Charles Gave : Le Brexit est un coup de pied envoyé à la fourmilière pour nous ouvrir les yeux

Charles Gave : L’UE est une atteinte totale à la démocratie.

Comment peut-on parler de démocratie à partir du moment ou des gens non élus qui résident à Bruxelles passent au dessus de la justice d’un pays ?

Comment peut-on parler de démocratie quand un pays souverain dépend d’une élite non élue ?

Charles Gave nous dévoile la vérité toute nue, vérité que bien des gens semblent ne pas avoir compris et ce, pour notre plus grand malheur !

Tout comme un coup de pied infligé à une fourmilière, pour Charles Gave, le Brexit est un monumental coup de pied infligé à la constitution européenne qui lui fait perdre toute sa légitimité.

Charles Gave tout comme Olivier Delamarche ont été évincés des plateaux de télévision.

Chercheurs de vérité, à vos claviers !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Olivier Delamarche : L’argent de la drogue ajouté au PIB de la France

L’Institut national des statistiques accède à la demande d’Eurostat et intègre le trafic de stupéfiants dans le calcul de son produit intérieur brut (PIB), à partir de mai. Un changement qui pourrait entraîner une révision à la hausse de la croissance française.

Après des années d’hésitation, la France a partiellement cédé à Eurostat. Depuis 2013, l’institut européen des statistiques demande aux pays du Vieux continent de comptabiliser le trafic de drogue et de la prostitution dans le calcul de leur produit intérieur brut (PIB).

À partir du mois de mai prochain, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) va «tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national», a-t-il annoncé dans un communiqué. Cette prise en compte est destinée à aligner les statistiques françaises sur celles «des autres pays européens» et cela entraînera «une révision en très légère hausse du niveau du PIB», ajoute l’Insee. «Il s’agira de révisions à la marge», a précisé à l’AFP le chef du département des comptes nationaux de l’institut, Ronan Mahieu, en évoquant le chiffre de «quelques milliards» d’euros, à rapporter aux 2.200 milliards d’euros du PIB français. «Ca n’influera pas sur le chiffre de la croissance» en 2017, a-t-il par ailleurs prévenu.

Toutefois, sur ce point, les analyses varient en raison de la difficulté à calculer les activités liées au trafic de stupéfiants, par définition illégale. En 2013, l’Institut économique Molinari chiffrait à 219,2 milliards d’euros le marché souterrain de la drogue, soit… 10,8% du PIB.

Coup de gueule de l’économiste bien connu Olivier Delamarche :

« On pense à chaque fois qu’on a touché le fond eh bien non ; à chaque fois qu’on arrive au fond, on creuse. Ce n’est pas une surprise pour les économistes puisque quelques pays en Europe le font. Toutefois, lorsque on en est réduit à ça, c’est que vraiment ça va mal.

On se fout de vous parce que pour justifier la politique économique qui est mise en place il faut que l’on puisse augmenter les impôts, il faut que l’on puisse augmenter la dette et pour ça, il faut que l’on puisse augmenter le PIB. Or, on assiste là à quelque chose qui n’a rien à voir avec quelque chose de normal, on intègre au PIB l’argent de la drogue.

Cela va sûrement créer des emplois puisque l’on va devoir engager des fonctionnaires qui vont déterminer ce qu’ils attribuent dans le nouveau calcul du PIB approximativement. Vous verrez que bientôt on va assister à une autre méthode de calcul, un autre pan de l’économie qui sera intégré dans le PIB qui est la prostitution ; ce qui est déjà fait en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni.  On va sûrement engager des fonctionnaires qui calculeront ça au doigt mouillé. Quand on en est réduit à ça, on est en droit de se poser la question de savoir quelle sera la prochaine étape.

On essaye de vous vendre une croissance économique retrouvée bien entendu grâce à notre président et à son gouvernement qui s’active pour nous rendre tous heureux. »

Ce coup de gueule d’olivier Delamarche est important. Ce changement est beaucoup moins anecdotique qu’il n’en a l’air. Il s’inscrit dans une démarche de long terme que nous avons entrepris de débusquer.

Pour vous donner une idée, le Royaume-Uni comptabilise déjà le trafique de drogue dans son PIB. Il est estimé à 13.5 milliards d’Euros. Alors bien sûr, vous dit l’ISSEE, ce n’est rien à côté du PIB de la France qui s’élève à 2’200 milliards sauf que 13,5 milliards représentent 0,6% du PIB en plus, à comparé à 1,9% de croissance pour 2017, c’est énorme !

Dans ce pays ou chaque 10ème de croissance est accueilli comme une victoire écrasante sur la crise, cela fait même toute la différence. Et c’est d’autant plus important que le trafic de drogue explose en Europe en ce moment. La chute de la Libye a en créé une nouvelle route de la drogue.

Ce n’est pas le seul effet néfaste de cette mesure scélérate :

  • Elle va permettre à l’état de s’endetter encore un peu plus alors  qu’elle ne va créer aucune rentrée fiscale.
  • Elle va créer un conflit d’intérêt sournois auprès de la puissance publique : Faut-il vraiment luter contre ce fléau alors qu’il contribue à la croissance ?
  • Ce faux effet de richesse va aussi être utilisé par votre banquier pour vous vendre des produits financiers risqués : Regardez, la croissance est là, il faut que vous en profitiez également vous dira-t-il !
  • Enfin, elle va même permettre à l’État d’augmenter vos impôts en catimini : Eh bien oui, l’État vient de baisser son emprise sur le PIB du pays en augmentant ce dernier artificiellement, nulle doute qu’il comblera ce trou.

La réalité de votre quotidien est bien réelle. Les niveaux de vie se dégradent depuis 20 ans et tous les froufrous statistiques n’y peuvent rien changer. L’État protecteur c’est changé en État prédateur.

Chantez et dansez les cigales tant que vous le pouvez encore, l’hiver économique est tout proche et vous vous retrouverez fort dépourvus lorsque la bise se lèvera

LA NOUVELLE IDÉE DE LA BCE:
SUPPRIMER LA GARANTIE DES 100.000 EUROS DE VOS DÉPÔTS BANCAIRES !!

Joli scoop de ZH qui a mis la main sur un dossier interne de la BCE qui préconise la suppression pure et simple de la garantie bancaire de 100.000 euros donnée actuellement à tous les citoyens de l’Eurozone. (Document disponible en fin de première partie de l’article.)

Je rappelle pour le principe que dès le départ cette garantie était une arnaque, puisque les dépôts des Français sont assurés de la même façon que ceux des Slovaques alors que le PIB des deux pays est totalement différent.

