les rires de la foule.

Partout, avec un civisme exemplaire, on a fait voter les personnes âgées en premier ainsi que les jeunes qui sortaient avec leur matelas de camping après avoir passé une nuit blanche.

« Ça fait tellement de temps qu’on ignore les revendications des Catalans. Tout cela est le résultat de l’aveuglement de Madrid », disait Sarah, une jeune Française qui habite Barcelone depuis 15 ans et qui avait tenu à accompagner ses amis au bureau de vote.

Plus on s’éloignait de Barcelone et plus le vote semblait serein. À l’École des langues de Tarragone, une municipalité au sud de Barcelone pourtant divisée entre le « oui » et le « non », la queue était si longue que de nombreux électeurs ont décidé d’aller voter dans les villages alentour. Le vote se déroulait d’autant plus lentement que les coupures informatiques provoquées par Madrid rendaient la consultation des listes électorales difficiles.

Une « farce référendaire » ?

À Madrid, la vice-présidente du gouvernement, Soraya Sáenz de Santamaria, a défendu l’action des policiers nationaux et appelé à stopper cette « farce » référendaire « irresponsable ». Madrid dénonce un vote anarchique, sans identification précise des électeurs ni contrôle précis des listes électorales. Des affirmations niées par la Generalitat qui a confié la supervision du scrutin à un collège électoral composé de professionnels reconnus. Sans compter les nombreux observateurs internationaux.

La bataille ne se déroulait pas que devant les urnes. La Ligue professionnelle de football a choisi ce jour précis pour autoriser exceptionnellement le club de Las Palmas à porter les couleurs de l’Espagne dans le match qu’elle disputait dimanche contre Barcelone. Devant la protestation du Barça, qui soutient depuis longtemps le référendum, le match a finalement été disputé à huis clos.

À l’instar des élus québécois présents en Catalogne, de nombreux observateurs européens, dont le député néerlandais Mark Demesmaeker, ont dénoncé des « pratiques inacceptables » au sein de l’Union européenne. Les premiers ministres belge, Charles Michel, et écossais, Nicola Sturgeon, ont aussi fait connaître leurs inquiétudes face à ces violences. Selon Die Welt, la chancelière allemande, Angela Merkel, aurait téléphoné à Mariano Rajoy. On sait que Bruxelles a, pour l’instant, donné tout son soutien au président espagnol.

La tête de Rajoy ?

« Il n’est pas acceptable de lancer la police contre une population pacifique, sans défense, qui est sortie dans la rue pour voter et revendiquer ses droits et ses libertés », a dit la mairesse de Barcelone, Ada Colau, qui évoque un « état de siège ». Selon elle, le président Rajoy n’est pas à la hauteur des responsabilités qui lui incombent et doit démissionner. Devant un tel échec, le président espagnol doit partir, a aussi soutenu l’ancien président catalan Artur Mas. À Madrid, une manifestation d’un millier de personnes contre le référendum a tourné à la confusion lorsqu’un orateur a lui aussi réclamé la tête de Mariano Rajoy.

Comme pour Las Palmas, qui a perdu 0 à 3 dimanche contre Barcelone, la plupart des analystes catalans s’entendaient pour dire que cette journée référendaire n’avait pas été à la gloire de Madrid. La démocratie espagnole est « face à son plus grand défi » depuis la mort de Franco en 1975, a reconnu dans son édition de dimanche El País, le grand quotidien de Madrid. Pour le journaliste Ernesto Ekaizer, interviewé à la télévision catalane, Rajoy mène « une politique de radicalisation extrême » indifférente aux électeurs catalans puisqu’il n’est élu que par le reste de l’Espagne. En donnant « carte blanche » aux gardes civils, dit-il, il s’est pourtant « frappé à un mur ».

Dictature en marche : Images impressionnantes de violences policières contre les Catalans se rendant aux urnes

Grosse démonstration des catalans n’ayant pour arme : Qu’une urne !

A terme, une guerre civile est à prévoir en Europe, l’Espagne sera-t-il le pays d’où tout partira ?

La violence avec laquelle les forces de l’ordre Espagnol interviennent démontre la détermination d’un pays, l’Espagne, à ne pas céder de terrain aux indépendantistes Catalans.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Plusieurs centaines de personnes ont été blessées dimanche dans des heurts quand la police a voulu empêcher la tenue d’un référendum d’autodétermination en Catalogne.

