Danger ! ne laissez pas les enfants en bas âge en contact avec des écrans tactiles

Le sujet est très préoccupant, les enfants de 0 à 4 ans qui sont très exposés aux écrans peuvent développer des troubles de toutes sortes :

Des retards moteurs, motricité fine avec leurs doigts, certains n’arrivent pas à serrer leurs doigts, motricité globale, la marche, grimper, courir. Cela attaque aussi les capacités cognitives, c’est à dire que l’enfant n’élabore pas la pensée, on a des retards du langage très patents, des enfants à 4 ans qui ne parlent pas du tout ou qui parlent d’une façon inadaptée qui vont donner des mots plaqués par exemple si on leur demande à qui sont les chaussures qu’on leur montre sur une photo, ils vont répondre bleu qui est la couleur des chaussures.

On peut voir dans les cas les plus graves des cas qui ressemblent aux troubles autistiques mais qui n’en sont pas puisque les troubles régressent lorsqu’on arrête les écrans, on parle ici d’autisme virtuel. Il y a aussi parfois les gros troubles dans les interactions, l’enfant ne répond pas à son prénom, il est dans sa bulle et n’interagit pas avec les adultes.

Il faut comprendre que le développement du bébé entre 0 et 4 ans dépend essentiellement de son environnement et doit y être adapté. Il doit solliciter ses 5 sens et surtout le toucher et le bébé doit être en interaction avec ses parents et avec les adultes qui font son entourage.

On comprend bien qu’avec les écrans il n’y a d’interaction avec personne et que l’enfant captivé par les écrans ne peut pas explorer notamment avec son corps et ses mains son environnement.

 

L’étude qui va vous dissuader d’exposer vos enfants aux écrans

Enfants et adolescents vivent « immergés » dans un monde fait d’écrans en tout genre, ce qui n’est pas sans conséquence sur leur développement.

Académie américaine de pédiatrie (AAP) s’est penchée sur l’usage des appareils à écrans chez les plus jeunes, et ne cache pas son inquiétude.

En résumé :

« Les enfants d’aujourd’hui grandissent immergés dans un monde d’écrans, ce qui a des effets positifs et négatifs sur le développement. » 

L’ère des écrans

Les pédiatres rappellent d’abord les constats suivants :

La suite après cette publicité

  • Les enfants de moins de 8 ans passent de moins en moins de temps devant la télévision (de 2,24 heures quotidiennes en 2002 à 1,59 heure en 2012), concurrencée par les plateformes de streaming comme YouTube et Netflix.
  • 75% des adolescents possèdent un smartphone, qui leur permet d’accéder à internet, de regarder des vidéos, et d’interagir avec des applis. 91% d’entre eux se connectent depuis des appareils mobiles (téléphone, tablette), si bien qu’un quart des ados est décrit comme « constamment connecté » à internet.
  • 76% des adolescents utilisent au moins un réseau social, et Facebook demeure le plus populaire. Même si 70% d’entre eux disposent d’un « portefeuille de réseaux sociaux », incluant en sus Twitter et Instagram.
  • Quatre foyers sur cinq disposent d’un appareil utilisé pour jouer aux jeux vidéo. Les gamers sont surtout les garçons, 91% disant avoir une console de jeux et 84% jouer à des jeux sur leurs téléphones.

L’AAP profite de ces constats pour souligner que le temps passé sur les écrans ne cesse de croître, et ce dès le plus jeune âge.

Des effets néfastes

  • Obésité

Or, cela augmente le risque d’obésité et affecte le sommeil. L’Académie américaine recommande ainsi de limiter à 2h ou moins le temps « d’activité sédentaire devant un écran ».

« L’augmentation des calories assimilées lors de snacks devant la télévision a été pointée comme un risque important d’obésité », souligne l’AAP. « Et avoir une télé dans sa chambre continue d’être associé au risque d’obésité. »

Dépression

L’utilisation des réseaux sociaux augmente aussi les risques de dépression, en particulier chez les adolescents qui les utilisent de manière passive (c’est-à-dire qu’ils regardent les photos des autres sans interagir ou en publier eux-mêmes).

  • Troubles du sommeil

Au-delà, l’Académie pointe une augmentation des troubles du sommeil chez ceux qui dorment avec leurs téléphones. Générée par les diodes électroluminescentes (LED), la lumière de l’écran active 100 fois plus les récepteurs photosensibles de la rétine que la lumière blanche d’une lampe. Du coup, même avec une luminosité faible, l’écran du portable tient éveillé, retardant l’horloge interne et impactant la qualité du sommeil.

« L’exposition à la lumière (en particulier la lumière bleue) et l’activité sur écrans avant de dormir affectent les niveaux de mélatonine et peut retarder ou perturber le sommeil », affirme-t-elle.
  • Echec scolaire

L’Académie pointe également l’effet « négatif sur les résultats scolaires ». D’autant que les pédiatres américains ont remarqué que « de nombreux enfants et adolescents utilisent des médias de divertissement en même temps qu’ils réalisent d’autres activités, comme les devoirs ».