Donc après avoir concocté une loi interdisant aux gens de se trouver sur le même trottoir que leur banque (dans le cas où celle-ci serait en faillite), qu’elle veut supprimer l’usage de l’argent liquide, etc., etc., voici le nouveau projet: SUPPRIMER LA GARANTIE DES DÉPÔTS DES CLIENTS dans la limite des 100.000 euros.

« To translate the legalese jargon of the ECB bureaucrats this could mean that the current €100,000 (£85,000) deposit level currently protected in the event of a bail-in may soon be no more. But worry not fellow savers, as the ECB is fully aware of the uproar this may cause so they have been kind enough to propose that … « during a transitional period, depositors should have access to an appropriate amount of their covered deposits to cover the cost of living within five working days of a request » ».

En traduction: « les clients pourront juste retirer de quoi couvrir la somme nécessaire pour couvrir leurs courses » dans le cas où leur banque serait en… faillite.

Selon BFM, la reprise est perceptible. Elle est si perceptible d’ailleurs que la BCE veut interdire aux gens de toucher à leurs économies !!!

Que va faire le journal Le Monde à mon encontre maintenant ???
Me passer aussi dans la catégorie virus informatique ? Et contre tous ceux qui vont commenter cette information (somme toute assez géniale, si on se place dans le surréalisme belge). Dure tâche pour Le Monde, qui appartient au banquier Pigasse.

Lire ici avec beaucoup d’attention : https://www.zerohedge.com/…/ecb-proposes-end-deposit-protec…
Revue de Presse par Pierre Jovanovic

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Économie et démocratie : Olivier Delamarche, l’Europe et les banques Le « Cartes sur table »

Régulièrement invité sur  BFM TV dans la rubrique BFM Business puis écarté des plateaux pour son franc parlé, Olivier Delamarche qui est suivi sur Finalscape nous met régulièrement en garde sur le devenir de l’Europe et notre avenir en règle générale.

Le document qui suit retrace dans les grandes lignes ce qu’Olivier tente de nous dire depuis des années en nous avertissant avec un franc parlé qui le caractérise et qui fait notamment qu’il soit particulièrement apprécié ici. De plus, toutes ses analyses se tiennent et semblent lui donner raison.

Merci Olivier pour votre clairvoyance et votre professionnalisme.

  • L’essentiel du boulot d’un politique c’est de se faire élire.
  • Brexit : Le patron de la banque Goldman Sachs Europe demande d’annuler le vote.
  • Astrid Lulling députée européenne déclare : « Heureusement que nous n’avons pas de référendum en Europe, les citoyens sont si bêtes »
  • Pourquoi les peuples ne se révoltent-ils pas ? (Jusqu’où peut-on aller jusqu’à ce qu’un peuple se révolte ?)
  • Remboursement de la dette en Europe, est-ce faisable ? Aujourd’hui, l’état français est endetté à raison de 137 % que nous allons devoir payer.  Avec un taux d’intérêts à 3 % en moyenne, cela nous mène à 4.2 %. Ce qui signifie que si le taux de croissance n’atteint pas 4.2 %, les intérêts de la dette ne sont même pas remboursés et ce, sans même parler de déficit budgétaire. A l’heure ou ces images ont été tournées, le tôt de croissance de la France atteignait tout juste 1 %. Résultat des courses, à ce moment là, la France était obligée d’emprunter pour ne rembourser que les intérêts. (Et aujourd’hui tout le monde le sait, les choses ne vont pas en s’améliorant. ndlr).
  • Confiscation de vos avoirs en cas de faillite bancaire, loi votée le 23 juillet 2015 : Nous nous trouvons dans un déni de démocratie flagrant : « Vous n’avez pas bien voté alors on va vous faire revoter et puis finalement on ne va pas passer par le vote parce que comme vous n’avez rien compris, nous, les élites, nous allons penser pour vous … C’est ahurissant ! Ils le disent eux-même, on s’assoit allègrement sur les traités, sur les statuts de la BCE, sur tout…! Une banque ferme comme cela a été le cas à Chypre, on gel tous les comptes, on pique 80 % du pognon qu’il y a dessus et on vous explique que c’est très bien. Il s’agit de l’abnégation du droit de propriété et cela s’appelle du vol. Vous aviez un million, on vous en pique 800’000.- … C’est du vol, c’est pas autre chose. »
  • Votre épargne est-elle à l’abri à la banque ? La réponse est Non ! : Concernant la loi sur la confiscation de vos avoirs bancaires, TVL vous l’explique dans les détails.
  • Planche à billets ou Quentitative easing, les conséquences : Avant ce que nous avons coutume d’appeler la planche à billets, vous aviez de la création monétaire qui était corrélée à la croissance mondiale. Nous avions donc une croissance qui tournait aux alentours de 3 voir 4 % et la croissance monétaire suivait la même courbe, ce qui donnait à l’argent papier sa valeur. Aujourd’hui, nous avons une croissance mondiale qui tourne autour de 0.8 % et la masse monétaire quand à elle atteint 17 à 18 %. ce qui fait que la monnaie papier ne vaut plus rien et seule la confiance que lui accordent les marchés financiers font que la monnaie ne se soit pas encore effondrée. La prochaine bulle financière devrait réajuster le tir. (Préparez vous donc à devoir aller payer votre café avec une brouette de billets de banque. ndlr).
  • Dernière intervention en date de Olivier Delamarche : Mise en garde contre le gel préventif de vos avoirs bancaires.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Economie : L’épargne des Français servira à payer la dette de l’État

Ils ont signé derrière votre dos un contrat de nantissement avec les banques pour garantir les remboursements des emprunts d’Etats. C’est a dire, si l’Etat ne peut plus payer, il a le droit de se servir directement dans votre poche et sans votre accord.

C’est ça qui arrive quand on ferme les yeux sur ses responsabilités en donnant son pouvoir a quelques Elus a travers un bulletin de vote. Faudra pas venir pleurer pour tous ceux qui ont un jour voté et remis leur pouvoir sur leur vie et leur famille a des inconnus qui vous ont fait un show a la télé.

Prenez vos responsabilités, ce sont pas ces pourris qui sont a blâmer en premier, mais tous ceux qui ont eu la naïveté, la fainéantise et la faiblesse de leur donner un tel pouvoir sur leur vie !

La solution ne sera jamais dans le système démocratique que nous connaissons, la démocratie actuelle est un jeu mis en place et dont les règles sont fixés par les illuminatis pour que le peuple ne puisse JAMAIS gagner. Ouvrez les yeux et regardez le monde autour de vous, il est le reflet parfait de ce système démocratique.

L’État français a accumulé une dette de plus de 2 000 milliards d’euros, soit presque 100% du PIB, et l’économie est en berne, pourtant les investisseurs continuent à lui prêter car ils savent que l’État français en dernier recours fera un hold-up sur l’épargne des Français et se servira directement dans leur capital.
Autrement dit, c’est l’épargne des Français qui garantit l’endettement de l’État auprès des prêteurs.
Marc Fiorentino.

