Suisse : Évacuation de 52 migrants de la salle de Grand-Vennes

Lausanne Vendredi vers 17h, le Collectif  New Life a investi la salle de gym pour la nuit. Ils ont été évacués vers 20h30, sans solution de repli.

À rester 30 minutes dehors ce vendredi soir, à recueillir les versions du Collectif New Life et de la police de Lausanne, on a les mains qui gèlent, l’encre du stylo qui se fige. Pas étonnant, le thermomètre indique -3 degrés. C’est pourtant à cette température qu’auront dû dormir les quelque 80 personnes (une soixantaine selon la police) qui avaient investi la salle de gym de Grand-Vennes dans l’espoir d’y trouver un gîte pour la nuit.

C’est par décision de la Municipalité que les occupants ont été évacués, après une courte entrevue avec le chef du Service des écoles, par «plus de vingt policiers», articule Sébastien Jost, porte-parole de la police de Lausanne. «Un responsable est arrivé vers 19h30 escorté par des policiers en civil et nous a dit: «C’est comme ça, la décision est prise», rapporte un des membres du collectif. Nous n’avons pas pu discuter, ils nous ont forcés à sortir.» Sébastien Jost confirme: «Ces personnes souhaitaient passer la nuit ici, mais la salle est en exploitation. Notre but est qu’ils partent dans le calme.» Les lieux doivent accueillir ce week-end un tournoi de football et plusieurs centaines de sportifs et de spectateurs, justifie la Municipalité, qui déposera une plainte pour violation de domicile.

Interrogé sur les solutions qui s’offrent aux refoulés, alors que les structures lausannoises d’accueil sont saturées, Sébastien Jost indiquait vendredi soir que « la Municipalité est en train de réfléchir à des solutions d’hébergement d’urgence ». C’est pour pallier le manque actuel que le Collectif New Life s’est constitué entre jeudi et vendredi, indique un de ses membres. «Nous sommes plusieurs à nous être mobilisés à cause du froid. Pour cette nuit, c’est râpé. On est dehors.» (24 heures)

Voir aussi sur le site de la Tribune de Genève

 

Suisse : Pour Cesla Amarelle, la sécurité des terroristes est plus importante que celle des Suisses ?

Cet article qui avait été publié en 2015 suscita de vives réactions dans le public et bien que cet avis n’ait que peu évolué depuis, voici un commentaire publié récemment sur le site source :

En relation avec les commentaires qui seront probablement virulents sur les réseaux sociaux, une analyse de cet article sera publiée dans un prochain billet.

Stéphane Guibert

A virer d’urgence !
Ce sont les cinglés comme elle qu’il faut éradiquer : ces gens-là détruisent nos pays et nos vies et en plus, ces monstres sont nourris gratuitement avec nos impôts.
On a les mêmes malades mentaux en France – je suis franco-suissesse – et on le paye vraiment très cher ! J’ai lu récemment que le seul pays qui n’a plus connu d’attentat terroriste islamique depuis 30 ans est un pays où ils « torturaient » les coupables – désolée e ne plus savoir le nom du pays concerné, je crois que c’est en Asie. Sachant ce qu’ils risquaient ils n’ont pas recommencé !
Chez nous ce laxisme frôle la complicité des dirigeants. Faut-il qu’un membre de la famille d’un gros ponte se fasse massacrer pour qu’il reconnectent leurs quelques neurones… s’il leur en reste car pour agir comme ils le font, on est en droit de se poser la question !!!

Italie : Des bombes contre les migrants, nous risquons actuellement la guerre civile

De Turin à Tarante, en passant par les régions « rouges » (ndt les régions politiquement à gauche) et le Latium, de plus en plus de bombes explosent près des centres d’accueil et des hôtels qui logent les migrants

Par Francesco Curridori

Du nord au sud, en passant par les îles, la révolte contre le business de l’accueil des migrants envahit toute la botte. Les bombes ou les cocktails molotov, mais également des armes plus rudimentaires sont les moyens les plus utilisés par les citoyens pour stopper l’arrivée des migrants dans leurs villages.