  • Exposition précoce à l’alcool, au tabac et au sexe

Pis, l’AAP lie cette exposition croissante aux médias à un rajeunissement des initiations à l’alcool, au tabac et au sexe. A l’appui de cet argument, une étude anglo-saxonne a montré que les principales marques d’alcool ont renforcé leurs présences sur Facebook, Twitter et YouTube ces dernières années. Et que 12% des 10-19 ans ont déjà envoyé une photo à caractère sexuel à quelqu’un d’autre.

  • Problèmes relationnels

Enfin, les parents sont également pointés du doigt sur leurs usages. L’Académie rapporte qu’un parent qui détourne son attention de son enfant pour regarder son portable aura une moins bonne qualité de relation avec sa progéniture. Si bien que ces distractions auraient des conséquences négatives sur le développement émotionnel et social.

Des temps de déconnexion

Pour aider les parents, les pédiatres américains proposent un outil en ligne (uniquement en anglais) délivrant des conseils. Voici ce qu’il faut en retenir :

  • Eviter toute utilisation d’écrans pour les enfants de moins de 18 mois, autres que les applications de tchat.
  • Préférer les programmes de haute qualité pour introduire les écrans auprès des enfants de 18 à 24 mois, toujours en les accompagnant pour leur expliquer ce qu’ils voient.
  • Imposer des limites de temps : 1 heure d’écran par jour maximum pour les enfants de 2 à 5 ans, en les accompagnant pour comprendre ce qu’ils regardent, et guère plus au-delà. S’assurer que les écrans ne réduisent pas le sommeil, l’activité physique ou les autres comportements essentiels à la santé.
  • Instaurer des moments et des lieux « sans écran », comme le temps du dîner, de la route en voiture ou la chambre à coucher.
  • Répéter les discussions sur la citoyenneté et la sécurité en ligne, aussi bien sur le respect des autres que la protection de sa vie privée.

Exit donc l’usage de la tablette pour calmer l’enfant et avoir la paix. Adieu aussi le smartphone utilisé toute la nuit par l’ado, désormais assujetti à un « couvre-feu ».

L’AAP met également en garde contre « l’écran passif », c’est-à-dire celui qui reste allumé même si personne ne le regarde. « L’enfant construit ses repères spatiaux dans les interactions avec l’environnement qui impliquent tous les sens », explique au « Monde » le docteur François-Marie Caron, pédiatre et membre de l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA).

« Nous n’avons jamais eu autant de demandes de consultation pour des enfants, de plus en plus jeunes, avec des difficultés attentionnelles, des retards de parole-langage, des difficultés d’apprentissage… », souligne de son côté Carole Vanhoutte, orthophoniste et cofondatrice du groupe de réflexion Joue pense parle, au quotidien.

« Ces troubles ont pour la majorité un dénominateur commun : l’exposition précoce et intensive aux écrans. »

Voir aussi : >>>Le danger des écrans tactiles<<<

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Science et vie : La mort programmée des petits commerces de proximité

« La mort programmée des petits commerces ou la volonté morbide d’un système de faire de notre urbanisme, un monstre sans couleur ni chaleur »

Nous étions dans le début des années 90 et à l’époque je connaissais une famille portugaise habitant à Sintra qui est une petite colline  se trouvant au centre de la capitale portugaise, Lisbonne. Il y avait deux moyens pour se rendre au sommet qui était l’endroit ou se juchait le domicile de mes amis ; par la route ou par le funiculaire. Ne possédant ni véhicule ni permis de conduire je m’y rendais par le chemin de fer et la ballade qui devait durer une vingtaine de minutes, offrait un spectacle pittoresque et haut en couleur :

Chaque petite gare avait son cachet, son charme, chaque petite gare était tapissée de faïences aux motifs fait-main et aux couleurs chatoyantes, des plantes et des fleurs aux parfums exquis dansaient dans tous les sens et offraient aux voyageurs de réelles sensations d’évasion.

Quelques années après, le Portugal entre dans l’Europe et je suis retourné à Sintra. Quelle ne fut pas ma déception alors que je me rendais chez mes amis et que je vis que toutes ces petites gares avaient disparu au profit d’un béton et d’un bitume sans âme ni vie.

C’est ce qui est en train de se passer un peu partout en Europe, tout ce qui est humain est gentiment mais surement en train d’être détruit ne laissant paraître que des spectacles mono-couleur.

La disparition des petits commerce fait partie de cette logique de mondialisation où les rêves et les espoirs n’ont plus de place. Natacha Polony nous parle de ce phénomène.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

>>>Soutenez Polony TV<<<

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Le volcan du Teide de Tenerife pourrait être sur le point d’exploser après 22 tremblements de terre qui secouent l’endroit touristique en seulement quatre jours

  • Une rafale de secousses a frappé le village de Vilaflor sur les pentes de la montagne.
  • Le mont Teide est la plus haute montagne d’Espagne et une attraction touristique majeure.
  •  Le Teide a éclaté pour la dernière fois en 1909.
  •  L’Institut de volcanologie des îles Canaries a déclaré que les tremblements de terre ne sont pas encore une source de préoccupation.