Déjà évoqué sur ce site à plusieurs reprises, voici un petit rappel des faits en vidéo :

  • Olivier Delamarche : On va vous piquer votre fric.
  • TVL confirme et rajoute que les contrats d’assurance-vie sont également mis sur la sellette.
  • Olivier Delamarche prévient qu’un gel préventif des avoirs bancaires est prévu par Bruxelles afin d’éviter les Bank run.

L’envolée du bitcoin, le nouveau « trouillomètre » qui a remplacé l’or!

Comment expliquer le succès du bitcoin, dont la valeur s’est envolée depuis 4 ans ? La flambée de cette cryptomonnaie témoigne de la prise de conscience d’une fin proche du système monétaire selon Olivier Delamarche, fondateur de Triskelion Wealth Management. Ecorama du 24 octobre présenté par David Jacquot sur boursorama.com

Économie & Etats-Unis: Au 31 Octobre 2017, près de 102 MILLIONS d’américains sont toujours sans emploi

Aujourd’hui, 47 millions d’américains mangent avec des tickets distribués par le gouvernement ce qui représente 15% de la population. En 2008 ils étaient 9%

Le nombre d’américains se trouvant hors de la population active (en dehors du marché du travail) se situe toujours proche des sommets historiques au 31 Octobre 2017, selon les nouvelles données sur l’emploi publiées ce vendredi 3 Novembre 2017 par le département du travail américain (Bureau of Labor Statistics-BLS).

Statistics – BLS) rapporte ce vendredi 03 Novembre 2017 que 95,385 millions d’américains (âgées de 16 ans et plus) n’étaient ni employés le mois dernier, ni en recherche active d’un emploi durant les quatre dernières semaines.

Le nombre d’américains se trouvant exclus du marché du travail au 31 Octobre 2017( Not in labor force), est donc de 95,385 millions d’individus auxquels il faut ajouter 6,520 millions d’américains officiellement déclarés au chômage (unemployed)

En résumé: 95,385 + 6,520= 101,905≈102 millions d’américains se trouvent sans emploi au 31 Octobre 2017.

Olivier Delamarche était intervenu le Vendredi 23 Juin 2017 sur boursorama dans l’émission Ecorama où il avait donné les vrais chiffres du chômage américain et ils sont plutôt effrayants.

N’oubliez pas ce qu’a déjà expliqué Olivier Delamarche au sujet des américains que l’on sort de la population active… « A force de sortir les gens de la population active, Barack Obama va finir par obtenir un taux de chômage négatif. » Les taux négatifs sont à la mode actuellement…

Jacques Attali-Août 2014: Marché de l’emploi US: Le chômage est à 17% aux Etats-Unis et non de 6%

ATTENTION!!

Actuellement, les indices ne grimpent pas du fait de l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche ou bien d’une embellie soudaine dans l’économie. Si les indices grimpent c’est parce qu’il n’y a plus qu’un seul acheteur que sont les banques centrales. Or malheureusement dans la vie réelle, la situation économique américaine n’arrête pas de se détériorer comme vous pourrez le constater ci-dessous. Alors remonter les taux dans de telles conditions et avec un monde endetté comme jamais il ne l’a été de toute l’histoire est suicidaire.

L’état de santé plus que chancelant de l’économie américaine

Olivier Delamarche: « Aujourd’hui, l’unanimité d’euphorie béate est au même niveau qu’à la veille des grands Krachs »

Depuis plusieurs semaines, les variations quotidiennes du CAC40 sont minimes. La volatilité implicite est elle aussi à son plus bas niveau historique. Une très faible volatilité des marchés action qui pourrait, selon Olivier Delamarche, fondateur de Triskelion Wealth Management et membre fondateur des Econoclastes, devenir un problème. Ecorama du 10 octobre, présenté par David Jacquot sur boursorama.

Volatilité, les marchés sont-ils sous « prozac » ?

Économie avec Olivier Delamarche: « On essaie de vous vendre une croissance qui n’existe pas. Elle est achetée à crédit ! »

Olivier Delamarche, économiste avisé que je suis sur Finalscape depuis près de 3 ans nous parle ici d’une croissance que l’on essaye de vous vendre et qui malheureusement n’existe plus.

G.S

Olivier Delamarche: « Bonjour, je viens vous parler de la croissance, vous savez cette espèce de chose dont tout le monde vous parle comme le font les journalistes, les politiques et que personne n’a jamais vu ou en tout cas si peu que ça ne vaut pas le coup d’en faire des discours.

Alors pourquoi je vous dis ça ? Eh bien tout simplement parce qu’aujourd’hui le discours dominant est de se féliciter d’un retour de la croissance aux Etats-unis bien sûr et puis en Chine, au Japon, en Europe plus particulièrement en Espagne, au Portugal, et sans doute un peu en France aussi.

Alors en fait, cette croissance n’existe pas. on essaie de vous la vendre parce que c’est sympathique mais elle n’existe pas. Pourquoi ? Parce qu’elle est achetée par de la dette et par de la dette de façon GIGANTESQUE, gigantesque aux Etats-Unis, gigantesque en Europe.

L’Espagne dont on nous parle beaucoup et qu’on nous cite en exemple entre 2007 et 2017 a mis 12,10 euros sur la table pour retirer 1 euro de Pib. Ca fait beaucoup, beaucoup d’argent, beaucoup de dette qui évidemment vont peser sur la croissance à venir. Alors là, je vous cite l’Espagne mais vous pouvez vérifier cela dans à peu près tous les pays avec l’appui évidemment des banques centrales qui font tourner la planche à billets à tour de bras.

Alors y a des conséquences ! Il ne faut pas balayer cette histoire de dette en se disant que ça n’aura pas de répercussions.

Au dessus d’un certain seuil, ça vient entamer la croissance et ça pose un tas de problèmes, notamment les politiques monétaires actuelles contrairement à ce que l’on dit aussi, sont déflationnistes mais pas sur le coût de la vie, déflationniste uniquement sur les biens de consommation, et malheureusement déflationniste aussi sur vos salaires. Alors cette croissance qu’on essaie de nous vendre, pourquoi on essaie de nous la vendre comme ça, eh bien c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas la solution.

Donc aujourd’hui, ils vous font croire qu’ils vont normaliser les politiques, qu’ils vont remonter les taux parce que tout va bien et enfin qu’ils vont arrêter de faire tourner la planche à billets. C’est FAUX ! C’est faux parce qu’ils ne peuvent plus le faire et si on essayait de le faire, si on commençait à le faire, eh bien les marchés s’écrouleraient et les économies suivraient. Donc, je pense que c’est uniquement pour amuser la galerie qu’ils communiquent ainsi. Je doute que ça nous amuse longtemps.

