Médias Libres & Fake News : Les Français ? Une bande de gros complotistes

Les choses sont claires et de toute façon, Notre Président Macron l’a dit : comme le problème du chômage est définitivement réglé, comme il n’y a plus aucun SDF dans la rue (sa promesse de campagne est évidemment remplie), il est plus que temps de bouter définitivement les fakes news hors de notre belle République.

Et ne faites pas vos étonnés ! Tout le monde sait, pardon, tout Le Monde sait que ces nouvelles nauséabondes et ces notules délétères s’empilent dans la presse interlope non sanctionnée par l’État, nos intellectuels et les élites du journalisme.

Il était donc plus que temps d’agir pour que soit mis enfin un coup d’arrêt à ces rampantes sources d’informations alternatives. La méthode se précise déjà et ressemble bel et bien à une bonne grosse censure reprise en main par un pouvoir autoritaire ferme et décidé dans sa démarche d’épuration d’assainissement des sources officielles d’information.

Cependant, avant même d’aller plus loin, ciseau à la main, contre ces journaux et ces réseaux sociaux qui répandent tous ces vilains mensonges, il semble absolument nécessaire de faire un petit état des lieux. L’état général des esprits, échauffés par toutes ces nouvelles séditieuses, mérite d’être gaugé :: ces fake news, quelles sont-elles ? Qui les relaie ? Quels sont leurs réseaux ?

Heureusement, ça tombe fort bien, une officine priv… publ… disons une fondation politique, objet mal identifié mais fiscalement très pratique, s’est attachée à en savoir plus sur le penchant des Français à tremper leurs petits doigts potelés dans certaines théories fumeuses et autres conspirations complotistes nauséabondes : la Fondation Jean Jaurès vient de publier une intéressante enquête tentant de mesurer le degré de complotisme des Français.

La conclusion est relativement simple : pas de doute, les Français sont complotistes. Ils aiment les petits secrets et les méchants mystères, les conjurations politiques, les intrigues larvées, les conspirations odieuses, les complots ourdis sans honte et par dessous tout les statistiques auxquelles on fait dire ce qu’on veut.

Dans cette enquête commanditée par la fondation et réalisée par rien moins que l’IFOP et Conspiracy Watch (si, si, cela existe pour de vrai) et que vous pourrez compulser fiévreusement ici, on découvre que près de 4 Français sur 5 croient à l’une ou l’autre théorie complotiste, depuis les vaccins tueurs jusqu’à la théorie de la Terre plate en passant par les Chemtrails, la mainmise des Illuminatis ou ces abondantes sociétés reptiliennes ou extra-terrestres censées diriger le monde en douce.

Evidemment, ces 79% de Français ne sont pas tous complotistes de la même façon, et tous ne croient pas aux mêmes balivernes ; on peut ainsi très bien être persuadé que la Terre est plate tout en rejetant toute idée que les vaccins soient plus nocifs que bénéfiques ou l’inverse…

En fait, trois blocs se distinguent : un premier groupe, représentant la moitié des Français, qui adhère à deux théories du complot ou moins et que l’étude, hardie, estime ainsi résister à l’appel tentant du complotisme le plus veule. Le second groupe, représentant un petit 22%, se composerait, toujours selon l’étude, de ces Français modérés qui se contenteraient de ne souscrire qu’à trois ou quatre théories complotistes. Le dernier groupe, comptant 25% d’irrécupérables, aurait donc basculé dans le conspirationnisme le plus débridé puisqu’il se composerait d’individus égarés se vautrant avec délice dans cinq théories complotistes ou plus.

Bref, disons que l’étude proposée dresse un intéressant tableau :

Pour faire bonne mesure, notons que l’étude permet de montrer que les plus complotistes sont les classes populaires et les jeunes, ces éléments permettant sans doute d’affirmer plus tard que ce sont bien les moins bien éduqués qui se fourvoient dans ces exercices intellectuels douteux (sapristi, ils croient même aux horoscopes et aux socialistes, c’est dire !).

On comprendra devant ces chiffres qu’il n’aura pas fallu beaucoup d’effort pour que l’enquête, forte de ses jolis tableaux colorés et de ses concepts forts et hautement clicogènes, récolte un franc succès auprès d’une presse toute acquise à l’idée générale.

Cependant, ce constat posé, on peut s’interroger sur deux choses.

D’une part, la notion même de théorie du complot recouvre une notion assez vague, d’autant plus qu’elle n’est pas réellement définie dans l’étude ni dans la présentation qui en est faite. En réalité, l’étude mesure surtout le degré d’adhésion des Français à certaines thèses, qui sont ensuite hardiment rebaptisées complot.