Une série de 22 tremblements de terre a secoué Tenerife en seulement quatre jours suscitant des craintes que le mont Teide pourrait être sur le point d’éclater.

Les secousses ont frappé le village touristique populaire de Vilaflor sur les pentes du volcan de 12 000 pieds la semaine dernière. Ces secousses étaient relativement faibles, toutefois,  la plus puissante a été d’une magnitude 1.4 et c’est produite à 11h05 heure locale (11h05 GMT, 06h05 GMT) mardi matin.

Le sommet  du Mont Teide culmine à une altitude de 3’718 mètres et est le point culminant de l’Espagne ;  il s’agit également d’une attraction touristique majeure avec environ trois millions de touristes chaque année.

L’épicentre sismique enregistré à une profondeur moyenne de six à huit kilomètres sous le niveau de la mer s’est déroulé sur quatre jours du 28 octobre au 31 octobre 2017. L’Institut volcanologique des îles Canaries (Involcan) essaye de calmer les gens qui résident sur l’île.

 «Ces secousses sont similaires aux autres secousses sismiques enregistrés à Tenerife depuis juin dernier et, comme l’a mentionné un représentant de l’île sur sa page Facebook, ce genre d’incident ne représente aucun danger immédiat pour la population.
«Ce type de tremblement de terre est communs dans les volcans actifs», a-t-ils écrit, expliquant que cela était dû à des changements dans la pression du système hydro-thermique. Lucan Duria, physicien et expert en surveillance des volcans à Involcan, a déclaré à MailOnline qu’il y a normalement deux ou trois tremblements de terre par jour près du mont Teide, donc il n’y avait rien de spécial ou d’alarmant au sujet des activités volcaniques récentes.

Les séismes de ces derniers jours ont été liés à des systèmes hydrothermaux connectés au volcan qui produisent des fluides, de l’eau et de la vapeur. «La plupart des volcans ont des systèmes hydrothermaux peu profonds et quand il y a une augmentation de la pression, ces fluides signifient que les séismes se produisent plus facilement qu’à d’autres endroits.

Une rafale de secousses a frappé le village de Vilaflor sur les pentes de la montagne de 12 000 pieds avec une de magnitude 1,4 frappant à 11h05 heure locale (11h05 GMT, 06h05 GMT) mardi matin.

Des experts de l’Institut géographique national (IGN) ont déclaré que les résidents dans le voisinage du volcan (photo) n’avaient pas ressenti de mouvements récents.

Même une très faible augmentation de pression peut causer des tremblements de terre et souvenez-vous qu’il s’agit de très petits tremblements de terre. « Pour que le volcan éclate, le magma doit exploser à un niveau peu profond, mais il n’y a aucun risque que cela se produise au Teide, car il est beaucoup trop bas.

Selon l’Université d’État de l’Oregon, la plupart des tremblements de terre directement sous un volcan sont causés par le mouvement du magma. Le magma exerce une pression sur les rochers jusqu’à ce qu’il fissure la roche. Le magma entre ensuite dans la fissure et commence à refaire de la pression. Chaque fois que la roche se fissure, elle fait un petit tremblement de terre. Le Teide a éclaté pour la dernière fois en 1909 depuis l’évènement d’El Chinyero sur la crête de Santiago.

 L’épicentre sismique, enregistré à une profondeur moyenne de six à huit kilomètres sous le niveau de la mer s’est déroulé sur quatre jours du 28 octobre au 31 octobre 2017.

 Le sommet  du Mont Teide culmine à une altitude de 3’718 mètres et est le point culminant de l’Espagne ;  il s’agit également d’une attraction touristique majeure avec environ trois millions de touristes chaque année.

 Des experts de l’Institut géographique national (IGN) ont déclaré que les résidents n’avaient pas ressenti de mouvements récents. Hier, un expert a averti que Tenerife n’était pas la seule île à risque d’éruption pour le moment et que le plus grand volcan de l’Islande pourrait aussi être en train de brasser. Páll Einarsson, géophysicien à l’Université d’Islande, dit que cela montre que la pression dans la chambre magmatique des volcans augmente. Il avertit que les tremblements signifient que le Bardarbunga « se prépare clairement pour sa prochaine éruption » dans les prochaines années, ce qui pourrait créer un nuage de cendres qui causera le chaos des voyages.

Cet avertissement fait suite à l’éruption explosive du volcan islandais Eyjafjallajökull en 2010, qui a projeté des milliers de tonnes de cendres minérales dans l’air.

Páll Einarsson, géophysicien à l’Université d’Islande, dit que cela montre que la pression dans la chambre magmatique des volcans augmente. Sur la photo, un avion survolant le volcan Bardarbunga en septembre 2014 .

 Cet avertissement fait suite à l’éruption explosive du volcan islandais Eyjafjallajökull en 2010, qui a projeté des milliers de tonnes de cendres minérales dans l’air. Une photographie aérienne montre la coulée de lave du volcan Bardarbunga.

Cela a provoqué le chaos des voyages, causant l’abandon de plus de 10 millions de passagers aériens à cause de son nuage de cendres et coûté à l’économie européenne environ 4 milliards de livres sterling (4,9 milliards de dollars).