Donc, il faut dores et déjà intégrer ce changement de modèle, ce changement de système monétaire qu’on va avoir dans les années qui viennent pour investir. Il faut investir intelligemment par rapport à ça et prendre en compte que ce n’est pas une crise mais un véritable changement de modèle qu’on a devant nous. On ne pourra pas continuer à creuser ad vitam aeternam la dette de tous les pays du monde et donc à faire tourner la planche à billets sans qu’il n’y ait aucune conséquence. Et la conséquence la plus probable quand on fait tourner la planche à billets, c’est l’effondrement de la monnaie.

Par conséquent, malgré ce discours dominant qui est fort sympathique comme quoi la croissance serait repartie, il faut être bien conscient que cette croissance est achetée à coup de milliers de milliards d’euros ou de dollars de dette et c’est votre votre dette, c’est notre dette. C’est la dette d’état, c’est la dette privée qui enflent année après année. Alors, il faut bien se rendre compte aujourd’hui que les différents pays sont endettés à 350% du Pib et donc lorsque vous montez les taux de 1 point, vous augmentez le coût de 3,5%. Par conséquent vous voyez qu’il y a une impossibilité totale de revenir en arrière.

Sachez que j’ai fait 2 études, une sur le placement obligataire et une autre sur la croissance et donc ce mythe d’une croissance retrouvée. Donc, si vous voulez voir ces 2 dossiers, je vous invite à cliquer ici pour les réserver. Le prochain dossier sera sur les monnaies parce que je pense que c’est réellement là que va se situer le prochain problème.

 

Olivier Delamarche : « Si une grosse banque vient à sauter, on se retrouvera face à quelque chose de non maîtrisable »

Olivier Delamarche:

« C’est ressorti récemment parce qu’il y a eu une alerte de Reuters disant que l’UE était en train de plancher sur un gel des comptes bancaires pour rendre cela légal. Pourtant je vous rappelle qu’ils n’ont pas eu besoin d’un texte pour le faire à Chypre. Alors le principe c’est que s’il y a un pépin dans une banque en europe et qu’on est obligé de fermer cette banque… (Sachez tout de même qu’il y a 3 banques qui ont sauté en Italie dont 2 banques vénitiennes que personne ne connaissait et qui étaient passées au travers des stress tests, etc… qui coûtent la bagatelle de 17 milliards, soit 1% du Pib italien.)

Donc, imaginez le jour où ça va être dans une grosse banque et donc là, on se retrouvera en face de quelque chose qui n’est pas maîtrisable ni par l’état ni par personne. Donc ça veut dire que vous serez amené à fermer la banque, et si vous fermez la banque, vous fermez les autres banques parce que sinon tous les gens vont comprendre que la leur est la suivante et donc il y a un bank run qui est déclenché.

Et non seulement ça, vous êtes obligés de le faire dans votre pays, le pays d’origine du problème mais vous êtes obligés de le faire dans toute l’Europe. Cela impliquera qu’on ferme les banques et qu’on contrôles les capitaux dans toute l’Europe. Pourquoi ? Eh bien parce que si vous voyez la queue devant toutes les banques et celles fermées en Italie… eh bien si vous avez 2 sous de jugeote, qu’est ce que vous faîtes ? Vous vous précipitez à votre banque et vous allez chercher vos sous. Donc ça veut dire que vous déclenchez de fait un Bank Run dans toute l’Europe. Et donc le seul moyen, c’est de bloquer les banques dans toute l’Europe. Alors, on vous dit 20 jours mais le problème c’est que si vous faîtes ça pendant 20 jours et que vous les rouvrez le 21ème, qu’est ce qui se passe à votre avis ? Eh bien, vous allez chercher vos sous. Donc, ça durera plus de 20 jours. Et ensuite, on vous dit pas de panique car ça ne concernera que des comptes ayant plus de 100 000 euros. Mais ça dépend de la perte ! Ca dépend de la perte et pas d’autre chose. Y a rien qui soit gravé dans le marbre. Si la perte est gigantesque, qu’est ce qui se passe ? Ils taperont peut-être sur 50 000, sur 20 000, sur 10 000… on en sait rien.

Ce qui avait été mis en place sur le fonds de secours des banques, c’est 2 milliards. C’est grotesque ! 2 milliards, c’est rien. Je vous rappelle en Italie, c’était déjà 17 milliards pour 2 minuscules banques. Et si grande banque vient à tomber, on fait quoi là ? On est sur des montants énormes. En gros, sur tout le système bancaire européen, les fonds propres des banques européennes majeures, c’est en gros une cinquantaine de milliards et vous avez en face l’actif total de la banque qui est autour de 1500 milliards. Donc déjà, 50 milliards de fonds propres et 1500 milliards d’actifs, Ok ? Et vous avez ce qu’on appelle l’exposition sur les produits dérivés mondiaux, sur absolument tous les produits dérivés, ça peut être des matières premières, des obligations, ça peut-être des actions… et donc sur tous les produits dérivés et ce qui est hors bilan des banques, là vous avez quelque chose autour de 30 000 milliards d’euros à chaque fois, d’accord ? Alors, je ne dis pas que le risque est sur les 30 000 milliards parce que je sais qu’on va essayer de me reprendre là dessus. Le risque n’est pas sur 30 000 milliards mais les économistes ont calculé que sur 30 00 milliards d’exposition sur les marchés à terme, vous aviez en gros un risque sur 10%. Ca fait quand même 3000 milliards, d’accord ? Et donc ça fait dans ce cas là, 1 fois et demi le Pib français sur chaque banque. Donc, oubliez les fonds avec 5, 10, 15 milliards dedans parce que c’est juste ridicule. Ca n’est pas à la hauteur du problème.

Le début de l’extrait ci dessus se trouve à 23:30

Europe: une partie de l’épargne bientôt saisie en banque

Je vous en parlais il y a quelques mois déjà avec comme illustration la vidéo de l’économiste Olivier Delamarche, l’Europe prévoit un gel préventif des avoirs bancaires ceci afin d’éviter les effets catastrophiques qu’un « Bank Run » pourrait avoir sur les banques.

Ce qu’il faut absolument savoir c’est que les banques peuvent également saisir vos avoirs dans le cas ou elles seraient en proie à des difficultés et ce, dans un cadre tout à fait légal.

La garantie que les comptes en dessous de 100’000 Euros soient épargnés ne tient pas la route car le fond qui est prévu à cet effet par l’Union Européenne est de 65 milliards d’Euros alors que rien qu’en France, l’épargne s’élève à 100 milliards d’Euros.

