France : Après la gifle infligée à Manuel Valls, on parle de violence. Mais quelle est la vrai violence aujourd’hui ?

Après la gifle infligée à Manuel Valls par le jeune Nolan Lapie lors d’un meeting en Bretagne, l’affaire c’est emballée tant dans les médias que sur les réseaux sociaux.

Manuel Valls était l’invité de Patrick Cohen sur France Inter dans le « 07 – 09 ».

Il parle de cette gifle comme d’un geste de violence qui est intolérable en démocratie. on se souviendra de la chemise déchirée lors de l’affaire Air France.

Le premier interlocuteur à intervenir se voit coupé d’antenne alors qu’il soutenait Nolan en précisant que tous les français aimeraient faire de même. Le candidat à l’élection présidentielle visiblement en campagne sur ce plateau n’a pas hésité à faire sa propre pub.

A l’heure ou ces lignes sont rédigées, le jeune Nolan Lapie a déjà été jugé et se trouve toujours en garde à vue.

Pendant que les politiques s’insurgent contre la violence, Tatiana Ventôse, animatrice de la chaîne Youtube « Le fil d’actu » relate de son côté un tout autre aspect de la violence :

Elle dit clairement que la gifle qu’à reçu le premier ministre Manuel Valls est une caresse en comparaison de la violence que fait subir son gouvernement aux citoyens, en effet :

  • Quand une caissière se fait renvoyer car elle a fait une fausse couche,
  • Quand des gens ont froid parce qu’ils n’ont plus les moyens de se payer le chauffage,
  • Quand des gens meurent de froid dans les rues parce qu’ils n’ont plus les moyens de se loger,
  • Quand on gaz des enfants et des manifestants pacifiques parce qu’ils refont le monde lors d’un rassemblement de « Nuit debout » ce n’est pas violent peut-être ?
  • D’ailleurs le jeune Nolan Lapie n’a-t-il pas été maîtrisé d’une manière violente ?

Les 49.3 à répétition, loi travail et la régression des acquis sociaux de plus d’un siècle, n’est-ce pas de la violence ?

Les gens du pays et les élites ne vivent pas dans le même monde !

Je voudrais à présent parler d’une autre forme de violence celle là même dont certains d’entre nous somme responsables, je veux parler de l’individualisme, de l’indifférence et de la désolidarisation de plus en plus marqués à notre époque.

Quand on passe à côté d’un SDF couché par terre et visiblement mal en point alors qu’il fait très froid et que sur les dizaines de passants qui l’évitent pour ne pas lui marcher dessus, pas un seul ne s’arrête ne serais-ce que pour lui demander ce qu’il a, n’est-ce pas là de la violence ?

Quand un entrepreneur qui n’est pas en mesure de payer son assurance parce que des clients n’ont pas honoré leurs factures, que pris à la gorge parce que manque de trésorerie, il risque de voir son entreprise être mise en liquidation, quand cet entrepreneur s’adresse dans un premier temps à un de ses amis pour lui venir en aide, que cet ami réalise puis diffuse sur les réseaux sociaux une vidéo évoquant le problème, quand cet ami met au point tout un réseau permettant aux gens d’être solidaires même en versant un euro symbolique et que le montant atteint représente tout juste la moitié du montant nécessaire alors que les 4000 Euros demandés, si chacun de celles et ceux qui avaient lu cette bouteille jetée à la mer avaient fait l’effort soit de venir directement en aide à cet entrepreneur soit en partageant tout simplement le message, quand on en arrive là, ne s’agit-il pas aussi d’une forme de violence ?

A ce sujet, je tiens à préciser qu’il n’est toujours pas trop tard et que l’on peut encore intervenir pour aider cet entrepreneur, Guy Poulain.

Il n’y a qu’à cliquer ici

Stéphane Guibert / Finalscape

Nucléaire : Asphyxié par le nucléaire, le groupe EDF dans la tourmente & Nucléaire : La politique du mensonge

Actualité chargée pour EDF : le tiers des 58 réacteurs français est aujourd’hui à l’arrêt, les anomalies se multiplient sur le parc et l’EPR de Flamanville a du plomb dans l’aile. Les signes de la faillite du nucléaire français se font toujours plus nombreux. Une nouvelle étude d’analyse financière sortie le 17 novembre vient enfoncer le clou : elle révèle une entreprise en très mauvaise santé financière qui minimise de graves problèmes.

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Déjà évoqué sur ce site, ce préoccupant problème du mauvais état du parc nucléaire Français met à l’arrêt un grand nombre de ces centrales et avec l’hiver qui pointe le bout de son nez, EDF risque de connaître un gros soucis pour l’approvisionnement de ses clients.