Les nuages se faisaient plus lourds sur Barcelone et les hélicoptères dans le ciel plus nombreux, quand les policiers anti-émeutes ont saisi des urnes et chargé des manifestants qui voulaient voter lors d’un référendum interdit sur l’indépendance de la Catalogne. Vers 10H00 du matin (08H00 GMT) des tirs de sommation puis des tirs de balles de caoutchouc ont claqué dans la ville, marquant un changement de climat brutal.

La journée avait commencé par d’importants rassemblements de militants qui voulaient «défendre» ce référendum. Des centaines de Barcelonais se rassemblaient devant les bureaux de vote, croisant des fêtards tardifs en talons aiguilles ou une canette à la main. L’exécutif régional avait préparé en secret pendant presque quatre semaines ce scrutin interdit par la Cour constitutionnelle, ignorant les avertissements du gouvernement de Mariano Rajoy.

A l’aube, de Gérone à Barcelone, et de Manresa à Figueras, des milliers de Catalans lançaient ainsi un défi sans précédent à l’Etat espagnol. «Votarem», (nous voterons) : c’était leur cri de ralliement.

Face à la passivité de la police catalane, les Mossos d’Esquadra, déchirée entre l’obéissance à l’Etat central et ses liens avec la population, la police nationale et la Garde civile sont passées à l’action. A Barcelone et, symbole oblige, à Gérone, le bastion du président indépendantiste Carles Puigdemont, à une centaine de kilomètres au nord. La Garde civile a encerclé le centre sportif où il devait voter, repoussant la foule non sans bousculades, puis elle a forcé les portes pour saisir les urnes, devant des militants qui entonnaient un hymne de la résistance antifranquiste, l’Estaca, le poing levé, selon des images de l’AFP.

Hymne catalan

Au même moment à Barcelone, Marc Carrasco, 52 ans, en charge du bureau de vote Ramon Llull, racontait nerveusement la scène qu’il venait de vivre. «Ils ont emporté six ou sept urnes… Ils sont entrés en défonçant la porte… Nous étions à l’intérieur en chantant l’hymne catalan et nous entendions des coups très violents sur la porte». Des images tournées par des amateurs montrent également des pompiers être frappés par des policiers alors qu’ils tentaient de protéger les manifestants (voir viédo ci-dessus).

«Ils ont pris les urnes par la force… et ils les arrachaient littéralement pendant que nous continuions à chanter «Els Segadors», l’hymne catalan, et à crier Vive la Démocratie», a-t-il ajouté. En sortant, les policiers se sont trouvés face à plusieurs centaines de militants assis qui leur ont coupé la route, et ils ont chargé, selon des témoins.

«Ce n’est pas normal dans une démocratie»

Ils ont tenté de les disperser par des tirs de sommation «mais comme ils ont vu que cela ne faisait rien, ils ont utilisé ça», a déclaré à l’AFP Jon Marauri, un secouriste de 22 ans, en montrant des balles en caoutchouc. Selon lui la rue, aux abords du centre, était pleine de gens, environ 500 personnes.

Un témoin, David Pujol, 37 ans, a montré une blessure à la jambe reçue au cours de cet affrontement et une journaliste de l’AFP a vu un deuxième blessé dans une ambulance.

«Nous étions en train d’aider un gars qui était blessé ici et à ce moment la police a de nouveau tiré des balles de caoutchouc et j’ai été blessé à la jambe», a-t-il raconté. «Je me sens très fâché, ce n’est pas normal dans une démocratie», a déclaré David Pujol, venu de l’île de Majorque.

 

 

Espagne : «La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», s’alarme Julian Assange

Les tentatives de Madrid de blocage des applications facilitant la tenue du référendum en Catalogne constituent une véritable «guerre sur internet» selon Julian Assange, qui a lancé un appel appuyé afin de lutter contre ces mesures.

Julian Assange, le célèbre fondateur du site Wikileaks, s’est invité à sa manière dans la campagne du référendum sur l’indépendance de la Catalogne, qui doit se tenir le 1er octobre malgré son interdiction par la justice espagnole. Impitoyable défenseur de la liberté d’expression, le lanceur d’alerte s’est insurgé contre les mesures prises par Madrid pour tenter d’empêcher la tenue du scrutin, ciblant particulièrement les mesures de censure dans le domaines des télécommunications.