Voici l’article publié dans le très sérieux journal Le Temps que je relaye ici et qui n’a rien de complotiste.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Les politiciens votent des lois stipulant que l’épargnant sera désormais saisi d’une partie de son patrimoine en banque afin de renflouer les institutions financières. L’opinion de Didier Maurin, le directeur de Katleya Gestion.

De nombreux Etats sont aujourd’hui tellement endettés qu’ils ne sont même plus en mesure d’assurer le remboursement des intérêts de leurs dettes. La conséquence ubuesque de cette situation en est l’apparition de taux d’intérêt négatifs, qui impliquent qu’en leur prêtant de l’argent, les banques centrales leur versent des intérêts dans le même temps! Une nouveauté historique en somme!

Imaginez! Votre banque vous prête 100 000 francs à –0,5%. Cela signifie que vous toucherez 500 francs d’intérêts par an pour avoir eu la gentillesse de contracter ce prêt. Ne riez pas! C’est exactement ce qui arrive à de nombreux Etats surendettés dans le monde, car leur banquier, les banques centrales, leur octroie des taux d’intérêt négatifs afin qu’ils ne fassent pas faillite.

Une crise financière grave

Naturellement, en cas de crise financière grave, un tel Etat n’est absolument pas en mesure de renflouer des banques ou des compagnies d’assurances en difficulté étant donné qu’il a déjà du mal à rembourser ses dettes lui-même. Or, de nombreux Etats européens sont dans cette situation, ce qui a amené les politiciens à voter des lois stipulant que l’épargnant sera désormais saisi d’une partie de son épargne en banque afin de renflouer les institutions financières.

Après tout, il faut bien prendre l’argent où il est. Deux réglementations ont d’ores et déjà été votées. La BRRD, tout d’abord, est la directive relative au redressement des banques et à la résolution de leurs défaillances, adoptée en décembre 2013 par le Parlement européen, transposée désormais dans le droit de tous les pays membres de l’Union européenne. Elle privilégie la procédure de bail-in (renflouement interne) au bail-out (renflouement externe par l’Etat), ce qui signifie que l’épargnant est désormais garant de sa banque et qu’une partie de ses avoirs pourra être saisie pour la renflouer, avec un mécanisme de solidarité envers toutes les banques. De l’explosif en quelque sorte!

Blocage des contrats d’assurance vie en France

La loi Sapin 2, ensuite, votée le 9 décembre dernier par le gouvernement français et qui donne toute latitude au ministre des Finances pour bloquer les contrats d’assurance vie et ne pas procéder au remboursement de tout ou partie de l’épargne, soi-disant pour une période limitée.

A lire aussi: Fraude fiscale en France: ce que dit la loi Sapin 2

Ne perdons pas de vue que dans le prolongement de ces deux réglementations, une troisième serait en préparation pour octroyer tout pouvoir à des ministres de bloquer les comptes bancaires dans le cas d’une crise grave, afin d’éviter le bank-run, comme disent les Anglo-Saxons, cette situation dans laquelle tout le monde se précipite à sa banque pour retirer ses économies.

Au regard de toutes ces réglementations, il est clair que nombre de politiciens se préparent à la prochaine crise financière internationale, car ils ne comptent pas, comme ce fut le cas lors de la crise des «subprime» en 2007, appeler les Etats en comblement de passifs. Or, pour bien protéger les banques et les compagnies d’assurances, ils doivent donner un cadre légal à ces futures saisies, car ils s’attendent à ce qu’elles soient attaquées juridiquement par nombre d’épargnants et autres associations de consommateurs. En effet, il faut pouvoir leur répondre: «C’est la loi!»

La menace «Donald Trump»

Par ailleurs, nous n’aurons peut-être pas à attendre si longtemps pour connaître une nouvelle crise, puisque Donald Trump vient d’abroger de nombreuses règles qui prévalaient jusqu’alors pour empêcher les banques de faire tout et n’importe quoi. C’est pourtant l’annulation de la réglementation instaurée après la crise de 1929 qui généra plus tard la crise des «subprime» aux Etats-Unis.

Pour conclure, même si certaines banques centrales, telle la Réserve fédérale américaine ou la Banque centrale européenne (BCE), laissent entrevoir que les taux d’intérêt vont remonter afin de donner le sentiment que la situation s’améliore, je fais partie de ces financiers qui n’en croient rien. En effet, le monde entier est aujourd’hui trop endetté pour que les banques centrales remontent leur taux, car elles nous mèneraient alors vers une forme de suicide économique.

La protection apportée par l’or et l’immobilier international

Aujourd’hui, l’immobilier international et l’or sont sans doute les meilleurs vecteurs du moment pour bien protéger l’épargnant face à ces risques. En effet, dans tous les cas, c’est la valeur des actifs qui compte aujourd’hui en matière de sécurité, le reste n’étant que du papier, à l’image de ces obligations d’Etat dont on ne sait jamais si elles seront remboursées un jour.

La vidéo de Olivier Delamarche qui vous alertait durant la pose estivale

L’agence de presse Reuters vient de révéler le plan de l’Union Européenne pour geler vos comptes courants en cas de crise bancaire [1].

Il est plus urgent que jamais d’assurer vos arrières (plus à ce sujet ci-dessous).

Selon Reuters, le blocage total durerait jusqu’à 20 jours. C’est-à-dire trois semaines sans pouvoir accéder à votre compte en banque… et sans savoir ce que vous y retrouverez par la suite.

En novembre dernier, la Commission Européenne s’opposa à ce que l’on puisse geler les dépôts garantis, c’est-à-dire à hauteur de 100 000€ par compte.

Cela devrait être une évidence : puisque le dépôt est garanti, il n’y pas besoin de le geler.

Mais déjà Olivier avait analysé que cela n’était pas tenable.

Et voici que début juillet l’Union Européenne, dont l’Estonie assure la présidence tournante, est revenue à la charge avec un projet incluant tous les dépôts, dès le premier euro.

Oui, on parle bien de votre compte courant.

La raison de ce revirement : la faillite de la banque espagnole Banco Popular est passée par là. 

Et ce qui s’est passé avec Banco Popular n’est rien d’autre qu’un bank run, une panique bancaire : le cauchemar des banquiers, le mot interdit. La seule différence est que tout cela s’est passé en ligne sans les scènes de paniques aux comptoirs et distributeurs : la douleur moins le sang.

Ce sont plus de 2 milliards d’euros qui s’échappaient des coffres de la banque chaque jour au moment de l’intervention de la BCE.

Ce bank run fatal est arrivé après tous les recours possibles par ses actionnaires, par la BCE. Il est le résultat d’une longue série d’échecs et de discours rassurants et mielleux. 

