Syrie : La scène internationale en ébullition après les frappes américaines en Syrie

Six personnes sont mortes et sept autres ont été blessées dans les frappes américaines ayant visé le 7 avril en Syrie la base aérienne d’Al-Chaayrate, ordonnées par Donald Trump suite à une attaque chimique présumée imputée à Bachar el-Assad.

  • Le président syrien Bachar el-Assad porte «l’entière responsabilité» des frappes américaines ayant visé une base militaire de son régime en représailles à une attaque chimique présumée, ont estimé la chancelière allemande et le président français suite à un entretien téléphonique.

    «Une installation militaire du régime syrien utilisée pour des bombardements chimiques a été détruite cette nuit par des frappes américaines (…) Assad porte l’entière responsabilité de ce développement», ont indiqué Angela Merkel et François Hollande dans un communiqué commun, assurant que Washington les avait informés au préalable de son action.

  • Les frappes américaines en Syrie sont un «signal» qui doit conduire Russes et Iraniens à comprendre qu’ils ne peuvent plus soutenir le régime de Bachar al-Assad, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, interrogé à la radio.

    «Là, il y a un signal qui est donné, il faut maintenant que les Russes et les Iraniens comprennent que soutenir comme ils le font à bout de bras jusqu’à l’ignominie le régime de Bachar al Assad, ça ne tient pas, ça n’a pas de sens», a déclaré le ministre sur France Info.

  • La Turquie a appelé à la création d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie après les frappes américaines, selon le porte parole du président turc.

  • Les frappes américaines sur la base syrienne sont «un acte évident d’agression contre la Syrie souveraine», selon le ministère russe des Affaires étrangères.

  • Commentant les frappes américaines sur la base aérienne syrienne, le ministre syrien des Informations Ramez Turjman a déclaré que l’attaque des Etats-Unis était «limitée» et qu’il espérait qu’il n’y aurait plus d’escalade militaire dans la région.

  • Les frappes américaines ayant visé la base syrienne en représailles d’une attaque chimique présumée sont «compréhensibles», a indiqué le chef de la diplomatie allemande, tout en appelant à une solution politique sous l’égide de l’ONU.

    «Il était à peine supportable de devoir regarder comment le Conseil de sécurité de l’ONU s’est montré incapable de réagir de manière claire à l’utilisation barbare d’armes chimiques. Que les Etats-Unis réagissent en attaquant les structures militaires [de Bachar al-Assad] qui a commis ce crime de guerre, est compréhensible», a jugé le ministre Sigmar Gabriel dans un communiqué.

  • La Chine a appelé à «éviter toute nouvelle détérioration de la situation» en Syrie après les frappes américaines contre une base militaire du régime de Damas, tout en condamnant «l’usage d’armes chimiques, par n’importe quel pays».

    «Nous nous opposons à l’usage d’armes chimiques, par n’importe quel pays, organisation, ou individu, et quelles que soient les circonstances et l’objectif (recherché)», a affirmé Mme Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

  • Des correspondants de l’Agence fédérale russe d’actualités ont réalisé une vidéo près de la  base aérienne d’Al-Chaayrate.

  • L’armée syrienne dénonce une «agression manifeste» commise à l’encontre de sa base aérienne et déplore six victimes et des dégâts matériels considérables. En réponse, elle entend continuer à «écraser le terrorisme» afin de rétablir «la paix et la sécurité dans l’ensemble de la Syrie».

  • Un haut responsable des rebelles syriens a appelé sur les ondes de la chaîne des Emirats arabes unis al-Hadath aux frappes internationales contre toutes les bases aériennes syriennes après l’attaque américaine sur la base d’Al-Chaayrate.

  • Un porte-parole du gouvernement polonais a déclaré que les Etats-Unis «garantiss[aient] la paix mondiale» et qu’il y  avait «des moments où il [fallait] réagir».

  • Les autorités australiennes ont soutenu les frappes américaines en Syrie. «C’est une réponse proportionnelle et calibrée pour mettre fin à l’utilisation de l’aérodrome pour la livraison de nouvelles armes chimiques», a déclaré le Premier ministre australien Malcolm Turnbull. Il a ajouté que l’Australie avait été prévenue un peu avant l’attaque en tant que partenaire de la coalition.