«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», a écrit Julian Assange sur Twitter, le 30 septembre. «Les habitants et le gouvernement [de la région de Catalogne] utilisent internet pour organiser le référendum d’indépendance de dimanche [1er octobre], tandis que les services espagnols de renseignement gèlent les télécommunications et se livrent à la censure de centaines de sites, de protocoles, etc…», a détaillé le célèbre lanceur d’alerte.

S’appuyant notamment sur des informations relayées par le journal catalan El Nacional le 29 septembre, Julian Assange a dénoncé l’intrusion de la garde civile espagnole dans un bâtiment de télécommunications de Barcelone, qui visait à bloquer 29 applications que le gouvernement catalan comptait utiliser pour organiser le vote et compter les voix.

J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens à révéler les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols

Une mesure qui a révolté le lanceur d’alerte et contre laquelle il souhaite faire naître une mobilisation internationale : «J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens où qu’ils soient, à nous aider à révéler, puis à contourner les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols.»

Madrid, qui n’a pas autorisé le scrutin, cherche par tous les moyens à empêcher son organisation. La justice espagnole a notamment demandé au géant américain Google de désactiver une application expliquant comment et où se rendre pour voter.

Source : RT

Europe, la dictature en marche : 38 blessés lors d’affrontements avec la police en Catalogne

Charges de la police, électeurs traînés au sol : premières images du vote en Catalogne.

Malgré l’interdiction du scrutin décrétées par Madrid, les Catalans ont gagné les bureaux de vote pour s’exprimer sur l’indépendance de leur région. La police a été déployée en masse pour tenter de déloger des électeurs qui restent déterminés.Sur Twitter, les premières images du référendum pour l’indépendance de la Catalogne, interdit par les autorités espagnoles, attestent de la tension qui règne autour de ce scrutin.

Le 1er octobre, des électeurs catalans se sont en effet massés en bloc devant les portes d’un bureau de vote, la police tentant difficilement de les en déloger.

Comme en attestent les images, les forces de l’ordre, vêtues de tenues anti-émeutes, ont été déployées en nombre dans la région.

Plusieurs charges ont eu lieu afin d’écarter les électeurs des bureaux de vote, malgré les protestations de ces derniers.

Dès 9h, le ministère espagnol de l’Intérieur a publié les photos d’urnes qui avaient été saisies, laissant présager de sa détermination à empêcher la tenue du référendum.

 

Les autorités catalanes ont de leur côté réitéré leur appel à voter sur l’indépendance de la région, assurant aux électeurs qu’ils pourraient se rendre dans n’importe quel bureau de vote ouvert en Catalogne.

Source : RT

Catalogne Après le durcissement du rapport de force entre Madrid et les indépendantistes, Mariano Rajoy appelle ces derniers à renoncer au scrutin.

L’Espagne doit faire face aux velléités indépendantistes de la Catalogne.

Pour le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, il faut que les indépendantistes «disent qu’il n’y aura pas de référendum, ils savent qu’il n’aura pas lieu». (Samedi 23 septembre 2017)

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a appelé samedi les indépendantistes catalans à reconnaître que le référendum d’autodétermination «n’aura pas lieu». Il invoque plusieurs mesures gouvernementales ayant porté un coup sévère à l’organisation du scrutin.«Le plus judicieux, le plus raisonnable et le plus démocratique aujourd’hui serait d’arrêter. Qu’ils (les indépendantistes, ndlr) disent qu’il n’y aura pas de référendum, ils savent qu’il n’aura pas lieu», a déclaré Mariano Rajoy aux membres de son parti conservateur, le Parti Populaire (PP), lors d’un déplacement à Palma de Majorque, aux Baléares.

Selon lui, les responsables indépendantistes catalans «sont responsables de ce qui se passe. Aujourd’hui ils savent en outre que l’Etat de droit a empêché le référendum, ils le savent, ils en sont pleinement conscients».

«Mise sous tutelle» policière

Le gouvernement espagnol est par ailleurs allé plus loin dans les mesures samedi. Le ministère de l’Intérieur a en effet déclaré qu’il voulait coordonner toutes les forces de police dans la région de Catalogne en vue d’empêcher ce référendum qui doit se tenir le 1er octobre.

Cela inclut les «Mossos d’Esquadra», la police catalane d’ordinaire sous le contrôle du ministère de l’Intérieur du gouvernement régional catalan. Son responsable, Joaquim Forn, a dénoncé une tentative de Madrid de prendre le commandement des forces qu’ils (les indépendantistes, ndlr) n’«accepteront» pas. Son ministère envisage désormais des mesures judiciaires contre «cette ingérence de l’Etat», a indiqué Joaquim Forn sur Twitter.