Mais les raisons de la faillite de la banque, les créances pourries qui ont miné ses comptes et ont fini par déclencher la panique datent de 2008. Cela faisait 10 ans que les banquiers mettaient la poussière sous le tapis

Force est de constater : le temps ne fait pas l’affaire.

Les créances pourries en euros ont été multipliées par 3 depuis la crise et partout en Europe elles gonflent comme de véritables bombes à retardement dont chaque jour augmente la puissance de déflagration.

Banco Popular était la 3e banque privée espagnole avec 1 700 agences en Espagne. Pas une petite banquette régionale mal ficelée. Et nous ne sommes plus à Chypre mais dans la 4e économie de la zone Euro.

Banco Popular avait passé les stress tests hauts la main. Cela n’a pas empêché la faillite.

La banque a été rachetée pour un euro symbolique par Santander, la première banque du pays.

Encore une fois, aucun problème n’a été réglé. Les créances ont été transférées à une autre banque finalement pas tellement plus solide que Banco Popular.

Les créances pourries sont toujours-là, elles continuent d’enfler. Elles sont simplement plus concentrées… Et la crise bancaire revient plus forte et plus dure que jamais. Et si demain c’est Santander qui est en difficulté, il n’y aura personne au-dessus pour la sauver…

Il ne reste qu’une solution, prévue d’ailleurs depuis plus de 5 ans par des organismes privés et publics comme le FMI et le Boston Consulting Group : à la fin, ce sont vos comptes que l’on bloque. Ce sont vos comptes que l’on prélève.

C’est ce que l’Europe se prépare à faire aujourd’hui.

Avez-vous seulement assez d’argent liquide pour tenir 3 semaines ? 

Votre patrimoine est-il diversifié pour survivre à la Grande Crise Bancaire européenne ? 

Olivier Dalamarche : Suppression du cash, on va vous piquer votre fric

Parce qu’il est plus simple de supprimer une ligne informatique plutôt que d’aller vous prendre votre or dans vos poches, la suppression du cash n’a pour autre but que d’aller se servir sur vos comptes.

Le terrorisme et la mafia ne sont que des prétextes falacieux et des boniments.

On ne le répètera jamais assez ici, le gel, la confiscation de vos avoirs bancaires et la suppression du cash à terme, une stratégie économique qui se met en place et dont vous allez faire les frais.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Pourquoi les banques et les administrations cherchent à nous dissuader de payer autrement que par carte bancaire ?

Voici un excellent article publié par Dominique Philos.

Nous allons essayer de faire le tour de la question afin d’étudier quelles sont les motivations pouvant justifier une suppression des billets de banque et quelle serait l’incidence de cette suppression dans la vie courante.

Nous avons tous remarqué que les banques et l’administration étatique font des efforts considérables pour nous dissuader d’utiliser d’autres moyens de paiement que la fameuse carte bancaire (bleue ou pas) présentée comme l’outil idéal de paiement ; même pour de petites sommes (mais surtout pas le chèque dont le traitement est jugé trop coûteux par les banques !).

Le cash et l’expérience de Monéo

Nous nous rappelons tous l’expérience de Monéo… qui n’a pas abouti… Et maintenant nous avons droit aux cartes permettant le paiement sans contact et je suis sûr d’ailleurs que nombre d’entre vous utilisent de manière quasi systématique leur carte bleue pour le moindre de leurs achats sans y voir autre chose qu’une simple commodité !

Dans certains pays (Japon), il est même possible de payer avec son smart phone et Visa (l’organisation qui gère la carte bleue) vient de mettre sur le marché une bague permettant le paiement sans contact.

La monnaie électronique semble donc avoir le vent en poupe, alors pourquoi s’embarrasser avec des billets de banque !

Par ailleurs, on nous dit que l’utilisation des billets de banque (principalement de 500 € pour l’instant) est essentiellement le fait des fraudeurs, des trafiquants ou pire des terroristes et qu’au nom de la sécurité que l’État doit assurer à chacun d’entre nous il faut supprimer ces billets maudits… Tout en oubliant au passage que seuls les billets de banque et les pièces émises sous contrôle de la BCE ont cours légal ; tous les autres procédés de paiement n’étant que des moyens de paiement !

Comme 98% de la population ne fraude pas ou ne trafique pas et souhaite bénéficier de la sécurité publique, soit personne ne se sent concerné, soit tout un chacun donne son assentiment au moins tacite à de telles mesures !

Limiter le cash contre le terrorisme ?

C’est ainsi, qu’à la suite des attentats de janvier 2015, les règlements en espèces ont été ramenés de 3.000 à 1.000 €, ce qui, on en conviendra, est une mesure tout à fait efficace pour dissuader les trafiquants de drogue et autres marchands d’armes de continuer leur petit business !

Il y a donc lieu de se demander si les arguments et justifications avancées sont bien réelles ou si elles ne relèvent pas plutôt d’une certaine idéologie voire d’un enfumage ?

Examinons ensemble les avantages du sans cash :

  • La carte bancaire évite de se promener avec des quantités importantes d’espèces et limite donc les risques de perte et de vol.
  • La carte bancaire est un moyen sûr et garanti.
  • Les frais sont peu élevés ou même gratuits pour l’utilisateur.
  • Elle permet des règlements internationaux et c’est vrai qu’on peut faire le tour du monde avec seulement son passeport et sa carte bancaire.

La vérité oblige à dire qu’en fait les banques détestent l’utilisation des billets de banque, quels qu’ils soient, car cela les oblige à utiliser des distributeurs bancaires, à les entretenir, à faire appel à des sociétés spécialisées pour remplir ces appareils, et à conserver du personnel pour effectuer la comptabilité et trier les billets ; tous services qui pourraient être économisés avec la suppression des billets de banque ; cette vieille relique !

De plus, le mythe de la gratuité ne résiste pas à l’examen des faits car si les commissions sont bien mises à la charge exclusive des commerçants (location d’un TPE – terminal de lecture sur lequel vous tapez votre code, commissions de transactions, frais de transmissions), il est évident que ces frais sont répercutés sur le prix final de ce qui vous est vendu et donc, finalement, c’est quand même vous qui les payez à un moment ou un autre !