  • La base aérienne syrienne a été considérablement endommagée par les frappes américaines, rapporte l’agence de presse RIA Novosti, citant l’un de ses journalistes sur place. «Tous les avions ont été mis hors service et on peut dire que la base est complètement détruite», a-t-il expliqué.

 

  • Selon l’agence syrienne Sana, la base aérienne est toujours en feu.

  • Marine Le Pen a appelé à la raison sur Twitter. «Ce qui s’est passé en Syrie est épouvantable et je le condamne fermement. Mais il faut d’abord une enquête internationale» a demandé la candidate, se disant «étonnée de cette réaction».

  • S’exprimant sur la filiale turque de Fox TV, le vice-Premier ministre Numan Kurtulmuş a fait part de sa satisfaction après les frappes américaines sur la base syrienne. «Le gouvernement syrien doit être puni sur la scène internationale» a-t-il asséné, espérant que cette opération américaine contribue au rétablissement de la paix dans la région dans les plus brefs délais.

  • Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a déclaré que la France avait été informée à l’avance des frappes aériennes des Etats-Unis sur la base syrienne d’Al-Chaayrate, rapporte l’agence Reuters.

    «Bachar Al-Assad devra être jugé comme criminel de guerre», a écrit le chef de la diplomatie française sur son compte twitter.

 

 

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Revirements à Washington : l’option militaire et le départ d’Assad de nouveau à l’ordre du jour

En sept jours, Donald Trump a opéré un revirement à 180 degrés sur la question d’un départ de Bachar el-Assad. Alors que la France commençait à se ranger à l’idée d’un maintien du président syrien. Suivra-t-elle de nouveau Washington ?

Le Pentagone et la Maison Blanche auraient entamé ce 6 avril l’analyse des différentes hypothèses militaires s’offrant à Washington pour une éventuelle intervention armée en Syrie, selon une source officielle américaine citée par l’agence Reuters.

A bord d’Air Force One, son avion présidentiel, le président américain a déclaré à des journalistes que quelque chose devait être fait concernant Bachar el-Assad, sans préciser si le départ de ce dernier faisait partie de ses exigences. «Ce qu’il a fait est terrible», a-t-il ajouté.

Le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, aurait d’ores et déjà planifié une rencontre avec le président Donald Trump dans sa résidence présidentielle à Mar-a-Lago, en Floride, afin d’évoquer la question. Il aurait déjà discuté de ce sujet avec le général McMaster, nouveau chef du Conseil national de sécurité (CNS) depuis l’éviction de Steeve Bannon.

L’option militaire réactivée au sommet de l’Etat américain

Par ailleurs, le secrétaire d’Etat Rex Tillerson, a promis une «réponse appropriée» à l’attaque chimique présumée en Syrie. «Un effort international est nécessaire pour destituer Bachar el-Assad», a-t-il déclaré, tout en précisant que «l’éradication de l’Etat islamique reste prioritaire». Il a, de son côté, estimé que Bachar el-Assad n’avait «aucun rôle à jouer» dans l’avenir en Syrie, laissant donc entendre qu’un départ de celui-ci était à l’ordre du jour.

Au même moment, un source proche des services de renseignements américains affirmait à l’agence Reuters que ses services soupçonnaient Bachar el-Assad de «détenir des armes chimiques ou des composants dont il avait pourtant accepté de se débarrasser lors de la signature de l’accord russo-américain de 2013».

L’ambassadeur des Etats-Unis avait déjà déclaré, lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, que si aucune mesure de rétorsion n’était prise contre la Syrie suite à l’attaque chimique présumée du 4 avril, ils se réservaient le droit d’agir par eux-mêmes. Lors d’une conférence de presse le 5 avril à la Maison Blanche, Donald Trump avait qualifié l’attaque chimique présumée d’«acte odieux» et d’«affront à l’humanité», estimant par ailleurs que son «attitude vis-à-vis de Bachar el-Assad [avait] changé».

Des revirements rapides de la diplomatie occidentale sur le cas Assad

Le 30 mars dernier, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, avait affirmé que Washington ne considérait plus le départ du président syrien Bachar al-Assad comme une priorité, rompant avec des exigences maintenues pendant près de cinq années sous l’administration Obama.

