Yémen : Guerre, famine et chaos, pourquoi ce silence assourdissant de la part de nos médias ?

Il faut savoir qu’au Yémen, un enfant meurt de dysenterie ou de malnutrition toutes les 10 minutes !

L’Arabie saoudite peut particulièrement remercier la France dans sa guerre contre les rebelles houtis au Yémen.

« Control Arms » une coordination d’ONG a dénoncé les puissances occidentales, la France en tête qui vend à Riyad des armes qui font d’innombrables victimes civiles au  Yémen.

En France, pas de pleureuse médiatique et gouvernementale pour le Yémen. Ce conflit qui secoue ce pays et dans lequel la France est indirectement impliquée par ses ventes d’armes à l’Arabie Saoudite semble oublié du monde.

Mais qui s’intéresse aux yéménites ?

Affamés, meurtris, sans ressources, sans infrastructure, ils subissent les conséquences terribles d’une guerre civile qui les anéantit.

Dans un pays pauvre soumis à une guerre conduite par l’Arabie Saoudite et armée par l’occident, la population souffre de carences alimentaires graves.

Des écoles, des hôpitaux ont été détruits, des villes anéanties dans le silence des médias Mainstream.

Stéphane Guibert / Finalscape

Comprendre l’origine des conflits entre chiite et sunnite :

Lorsque l’on évoque le Proche et le Moyen-Orient, ces mots reviennent sans cesse. La Ligue arabe est composée essentiellement de pays sunnites, l’Iran est la grande puissance chiite, le clan de Bachar el-Assad représente la minorité alaouite de Syrie… Quelles sont les différences entre ces branches de l’islam ? Petit tour d’horizon.

1. Entre chiites et sunnites un… schisme en 632

Tant que le prophète Mahomet est en vie, l’islam ne forme qu’un seul et même courant. En 632, à sa mort, des divergences de vue apparaissent.

Les chiites et les sunnites ne lui reconnaissent pas le même successeur. Ceux qui choisissent Ali, gendre du prophète, deviendront les chiites, tandis que ceux, majoritaires, qui préfèrent suivre Abou Bakr, compagnon de Mahomet, deviendront les sunnites.

2. Une organisation du clergé très différente

Les chiites reconnaissent 12 imams, réputés infaillibles dans l’interprétation du Coran. Parmi ces 12 imams se trouvent les deux fils d’Ali. Les chiites croient que le douzième imam reviendra à la fin des temps pour juger les hommes.

Pour les chiites, le Coran est une œuvre humaine, alors que pour les sunnites il a un caractère divin. Au-delà du Coran, les sunnites sont également fidèles à la « sunna », les faits et gestes de Mahomet. À travers la sunna, les sunnites tentent d’imiter le Prophète. Ils considèrent que l’Histoire est prédéterminée, alors que les chiites accordent plus d’importance à la liberté individuelle.

Le chiisme se distingue également du sunnisme par l’existence d’un clergé très hiérarchisé. Alors que les sunnites acceptent que l’autorité politique et religieuse soit fondue dans une même personne (comme au Maroc où le roi est commandeur des croyants), chez les chiites le pouvoir politique doit compter avec le pouvoir, distinct, des autorités religieuses (les ayatollahs en Iran, par exemple).

3. Les sunnites ultra-majoritaires

Les sunnites constituent le courant majoritaire, et même très largement majoritaire, de l’islam. Dans le monde, les musulmans se divisent entre environ 85% de sunnites contre 15% de chiites.

Les chiites sont toutefois majoritaires en Iran, en Irak (de peu) et au Bahreïn.

Au Liban, les chiites sont aussi devenus récemment la communauté majoritaire (ils sont maintenant plus nombreux que les chrétiens et les musulmans sunnites).

Avec environ 20% de chiites, le Pakistan compte aussi un grand nombre de disciples d’Ali.