La Sardaigne, l’île où la crise économique favorise la révolte

Le cas le plus récent et le plus marquant s’est passé jeudi de la semaine passée devant le centre de premier accueil de Dorgali, dans la province de Nuoro. Par chance les 64 occupants ne furent pas blessés même si l’explosion a fait un grand trou à l’extérieur du bâtiment.  Ce n’est pas le premier cas en Sardaigne, en faitcette aversion envers les réfugiés a déjà connu deux précédents. Le 11 octobre passé, l’ex caserne de Monastir, dans la province de Cagliari, a subit un attentat incendiaire suite à la décision du préfet de mettre à disposition ce bâtiment pour en faire un centre d’accueil. La même chose s’est produite à Burcei, également dans la province de Cagliari, aux premiers jours de septembre, quand une maison privée qui devait accueillir 25 migrants a été dévastée. En novembre, à Buddusò, un village de 4.000 habitants, un complexe de tourisme rural qui devait héberger des réfugiés, a été pris pour cible et dévasté par une bombe artisanale.

Les Sardes ont dépassé le seuil de tolérance. Ils considèrent cet afflux de migrants comme une invasion en bonne et due forme, et ceci dans une région qui a un des plus haut taux de chômage d’Italie. Le seuil de tolérance est dépassé et a eu une répercussion telle sur le Partito Democratico (ndt, le PD est le parti gouvernemental), autant au niveau national que régional, que le 4 décembre dernier, la Sardaigne a enregistré le taux le plus élevé de Non au référendum constitutionel.

La majorité du président PD Francesco Pigliaru, toujours plus fragile s’est effondrée le 26 juillet à l’occasion d’un vote sur le tourisme, grâce à un amendement qui avait été proposé par Forza Italia. Cet amendement refusait que des fonds régionaux aillent aux hôtels qui, plutôt que recevoir les touristes, accueillent des migrants.

Devant une telle règle de bon sens, et grâce au vote secret, même des conseillers de la majorité ont pu voter conformément à leur sentiment d’apartenance sarde. Mais cela n’a pas suffit à calmer les esprits.

Le 30 juillet, à Sassari, une villa, qui devait devenir un centre d’accueil pour migrants, a été attaquée par quelques individus qui ont mis le feu aux matelas qu’on avait amené quelques jours plus tôt.

La colère des citoyens du Latium et du Nord de l’Italie

Et pourtant, la Sardaigne n’est pas un cas isolé. Le 25 juillet, à Rocca di Papa, aux porte de Rome, une bombe a été lancée contre le mur d’enceinte d’une structure d’accueil destinée à héberger 500 Nord-Africains. En mai 2015,  toujours dans la province de Rome, des habitants de Marino, avaient fait irruption dans un immeuble qui, sur décision de la préfecture, avait été choisi pour loger 78 réfugiés.

D’autres faits similaires se produisent aussi dans le Nord. En Vénétie, il y a environ une semaine, des jeunes gens ont lancé trois feux de bengale contre le centre d’accueil extraordinaire « La Verdiana di San Vito di Legnago » dans la province de Vérone. Le 17 février de cette année, à Aselogna di Cerea, toujours près de Vérone, une bombe a explosé contre le portail d’une structure qui abrite une vingtaine de requérants d’asile. A la fin octobre 2016, à Prada di San Zeno di Montagnaun, un ancien hôtel a été touché par deux bombes artisanales. En décembre de la même année, au Frioul, une lettre de menace a été envoyée au syndic de Turriaco et une bombe incendiaire a été retrouvée dans les jardins de la rue du 5 Juin, à côté de l’ancienne caserne des carabiniers où devaient être accueillis 12 migrants.

Et, beaucoup plus récemment, des actes similaires se sont produits en Lombardie. Une attaque à coup de cocktails Molotov contre l’hôtel Eureka à Vobarno, (province de Brescia). Ces évènements ont eu lieu début juillet et ont provoqué un incendie qui a détruit le rez-de-chaussée de cet hôtel qui devait recevoir des requérants d’asile. La même méthode a été utilisée fin mars pour endommager une petite villa à Cumignano sul Naviglio (province de Cremona).

Même au Piémont il y a eu des conflits entre Italiens et migrants. En novembre 2016 des Turinois, exaspérés par une situation qui se dégrade de plus en plus, on lancé deux engins explosifs contre les bâtiment ex Moi, occupé depuis des années par des centaines de nord-africains lesquels sont tout de suite descendus dans la rue où il y a eu de très violents affrontements. En septembre, une enveloppe contenant un engin explosif a été envoyé à l’agence de Voyage 747 qui s’occupe d’organiser le rapatriements de migrants.

