Economie : Quand la finance spécule sur les catastrophes naturelles

Je le disais et le répète :

« L’ETRE HUMAIN FINIRA PAR MONETISER SA PROPRE EXTINCTION »

Ca y est, on y est et on est en plein dedans !

Quand la finance spécule sur les catastrophes naturelles.

Les cat bonds, ce sont de nouveaux produits financiers qui spéculent sur les risques d’ouragan ou de tsunami.

C’est à peine croyable, mais il est aujourd’hui possible de spéculer sur les catastrophes naturelles, de gagner de l’argent sur les marchés selon qu’un tremblement de terre, un tsunami, un ouragan ou un typhon frappe ou non. On appelle ces nouveaux produits financiers, les cat bonds. Rien à voir avec des chats. « Cat », c’est pour catastrophes, « bonds » signifie obligation.

Des produits financiers risqués

Pourquoi ces cat bonds ? Les catastrophes naturelles au cours du XXè et du XXIè siècle n’ont cessé d’augmenter et leur coût a explosé. Par exemple, le tsunami au Japon, le 11 mars 2011, aurait coûté 150 milliards d’euros, l’ouragan Sandy dans l’Atlantique Nord, le 22 octobre 2012, 50 milliards d’euros. Comment ça marche ? Par exemple, un assureur émet des cat bonds pour couvrir les risques d’un ouragan et des investisseurs les achètent. Ces cat bonds sont des produits financiers risqués pourtant ils sont très populaires, car les rendements sont élevés, plus de 10% par an.

Il y a spéculation sur les denrées alimentaires, ce qui engendre des famines dans les pays les plus défavorisés.

(La spéculation alimentaire c‘est un enfant qui meurt de faim toutes les six secondes. L’agriculture mondiale dans l’étape actuelle de son devenir pourrait nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains et un enfant qui meurt de faim aujourd’hui est un enfant assassiné !).

Il y a la spéculation sur la faillite d’un pays comme cela a été le cas pour la Grèce, ce qui engendre chaos et misère sociale.

(C’est pendant les crises financières les plus profondes que les grandes banques d’affaires, comme cela est le cas par exemple pour Goldman Sachs, font le plus de profits.)

Il y a maintenant la spéculation sur les catastrophes naturelles.

Mais jusqu’ou iront la cupidité et l’indécence humaine ? On dit que l’homme est un loup pour l’homme mais ce n’est pas vrai, les loups ne se dévorent pas entre eux, en ce qui nous concerne cela va bien au delà !

Le document vidéo qui suit résume ces trois aspects de la spéculation :

  • Spéculation sur les catastrophes naturelles (Source France Infos TV).
  • Spéculation sur la faillite d’un pays, la Grèce (Source France 5).
  • Spéculation alimentaire. (Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde).

Et qui va inexorablement mener notre civilisation à sa perte sauf si les consciences se réveillent et se lèvent comme un seul homme pour une insurrection globale.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Jean Ziegler, Destruction Massive : Les responsables de la spéculation alimentaire devraient être transféré devant un tribunal de Nuremberg pour crimes contre l’humanité

Préambule :

«Toutes les 5 secondes, un enfant en dessous de 10 ans meurt de faim; 37 000 personnes meurent de faim chaque jour et, sur les 7 milliards de personnes que nous sommes, presque un milliard sont en permanence sous-alimentés. L’agriculture aujourd’hui pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains, quasiment le double de la population mondiale.

C’est-à-dire qu’aujourd’hui un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné.» Jean Ziegler (Ancien rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation).

Le crime organisé de la faim dans le monde !

Le droit à l’alimentation qui est un droit fondamental est celui qui est le plus brutalement, le plus cyniquement, le plus massivement nié et violé.

Il n’y a plus de fatalité aujourd’hui concernant la faim dans le monde et un enfant qui meurt de faim est un enfant assassiné.

Qui sont les criminels ?