Pour commencer et pour rappel, ce que nous disait Tatiana Jarzabek de la chaîne Youtube « Le Fil d’Actu »

Stéphane Guibert / Finalscape

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Et pour terminer :

A voir ou à revoir aussi si les problèmes liés au nucléaire vous préoccupe :

Spécial investigation « Nucléaire : La politique du mensonge »

Durant trente ans, EDF a négligé l’entretien des 58 centrales nucléaires françaises. Selon la Cour des Comptes, le coût de la rénovation du parc électro-nucléaire s’élève aujourd’hui à 110 milliards d’Euros. La facture d’électricité des Français devrait donc continuer de grimper ces dix prochaines années. Le journaliste a enquêté sur le nucléaire français présenté par l’Etat comme sûr, propre, et bon marché. Il met notamment en lumière les problèmes de stockage des centaines de milliers de tonnes d’uranium appauvri à Bessines dans le Limousin, comme à Tricastin dans la Drôme, mais également les incidents de fusion des réacteurs de Saint-Laurent-des-Eaux dans le Loire-et-Cher, dissimulés par les autorités en 1969 et en 1980.

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>>> Revoir l’article <<<

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Tatiana Jarzabek de Fil d’actu nous propose de nous unir pour que les choses changent

Fondatrice de la chaîne Youtube « Le Fil d’Actu » et portée par le mouvement « Nuit debout », Tatiana Jarzabek prof de 28 ans nous propose de nous concerter et de nous unir afin que les choses changent. Une France sans politiques ?

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Les dix stratégies de manipulation de masses : Nous sommes au bord du précipice !

OUVREZ LES YEUX AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD CAR NOUS SOMMES AU BORD DU PRÉCIPICE !

by · 1 juin 2015

Vidéo en fin d’article

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

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Vidéos :

Tout d’abord, pour rappel ou pour toutes celles et ceux qui l’aurait manqué, le coup de gueule de Tatiana Jarzabek, fondatrice de la chaîne Youtube « Le Fil d’Actu » qui rappelle à l’ordre les gens qui n’auraient pas encore compris les rouages de notre système si bien élaboré pour nous endormir et nous asservir :

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Ensuite, pour celles et ceux qui auraient la flemme de lire pourtant le texte est à mon avis plus explicite.

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Stéphane Guibert / Finalscape

Tatiana Jarzabek, la prof frondeuse du Fil d’Actu nous demande de nous réveiller

Propulsée par Nuit Debout, Tatiana Jarzabek, 28 ans, présente Fil d’Actu, une émission « responsable et éthique » qui cherche à (re)donner du sens à l’information. Retour sur le parcours d’une « rebelle ».

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Tatiana Jarzabek est rousse, jeune et elle présente le JT. Pas celui de TF1, ni celui de France 2. Non, Tatiana est l’un des visages du Fil d’actu, une émission engagée, « responsable et éthique », diffusée sur YouTube. « Le concept est de donner du sens à l’information en la remettant en perspective, au-delà de l’immédiateté », décrit la jeune femme, jointe par téléphone de bon matin.

Le résultat : une pastille hebdomadaire de dix minutes déployée sur les réseaux sociaux. Soit 32 épisodes depuis le lancement. Harcèlement, chemise du DRH d’Air France, secret des affaires, Euro 2016… Le credo du Fil d’Actu est de proposer une lecture différente de l’actualité, loin du flux d’informations en continu des chaînes telles que iTélé et BFMTV. Le succès est viral, sur Facebook plus de 70.000 personnes ont rejoint la communauté et la chaîne YouTube rencontre elle aussi ses internautes (près de 15.000 abonnés). Deux événements tremplins ont porté l’ascension du « show » : les attentats du 13 novembre, puis #NuitDebout, le mouvement contre la loi travail.

« On me dit de continuer »

À 28 ans, Tatiana a des airs de Mérida. Et comme l’héroïne Rebelle des studios Pixar, la jeune femme a plusieurs cordes à son arc. Détentrice de deux masters (civilisations britannique et hispanophone), elle enseigne l’anglais à des collégiens (de la 6e à la 3e) dans les hauts de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Si ses élèves se sentent encore peu concernés par les questions soulevées dans son JT, des passants la reconnaissent et l’interpellent dans les rues de Paris. « C’est toujours positif, on me dit de continuer, on me prodigue des conseils, on me soumet des sujets et parfois même on m’invite à boire un coup », liste la jeune femme, enthousiaste.

Passer le Capes en 2014 n’a pas été un choix par défaut, mais plus de raison. Avec son bagage universitaire, c’est le secteur qui embauche le plus. Née à Nancy, Tatiana, fan de hard rock et de métal, a toujours tracé sa route. D’abord à Villerupt et Longwy, avec mines, usines et acier pour unique horizon. Avant de poursuivre ses études aux quatre coins de l’Europe : en Grande-Bretagne, à Barcelone et Paris.

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