Bien évidemment, tout le problème consiste ici à introduire des nuances et une modération dont les médias qui reprennent goulûment l’étude ne s’embarrassent guère : dans un même mouvement large, on met en effet dans le même panier le climato-sceptique (qui, pour rappel, garde une position prudente vis-à-vis de l’impact réel de l’Homme sur le climat) avec les tenants de la Terre plate ou des sociétés reptiliennes.

Il est tout de même assez fort de constater qu’avec une telle définition de théorie du complot, tous ceux qui auraient l’impudence de mettre en doute les nombreuses absurdités consternantes que les journalistes pondent quotidiennement sur le sujet (les tempêtes, les vagues de chaud, les vagues de froid, la crise des migrants, les maladies ou les cors au pied du président, tout ça, c’est la fotoréchauffement) se retrouvent incidemment soupçonnés de conspirationnisme. Dans ce genre de salade joyeuse où tout se vaut gaiement, mettre en doute la parole officielle, le discours autorisé des politiciens et la parole engagée des militants qui passent bien (et très souvent) dans les médias revient à appartenir à la vaste famille des complotistes, et puis c’est tout, fermez le ban.

De plus, moyennant une enfilade de questions aux énoncés parfois franchement ambigus sur lesquelles l’étude se base, le Français moyen et « statistiquement représentatif » aura tôt fait de cocher, la main tremblante et l’esprit confus, la case fatidique qui le fera sombrer de réponse en réponse dans les cercles obscurs des conspirateurs les plus zélés. À ce tarif là, même la recherche historique la plus mainstream devient une fadaise conspirationniste et Augustin Cochin ou Emmanuel Le Roy Ladurie se retrouvent estampillé complotistes.

D’autre part, on ne pourra pas s’empêcher de noter la concomitance pratique de cette enquête avec l’actualité évoquée en introduction de ce billet.

L’enquête, commanditée par l’officine politique socialiste, a été réalisée du 19 au 20 décembre. On ne s’étonnera donc pas que ses résultats, probablement connus depuis quelques jours, aient sagement attendus les petites saillies présidentielles sur le nécessaire combat anti-« fake news ». Il faudrait cette fois faire preuve d’une solide dose d’anti-conspirationnisme pour croire à la pure coïncidence, au moment où est ouverte la chasse aux vilaines rumeurs pas officielles sur les réseaux sociaux et sur internet et où le pouvoir politique parle ouvertement de réglementer la parole publique pour éviter que les esprits simples (ceux qui sont les plus aptes à se complotiser l’esprit – c’est l’étude qui le dit, mon brave monsieur) s’égarent sur les mauvais sites.

En définitive, la conjugaison de ces deux éléments n’inspirent guère confiance dans l’avenir.

Par un paternalisme moral de plus en plus volontariste, les politiciens interviennent dans la formation et la diffusion des idées en jugeant celles qui sont correctes et les autres, condamnables, du haut de leur seul intellect et grâce à l’appui de l’élite qu’ils ont consciencieusement façonné au fil des années.

Le risque évident est qu’à force d’étendre la définition et la surface de ces complots, on finit par recouvrir ce qui se classe tout simplement dans le simple esprit critique. Ce faisant, on trottine gentiment vers une société où ce dernier sera de plus en plus âprement combattu.

Forcément, ça va bien se terminer.

France : Pour retrouver une démocratie digne de ce nom, au lieu de se déchirer, la résistance devrait se coordonner

Entre celles et ceux qui aspirent à plus de démocratie en France, si les choses n’évoluent pas c’est parce que beaucoup d’avis divergent et au lieu de créer un réel dialogue entre les politiques et les citoyens, les efforts se noient dans un océan d’informations qui se soldent par un déchirement et à terme, un éclatement des bulles résistantes.

Voici un entretien de Thierry Borne leader du mouvement « Parti de Rien » au micro du média ERTV, qui à mon sens, a toute son importance pour la cohésion d’un mouvement citoyens.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

Nicolas Hulot : Un homme écologiquement incorrect ?

HULOT raconté par Michel ONFRAY

La crasse carbone :

Nicolas Hulot, Ministre de la transition écologique et solidaire serait-il écologiquement incorrect ? On pourrait le croire si l’on se réfère à la chronique de Michel Onfray. Nicolas Hulot longtemps « protecteur de la nature » ne possède pas moins de 9 véhicules à moteur dont 6 voitures, une moto, un bateau et un scooter.

Notons aussi que les produits Ushuaïa sont toxiques et un certain nombre d’entre eux sont classés sur une liste rouge de produits chimiques dangereux. Le magasine 60 millions de consommateurs révèle notamment que 3 de ces produits, gels douche, shampoings et déodorants contiennent des perturbateurs endocriniens et des colorants allergènes.