En Afrique Orientale et suite à une terrifiante sécheresse, 12 millions d’êtres humains sont au bord de l’anéantissement par la faim. Les Nations Unies qui sont sur place doivent refuser des gens par centaines aux portes des 17 camps qui devraient accueillir tous ces gens.

Le programme alimentaire mondial qui est l’organisation mandatée par les Nations Unies pour apporter l’aide alimentaire nécessaire a perdu la moitié de son budget en l’espace de deux ans. La cause en est que les grands états industriels qui sont les cotisants de ce programme ne payent plus.

Ce sont les spéculateurs qui ayant ruiné les marchés financiers, connaissent à leur tour de grosses difficultés et doivent être soutenus à coup de dizaines de milliards.  Par conséquent, Paris, Londres et Berlin ne sont plus en mesure d’apporter leur contribution pour que le programme d’aide alimentaire puisse subvenir aux besoins de tous ces gens qui meurent de faim chaque jour.

Autrement dit, les spéculateurs qui ont ruiné les bourses du monde en 2002, en 2007 par avidité et par folie devraient être transféré devant un tribunal de Nuremberg et jugés pour crimes contre l’humanité parce que ces spéculateurs tuent par centaines de milliers.

Ces spéculateurs sont tenus par une poignée de 10 multinationales

Le monde pourrait être un Paradis si la cupidité de l’homme ne le détruisait pas chaque jour un peu plus.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Yémen : Guerre, famine et chaos, pourquoi ce silence assourdissant de la part de nos médias ?

Il faut savoir qu’au Yémen, un enfant meurt de dysenterie ou de malnutrition toutes les 10 minutes !

L’Arabie saoudite peut particulièrement remercier la France dans sa guerre contre les rebelles houtis au Yémen.

« Control Arms » une coordination d’ONG a dénoncé les puissances occidentales, la France en tête qui vend à Riyad des armes qui font d’innombrables victimes civiles au  Yémen.

En France, pas de pleureuse médiatique et gouvernementale pour le Yémen. Ce conflit qui secoue ce pays et dans lequel la France est indirectement impliquée par ses ventes d’armes à l’Arabie Saoudite semble oublié du monde.

Mais qui s’intéresse aux yéménites ?

Affamés, meurtris, sans ressources, sans infrastructure, ils subissent les conséquences terribles d’une guerre civile qui les anéantit.

Dans un pays pauvre soumis à une guerre conduite par l’Arabie Saoudite et armée par l’occident, la population souffre de carences alimentaires graves.

Des écoles, des hôpitaux ont été détruits, des villes anéanties dans le silence des médias Mainstream.

Stéphane Guibert / Finalscape

Comprendre l’origine des conflits entre chiite et sunnite :

Lorsque l’on évoque le Proche et le Moyen-Orient, ces mots reviennent sans cesse. La Ligue arabe est composée essentiellement de pays sunnites, l’Iran est la grande puissance chiite, le clan de Bachar el-Assad représente la minorité alaouite de Syrie… Quelles sont les différences entre ces branches de l’islam ? Petit tour d’horizon.

1. Entre chiites et sunnites un… schisme en 632

Tant que le prophète Mahomet est en vie, l’islam ne forme qu’un seul et même courant. En 632, à sa mort, des divergences de vue apparaissent.

Les chiites et les sunnites ne lui reconnaissent pas le même successeur. Ceux qui choisissent Ali, gendre du prophète, deviendront les chiites, tandis que ceux, majoritaires, qui préfèrent suivre Abou Bakr, compagnon de Mahomet, deviendront les sunnites.

2. Une organisation du clergé très différente

Les chiites reconnaissent 12 imams, réputés infaillibles dans l’interprétation du Coran. Parmi ces 12 imams se trouvent les deux fils d’Ali. Les chiites croient que le douzième imam reviendra à la fin des temps pour juger les hommes.