Dans les régions gouvernées par gauche, la colère contre les migrants monte au son d’engins explosifs

La « rouge Emilie » elle aussi a prouvé qu’elle n’en peut plus de cette arivée continue de migrants. Le 19 juillet, à Forli, deux bouteilles incendiaires ont été lancées sur le Cas (centre d’accueil extraordinaire), géré par la Croix Rouge qui hébergeait un seul migrant. En février, au centre d’accueil de Spadarolo, à Rimini, on a lancé des bouteilles : une vitre a été cassée et les ordures ont été éparpillées ce qui a sali les murs du bâtiment et le jardin. En mai 2016, à Parme, le siège d’un centre d’accueil pour réfugiés où vivaient une vingtaine de personnes, avait aussi été pris pour cible.

Dans les Marches, la plupart des agressions ont eu lieu en 2016, l’année où, à Fermo, Emmanuel Chidi a été tué suite à une dispute. Avant cet épisode, déjà une certaine intolérance montait face à l’arrivée continuelle de migrants. Cela s’est vérifié dans les premiers jours de mai avec un incendie volontaire contre l’hôtel Mark à Frontignano, qui était fermé depuis 10 ans et devait accueillir des réfugiés.

A Montottone, un petit village de la province de Fermo, une bombe a explosé devant l’église Santa Maria à l’endroit où sont accueilli les réfugiés. L’auteur de ce geste avait déjà sévi en avril à San Marco alle Paludi di Fermo.

Au Sud de l’Italie

Si on descend dans le sud de l’Italie, la situation n’est pas différente. En Calabre, à San Fernadino, un incendie probablement volontaire s’est déclaré début juillet dans un village de tentes. Toujours à San Fernandino, entre le 10 décembre et le 3 janvier 2016, 6 nord africains ont été agressés aux alentours de la date anniversaire de la révolte de Rosarno.

Dans les Pouilles, le dernier épisode de violence a eu lieu début juin quand une bombe a explosé près d’un centre d’accueil extraordinaire à Ginosa (province de Tarente).

 

Source : ilgiornale.it 

Traduction D. Borer pour les observateurs.ch

Italie, vendredi 14 juillet 2017: 4400 migrants en un jour

Plus de 4,400 migrants ont débarqués en Italie vendredi 14 juillet 2017, après avoir été secourus au Sud de la Méditerranée.

Le gouvernement Italien, voulant stopper ce flux de migrants  dans le pays, demande de respecter un « code de conduite » aux organisations non gouvernementales opérant en Méditerranée.

Le ministère de l’Intérieur constate qu’au 13 juillet, environ 86,123 migrants ont débarqués en Italie, depuis le début de cette année. En hausse de 10 pour cent pour la même période de 2016.

Les ONG (Organisations Non Gouvernementales) ont critiqué ces codes de conduite, disant qu’il sera plus difficile d’aider les migrants s’enfuyant de la pauvreté et de la guerre.

Une porte-parole de Nations unies, déclare que l’Italie a besoin de plus d’aide traitant de la crise.

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More than 1,400 migrants disembarked in Italy on Friday, the first of more than 4,400 who are expected to come ashore during the day after being picked up by rescue boats this week in the southern Mediterranean.

Their arrival comes as the Italian government, looking to stem the flow of migrants into the country, has drawn up a draft code of conduct for non-governmental organisations operating in the Mediterranean.

The interior ministry said that up until July 13, some 86,123 migrants had come to Italy so far this year, up 10 percent on the same period in 2016.

While NGOs have criticised plans for a code of conduct, saying it will make it more difficult to help migrants fleeing poverty and war, a United Nations spokeswoman said Italy needed more help dealing with the crisis.

“Basically, in Italy we need more solidarity from the rest of the European Union. In Libya we need more stability, but we also need across all of Africa better investment in order to help people (there),” said Carlotta Sami, spokeswoman for the United Nations refugee agency, the UNHCR.

« Nous sommes envahis »

En Sicile, un maire refuse l’installation de nouveaux migrants dans sa commune.

Italie, Sicile: Scène de guerre au marché de Fera entre Italiens et migrants africains

Scènes de guerre civile au marché de Fera O’ Luni (marché du lundi).

Deux factions de vendeurs, une composée d’Italiens et l’autre d’Africains, se sont battues à coups de bâton. Un marchand s’est même lancé sur la foule avec un camion, risquant de causer une tuerie.

Scènes de guerre civile au marché de Fera O’ Luni (marché du lundi).

Deux factions de vendeurs, une composée d’Italiens et l’autre d’Africains, se sont battues à coups de bâton. Un marchand s’est même lancé sur la foule avec un camion, risquant de causer une tuerie.