Un scénario similaire pourrait avoir lieu si Bardarbunga devait éclater.

Bardarbunga est l’un des 130 volcans les plus actifs d’Islande.

L’île de vacances de La Palma aux Canaries a connu plus de 300 mini-tremblements de terre le mois dernier, selon des scientifiques.

La majorité des tremblements étaient si petits qu’ils ne pouvaient pas être localisés par des scientifiques, et encore moins ressentis par les habitants de La Palma.

Les derniers mini-tremblements ont suivi les 40 tremblements qui ont été enregistrés dans les semaines précédentes, portant le total à 352 en seulement dix jours.

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Science et vie : Une aide soignante dispose de 3 minutes et 41 secondes pour coucher une personne âgée ! Témoignage

Plus rentables que les hypermarchés, les maisons de retraite sont aujourd’hui un eldorado : le marché pèse entre 25 et 30 milliards d’euros. Il faut dire que la demande est constante, voire grandissante : plus de 600 000 Français vivent dans un Etablissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes, un Ehpad. Ils y passent en moyenne les trois dernières années de leur vie. Et le mouvement ne risque pas de ralentir avec les baby-boomers qui arrivent à l’âge de la retraite…

Près du quart des Ehpad sont des entreprises privées à but lucratif, gérées par de grands groupes. Leurs tarifs oscillent entre 2 000 et 5 000 euros par mois. Leurs publicités promettent des conditions de vie très confortables, dignes des meilleurs hôtels.Economies sordides, pratiques illégales.

Economies sordides, pratiques illégales

L’enquête de « Pièces à conviction » révèle une tout autre réalité : personnel insuffisant, sur-occupation des établissements, rationnement de la nourriture et des produits d’hygiène… Certains groupes multiplient les économies souvent sordides et les pratiques illégales. Pourtant, ces maisons de retraite sont aussi financées par de l’argent public, mais l’Etat a le plus grand mal à contrôler ce qui se passe derrière leurs murs.

Les personnels sous pression

A Foucherans, dans le Jura, où les aides-soignantes ont mené la plus longue grève de soignants en France (117 jours), à Marseille, où les économies réalisées par une maison de retraite mettent en danger la vie des résidents, en passant par Toulouse ou la région parisienne, « Pièces à conviction » lève le voile sur les secrets d’un des business les plus profitables de France.

Pelletier dans le Jura, Anne-Sophie dénonce les « Cadences infernales » de son métier.

« On a 42 résidents à coucher en une heure, ce qui nous fait 3 minutes 41 secondes par résident. Voilà, c’est une cadence. Imaginez-vous, dans 20 ou 30 ans, avec une pathologie ou multipathologique, vous avez besoin que l’on vous aide, que l’on vous mette en pyjama, à vous changer. J’ai 3 minutes 41 pour faire tout ça. Je vais vous jeter dans votre lit, je n’aurai pas le choix.

C’est quoi la finalité dans tout ça ? C’est simplement des résidents qui paient très cher et qui n’ont pas de sois de qualité ? Et qui sont dans leur dernière demeure probablement, parce que après, c’est la mort, il ne faut pas se leurrer. Et qu’Est-ce qu’on leur offre comme fin de vie à ces gens-là ? Ces gens qui ce sont peut-être bantus, qui avaient des biens, qui ont tout vendu parce qu’ils n’avaient juste pas assez d’autonomie pour rester chez eux ?

Qu’est-ce qu’on leur offre ? C’est juste plus possible, c’est plus moral.

C’est plus moral. »

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Abus sexuels : « Si tu passes à la casserole, tu auras ce rôle! » Le témoignage de la comédienne Yvette Théraulaz

« Si tu passes à la casserole, tu auras ce rôle! » Le témoignage de la comédienne Yvette Théraulaz

Témoignage cinglant de la comédienne Yvette Théraulaz qui démontre que les abus sexuels sont monnaie courante dans le show-business. Déjà publié sur ce site, les abus sexuels dans le monde merveilleux d’Hollywood où l’acteur Corey Feldman dévoilait les dessous d’une machinerie bien huilée, la pédophilie.

L’abus sexuel est un acte qui peut prendre différentes formes, allant de l’exhibitionnisme ou des caresses, jusqu’au viol ou à l’inceste.

La pornographie et la prostitution en sont des formes commercialisées. Le viol, l’inceste, les attentats à la pudeur sont interdits par la loi (articles 331 et 333 du Code pénal).

La peine est aggravée lorsqu’il s’agit d’un enfant (mineur de moins de 15 ans) ou lorsque l’agresseur est un ascendant ou une personne ayant autorité sur l’enfant. Elle peut aller jusqu’à vingt ans de prison.