Pour les chiites, le Coran est une œuvre humaine, alors que pour les sunnites il a un caractère divin. Au-delà du Coran, les sunnites sont également fidèles à la « sunna », les faits et gestes de Mahomet. À travers la sunna, les sunnites tentent d’imiter le Prophète. Ils considèrent que l’Histoire est prédéterminée, alors que les chiites accordent plus d’importance à la liberté individuelle.

Le chiisme se distingue également du sunnisme par l’existence d’un clergé très hiérarchisé. Alors que les sunnites acceptent que l’autorité politique et religieuse soit fondue dans une même personne (comme au Maroc où le roi est commandeur des croyants), chez les chiites le pouvoir politique doit compter avec le pouvoir, distinct, des autorités religieuses (les ayatollahs en Iran, par exemple).

3. Les sunnites ultra-majoritaires

Les sunnites constituent le courant majoritaire, et même très largement majoritaire, de l’islam. Dans le monde, les musulmans se divisent entre environ 85% de sunnites contre 15% de chiites.

Les chiites sont toutefois majoritaires en Iran, en Irak (de peu) et au Bahreïn.

Au Liban, les chiites sont aussi devenus récemment la communauté majoritaire (ils sont maintenant plus nombreux que les chrétiens et les musulmans sunnites).

Avec environ 20% de chiites, le Pakistan compte aussi un grand nombre de disciples d’Ali.

4. Les kharidjites, les alaouites, les druzes : de petites branches dissidentes

Le kharidjisme est une secte qui s’est constituée en 660. Comme le chiisme, elle est apparue au moment des querelles de succession après la mort de Mahomet. Les kharidjites ont reproché à Ali de s’en remettre à une décision humaine et non divine pour décider qui allait diriger la communauté. C’est d’ailleurs un kharidjite qui a assassiné Ali. Cette tradition est présente chez les Berbères du Maghreb.

Les alaouites sont une branche dissidente du chiisme, alaouite signifiant « partisan d’Ali ». Ils considèrent ce dernier comme l’incarnation de Dieu sur terre. Beaucoup moins rigoristes que les kharidjites, ils prient chez eux et boivent de alcool. Très peu nombreux, ils sont au pouvoir en Syrie, à travers le clan el-Assad.

Les alaouites partagent avec une autre communauté, celle des druzes, l’habitude de garder leurs rites secrets. Répartis entre le Liban, le Nord d’Israël et la Syrie, les 500 000 druzes pratiquent une religion non prosélyte : si l’on ne nait pas dans une famille druze, on ne peut devenir druze. Formant une branche « hérétique » du chiisme, à forte dimension ésotérique, les druzes croient que Dieu se manifeste périodiquement sous une forme humaine.

 

Coup de Gueule : Trois mois de prison ferme pour avoir volé une bûche de chèvre !

Trois mois de prison ferme pour avoir volé une bûche de chèvre car il avait faim !

Un homme de 22 ans a été condamné à trois mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Toulouse pour avoir volé une bûche de fromage de chèvre dans un magasin d’alimentation.

L’inculpé affirme que n’ayant pas mangé depuis trois jours c’est la faim qui l’a poussé à commettre cet acte que la loi sanctionne.

On serait alors tenté de penser à juste titre d’ailleurs que la loi fait deux poids deux mesures ! En effet :

Si une bûche de fromage de chèvre coûte en privation de liberté une période de trois mois, combien d’années voir même de siècles devrait coûter l’argent caché et blanchi dans des paradis fiscaux par des multinationales pour ne citer qu’elles ? Car cela revient à voler l’argent devant être versé à l’état en tant qu’impôt.

Bonjour l’égalité de traitement !

Je vous propose deux documents dédiés à cette triste affaire :

  • Le magistral coup de gueule de Kayser Dantès
  • Dérision mais tellement vrai, ce sketch de Patrici Luchini qui relatait un événement similaire, un jeune homme qui avait volé des pâtes alimentaires et du riz pour se nourrir avait été condamné à deux mois de prison ferme.

La moralité dans tout ça et comme le disait Jean de La Fontaine :

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cours vous rendront Blanc ou Noir »

Stéphane Guibert / Finalscape

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