Nicolas Hulot sera toujours en bonne place dans la prochaine liste des Français préférés des Français, une liste politiquement correcte choisie par on ne sait qui, soumise à on ne sait qui, classée par on ne sait qui et présentée par toute la presse comme une parole d’évangile.

Médias : François Asselineau selon Natacha Polony

Natacha Polony revient sur un personnage haut en couleur, François Asselineau qu’elle décrit comme ayant une originalité que ne possèdent aucun des dix candidats à la présidentielle de 2017.

La distinction entre ce qu’est un président de la république et ce que doit être ensuite un programme législatif. François Asselineau s’inscrit dans le cadre de la 5ème république avec l’idée que le Président est le garant de la souveraineté de la nation et qu’en arrière plan, c’est au gouvernement d’assumer et de mener la politique de la nation.

Pour celles et ceux qui ne connaitrait pas encore François Asselineau, et oui il y en a, cette vidéo leur permettra de faire la connaissance avec un personnage dont la vraie démocratie a besoin pour survivre.

Guibert Stéphane

François Asselineau invité par Natacha Polony (.tv) 24/11/2017

Emmanuel Macron : La politique nouvelle génération

Vous voulez connaitre votre Président Emmanuel Macron ?

Je vous suggère vivement de regarder la brillante analyse que fait Tatiana Ventôse sur le discours d’Emmanuel Macron au WEF « Le forum économique de Davos ».

On comprendra le double sens de son discours, lorsqu’il s’adresse dans un premier temps à l’audience en anglais puis dans la seconde partie de sa prestation lorsqu’il s’adresse cette fois-ci en français et ou l’on pourrait presque croire qu’il se range du côté des classes moyennes et laborieuses alors qu’en réalité il met en garde ces amis sur le danger que ces classes leurs font courir.

On découvre-là un homme intelligent et brillant.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Charles Gave : Le Brexit est un coup de pied envoyé à la fourmilière pour nous ouvrir les yeux

Charles Gave : L’UE est une atteinte totale à la démocratie.

Comment peut-on parler de démocratie à partir du moment ou des gens non élus qui résident à Bruxelles passent au dessus de la justice d’un pays ?

Comment peut-on parler de démocratie quand un pays souverain dépend d’une élite non élue ?

Charles Gave nous dévoile la vérité toute nue, vérité que bien des gens semblent ne pas avoir compris et ce, pour notre plus grand malheur !

Tout comme un coup de pied infligé à une fourmilière, pour Charles Gave, le Brexit est un monumental coup de pied infligé à la constitution européenne qui lui fait perdre toute sa légitimité.

Charles Gave tout comme Olivier Delamarche ont été évincés des plateaux de télévision.

Chercheurs de vérité, à vos claviers !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

L’image du jour : Le secret des affaires

Solidaires avec « Challenge » pour la liberté d’informer

La société des journalistes (SDJ) du quotidien « Les Echos » s’indigne de la récente condamnation de « Challenges » par le Tribunal de commerce de Paris, au motif que notre confrère aurait enfreint le secret des affaires.

L’hebdomadaire économique a été sévèrement sanctionné – Retrait d’un article paru sur Internet ; interdiction de traiter l’affaire en question sous peine d’amende ; règlement des frais de justice – pour avoir informer ses lecteurs d’une procédure de « mandat ad hoc » sous le coup de laquelle était un grand distributeur français.

Le code du commerce qui impose un caractère confidentiel à une telle procédure a prévalu sur la liberté d’informer, l’un des principes fondamentaux de la république française et l’une de ses conditions de sa vitalité. Des juges issus du monde de l’entreprise ont de facto prononcé une décision transformant la liberté d’informer en délit.

La SDJ du quotidien « Les Échos » dénonce ce jugement qui menace l’exercice de la profession de journaliste, en particulier de journaliste économique. Elle demande aux pouvoirs publics de garantir pleinement la liberté d’informer de manière indépendante et rigoureuse. Et ce sans tarder.

Pourquoi les médias français sont-ils entre les mains de 10 milliardaires ?

Gérard Miller clash en direct « les grandes gueules  » sur RMC/BFMTV.

« Vous trouvez ça normal que 90% des médias de notre pays soient tenus par 9 milliardaires qui ont tous les mêmes intérêts et qui ont tous appelé à voter Macron  »

Gérard Miller professeur des universités, écrivain et cofondateur de la webtélé des Insoumis n’y est pas allé avec le dos de la cuillère face aux présentateurs de l’émission controversée les grandes gueules sur RMC/BFMTV.

En effet le cofondateur de la webtélé agacé des questions visant à le discréditer s’est empressé de rappeler qui était les propriétaires des médias mainstream ayant le total monopole de l’information sur le territoire national.

Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse et Lagardère, voilà les dix milliardaires qui possèdent les plus grands médias français .

Pourquoi se masser dans un secteur souvent déficitaire ?

Selon l’influent bloguer Osons Causer spécialiste des anomalies politiques :

« c’est un jeu d’influence qui se joue ici à coup de gros sous. Beaucoup de sondages, un zeste de censure, saupoudrez tout ça de quelques grains de corruption et d’une propagande structurelle et diffuse et vous avez la recette d’une influence réussie. Tant pis pour notre démocratie, notre droit à l’indépendance de la presse et à une information libre ! Que pèse l’intérêt général quand des milliards sont en jeu ? »

A noter en fin de vidéo, l’intervention de Coluche. (ndlr.)

Journalisme d’investigation : Elise Lucet sans filtre et sans tabou

Petite huitaine de repos, vacances bien méritées pour moi, (Finalscape / Stéphane Guibert) où je vais probablement rester dans mon « quartes murs et un toit » (oui, j’ai cette chance, j’ai un toit) pour me remettre en question et méditer.

Toutefois, je vous rappelle  que les journalistes d’investigations n’ont de cesse que de dévoiler la vérité, ce qui sera un sujet prépondérant la semaine prochaine.

En attendant, Une Elise Lucet de France Télévision, Cash Investigation, plus déterminée que jamais pour la vérité, sollicitant les hackers en leur disant que la liberté d’informer est extrêmement importante et que si on ne se mobilise pas tous et tout le temps, les multinationales vont gagner parce qu’elles ont énormément de moyens, des batteries d’avocats et qu’elles sont en mesure d’influencer toutes les procédures judiciaires en cour.

Il n’y a rien de plus rentable que la charité, Amancio Ortega, patron de Zara le démontre haut la main

Comme cela fut le cas avec Rockefeller durant les années 40 qui distribuait des dollars à la population, le patron de la firme Zara, Amancio Ortega se lance en tant qu’homme de charité en offrant au système de santé espagnol plus de 300 millions d’euros. Il s’agit d’équipements permettant la détection des cancers.

Il s’agit bien évidemment d’une aide majeur pour un pays comme l’Espagne qui est en proie à de grandes difficultés financières mais aussi et surtout une aide pour tous les malades qui vont pouvoir détecter leur cancer beaucoup plus tôt.

Toutefois, la fédération des associations pour la défense de la santé publique demande aux hôpitaux de na pas accepter cette aide ce qui pourrait paraitre comme totalement aberrant d’autant plus que le parti politique Podemos et diverses autres associations ce sont alliés à cette fédération afin de protester contre la générosité de Amancio Ortega.

Pourquoi ?

Parce que des milliers de postes ont été supprimés dans le secteur hospitalier depuis des années, que les politiques d’austérité y ont fait des ravages. Le groupe Inditex a économisé environ 600 millions d’Euros d’impôts par des méthodes d’optimisation fiscales.

Les associations et le parti Podemos estiment que son rôle est avant tout de payer des impôts pour financer les services publics et certainement pas de décider quels sont les équipements qui vont être utiles dans les hôpitaux.

Ce qui est reproché à ce processus d’optimisation fiscale qui permet ensuite de s’acheter une image de générosité, c’est le fait que Amancio Ortega par le biais de sa fondation décide quels sont les équipements nécessaires et à quel endroit. Lui-seul décide de favoriser par exemple des équipements de détection ultra modernes parce que cela fait partie du spectaculaire de la santé alors que partout, ce qui serait avant tout nécessaire, ce sont des postes de soignants ainsi que des accompagnants pour les malades.

La réponse des libéraux ne c’est pas faite attendre :

« Comment peut-on critiquer quelqu’un qui décide de sauver des vies et qui le fait généreusement en donnant autant d’argent ? »

La question de la charité qui est devenu absolument cruciale aujourd’hui, elle se pose de la même façon autour de Bill Gates qui a donné la moitié de sa fortune et ce qui fait de lui, sans doute, le plus grand philanthrope dans l’histoire de l’humanité.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la fondation Bill et Melinda Gates incite les petits paysans à utiliser les semences Monsanto, ce qui les rend totalement dépendants de la multinationale. Il y a un choix politique de la manière dont est utilisé l’argent de la charité de Bill Gates.

Microsoft comme tous les grands groupes, pratique l’optimisation fiscale à l’échelle industrielle. Les comptes aux Bermudes de Microsoft sont de notoriété publique et la trésorerie hors Etats Unis de Microsoft s’élevait en 2015 à 96’000 milliards de dollars qui ne sont jamais rapatriés.

Natacha Polony