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Science & vie : Les gens refusent de voir la vérité car ils ont peur de perdre leurs illusions (Vidéo)

La manipulation de masses: «La société du spectacle et de la consommation encourage le peuple à se dessaisir du pouvoir» Natacha Polony (Journaliste)

On qualifie souvent les gens dans leur grande majorité comme étant des moutons et ce qui m’irrite tout particulièrement c’est le déni de ces gens là face à :

  • L’abattage sadique des animaux.
  • L’empoisonnement de l’environnement par des multinationales de l’agroalimentaire.
  • Loi travail XXL en France.
  • Les SDF qui meurent chaque année dans les rues glaciales des grandes villes.
  • Gel préventif et séquestration des avoirs bancaires par les banques, pour ne citer que ces exemples.

Ces gens (les foules aveugles) qui savent et qui détournent le regard, c’est tellement plus simple ; mais je suis tombé sur cette vidéo où Natacha Polony  nous explique qu’effectivement les gens sont devenus cons ; le système les a rendu cons en entretenant une forme de paresse voulue par tout un rouage médiatique, car le principe de cette société de consommation et de spectacles est de la faire prospérer, de développer chez les gens des pulsions immédiates et animales. Le principe même de la consommation incité par la biais de la publicité. C’est de jouer sur les pulsions en activant le stimuli afin d’éviter toutes formes de réflexions ou tout recul, on est dans la manipulation pure.

Le fait d’en prendre conscience permettra à celles et ceux qui en sont victime de s’émanciper ; du moins je l’espère.

« Ceux qui veulent accomplir quelque chose de grand trouveront les moyens; les autres, des excuses. »

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

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Science & Vie : Pour Jacques Attali, la Suisse est le seul pays au monde à être devenu une superpuissance sans avoir eu accès à la mer

Pour Jacques Attali qui était de passage à Genève (Suisse) à l’occasion de son livre « Histoire de la mer« , déclare au micro des Matinales de la RTS que si la Suisse est devenue une superpuissance sans avoir eu accès à la mer, c’est surtout grâce à ses banques et à ses migrants d’un genre particulier.

 

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Science et vie : Jacques Attali croit que la France sera la première puissance européenne, devant l’Allemagne.

Pour l’écrivain et essayiste français Jacques Attali, «La Suisse est un pays hors jeu, en termes militaires comme en termes bancaires». Image: Steeve Iuncker-Gomez

Jacques Attali croit que la France sera la première puissance européenne, devant l’Allemagne. Il considère Donald Trump comme «dangereux» et loue la Suisse, terre hospitalière.

De passage à Genève, l’écrivain et essayiste français Jacques Attali s’est exprimé, mardi à Uni Dufour, sur l’intelligence artificielle, à l’occasion de la remise des Prix Latsis universitaires, récompensant chaque année, notamment, des chercheurs de l’UNIGE et de l’EPFL. Interview.

Est-ce que la France peut se réformer?

La France change à une vitesse folle. Et chacun des 60 millions de Français évolue et change chaque jour. On dit que la France est crispée. Mais elle se réforme en permanence et change sans cesse, sur le plan des mœurs, de l’innovation, de l’art, de la culture.

Alors, à quoi est dû ce sentiment largement partagé qui évoque les blocages de la France?

Ce qui est vrai, c’est que la France modifie assez peu ses lois. Pour une mauvaise raison d’ailleurs, car nous avons de la peine à admettre les changements homéopathiques. Et pour une autre raison: les nations maritimes valorisent le changement, les nations rurales valorisent la permanence.

La France borde pourtant plusieurs mers. Elle aurait pu être une nation maritime?

Elle a essayé de le faire à huit reprises, comme je l’aborde dans mon dernier livre. Mais la France a choisi d’être une nation rurale car elle possède des terres et une agriculture très riches.

Le gouvernement Macron peut-il réussir à changer la France?

Lorsque je suis à l’étranger, je n’aborde jamais les questions de politique française. Ce que je peux dire, c’est que la France n’avance pas par réformes lentes, mais par révolutions. Soit sanglantes, soit plus symboliques. Depuis 1945, nous avons connu trois révolutions: 1945, 1958, 1980. Et la quatrième se déroule en ce moment. La France accumule pendant longtemps des besoins de changement, puis elle se met en mouvement. Cela prend du temps car nous sommes une nation centralisée. Notre modèle est très intégrateur: tout le monde y parle la même langue.

Quand a débuté la «révolution» actuelle?

Cela a commencé il y a trois ans, avec une prise de conscience. Une maturation des réformes s’est ensuite effectuée, poursuivie par la dernière élection présidentielle.

La France va donc garder un rôle moteur en Europe?

Je suis convaincu que la France est la première puissance européenne déjà aujourd’hui et qu’elle le sera encore davantage demain, car l’Allemagne est malade, démographiquement, technologiquement et financièrement. Dans vingt ans, la France sera de loin la première puissance d’Europe. Economiquement, nous sommes présents dans les meilleurs secteurs: la santé, l’éducation, la culture, l’assurance, les start-up. Sans compter deux autres domaines, peu utilisés: la mer et la francophonie.

Pourquoi à travers la francophonie?