A la suite de ces déclarations, d’autres Etats avaient emboîté le pas des Etats-Unis. Jean-Marc Ayrault avait lui aussi fait volte-face : après avoir longtemps fait du départ du président syrien une condition sine qua non de toute discussion, le président français a finalement estimé, à la suite du revirement diplomatique américain à la fin du mois de mars, qu’il «ne [fallait] plus se focaliser sur le départ d’Assad».

Après ce nouveau rebondissement, la diplomatie française changera-t-elle une fois de plus son fusil d’épaule pour se maintenir dans le sillage de ce qui semble être la nouvelle position de Washington ? A quelques jours de l’élection présidentielle, il est fort probable que la décision incombe à son successeur plutôt qu’à François Hollande.

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Moscou: la résolution US sur l’attaque chimique en Syrie basée sur de fausses infos

Le projet de résolution sur l’attaque chimique contre la ville syrienne de Khan Cheikhoun soumis par les Etats-Unis et d’autres pays est basé sur de fausses informations, a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.

Le 4 avril, l’aviation syrienne a frappé un entrepôt terroriste abritant des substances toxiques près de la ville de Khan Cheikhoun. Selon Maria Zakharova, ce fait a été immediatement instrumentalisé par « des médias engagés » pour accuser le gouvernement syrien d’utilliser des armes chimiques contre son peuple.

« Des échantillons de sol ont été prélevés et transmis à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques. Malheureusement, sans rien entreprendre et uniquement guidés par des informations fallacieuses, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne ont de nouveau jeté — il est impossible de dire « proposé » —  au Conseil de sécurité de l’Onu un projet de résolution qui revêt un caractère anti-syrien et risque d’exacerber la situation politique déjà tendue qui règne en Syrie et dans la région dans son ensemble », a déclaré la diplomate.

Les frappes de Damas contre les cibles terroristes dans la province d’Idlib ont eu lieu au lendemain d’une attaque chimique ayant coûté la vie à des dizaines de civils. Si l’opposition syrienne fait état de 80 morts et près de 200 blessés, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a annoncé la mort d’au moins 58 personnes, dont onze enfants.

L’opposition syrienne a accusé mardi le gouvernement de Bachar el-Assad d’avoir mené à Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, une attaque « chimique ». Donald Trump a aussi imputé l’attaque au gouvernement du président syrien Bachar el-Assad. Le porte-parole de la Maison blanche Sean Spicer a déclaré que cet incident était devenu « une conséquence de la faiblesse et de l’irrésolution de l’administration précédente (celle de Barack Obama, ndlr.) ».

Damas a pour sa part démenti toutes les accusations en raison de leur caractère non fondé. Moscou a aussi déclaré ne pas être concerné par les accusations. Selon le ministère russe de la Défense, « aucune frappe aérienne n’a été menée par l’aviation russe dans les environs de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib ».

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UNE FRAPPE AERIENNE AURAIT ÉTÉ COMMISE CONTRE LES FORCES DE L’ARMÉE SYRIENNE AU SUD DE LA SYRIE A PROXIMITÉ DE DERAA

ALERTE INFO ALERTE INFO ALERTE INFO ALERTE INFO ALERTE !!!!

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UNE FRAPPE AERIENNE AURAIT ÉTÉ COMMISE CONTRE LES FORCES DE L’ARMÉE SYRIENNE AU SUD DE LA SYRIE A PROXIMITÉ DE DERAA…!!!!

L’INFORMATION RESTE A VERIFIER MAIS POURRAIT, SI ELLE EST CONFIRMÉE, ETRE EN LIEN AVEC LES MENACES OCCIDENTALES CONTRE LA SYRIE SUITE AU MASSACRE A L’ARME CHIMIQUE QUE LES OCCIDENTAUX LUI ONT IMPUTÉ SANS PREUVE !!!!

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Des attaques aériennes inconnues auraient frappé les positions de l’armée dans le sud de la Syrie
Par Zen Adra – 06/04/2017

DAMASCUS, SYRIE (12h30 A.M) – Plusieurs postes pour l’armée syrienne dans la province du sud de Daraa auraient été attaqués par des raids aériens inconnus une seule fois après que le gouvernement syrien a été accusé d’avoir mené une attaque chimique contre les rebelles jihadistes à Idlib.