Par ailleurs, sauf quelques banques en ligne, chacun paie pour disposer d’une carte bancaire et cela peut aller jusqu’à plusieurs centaines d’euros par an pour certaines cartes dites privilégiées (gold, platinum…) ; sans compter les frais de tenue de compte dont on se demande bien à quoi ils correspondent…

Examinons maintenant les inconvénients de la carte bancaire ; inconvénients que tout le monde connaît plus ou moins :

  • Toutes vos opérations deviennent traçables c’est-à-dire que tout ce que vous achetez avec la CB apparaît sur un listing informatique, or il peut y avoir des achats que vous ne souhaitez pas faire apparaître (sans qu’il s’agisse d’armes ou de drogue).
  • Il existe, quoiqu’en disent les banques, des risques de fraudes non négligeables mais évidemment tant qu’on n’a pas rencontré le problème, on accepte d’autant plus facilement le discours officiel. Pourtant, un banquier m’a dit un jour : « La carte bancaire : c’est une bombe dans votre poche. »
  • Certaines personnes ont quelques difficultés à appréhender le montant réel de leurs dépenses avec une CB et ne savent pas se contrôler (tout le monde connait l’expression « faire chauffer la carte bleue ») alors qu’avec le cash « quand y’en a plus, y’en a plus ! ».
  • Les opérations de paiement sans contact présentées comme sécurisées ne le sont pas vraiment puisque j’ai demandé à titre personnel à ce que ma carte bleue soit désactivée sur ce point ; ce qui a été fait. Et, bizarrement, ma banque, la Caisse d’Épargne, s’est mise à distribuer peu de temps après des coques blindées destinées à empêcher la captation frauduleuse, au moyen d’un simple smart phone, de votre code d’émission… qui était sécurisé… mais pas tant que ça !

Mais, il y a d’autres inconvénients qu’on ne vous dit pas !

  • Régulièrement on découvre des fraudes massives liées à la collecte de données confidentielles des cartes bancaires (mais pas toujours…) mais là-dessus les banques, pour des raisons de crédibilité faciles à imaginer, restent évidemment très discrètes !
  • Si le cash est supprimé, vous n’avez plus aucun autre moyen pour vos économies que de faire aveuglément confiance aux banques qui, entre nous et spécialement en France, ne sont que la courroie de transmission plus ou moins contrainte du fisc ! La France n’est pas la Suisse et le secret bancaire n’y existe pas !
  • Si votre banque fait faillite, la formule du bail-in a été formalisée dans les textes au début de cette année ; ce qui veut dire qu’elle peut se servir sur vos dépôts pour boucher les trous de sa mauvaise gestion. Vous n’êtes plus propriétaire de votre argent mais juste un créancier de votre banque… Et il suffit de consulter la loi sur les faillites pour savoir quel est le sort réservé aux créanciers surtout lorsqu’ils ne bénéficient d’aucun privilège (garanties) !
  • Bien sûr on vous dira : pas d’inquiétude les dépôts sont garantis jusqu’à 100.000 € ! En oubliant de vous donner un petit détail non négligeable : c’est que le fonds de garantie s’élève à 5 milliards d’€ et que le total des dépôts des Français dans les banques s’élève à 10.000 milliards d’€, autrement dit, le fonds de garantie ne garantit rien du tout ou pas grand-chose !
  • Évidemment, à partir du moment où toutes vos transactions sont connues, le fisc peut suivre les moindres de vos dépenses, et comme les services de Bercy nous considèrent tous comme des fraudeurs, c’est la porte ouverte à toutes les dérives sans échappatoire possible ; notamment si vous êtes en conflit avec l’administration fiscale pour des raisons tout à fait autres !
  • Si le cash est supprimé, finis les petits billets glissés aux petits enfants par les grands parents, finis les dons manuels, finis les petits arrangements hors TVA ou hors charges sociales pour des petits travaux, pour la baby sitter, la tonte de la pelouse, la femme de ménage…
  • À l’époque du franc, les politiques avaient trouvé un moyen simple de lessiver des dettes trop encombrantes : l’inflation et la dévaluation mais aujourd’hui, avec l’euro, cela n’est plus possible puisque cette monnaie n’est pas contrôlée par un État. Néanmoins, si le cash est supprimé, rien n’interdit, comme on en prend actuellement le chemin du fait des pratiques récentes des banques centrales, de vous appliquer des taux d’intérêts négatifs sur vos avoirs bancaires ; intérêts négatifs qui ne seront alors qu’une inflation déguisée permettant de lessiver à bon compte et sur votre dos les dettes faramineuses d’un État français qui se limite à gérer une dette qui ne fait qu’enfler… Alors que si vous avez la possibilité de retirer du cash, les banques ne peuvent pas vous appliquer cet intérêt négatif sous peine de voir les dépôts bancaires disparaître (notamment vers les banques ne pratiquant pas le taux d’intérêt négatif ou au moyen de retraits massifs en espèces) et avec le risque de provoquer l’effondrement du système bancaire !
  • Le but d’une telle pratique des taux négatifs peut d’ailleurs être aussi tout simplement d’orienter votre comportement et de vous contraindre à dépenser vos économies plutôt que de les stocker à ne rien faire sur un compte (car avoir des économies ne sert à rien, c’est bien connu !) ; toute consommation entraînant d’une part une certaine forme d’activité économique mais aussi et surtout la possibilité de vous appliquer une taxe à la consommation (une TVA à 20% par exemple et dans ce cas 100 € dépensés en rapportent 16.67 € à l’État !).
  • La suppression du cash vous retirera toute liberté de choisir un mode de thésaurisation de votre épargne (si cela vous plait de mettre des billets sous votre matelas parce que vous n’avez pas confiance dans votre banque ou dans l’État pour des raisons qui ne regardent que vous), vous n’avez plus le choix ; vos avoirs sont bloqués en banque à la merci d’un évènement malheureux comme celui qui est arrivé à Chypre !
  • Car, si le cash est supprimé, rien n’interdit à un État impécunieux de faire une petite razzia appropriée sur les comptes bancaires (le programme informatique existe déjà à Bercy : il n’y a plus qu’à appuyer sur la touche RETURN !) : ce que dans un jargon imagé on appelle la répression financière et certains journalistes « l’extrême ponction », surtout que… on n’est jamais à l’abri d’un accident de parcours à la suite d’un évènement international imprévu ou d’une vilaine crise financière internationale mettant brutalement fin au système de l’argent à taux zéro (comme par exemple la sortie de l’Allemagne de la zone euro car c’est bien le seul pays qui pourrait en sortir sans dommage… ce qui mettrait fin immédiatement à la crédibilité de l’euro) ! Car alors, il est tout à faire naturel pour la caste qui dirige la France que sa mauvaise gestion des deniers publics ait pour conséquence d’aller piocher dans vos économies !

Évidemment, il y aurait bien quelques petits effets pervers à une telle suppression car il existe toute une petite économie fonctionnant à partir du cash (petits travaux…) et qui n’aurait pas lieu s’il fallait y ajouter des charges sociales, dont tout le monde connaît le montant beaucoup trop élevé ; sans compter que cet argent qui circule le fait en général assez vite c’est-à-dire qu’il n’est pas conservé par leurs bénéficiaires mais est immédiatement réutilisé pour financer autre chose !