Aujourd’hui, 180 millions de personnes parlent français. Avec le développement de l’Afrique, il y en aura 700 millions. L’Afrique regroupe un milliard d’habitants, et dans trente ou quarante ans, elle en comptera deux milliards. C’est la grande question du XXIe siècle. Pour l’Europe, cette explosion démographique peut déboucher sur une catastrophe, parce que des centaines de millions d’Africains s’installeront ici, ou alors nous les aidons à bien se développer et le continent sera un formidable marché. Pour l’Europe et pour la France grâce à cette langue commune.

L’immigration a tendance à diviser l’Europe. L’Europe doit-elle accueillir des migrants?

Malheureusement, tous les pays européens sont d’accord pour contenir l’immigration, et même la réduire. Mais regardons les chiffres: nous sommes 600 millions d’habitants en Europe et nous parlons d’accueillir 200 000 migrants par an. En trois ans, cela ferait 600 000, soit 1 pour mille de la population de l’Europe. Vous vous rendez compte? 1 pour mille! Ce n’est pas assez. Nous sommes capables d’en accueillir bien plus. Le Liban doit se débrouiller avec 25% de migrants syriens. L’Europe est aussi confrontée à un effondrement démographique. Et l’accueil des réfugiés fait partie de ses valeurs.

N’existe-t-il pas un décalage entre vos espoirs et les politiques des pays européens? Et puis l’Europe se met-elle en danger en voulant contenir l’immigration?

Non, elle se protège. Mais trop, à mon avis. Je sais que je suis très isolé face à ce consensus européen. Mais c’est honteux de ne pas accueillir tous ces gens dignes, magnifiques, souvent bien formés, jeunes, pleins de dynamisme.

Traversons l’Atlantique et tournons-nous vers les États-Unis. Donald Trump est-il un homme dangereux?

Oui. Les États-Unis sont représentatifs d’un courant mondial qui se renforce, celui des dictatures de marché. Pourquoi? Parce que les gens ont besoin de sécurité mais ils veulent aussi gagner de l’argent. Ce cocktail est dangereux. Et le monde est instable, comme en 1910. Les gens vivaient alors très bien. Ils avaient déjà la radio, l’automobile, l’électricité. La démocratie, la globalisation. Et puis le terrorisme – qu’on appelait alors nihilisme –, la crise financière et le protectionnisme ont globalement précipité le monde dans 75 ans de barbarie, de 1914 à 1989. Aujourd’hui, c’est pareil: nous connaissons des progrès technologiques, un potentiel de croissance énorme, des moyens de faire des économies d’énergie massives, une espérance de vie qui augmente. Nous avons tout pour être heureux.

Mais tout peut donc basculer?

La question environnementale est urgente. Il faut sauver la mer. Nous devons aussi régler le problème de la répartition inégale des richesses et celui d’un désordre mondial dû au fait que les marchés sont plus puissants que les États. La probabilité d’une guerre mondiale est considérable. Elle peut se déclencher sur un rien, sur un incident entre les Chinois et les Américains à propos de la Corée du Nord, ou entre les Polonais et les Russes au sujet des pays Baltes…

Et Donald Trump pourrait être un élément déclencheur?

Oui, car il est imprévisible et erratique. Nous avons échappé à un conflit majeur depuis 1945 car toutes les puissances nucléaires étaient dirigées par des gens raisonnables. Aujourd’hui, à la tête des États-Unis et de la Corée du Nord, nous avons affaire à deux personnes peu raisonnables, même si le président des Etats-Unis ne peut pas appuyer sur le bouton nucléaire tout seul. Mais il peut presque le faire tout seul.

Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) ne représentent-ils pas également une forme de menace?

Ceux-là, ce sont les dictateurs du marché. Ils ont prospéré dans une économie libre et parfaite qui a abouti à la formation de cartels. Les GAFA sont dangereux car ils sont en train de maîtriser les instruments de prédiction.

Faut-il casser ces cartels?

Cela viendra comme ce fut le cas avec l’ancien géant des télécoms ATT aux États-Unis. Mais un autre cartel est encore plus dangereux: celui de l’industrie agrochimique, qui prétend breveter la vie sans aucun droit. Les GAFA s’approprient nos données, mais les groupes vendant notamment les semences s’approprient la vie. Ils sont de moins en moins nombreux, après le rachat de Syngenta par Chem China et de Monsanto par Bayer. Nous devons agir avant qu’ils n’atteignent une trop grande taille.

Comment peut-on contrôler ces groupes? Il faudrait un gouvernement mondial?

Oui, il faudrait un État de droit mondial. La seule institution internationale se situe d’ailleurs à Genève. C’est l’OMC (Organisation mondiale du commerce), qui s’appuie sur son système de règlement des conflits. Il faut au moins une institution internationale de décartellisation, mais l’OMC a perdu une partie de son pouvoir.

Qui est le mieux armé pour maîtriser les défis de la numérisation, du big data et de l’intelligence artificielle: la Silicon Valley? La France? L’Europe?