Les prétendues grèves visaient la proximité du département de sécurité politique à Izra ‘, un pont près de la ville de Kurbet Gazaleh et la banlieue ouest de Dae’l. Aucune décès n’a été signalé jusqu’ici.

AMN est actuellement incapable de vérifier cette nouvelle.

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L’attaque chimique présumée d’hier en Syrie a déclenché une séance d’urgence pour le Conseil de sécurité de l’ONU où des représentants de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis ont tenu le gouvernement du président Bashar Assad directement responsable de l’attaque.

Le président américain, Donald Trump, a déclaré mercredi que l’attaque dévastatrice d’armes chimiques de cette semaine en Syrie avait changé son point de vue de la guerre civile brutale dans ce pays, mais il a refusé de dire comment les États-Unis répondraient.

« C’est très, très possible, et je vous dirai que cela s’est déjà passé, que mon attitude envers la Syrie et Assad a beaucoup changé », a déclaré M. Trump.

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Attaque «chimique» à Khan Cheikhoun: Moscou met en garde contre les mensonges des ONG

Moscou appelle à ne pas faire confiance aux rapports des Casques blancs et de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), deux ONG qui ont régulièrement fabriqué de fausses informations et qui cette fois accusent Damas d’un nouveau crime contre son peuple, imputant à l’armée syrienne une attaque chimique à Khan Cheikhoun.

Suite aux frappes de l’aviation syrienne contre un entrepôt terroriste abritant des substances toxiques situé près de la ville de Khan Cheikhoun dans la province d’Idlib, les Casques blancs et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) ont accusé le gouvernement de Bachar el-Assad d’une attaque « chimique » qui aurait fait des dizaines de morts et des centaines des blessés. Damas rejette ces accusations qu’il juge infondées. Moscou, pour sa part, appelle à ne pas faire confiance à ces ONG qui ont à plusieurs reprises colporté de fausses informations.

« En ce moment, la tâche principale est de comprendre objectivement ce qui est arrivé. Pour l’instant, je voudrais également souligner que tous les rapports falsifiés sur ce sujet proviennent uniquement des fameux Casques blancs et de cet Observatoire syrien des droits de l’homme qui est déjà devenu odieux. Il ne faut faire confiance ni aux Casques blancs, ni à l’Observatoire syrien. Ils ont à maintes reprises sapé leur crédibilité par des vidéos truquées et par une information qui a été ensuite démentie par toutes les parties » a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova lors d’un briefing à Moscou.

L’opposition syrienne a accusé mardi le gouvernement de Bachar el-Assad d’avoir mené à Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, une attaque « chimique ». Si l’opposition syrienne fait état de 80 morts et près de 200 blessés, l’Observatoire syrien des droits de l’homme a annoncé la mort d’au moins 58 personnes, dont 11 enfants. Donald Trump a aussi imputé l’attaque au gouvernement du Président syrien Bachar el-Assad.

Damas a pour sa part démenti toutes les accusations, invoquant leur caractère infondé.

« Il n’est pas exclu qu’ils aient eux-mêmes procédé à l’attaque, dans le but de lancer une campagne de propagande contre l’armée syrienne », a indiqué à Sputnik une source au sein des forces armées syriennes.

Moscou a aussi déclaré ne pas être concerné par les accusations. Selon le ministère russe de la Défense, « aucune frappe aérienne n’a été menée par l’aviation russe dans les environs de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib.»

Rappelons que Damas ne détient plus d’armes chimiques depuis 2014, date à laquelle les armes chimiques syriennes ont été détruites en mer sous le contrôle d’experts américains.

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Syrie : ATTENTION ! Nous sommes les témoins d’un des pires massacres de l’histoire moderne !

ATTAQUE CHIMIQUE : À 18h45, le bilan des attaques chimiques est de 100 morts par suffocation et 400 victimes suite à plusieurs attaques chimiques massives au gaz toxique depuis ce matin dans le village de Khan Sheikhoun au sud de la région d’Idlib.

☣️FIL INFO D’UNE JOURNÉE DE MASSACRE☣️

► Le bilan des attaques chimiques est de 100 morts et 400 blessés.