Cette semaine, Madrid a lancé une vaste opération policière et judiciaire en Catalogne, compliquant l’organisation du référendum d’autodétermination, déclaré anticonstitutionnel par le gouvernement central. Plusieurs organisateurs de ce référendum sont poursuivis pour désobéissance, détournement et abus de pouvoir.

Renforts policiers

Sur le plan judiciaire, un procureur espagnol a demandé l’ouverture d’une enquête pour «sédition», délit passible de prison, après des manifestations contre une opération policière à Barcelone au cours desquelles des gardes civils avaient été chahutés.

Vingt-quatre personnes soupçonnées de préparer le vote ont été condamnées par la Cour constitutionnelle à payer chacune, selon les cas, 6000 ou 12’000 euros par jour «jusqu’à ce qu’elles respectent les résolutions» de la justice. Le ministre espagnol de l’Intérieur a prévenu par lettre le gouvernement catalan de l’envoi de renforts de la police nationale et de la Garde civile qui «interviendraient si le référendum illégal était maintenu».

S’ils reconnaissent que ces mesures ont porté un coup très sévère à la préparation du scrutin, les indépendantistes catalans restent toutefois mobilisés. Le président de la région de 7,5 millions d’habitants, Carles Puigdemont, a posté sur Twitter samedi un nouveau lien répertoriant les lieux où les Catalans pourront voter le 1er octobre, alors que les précédents avaient été retirés d’internet.

Dans les rues de Barcelone, les manifestations s’étaient calmées, samedi. Plusieurs dizaines d’étudiants s’étaient rassemblés dans un bâtiment de l’université de la capitale administrative et économique de la Catalogne, sans que des regroupements importants n’aient lieu dans les rues. (ats/nxp)

Attentat de Barcelone : la police espagnole a retrouvé le passeport d’un des terroristes (Encore un) !

72 heures après les attentats de Barcelone, toutes les pistes sont en train d’être exploitées par les services espagnols de renseignement. Pour l’heure, le passeport d’un des assaillants a été retrouvé dans un véhicule utilisé par les terroristes et un Imam, d’origine marocaine, est activement recherché

72 heures après les attentats meurtriers qui ont fait plus de 13 morts à Barcelone, des détails surgissent petit à petit. Ce samedi, les services de renseignement espagnols ont livré quelques informations sur l’identité des assaillants. L’un d’eux s’appelle Younes Abouyaaqoub.

L’homme a complètement disparu des radars. Il est en ce moment introuvable. Son nom est placé en tête de liste des personnes les plus recherchées après les attentats de Barcelone. D’après les services de renseignement espagnols, Younes Abouyaaqoub serait l’auteur matériel des attentats.

« Driss Oukabir arrêté »

D’après les services de renseignements espagnols, Younes avait loué deux fourgonnettes Fiat qu’il est allé récupérer à Sabadell, non loin de Barcelone, avec un membre de la cellule. Une des fourgonnettes a été utilisée dans les attaques de Las Ramblas de Barcelone. Elle avait comme numéro d’immatriculation : 7082 JWD. Younes avait assuré le paiement, mais la fourgonnette a été louée au nom de Driss Oukabir, un jeune homme de 28 ans.

D’après le média espagnol El Diario, Driss Oukabir a été arrêté lorsqu’il s’est rendu au commissariat pour signaler que son identité avait été usurpée, après la diffusion de ses photos par les médias. Son frère Moussa, âgé de 17 ans, a été abattu par les Mossos d’Escuadra (la police catalane, ndlr) lors des attentats de Cambrils.

« L’Imam de Ripoll au cœur des enquêtes »

Toujours d’après El Diario, la seconde fourgonnette louée à Sabadell a été louée au nom de Younes. Ce véhicule a été utilisé le jour des attentats aux environs de 19H00 dans la localité de Vic. Le troisième véhicule loué a été un Renault Kangoo. La location avait été faite par Mohamed Hichami. La location de cette troisième voiture a été faite à Parets del Valles.

Au moment où l’enquête suit son cours, un autre nom surgit. C’est celui d’Abdelbaqi Es Satty, l’Imam de Ripoll. L’homme, sorti de prison le 5 janvier 2012, aurait des liens avec les terroristes. Pour le moment, l’Imam reste introuvable et son domicile a été perquisitionné par les services de renseignement espagnols.