C’est en effet un enjeu majeur. Dans ce cadre, c’est la propriété des données, et ce que l’on en fait, qui va être déterminante. L’analyse des comportements des consommateurs permettra de déduire quels biens ou services peuvent être vendus. J’ai écrit en 2006 que les compagnies d’assurances seraient les mieux armées dans ce domaine, en particulier celles qui seront liées aux groupes maîtrisant les données. Les GAFA sont puissants quand ils sont installés dans de vastes marchés homogènes où ils peuvent accumuler les données et les prédictions. Aujourd’hui, deux marchés se détachent: les Etats-Unis et la Chine. Le marché chinois va combler son retard et sera encore plus rapide que le marché américain, car il s’agit, comme je l’ai dit, d’une dictature de marché.

Et la Suisse? Depuis plusieurs années, le Forum de Davos classe ce pays en tête en termes de compétitivité. A quoi est dû le miracle suisse?

La Suisse, puissance de taille moyenne, est le contre-exemple absolu de la thèse de mon livre. Je n’ai qu’une explication à ce miracle: le travail. Ce pays est aussi avantagé par le fait de ne pas avoir connu de guerre, par un consensus social très fort et par l’utilisation de rentes de situation qui sont en train de disparaître. Je parle du secteur bancaire, dont les services, d’ailleurs, n’ont pas besoin d’accès à la mer. Mais la finance n’a pas respecté les règles du jeu. Cela ne dure jamais bien longtemps. La Suisse est un pays hors jeu. En termes militaires comme en termes bancaires.

Un pays hors jeu peut-il être pérenne?

Non. Pas de façon durable. Donc, un processus de banalisation de la Suisse est en marche. Cela dit, la Suisse joue remarquablement bien sa normalisation, de la manière la plus lente possible (sourire). La Suisse a aussi de grandes capacités à accueillir les étrangers. Le secteur de l’hospitalité, au sens large, sera l’un des principaux de l’avenir. Pas seulement sur le plan hôtelier. Le grand métier de demain sera celui de l’empathie.

Les Suisses sont empathiques?

Oui, à leur façon. D’une manière particulière: c’est ce que j’appelle l’altruisme intéressé!

C’est de l’empathie par rapport à soi-même?

Ce qui se passe à l’EPFL, par exemple, est assez génial. J’envie l’EPFL. Je regrette qu’elle ne soit pas française. L’EPFL est une sorte d’hôtel d’entreprises. Tout pays doit se penser comme un hôtel et ses habitants comme des hôteliers. Recevoir sans cesse des étrangers. Être accueillant. C’est ce qui rend la Suisse symboliquement maritime.

Et Genève?

C’est un cas particulier, Genève est à la fois suisse et française, suisse et internationale. Genève est un paradis particulier. Je me suis souvent dit que si j’avais à m’exiler, ce serait à Montréal ou à Genève. Des gens de toutes sortes de cultures y vivent et s’y croisent.

La Suisse peut-elle rester hors de l’Europe?

Si j’avais un conseil à donner à la Suisse, c’est d’entrer dans l’Union européenne tout en gardant sa spécificité.

L’Union européenne le permettrait-elle?

Tout se négocie, tout se négocie… A terme, la Suisse perdra beaucoup en restant à l’extérieur de l’Union européenne, qui est un formidable aiguillon pour accomplir des réformes. Rester dehors, c’est se condamner à s’enkyster au moment où ses particularités sont en train de disparaître. Etre hors jeu et se banaliser, c’est embêtant.

Source :

 

 

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Culture & Cinéma : Eminem déteste Trump et le fait savoir

États-Unis Le rappeur a diffusé hier un clip dans lequel il dit ce qu’il pense de son président.

Dans une séquence filmée à l’étage d’un parking de Detroit, Eminem parle de Donald Trump comme d’un «kamikaze qui va sûrement provoquer un holocauste nucléaire» et conclut simplement en hurlant «nous détestons Trump».

Propagande « anti Trump »

Plus on avance et plus on devient méfiant ! Les médias mainstream produisent des documents (vidéos à l’appui), ces documents ne sont-t-ils pas eux-même fabriqués afin de nous convaincre ?

Eminem est hostile à Trump ? La belle affaire !!!

Je suis curieux de savoir combien ce chanteur a été payé pour produire ce qui suit !

Enimen :

C’est le calme avant la tempête.

Attends, comment je vais commencer ?

J’ai oublié…

Ça me revient.

Ce pot de café est terriblement chaud. Devrais-je le renverser sur Donald Trump ? Sûrement pas …

Je vais me rendre dans une mosquée durant le Ramadan et prier pour qu’à chaque fois que Melania parle, elle se prenne un……..

Il vaut mieux que je m’arrête.

Mais nous fairions mieux de soutenir un peu Obama parce que le mec en charge à présent est un Kamikaze qui va sûrement provoquer un holocauste nucléaire.

Le rassisme est la seule chose pour laquelle il soit doué. C’est comme si on fait un pas en avant puis en arrière, mais c’est une forme de distraction, et ça provoque une énorme réaction.

Quand il attaque le NFL, pour que nous ne voyions que ça, au lieu de parler de Porto Rico et de sa réforme du port d’armes au Nevada.

Il dit qu’il veut baisser nos impôts !

Mais qui va payer pour ses voyages extravagants, ces allers-retours en famille pour se rendre sur ses terrains de golf et dans ses manoirs ?