► Le centre des casques blancs de Khan Sheikhoun, ont été aussi touchés par une attaque chimique.

► L’hôpital traitant les victimes de l’attaque chimique a été bombardé, visiblement le régime de Bachar al-Assad cherche à détruire les preuves.

► Les médecins sur place confirment l’utilisation de gaz Sarin sur des populations civiles.

► L’opposition syrienne demande à l’ONU d’ouvrir une enquête sur cette attaque chimique.

► Plus d’une quarantaine d’attaques depuis 6h30 du matin. Elles continuent encore en ce moment.

► La Turquie envoie des secours sur place.

► L’attaque aurait été commise par le régime syrien.

► Un commandant de la rébellion appelle les journalistes étrangers à venir couvrir ce massacre. Il se porte garant de leur sécurité.

ATTENTION A LA DURETÉ DES IMAGES !

Média indépendant Lies Breakers

Mise à jour de l’article 5 avril 2017 à 17:05
L’Occident rejoue une carte « brûlée »

Un soldat syrien opère dans la banlieue d’Idlib, ville occupée par les terroristes du Front al-Nosra. L’armée syrienne affirme ne pas avoir besoin d’utiliser d’armes chimiques pour éliminer les terroristes car c’est pour sauver les habitants qu’elle se bat. (Photo tirée du site de SANA)

Selon une source proche de l’armée syrienne, seul le Front Al Nosra, groupe terroriste takfiriste qui occupe la ville d’Idlib, possède des armes chimiques alors que l’armée syrienne n’en possède plus depuis 2012. 

À peine 24 heures après l’attaque contre le métro de Saint-Pétersbourg en Russie, une vaste campagne d’intoxication a été lancée mardi 4 avril contre le gouvernement syrien, accusé par les médias occidentaux d’avoir gazé « des habitants d’Idlib ».

À en croire ces médias, le raid aérien « perpétré » contre la ville de Khan Cheikhoun a provoqué la mort de 64 personnes et 200 hospitalisés en raison des séquelles dues à l’inhalation de gaz toxique.

Cette nouvelle campagne anti-Assad est lancée alors que Damas a détruit en 2014 tous ces arsenaux chimiques sous l’égide de l’ONU et le processus a été confirmé par les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

Certains analystes voient à travers ce nouveau coup de théâtre une tentative destinée à justifier une intervention militaire directe contre le gouvernement Assad. La Russie aussi a été montrée du doigt par l’Occident, manière de faire pression sur Poutine pour qu’il lâche son allié syrien.

Interrogée par Sputnik, l’armée syrienne affirme n’utiliser aucune arme chimique contre Idlib car  » il n’est pas du tout logique qu’une armée se batte contre les terroristes pour libérer une localité et qu’elle en tue les habitants « .  » La seule partie qui dispose de ce genre d’armement est bien le Front al-Nosra et c’est d’ailleurs ce groupe terroriste qui en a usé par le passé contre les civils « , a-t-elle précisé.

La source militaire syrienne a ajouté:  » N’oublions pas non plus des fuites qui mettaient il y a quelques temps en cause le rôle des services de renseignement occidentaux dans des attaques chimiques en Syrie, attaques qui ont déjà provoqué des dizaines de morts et de blessés par suffocation. »

 » Depuis 2012 et la disparition des armes dans les arsenaux chimiques syriens et leur transfert dans des pays voisins et sponsors des terroristes, l’armée syrienne a renoncé à en avoir « , a-t-elle ajouté.

Des enquêtes menées en 2013 avaient révélé le rôle trouble joué par le Qatar dans la planification de ces attaques qui ont essentiellement visé Homs, Alep et la banlieue de Damas. À l’époque, les États-Unis et leurs alliés qataris et turcs avaient l’intention de faire condamner le gouvernement syrien au Conseil de sécurité et de préparer le terrain à des frappes aériennes directes contre le siège du gouvernement et la capitale. Mais l’opposition chinoise et russe leur a barré la route.

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Guerres : BHL dans ses petits souliers face à un journaliste qui l’interview sur la Palestine

Bernard Henri-Lévy était l’invité d’une émission d’Al-Jazeera au cours de laquelle un échange musclé s’est déroulé avec le journaliste, bien curieux de savoir pourquoi le philosophe n’avait jamais demandé d’intervention internationale contre Israël.

