France : En 2016, ce sont plus de 3’000 SDF de moins de 50 ans qui sont partis dans une indifférence quasi totale

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C’est dans un silence assourdissant que l’hiver dernier, rien qu’en France, ils sont plus de 3’000 à nous avoir quitté. Des hommes et des femmes privés d’amour et de chaleur, des êtres humains qui pour la plupart sont partis n’ayant pas encore atteint la fleur de l’âge.

Toucher le fond, cela peut arriver à n’importe qui et le déni des passants ne fait que confirmer cette peur qui fustige chacun d’entre nous, cette peur qui irrésistiblement nous assaille et nous murmure à l’oreille : « Ca sera peut-être ton tour demain ! », car personne n’est à l’abri d’une descente aux enfers surtout par ces temps d’incertitudes ou l’on nous parle de plus en plus ouvertement de gels des comptes bancaires, de confiscations des avoirs, de Bank Run et de faillites. Qui sait de quoi demain sera fait ?

Ce déni qui nous habite lorsque quelque chose nous dérange, lorsque nous n’acceptons pas la réalité nous devrons l’assumer un jour ou l’autre. Pour les SDF, La réalité se vit au quotidien dans les rues alors que nous, consommateurs effrénés passons notre chemin ne nous souciant que de futilités éphémères.

Laisser mourir de froid quelqu’un sous nos latitudes est aussi criminel que de laisser mourir de faim un enfant dans la corne d’Afrique ou toutes autres parties du monde sachant que notre société serait capable d’éradiquer le problème. Une simple prise de conscience et une remise en question collective suffiraient pour changer bien des choses, simplement faut-il encore le vouloir vraiment.

Ces clochards comme on les appelles, sont des précurseurs, des chevaliers blancs, des éclaireurs qui de par leur impuissance à pouvoir se débattre dans ce monde hyper matérialiste, ce monde que nous protégeons envers et contre tout de peur de perdre les illusions et les miettes qu’un système mortifère veut bien nous laisser, ces âmes damnées sont des messagers qui tentent de nous ouvrir la voie vers un monde meilleur en nous glissant au travers de leurs galères quotidiennes, un message que nous nous devons de repêcher comme une bouteille jetée à la mer.

Le collectif  « Les Morts de la rue » se mobilise chaque année afin de redonner à ces oubliés de la société, un nom et un visage.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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