Cette info n’étant issue d’aucun média officiel elle doit être traitée avec précautions.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

France : Rixe entre migrants africains à Calais: 16 blessés dont un grave

Une rixe opposant une centaine de migrants africains, des Érythréens face à des Éthiopiens, a fait samedi après-midi seize blessés, dont un grave, dans la zone industrielle de Calais, a-t-on appris auprès de la préfecture du Pas-de-Calais.

« Au total, il y a seize migrants hospitalisés, 15 pour des blessures légères et l’un plus gravement à la tête, avec un pronostic réservé », a indiqué à l’AFP le directeur de cabinet de la préfecture Étienne Desplanques.

Une dizaine de personnes ont été interpellés, essentiellement des Érythréens.

« Vers 15H30, la situation est redevenue sous contrôle », a-t-il ajouté, alors que les migrants, armés de pierres et de bâtons, avaient commencé à en découdre vers 13H15 samedi.

Pour éviter tout nouveau débordement, des renforts de CRS ainsi que des agents de la BAC de Boulogne-sur-mer ont été amenés sur les lieux afin « d’assurer le bon déroulement de la distribution des repas » dans la zone industrielle de Calais et pour garantir « la sécurisation du centre-ville », selon M. Desplanques.

Selon le sous-préfet du Pas-de-Calais, Vincent Berton, qui a effectué un point-presse sur les lieux, les blessés ont été évacués vers les hôpitaux de Calais, Boulogne-sur-Mer et Dunkerque.

« Les rixes entre Éthiopiens et Érythréens ont commencé vendredi soir dans le secteur de la zone des Dunes, avec plusieurs interventions de CRS pour les disperser », a déclaré M. Berton à un correspondant de l’AFP. Ces bagarres ont fait neuf blessés légers, selon la préfecture du Pas-de-Calais.

Vendredi, dans la zone où ont lieu les distributions de repas effectuées par les associations, il y a eu une opposition entre les communautés érythréennes et éthiopiennes « composés de groupes d’environ 50 personnes de chaque camp », selon M. Berton. « Ça a repris en début d’après-midi sur le même secteur pour un motif inconnu », a-t-il précisé.

Selon un correspondant de l’AFP présent sur place samedi après-midi, le sol était jonché de pierres.

Philippe Mignonet, maire adjoint de Calais en charge de la sécurité, a regretté une « escalade » de la violence, alors que le tribunal administratif de Lille a ordonné lundi en référé une batterie de mesures d’aide à cette population, tout en écartant la réouverture sur place d’un centre d’accueil d’urgence.

« Les événements de ces dernières douze heures montrent que le maire a raison de faire appel (de la décision de la justice administrative, ndlr). L’autorisation de donner des repas à longueur de journée crée des attroupements et des tensions », a dit M. Mignonet.

Selon différentes sources, les migrants, qui aspirent à rejoindre l’Angleterre, seraient actuellement entre 400 et 600 dans le Calaisis

© 2017 AFP

Rien n’est plus rentable que la détresse humaine : 71 Migrants, hommes, femmes et enfants retrouvés morts dans un camion abandonné en Autriche

Au lendemain de la découverte de cadavres dans un camion abandonné en Autriche, le bilan ne cesse de s’alourdir. La police évoque ce vendredi 71 migrants, probablement des Syriens. Trois personnes ont été arrêtées en Hongrie.

Alors que les premières estimations faisaient état de 20 à 50 corps, ce sont finalement 71 migrants qui ont été retrouvés morts dans un camion abandonné sur une autoroute autrichienne. Le porte-parole de la police locale a confirmé ce vendredi ce terrible bilan, détaillant ainsi: 59 hommes, huit femmes et quatre enfants « dont une fillette âgée d’un ou deux ans » et « trois garçons de 8,9, 10 ans ». Selon l’officier, le groupe était « probablement » constitué de réfugiés syriens. Le comptage de 71 cadavres a été rendu très difficile par l’état de décomposition avancée des corps, entassés les uns sur les autres.

Parallèlement, la police annonce que trois personnes ont été arrêtées en Hongrie. Elles sont suspectées d’avoir un lien avec la macabre découverte, le camion étant abandonné à la frontière avec l’Europe de l’est. « Pour le moment, trois personnes ont été arrêtées en Hongrie, et nous pensons qu’il s’agit du fil conducteur vers les auteurs » du crime, a déclaré le porte-parole de la police. L’une est un Bulgare d’origine libanaise, qui serait le propriétaire du véhicule. Les deux autres -un Bulgare et un homme porteur de papiers hongrois- sont « presque certainement les chauffeurs » du camion.

Le camion de 7,5 tonnes immatriculé en Hongrie portait le logo d’une entreprise de volaille slovaque.