« Vous avez dit lors de cet entretien que vous étiez favorable à des interventions [militaires] lorsque les populations demandaient de l’aide face à l’oppression et la violence. Mais alors, pourquoi n’avez-vous jamais appelé à intervenir contre les forces d’occupation en Cisjordanie ? Pourquoi n’avez-vous pas demandé de zone d’exclusion aérienne à Gaza en 2014 lorsque l’aviation israélienne a tué 500 enfants palestiniens en un été ? Pourquoi un tel deux poids deux mesures ? »

Voilà la question posée par un journaliste d’Al-Jazeera qui a mis Bernard Henri-Lévy bien mal à l’aise lors de son entretien donné à la chaîne qatarie.

Un GRAND Merci au groupe Cora pour ce moment d’exception.

 

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Remodelage du Grand Moyen-Orient, La vérité toute nue : Le qui, le pourquoi et le comment

Dans l’affaire du remaniement du Grand Moyen-Orient, trois dates essentielles à retenir :

  • Janvier 2003, George W Bush décide de remodeler le grand Moyen-Orient et ce qu’il faut savoir c’est que le Moyen-Orient va du Maroc au Pakistan. Il attaque l’Irak avec les arguments qui aujourd’hui on le sait étaient faux; il n’y avait pas d’armes de destruction massive dissimulées en Irak.
  • 19 décembre 2006, Time Magazine publie un  rapport secret sur la Syrie qui se trouve dans le viseur de Bush c’est à dire, 5 ans avant les printemps arabes et il y est expliqué comment et pourquoi le gouvernement des états unis va soutenir les opposants et renverser le gouvernement de Bachar el-Assad.
  • 2011, on continue à charcuter le Grand Moyen-Orient en faisant tomber cette fois-ci la Libye avec en première ligne la France et l’Angleterre et dans ce même laps de temps un nouveau programme est ouvert, à savoir l’armement des combattants contre le régime gouvernemental de Bachar el-Assad.

Les Américains ont un plan, celui de remodeler le Grand Moyen-Orient en faisant tomber tous les états souverains de cette région dans un but géopolitique et énergétique inavouable.

 

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Alep :Témoignage exclusif de Lizzie Phelan correspondante RT après la reprise de la ville par les forces gouvernementales

Témoignage de Lizzie Phelan correspondante RT

Massaken Hanano, un  des nombreux quartiers repris récemment par les forces gouvernementales. Le gouvernement invite les civils à retourner dans leur quartier mais il n’est pas encore entièrement sécurisé.

Des bombes non-explosées, des mines et d’autres objets dangereux peuvent à tous moments causer d’autres morts inutiles.

Ces images sont tournées pour montrer le travail courageux que mènent ces hommes afin de sécuriser à nouveau ces quartiers, pour que les civils puissent reprendre possession de leurs biens.

Stéphane Guibert/Finalscape

Images exclusives

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Syrie : Qui veut présenter Pierre Le Corf comme un « propagandiste de Bachar »

Citoyen français à Alep et fondateur de l’ONG humanitaire We Are Super Heroes, créée pour aider les civils lors des conflits armés, Pierre Le Corf subit l’ire des médias occidentaux, en plus des bombardements.

(Vidéos en fin d’article)

L’un des rarissimes Européens à gérer une mission humanitaire à Alep en Syrie, Pierre Le Corf, est forcé bien malgré lui de répondre aux attaques de la part de certains journalistes occidentaux. En cause, des accusations proférées par Camille de Rouvray, écrivaine et enseignante de Français langue étrangère, qui a mis en cause le statut humanitaire de Pierre Le Corf, le qualifiant de propagandiste de Damas. Seul Français vivant à Alep-Ouest depuis des mois, il n’a pourtant pas tardé à répondre de manière claire et détaillée à cette publication « honteuse » et « diffamatoire » de la part de « ceux qui défendent la continuité de cette guerre ».

