Alimentation : Nitrite de sodium dans la charcuterie, suite du dossier après une initiative personnelle en Suisse

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Suite à une initiative personnelle invitant une chaîne de supermarchés Suisse à proposer à sa clientèle une alternative à l’additif E 250 (Le nitrite de sodium) hautement cancérogène que l’on retrouve notamment dans la charcuterie, voici le récapitulatif d’un échange de mails :

Mais avant tout et pour rappel :

Nitrite de Sodium :

Conservateur chimique qui serait exclusivement mélangé avec du chlorure de sodium et et qui se transforme dans l’estomac en Nitrosamine. Il est surtout utilisée pour les charcuteries.  Les risques encourus sont :

  • Hyperactivité
  • Asthme
  • Insomnies
  • Nausées
  • Vertiges
  • Baisse de tension
  • Cancer

Voir aussi « Additif E 249 » qui devrait être évité.

Mail envoyé le 19 décembre 2017 :

Le nitrite de sodium, additif E250, c’est ce qui donne à la charcuterie son aspect si appétissant. Seulement voilà, cet additif  est à l’origine de milliers de cancers colorectaux en Europe chaque année.

Dans le cadre d’une démarche personnelle : « C’est à nous consommateurs de faire plier les industriels », voici une lettre que j’ai fait parvenir à une grande chaîne de supermarchés en Suisse.

Bonjour ;

Je suis l’auteur d’un blog passablement visité en Suisse et de par le monde. Il y a quelques temps, j’ai publié un article sur le nitrite de sodium (Auditif E250) qui sert à donner à la charcuterie l’aspect qu’on lui connaît.

Cet additif a malheureusement des conséquences désastreuses sur la santé publique, il est à l’origine de milliers de cancers colorectaux chaque année rien qu’en Europe.

L’alternative de la viande sans additif E250 existe en le supprimant purement et simplement.

Les industriels qui ne veulent pas lâcher l’affaire se défendent en prétendant que sans cet additif il y a un risque de botulisme, il s’agit d’une bactérie qui s’attaque au système nerveux et qui peut s’avérer être mortelle. Toutefois, des industriels qui fabriquent de la charcuterie sans nitrite de sodium ça existe comme par exemple au Danemark et les gens qui consomment la viande sont en parfaite santé. Il y a 25 ans qu’un bio chimiste fabrique de la charcuterie sans nitrite de sodium et depuis, les autorités de la santé publique n’ont recensé aucun cas de botulisme lié à la charcuterie. Le botulisme était un souci dans l’industrie de la viande il y a un siècle alors que les usines et les abattoirs n’étaient pas aussi propres qu’aujourd’hui, cette bactérie n’affecte plus personne de nos jours.

J’aurais une suggestion à vous faire :

Dans le cadre d’une campagne « Le client a le choix de ce qu’il mange » pourquoi ne pas proposer un rayon de viande sans nitrite de sodium ?

Je pense que vous seriez le précurseur des grandes surfaces en Suisse dans ce domaine tout en laissant le choix à vos clients et selon l’impact, adapter votre offre par la suite.

Je vous mets en lien l’url de l’article.

Bien à vous

Stéphane Guibert

Je tiens à remercier l’équipe du magasine « Cash investigation » qui m’a permis de me documenter sur le sujet

La réponse de la chaîne de supermarchés sera publiée ici avec tous les liens.
>>>Alimentation : Les dangers de la charcuterie au Nitrite de Sodium<<<

Réponse reçue le 29 décembre 2017 :

Monsieur,

Nous avons bien reçu votre prise de contact et nous vous en remercions.

Nous sommes naturellement très heureux que vous ayez été bien conseillé dans le magasin et que vous preniez le temps de nous écrire au sujet de cette thématique. Autant le dire tout de suite: il existe des méthodes permettant de conserver la viande sans sel nitrité et Migros propose aussi de tels produits dans son assortiment (voir à ce propos le texte ci-dessous).

Voici notre prise de position sur cette thématique en général:

L’utilisation de conservateurs – nitrates et nitrites – est un préalable incontournable au salage et, aussi, à la saumure avec la constitution de l’arôme typique de saumure des produits à base de viande. Mais ils ont aussi et surtout un effet de conservation sur les produits et sont, aujourd’hui, restés le moyen le plus efficace pour prévenir la survenance d’intoxications alimentaires dangereuses pour la santé qui sont engendrées par la toxine de la bactérie Clostridium botulinum. La pasteurisation ne permet pas d’exterminer ces bactéries qui, en tant que spores, résistent aussi aux températures très élevées. Il est permis de supposer que la suppression du traitement d’articles à base de viande à l’aide de sel de saumure nitrité ferait même augmenter le nombre des maladies dangereuses. C’est pourquoi, aujourd’hui, le nitrate et le nitrite figurent respectivement parmi les ingrédients les plus importants dans les denrées alimentaires.

L’additif E250 (nitrite de sodium) a, donc, une innocuité totale sur le plan de la santé et, conformément à l’ordonnance du DFE sur l’agriculture biologique, il est aussi autorisé dans les produits bio.
L’inconvénient du sel nitrité réside dans le fait que la digestion des salaisons produit des nitrosamines dangereuses auxquelles on reproche un effet cancérogène. Pour protéger la santé, la législation fixe en conséquence des quantités maximales de sel nitrité dans les charcuteries. De plus, les charcuteries saumurées devraient être consommées avec modération, comme le rappellent les recommandations actuelles pour une alimentation saine (voir à ce propos la pyramide alimentaire suisse sous le lien http://www.sge-ssn.ch/fr/toi-et-moi/boire-et-manger/equilibre-alimentaire/pyramide-alimentaire-suisse/).

Les sels de saumure (nitrate/nitrite) sont importants pour la couleur, le goût et la sécurité des charcuteries. Les produits fabriqués sans sels de saumure ont une couleur brune et peu de goût. De tels produits ne seraient guère acceptés par notre clientèle.

D’un point de vue technologique, il n’existe que peu d’alternatives aujourd’hui:

  • Les produits non saumurés peuvent être colorés, p. ex. avec du jus de betterave rouge. La couleur devient ainsi plus agréable, mais le goût change peu. Pour nous, ce n’est pas une option.
  • Il est possible d’utiliser des poudres de légumes naturellement riches en nitrate/nitrite et qui peuvent être déclarées, non pas comme additif (avec un numéro E), mais comme extrait d’épice ou extraits de légumes. L’effet serait le même, tout comme les quantités contenues dans le produit. Nous considérons cette possibilité technologique comme trompeuse; c’est pourquoi elle n’est pas non plus une option pour nous.
  • Le jambons de Parme (d’Italie) qui sont coûteux en raison de leur durée de maturation, ne doivent leur conservabilité qu’à du sel et à beaucoup de temps (temps de maturation > 12 mois).

Voir aussi : Les multiples dangers des additifs alimentaires

Merci A Migros pour cette réponse.

A Suivre…

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

 

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