Genève affiche le taux d’aide sociale le plus élevé de Suisse

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Genève affiche le taux d’aide sociale le plus élevé de Suisse

Avec près de 41’000 bénéficiaires. Le directeur de l’Hospice général, Christophe Girod, revient sur cette précarité grandissante et fait le point sur l’accueil des requérants d’asile mineurs non accompagnés.

Genève affiche le taux d’aide sociale le plus élevé de Suisse, avec près de 41’000 bénéficiaires. Le directeur de l’Hospice général, Christophe Girod, revient sur cette précarité grandissante et fait le point sur l’accueil et l’intégration des requérants d’asile mineurs non accompagnés.

«L’Hospice Général aide l’équivalent de la ville de Neuchâtel plantée au milieu de Genève,» glisse Christophe Girod, directeur de l’Hospice général. La métaphore est significative: Genève reste le canton le plus touché de Suisse et le nombre de bénéficiaires a augmenté de 7,5% en 2025, selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique.

Une situation qui trouverait sa source notamment par le coût de la vie. «Genève est la ville la plus chère de Suisse», rappelle-t-il, soulignant également la faiblesse du revenu disponible et la proportion importante de travailleurs pauvres. La précarité y est accentuée par la crise du Covid et l’inflation. «Évidemment que c’est préoccupant. Le taux d’aide sociale est élevé, près de 8%. Ce n’est pas rien.»

Un accueil apaisé au nouveau centre d’Aïre

Le directeur de l’Hospice général revient sur le nouveau centre d’hébergement d’Aïre, ouvert en juin pour accueillir notamment des requérants d’asile mineurs non accompagnés (RMNA). Malgré les oppositions initiales de riverains, Christophe Girod dresse un bilan positif de ses premiers mois de fonctionnement. «Tout se passe très bien. Tout est très calme.»

La particularité du site réside dans la cohabitation entre des jeunes requérants et des familles. Une organisation volontaire, selon le directeur de l’Hospice général, qui estime que la présence des familles et leur routine quotidienne contribuent à apaiser les lieux. Le centre dispose également d’espaces séparés pour accueillir les jeunes filles.

L’intégration, nouveau défi

Alors que Genève comptait 300 requérants d’asile mineurs non accompagnés fin 2023, ils étaient 162 en septembre 2026. La baisse des effectifs ne signifie toutefois pas une diminution des besoins en hébergement. L’Hospice général poursuit en effet l’accompagnement de ces jeunes jusqu’à 25 ans, afin d’assurer une transition progressive vers l’autonomie.

Après l’urgence de l’hébergement, la priorité est désormais à l’intégration professionnelle. Plus de la moitié des jeunes concernés suivent une formation, un résultat proche de l’objectif fédéral des deux tiers. Mais le travail est loin d’être terminé. «Ils ont appris le français, ils se sont assimilés, ils se sont intégrés. Maintenant, il faut leur trouver un emploi», conclut Christophe Girod.

Stéphane Guibert (Facebook) / Stéphane Guibert (VK) / CrowdBunker

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