Le cash, manque à gagner du fisc

Le problème réel de cette volonté de supprimer les billets de banque est que le fisc y voit surtout, dans sa logique bien à lui, un « manque à gagner » qui n’est rien d’autre qu’un manque à taxer et une économie souterraine qu’il voit énorme et susceptible de lui rapporter un maximum de nouvelles recettes fiscales ; sans se rendre compte que du jour où il n’y aura plus de cash, il n’y aura plus cette économie souterraine et que tout le monde y perdra, ou alors mutera vers une forme différente (troc) ; car on ne peut pas lutter contre une adaptation ou un contournement de règles administratives à la fois trop contraignantes et inutiles !

À cela s’ajoute un fantasme récurrent de l’administration fiscale : des milliards sont planqués dans les lessiveuses, fantasme déjà exprimé en 2002 lors du passage à l’euro et à l’occasion duquel les autorités voyaient déjà un déferlement de monnaie à convertir (les gens allaient faire des queues énormes aux guichets avec des valises pleines à craquer de billets).

Ce déferlement n’a curieusement pas eu lieu… on se demande encore bien pourquoi !

Il ne faut pas non plus oublier que le montant des billets de banque en circulation est bien moins important que le total des dépôts (entre 5 et 10%) ce qui veut dire que déjà 90% des dépôts sont constitués par de la monnaie scripturale et ne sont déjà plus qu’une ligne informatique dans les réseaux bancaires !

C’est aussi un fantasme du fisc que de vouloir contrôler tout le monde pour être bien certain que personne ne fraude ; d’autant plus que, selon la doxa officielle de Bercy, la fraude fiscale s’élèverait à 80 milliards d’euros par an, et que, sans fraude, le déficit budgétaire se trouverait ipso facto comblé. Formidable raisonnement qui permet d’affirmer, sans sourciller, aux termes d’une affirmation sophistique que c’est à cause des fraudeurs que l’État français se trouve en déficit et non à cause de la mauvaise gestion des deniers publics à propos de laquelle personne n’est jamais responsable et aucun politique ne veut rien changer !

On peut rappeler les pouvoirs de TRACFIN en la matière !

Or, la vérité oblige à dire que l’État n’est rien d’autre qu’un prédateur fiscal qui veut en savoir le plus possible sur vous pour pouvoir vous tondre au maximum et la mise en place du prélèvement à la source entre dans cette démarche.

On comprend vite que l’argument prétendument sécuritaire (dont on a pu mesurer toute l’efficacité : environ 250 morts et 800 blessés), des bandits, trafiquants, terroristes et autres utilisateurs du cash n’est que le faux nez des méthodes inquisitoriales du fisc !

D’ailleurs, on retrouve curieusement ce même argument à propos des nouvelles monnaies numériques (Bitcoin et autres) qui sont elles aussi « aux mains des trafiquants » parce qu’elles ont surtout le gros défaut de ne pas être contrôlées et contrôlables par les États !

En fait, la suppression des billets de banque n’est rien d’autre qu’un empiètement supplémentaire sur votre liberté, une forme de totalitarisme rampant destiné à accroître le contrôle de l’État et de ses fonctionnaires sur les populations alors que chacun devrait pouvoir être libre de pouvoir disposer comme il l’entend de son argent, la plupart du temps fruit de son travail ou résultat d’une vie d’économies !

Avec un système sans cash vous devenez l’usufruitier contraint de votre propre argent dont l’État veut même pouvoir en contrôler l’usage !

On retrouve les mêmes dérives à propos des différents projets de lois et lois votées concernant le secret des communications et la cryptographie avec la volonté d’imposer aux éditeurs de logiciels des « back doors » en français « portes dérobées » permettant aux administrations étatiques, à partir de critères variables et fumeux, de violer impunément le secret des communications !

Les présidents de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) et du Conseil national du numérique (CNNum) ont d’ailleurs publié dans le quotidien Le Monde une tribune selon laquelle « le chiffrement – et les libertés fondamentales dont il permet l’exercice – constitue un rempart contre l’arbitraire des États. Il nous protège aussi contre le contrôle croissant des acteurs économiques sur nos vies ». Sic !

La société sans cash, société surveillée

Il ne faut pas se faire d’illusion, nous vivons dans une société où le contrôle de l’État est de plus en plus pesant et intrusif, la liberté qui nous reste n’est que celle qui nous est autorisée par ce même État !

Alors, que nous reste-t-il si on ne veut pas que tous ses avoirs n’existent plus seulement que sous forme de monnaie scripturale ?

Bien entendu, à notre niveau, nous n’avons aucun moyen d’action sur les agissements de la caste qui dirige le pays… Nous ne pouvons que réagir et nous organiser pour prendre des mesures préventives telles que l’achat de biens tangibles (immeubles, mais taxés de plus en plus surtout si c’est pour un projet de location), les matières premières (comme l’or mais très taxé en France, l’argent métal ne vaut plus rien), vous lancer dans l’achat d’actifs financiers (obligations d’État à taux 0 donc qui ne rapportent rien ; actions, ce qui est très risqué à ce jour ; assurance-vie, mais les taux sont à la baisse aussi puisque l’assurance vie est investie en obligations d’État qui désormais tangentent avec le taux 0 et le projet de loi Sapin 2 en cours d’étude contient des dispositions inquiétantes visant à bloquer les taux et les remboursements, sans oublier que les 1.600 milliards d’euros d’encours de l’assurance vie sont à la merci d’une petite prédation fiscale) ou encore dépenser comme acheter une voiture neuve (les Grecs l’on fait en masse en 2015 lorsqu’ils ont pensé que leur pays allait sortir de la zone euro et qu’ils allaient se retrouver avec une nouvelle drachme ne valant pas plus qu’un billet de Monopoly) ou autres mesures telles que l’ouverture d’un compte à l’étranger (révélé à l’administration fiscale bien entendu) dans un pays qui ne prétend pas abolir le cash ou enfin utiliser les cryptomonnaies telles que le Bitcoin mais très spéculatives, et à la sécurité pas toujours assurée !

Notre seule chance pour l’instant est de faire partie de la zone euro au sein de laquelle plusieurs pays sont ouvertement opposés à la suppression des billets de banque qui sont chez eux beaucoup plus utilisés qu’en France !

De ce fait, le risque immédiat apparaît pour l’instant limité. Mais rien n’interdit par contre à un État (comme la Grèce par exemple) de faire facturer par les banques une taxe sur l’usage du cash, notamment lors du retrait au guichet bancaire !

Nous savons bien, de toutes les façons, que l’imagination de la caste au pouvoir est sans limites sur ce plan-là…