Les causes des décès pas encore établies

Jeudi, un employé de la société d’autoroute avait remarqué que de l’eau s’écoulait de manière anormale du véhoicule, stationné sur une aire de l’autoroute A4, à proximité du village de Parndorf. Alertée, la police locale était intervenue. En fait d’eau, il s’agissait du liquide lié à la décomposition des cadavres. Une odeur putride s’échappait du camion. Les cause du décès n’ont pu être pour l’heure établies. On évoque la thèse de l’asphyxie. Les migrants étaient apparemment morts depuis un certain temps.

Une conversation à glacer le sang entre des trafiquants de migrants du camion retrouvé en Autriche en Août 2015.

  • Metodi G :

Le chauffeur veut remplir le réservoir et leur donner de l’eau, mais il dit qu’il n’ose pas ouvrir les portes parce qu’ils s’échapperaient dans les champs.

  • Samsoor L :

Non, non, il ne faut pas qu’il ouvre les portes, si non, ils vont tous s’échapper !

  • Metodi G :

Oui je sais. Mais comment faire pour leur donner à boire ?

  • Samsoor L :

Il ne peut pas. Dis-lui de continuer à rouler. Et s’ils meurent, qu’il les décharge dans une forêt en Allemagne.

Les 71 migrants mourront asphyxiés « dans des conditions atroces », d’après l’autopsie. Lorsque ceux-ci commencent à étouffer et à crier le chauffeur du camion appelle ses complices :

  • Le chauffeur :

Ils n’arrêtent pas de crier. Tu n’as pas idée de ce qui se passe ici. Je crois qu’ils manquent d’air. La police risque de les entendre à la frontière… Je fais quoi ?

Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung vient de révéler ce récit des événements.

  • Metodi G :

Il dit que les femmes et les enfants pleurent.

  • Samsoor L :

Ils vont se faire foutre. Qu’il leur dise qu’il préfère les laisser mourir (plutôt que d’ouvrir les portes).

  • Metodi G :

Je lui ai dit (au conducteur) qu’il peut seulement remplir le réservoir et continuer.

  • Samsoor L :

Qu’il leur dise qu’il ne peut pas ouvrir les portes, même s’ils vont mourir.

La police a retrouvé leurs cadavres en décomposition, ils avaient tenté de faire des trous dans la tôle et d’arracher l’isolation en caoutchouc.

Les 12 complices son jugés et risquent la réclusion à perpétuité pour « Homicide aggravé par une cruauté particulière ».

Quand on exploite la misère, les perdants sont toujours les plus démunis.

Pour rappel : Manipulation par l’émotion, l’affaire du petit Aylan Kurdi en est un parfait exemple

Parmi les 10 stratégies de manipulation des masses il y a celle qui fait appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion.

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

Pour Rappel :

Le monde pleure aujourd’hui du sort et des conditions atroces des syriens. La photo de ce jeune enfant est venu sortir de leur léthargie tous ces matrixés en mal d’humanisme obscène. Mais il faut le dire aussi froidement que le cliché de ce petit corps à peine refroidi, l’orchestration de cette prise de conscience internationale est une manipulation manifeste. Avec cette photo, nos élite internationales obligent le monde à pleurer alors qu’hier ils nous demandaient de les ignorer et qu’avant hier ils les bombardaient.

Ces larmes partagées avec ces meurtriers leurs permettent de se laver les mains sur leurs responsabilités d’hier mais aussi de justifier l’agenda de demain. Ceci constitue la plus grande manipulation manifeste de notre élite. L’onde de choc de ce cliché pris par une journaliste turque tombe à point nommé.

Un nouveau chapitre s’ouvre dans la guerre en Syrie. Effectivement, peut-on rappeler les déclarations de Vladimir Poutine qui a dit que la Russie allait renforcer son aide militaire à Bachar el-Assad mais aussi de mener une guerre totale à Daesh alors pensez-vous vraiment que cette prise de conscience des occidentaux sur le sort des syriens n’est pas programmée ?

Cette élite impérialiste a trouver en cette émotion leur alibi universel maintenant il est clair que d’une manière ou d’une autre l’OTAN ira défier la Russie avec le soutient de tous ces humanistes hypocrites …

Voir aussi :

Hier je postais un billet dénonçant l’instrumentalisation par les médias et la classe politique de la mort d’Aylan Kurdi, enfant noyé infligé en cinq colonnes à la une au grand public pour faire avancer la cause de l’immigration de masse de « réfugiés » partout en Europe.