4. Les kharidjites, les alaouites, les druzes : de petites branches dissidentes

Le kharidjisme est une secte qui s’est constituée en 660. Comme le chiisme, elle est apparue au moment des querelles de succession après la mort de Mahomet. Les kharidjites ont reproché à Ali de s’en remettre à une décision humaine et non divine pour décider qui allait diriger la communauté. C’est d’ailleurs un kharidjite qui a assassiné Ali. Cette tradition est présente chez les Berbères du Maghreb.

Les alaouites sont une branche dissidente du chiisme, alaouite signifiant « partisan d’Ali ». Ils considèrent ce dernier comme l’incarnation de Dieu sur terre. Beaucoup moins rigoristes que les kharidjites, ils prient chez eux et boivent de alcool. Très peu nombreux, ils sont au pouvoir en Syrie, à travers le clan el-Assad.

Les alaouites partagent avec une autre communauté, celle des druzes, l’habitude de garder leurs rites secrets. Répartis entre le Liban, le Nord d’Israël et la Syrie, les 500 000 druzes pratiquent une religion non prosélyte : si l’on ne nait pas dans une famille druze, on ne peut devenir druze. Formant une branche « hérétique » du chiisme, à forte dimension ésotérique, les druzes croient que Dieu se manifeste périodiquement sous une forme humaine.

 

Pour rappel : Une bombe à neutron larguée au Yémen par un avion israélien aux couleurs saoudiennes

Première publication : Mai 2015

Par Gordon Duff et Jeff Smith,

Une vidéo reçue en provenance du Yémen, dont on pense qu’elle a été prise le 20 mai 2015, et montre une explosion qui, après analyse par des experts en armes nucléaires, est, avec une très forte probabilité, une bombe à neutrons qui ne pouvait être qu’une attaque israélienne.

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Analyse :

  1. Ce n’est pas une bombe conventionnelle de 2000 livres. Elle est beaucoup plus grosse.
  2. C’est soit une très grosse MOAB (Massive Ordnance Air Blast Bomb: bombe de destruction massive par souffle) supérieure à 4 000 lb ou??? Le poids maximum pour un F-15 / 16 est d’environ 2 000 lb par support de lancement de bombe, ce qui rend le déploiement d’un MOAB impossible.
  3. Il apparait qu’il s’agit d’une petite bombe à neutrons. La taille, la couleur, les effets lumineux, la durée de la boule de feu suspendue dans les airs et le très grand champignon atomique, sont les principaux signes qui peuvent nous y faire penser. L’appareil CCD qui a filmé les images s’est mis à « scintiller » (détection des Neutrons) avec des flashs de pixels blancs dans la vidéo. Quand une photo contient des flashs de pixels blancs, c’est parce qu’elle est frappée par des neutrons de l’explosion de la boule de feu nucléaire. Ils surchargent le circuit électronique de la CCD, produisant des éclairs blancs. Si les radiations sont trop élevées, elles brûlent la puce. Il y a eu de gros problèmes avec cela au Japon avec les caméras des robots de Fukushima à cause du niveau très élevé de radiations.
  4. Le transport de la bombe a très probablement été effectué par un F-16 de l’armée israélienne repeint en avion saoudien. Ils ne cachent même plus l’utilisation du nucléaire, ils refusent juste de l’admettre publiquement. Et l’AIEA ne fait rien ou ne dit rien. C’est le crime de guerre par excellence. L’ONU se contente de l’ignorer à moins que les États-Unis, la France ou la GB se plaigne… La Russie et la Chine ne disent rien.
  5. C’est maintenant la deuxième utilisation connue d’armes nucléaires au Yémen par l’Arabie Saoudite…

Post-scriptum :

  1. Le champ de la caméra est évalué à environ 6 à 8 km du point d’impact, si l’on se réfère sur le timing de l’onde de choc.
  2. L’Arabie Saoudite ne possède pas de F-16. L’avion censé avoir servi à larguer la bombe au Yémen était un F-16. Les photos et la signature acoustique confirment que le bruit des moteurs provient d’un seul chasseur à réaction de type F-16.

Jeff Smith est un physicien nucléaire et ancien inspecteur de l’AIEA.

Traduit par Avic – Réseau International

http://www.veteranstoday.com/2015/05/21/358343/

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