Comme Collomb, Macron veut « sortir de l’État de droit » (ou presque)

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Emmanuel Macron a rappelé à des membres de la communauté française rassemblés à New York que la France sortirait de « l’Etat de droit » en novembre. Et non de l’état d’urgence. Un lapsus partagé avec son ministre de l’Intérieur quelques jours plutôt. Décidément…

Lapsus collectif. En déplacement à New York ce 19 septembre pour un discours à l’Assemblée générale des Nations unies, Emmanuel Macron s’est également exprimé devant plusieurs centaines de membres de la communauté française dans la foulée. Une occasion de parler notamment de la future levée de l’état d’urgence, promise pour l’automne, et remplacée par une forme d’état d’urgence permanent, inscrite dans le droit commun. Une série de mesures mises en place après les attentats de 2015 doivent en effet intégrer la loi.

Mais, à la manière de son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb quelques jours plus tôt, Emmanuel Macron a eu la langue qui fourche, annonçant qu’en novembre, la France « sortira[it] de l’État de droit« . Et non de « l’état d’urgence ». Plutôt ironique lorsque certains lui reprochent justement de piétiner l’État de droit avec les mesures d’exception entérinées par la prochaine loi antiterroriste…

Selon l’AFP, réalisant son lapsus, Macron a ironisé devant le silence de la salle : « Je constate qu’il n’y a pas eu de réactions. J’ignore si c’est de la torpeur ou de l’acquiescement, je choisis le premier ! »

Quelques jours plus tôt, le 12 septembre, Gérard Collomb commettait le même impair devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale. Exposant sa vision de la sécurité, il lâche : « Sur la sortie de l’État de droit. Vous savez que le Conseil… De l’état d’urgence pardon [rires dans la salle]. Le Conseil d’Etat dit que c’est un régime qui justement dans un État de droit ne peut être organisé que de manière temporaire et que ses renouvellements ne sauraient se succéder indéfiniment. »

Sortir de l’État de droit, s’installer dans l’état d’urgence perpétuel… Tout cela travaillerait-il ceux qui nous gouvernent ?

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