Non à l’initiative UDC du 14 juin, la gauche jubile, oui mais…

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Non à l’initiative UDC du 14 juin, la gauche jubile, oui mais…

« Non à une Suisse à 10 millions. »

Maintenant que le couperet est tombé et que l’initiative de l’UDC a été refusée, les festivités des vainqueurs ne devraient pas masquer une réalité plus grinçante : le « NON » ne nettoie pas le terrain, il vient simplement de valider la poursuite du modèle actuel et voici ce qui semble se dessiner à l’horizon, entre doux rêves européens et réveil douloureux :

Le grand saut vers l’Europe : Il est fort à parier que, dans les couloirs de la gauche, on interprète ce résultat comme un blanc-seing pour pousser les feux vers une adhésion accélérée à l’Union européenne. Pour eux, le « NON » à l’initiative est le signal que la Suisse, en manque de repères, est mûre pour s’abandonner totalement dans les bras de Bruxelles, au nom de cette fameuse « stabilité » qu’ils chérissent tant.
Le boomerang est lancé : Si cette accélération européenne devient l’agenda prioritaire, le boomerang risque de revenir avec une force inouïe. Car si les citoyens ont refusé l’initiative pour éviter le « chaos », ils ne seront probablement pas plus ravis de voir les compétences nationales dissoutes dans la machine européenne, surtout si les problèmes de logement et d’infrastructures persistent, comme c’est inévitable.

La gestion du naufrage : Les forces politiques qui ont orchestré cette « alliance forte » vont maintenant devoir se dépatouiller avec leurs promesses de régler les problèmes d’asile, de logement et de mobilité. Ils ont gagné le droit de gérer le quotidien, mais ils devront vite comprendre que les confettis du 14 juin ne tiendront pas lieu de politique de transport ou de logement efficace sur le long terme.
En somme, la suite s’annonce comme une partie d’échecs risquée où la gauche, ivre de sa victoire, pourrait bien précipiter la Suisse dans une dépendance européenne qui n’a jamais été explicitement demandée par les votants. Ils croient avoir sauvé le navire, mais ils viennent surtout de choisir une destination qui pourrait bien finir par l’envoyer par le fond.

Stéphane Guibert (Facebook) Sur (VK) / CrowdBunkerX

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