« Il semblerait que ma présence en Syrie dérange certaines personnes qui veulent essayer de me faire taire. (…) L’objectif est de marginaliser mon travail, en disant que je ne suis pas un humanitaire neutre, que je suis de la propagande d’el-Assad. (…) Et que les témoignages que je publie sont modifiés, et les photos que je publie d’ici sont des photomontages », a déploré le chef de la mission humanitaire, soulignant encore une fois pour toutes sa neutralité. »

En outre, Pierre Le Corf ne cesse de mettre en valeur ses prises de position pacifistes, malgré les critiques de la part des représentants des médias européens pour son soutien inexistant à l’égard du gouvernement syrien. Selon lui, il « prend position contre les terroristes, ayant cette expérience » sur place et recueille d’authentiques témoignages des gens « qui meurent par le terrorisme ».

De ce fait, Pierre Le Corf répète qu’il agit aussi en qualité de témoin oculaire, notamment des bombardements venus d’Alep-Est, et que son rôle s’arrête là non pas pour influencer les gens hors de la zone du conflit, mais pour les sensibiliser et présenter les faits tels qu’ils sont. Aujourd’hui, plus de la moitié d’Alep-Est a été libérée des djihadistes. Espérons, que ces témoignages depuis Alep mettront fin à la publication d’articles diffamatoires sur des missions humanitaires dans la zone du conflit. Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l’application Telegram sur n’importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

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Pierre Le Corf

Je me doutais qu’un jour je dérangerais certaines personnes, je publie une réponse donc à un article honteux écrit pour me faire taire, dégommer le travail que l’on se tue à faire ici et essayer de décrédibiliser les témoignages humains que je transmets ainsi que la situation ici. Dans un sens c’est drôle en prenant du recul car tellement vide, mais je tiens à rectifier ceci pour ceux qui vivent ici et affrontent la guerre pour de vrai, pas derrière un clavier. Le titre de cet article est tragique à souhait: Pierre le Corf, dans l’enfer de la propagande du régime de Bachar al Assad > Article original lien, recopié et réponse https://medium.com/…/un-enfant-nécrirait-pas-mieux-8ac25b41…

Comme je raconte des choses au quotidien de ma vie d’humanitaire qui n’appuient pas la position de personnes qui veulent voir cette guerre continuer, ce gouvernement être détruit, etc. certaines personnes n’hésitent pas à mentir se rendant compte que mon témoignage à du sens et apporte des lumières. De l’art de décontextualiser et de mobiliser des complotistes en herbe, un article qui ne ressemble pas plus à un article qu’à une sorte de règlement de comptes, probablement parce que j’ai bloqué l’auteure de mes réseaux sociaux, fatigué de ses commentaires à la limite du harcèlement

Le fait que je vive à l’Ouest doit donner des sueurs à quelques personnes. Ici les gens souffrent terriblement et cette guerre est une horreur. D’un coté comme de l’autre, sous les roquettes / missiles ou sous les bombes des avions. Pour moi les civils d’Alep font 1, je suis neutre politiquement et religieusement, il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement, la situation est assez difficile comme ça ici. Je ne détiens aucune vérité sur la Syrie, la guerre etc mais je vis ici et je raconte, pour ça je ne manquerais jamais de dénoncer les attaques non pas rebelles mais terroristes ici qui tuent tous les jours à Alep Ouest, je ne dis pas qu’il y a tout noir ou tout blanc mais les morceaux de gens que l’on ramasse ici, ils meurent pour une raison que je dénoncerais sans relâche.

Petite perte de temps mais histoire de me prémunir des mauvaises intentions à l’avenir et donner une réponse une bonne fois pour toute si ces personnes ou d’autres venaient à vouloir continuer à me prendre pour cible alors que je ne suis qu’un humanitaire ici et que rien ne me rattache à un quelconque parti / gouvernement, ce parce que je vois des choses que je ne devrais peut-être pas voir ni transmettre. J’ai envoyé un message à l’auteure pour essayer de comprendre sa passion pour moi mais elle ne répond plus, ça change. Prenez du recul sur ce qu’ils écrivent, je n’ai pas plus de temps à accorder à ce genre d’enfantillages, il y a assez à faire ici mais si vous voulez me clouer le bec c’est pas gagné. Merci à tous We are superheroes

Et pour rappel, cette vidéo qui démontre Pierre Le Corf dans l’enfer des rues d’Alep.

 

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Pierre Le Corf : Témoignage sans concessions !

 

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