Genève, Suisse
la forteresse des droits de l’homme
Selon les résultats des scrutins, et non sans humour, les Genevois avaient surnommé cet ancien Bâtiment électoral (il brûla en 1964), le Temple d’Héraclée ou la Boîte à gifles. Sa structure de béton tranchant avec une architecture environnante plutôt classique, c’est certainement l’édifice le plus controversé du campus.
En 1997, un concours artistique est lancé pour « embellir » le bloc. Sur 249 projets, deux sont récompensés : le Projet végétal, proposant des plantations dans le périmètre immédiat de l’édifice, et la Forteresse des droits de l’homme, oeuvre signée Tatsuo Miyajima. Le 24 juillet 1997, l’artiste tire au sort 222 personnes qui impriment, chacune librement, un rythme de défilement, individuel et perpétuel, aux 222 compteurs fixés à intervalle régulier sur la façade.
La nuit venue, ils s’allument et les chiffres défilent. Les couleurs rouge et verte, symbolisant l’opposition et la différence, fonctionnent comme une critique de la discrimination et composent un hymne à la victoire du principe des Droits humains.
Baptisé Uni II, puis Uni Dufour, le bâtiment abrite le Rectorat et l’Administration centrale, deux auditoires (Charles Rouiller et Jean Piaget), ainsi qu’une partie du Centre universitaire d’informatique.

Stéphane Guibert (Facebook) / Sur (VK) / CrowdBunker/ X
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