Spiruline, métaux lourds, arsenic
et tutti frutti !
Vous vérifiez la composition de vos compléments alimentaires, mais est-ce que vous vous êtes déjà demandé dans quelles conditions ils étaient produits ?
Parce qu’un ingrédient peut être intéressant sur le papier… et poser problème si sa qualité n’est pas au rendez-vous.
Et la spiruline en est un bon exemple !
Attention, toutes les spirulines ne sont pas contaminées. Mais sans contrôles rigoureux, impossible de garantir l’absence de certains contaminants comme les métaux lourds ou les microcystines.
Alors avant d’acheter, posez-vous une question toute simple : la marque est-elle capable de prouver la qualité de ce qu’elle vend ?
Texte additionnel :
La spiruline est un véritable accumulateur d’oligoéléments, capable de se gorger en fer au point d’être la meilleure source de fer bioassimilable qui soit. Mais qu’en est-il des métaux lourds ?
La spiruline, un bioaccumulateur exceptionnel
La spiruline accumule un grand nombre de métaux lourds s’ils sont présents dans son environnement. Cette propriété rend nécessaire une attention particulière portée aux intrants utilisés dans la culture de la spiruline et en particulier de l’eau. C’est aussi la raison principale pour laquelle tous les producteurs sérieux cultivent leur spiruline plutôt que de la récolter en milieu naturel dans des environnements impossibles à contrôler. Et la raison pour laquelle tout utilisateur de spiruline ferait bien de s’intéresser à la traçabilité de la spiruline qu’il achète !
Un exemple dramatique de l’absence de contrôle sur une production de spiruline à grande échelle a éclaté au grand jour en 2012 sur des productions chinoises, qui sont aussi celles qu’on retrouve presque systématiquement quand l’origine du produit n’est pas mentionnée sur l’étiquette. En effet, en 2012, la CFDA, l’organisme en charge de la protection de la santé publique en Chine Populaire, a mis en évidence des contaminations en plomb dans 6 des 8 marques de spiruline testées, avec des dépassements de seuils allant jusqu’à 820 % !
Il ne s’agit aucunement de dévaloriser la production chinoise en général mais bien de se rendre compte que les métaux lourds sont une crainte justifiée et qu’en tant que consommateur sensible à la qualité de sa spiruline, mieux vaut se poser des questions car il n’y a fondamentalement jamais de contrôles sanitaires en Union Européenne (ni à l’importation, ni à la production).

Stéphane Guibert (Facebook) / Stéphane Guibert (VK) / CrowdBunker
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