A MES FANS QUI LE SOUTIENNENT !

Je trace une ligne dans le sable, vous êtes de mon côté ou du sien !

La vidéo :

Ne soyons pas dupes car la vérité ne viendra ni des médias mainstream, ni des politiques ;  la vérité viendra de Nous !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Science & Vie : Triste héritage de la mondialisation, à terme, toutes les épiceries et petits commerces disparaitront

Rosario Indelicato devant son épicerie rue des Pâquis. Las et découragé, il a décidé de remettre.
Le quartier va le regretter.
Image: STEEVE IUNCKER

Genève, figure emblématique des Pâquis, Rosario Indelicato met la clef sous la porte. Il n’en peut plus. Une nouvelle abdication sur le champ de bataille des commerces de proximité. Témoignage

Arcade à remettre. A la fin d’août, le panneau posé sur la vitrine de la boutique a fait jaser tout le quartier.

On en causait chez le pharmacien. On se perdait en conjectures chez le coiffeur. C’est que, à la rue des Pâquis, l’épicerie italienne Indelicato fait partie des meubles. Du folklore. Du patrimoine local. Pensez, cela fait quarante-cinq ans que cet étal de fruits et légumes fleurit sur le trottoir tous les matins. Sauf le dimanche et le lundi, bien sûr, jours de fermeture. La rue des Pâquis sans Indelicato, c’est comme le Champ-de-Mars sans la tour Eiffel. C’est aussi la énième disparition d’un petit commerce de bouche dans ce coin de la ville. Il y a vingt ans aux Pâquis, il y avait quatre bouchers. Il n’y en a plus aujourd’hui. Les dépanneurs, eux, grouillent.

«A terme, toutes les vraies boutiques d’alimentation de quartier disparaîtront à Genève», prophétise, yeux et bras levés au ciel, Rosario Indelicato, dit Rosi. Il a un peu la tête d’un Fernandel des mauvais jours, l’épicier pâquisard. Il en a gros sur la patate. «Je n’en peux simplement plus.» Ses parents, papa sicilien, maman suisse, se sont installés là en 1972. «J’ai grandi dans la boutique. Je sortais de l’école, je venais les aider, raconte-t-il. J’aime mon métier, ce n’est pas la question, je l’adore même. Mais c’est devenu trop dur de l’exercer.»

Charcuteries top

Son épicerie n’est certes pas la plus glamour de l’univers. Ni lui le commerçant le plus mondain du cosmos. Mais il peut se montrer de bon conseil. Et tutoie chacun des produits dans ses frigos et sur ses étagères. Charcuteries top, chouettes fromages, pasta artisanale, bocaux choisis. Sans oublier la cave, truffée de beaux flacons transalpins. De quoi se mitonner un souper de rêve, à condition d’écouter les recommandations du taulier.

«Mais les gens ne se font plus à manger. Ils n’ont plus le temps; en tout cas, c’est ce qu’ils me disent, fulmine-t-il. Ils n’ont même pas une demi-heure pour se faire un plat de pâtes chez eux! Que voulez-vous que je fasse?» Rosi soupire, découragé. «Ils mangent de la m…; je ne dis pas de gros mots, ce n’est pas beau. Au supermarché, il n’y a qu’à regarder ce qu’il y a dans les chariots. Des trucs surgelés. Des plats industriels. Tu es ce que tu manges. Si tu manges mal, t’es malade.» Il dégaine une grosse patate terreuse sous le nez de son interlocuteur. «Moi, les pommes de terre, je les vends à la pièce. Les gens vont les acheter par paquets de deux kilos et demi: la moitié finit à la poubelle. Du gâchis!»

Evidemment, la qualité, cela se paie. «Ce que je vends n’est pas donné à tout le monde. J’en ai bien conscience. Mais quand on me dit qu’il y a des pâtes au supermarché qui coûtent 90 centimes le paquet, je me désespère. A ce prix-là, tu ne sais pas ce que t’avales. Les choses ont une valeur. Chez moi, le paquet vaut 4 fr. 50, mais cela n’a rien à voir. Rien du tout. J’ai l’impression de me battre contre un mur. Nonante centimes le paquet de pâtes…» Et d’embrayer sur le problème de parc. «Avant, on avait des clients qui venaient d’Hermance, de Cologny. Maintenant, il n’y a plus de place dans le quartier. Et je ne parle pas des bûches…»

Salade de patates maison

Une dame entre dans la boutique. Et demande une portion de salade de patates, cuisinée maison, pour son lunch, en susurrant à l’épicier qu’elle est bien meilleure que celle de la supérette voisine. Rosi retrouve le sourire. «La reconnaissance, c’est ça qui me manque parfois.» Il a essayé de s’adapter. En changeant les horaires. En proposant des dégustations de vins et de fromages pour animer la boutique. «J’ai baissé les bras. Ras le bol.» Il essaie de remettre son arcade, donc. Pas à n’importe qui. Pas n’importe comment. Ses projets? «C’est un secret. Mais je vais prendre le temps de vivre. Enfin.»

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