VIRGIN RECORDS

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Bienvenue à Londres, bienvenue chez Virgin Records

Rappel

Depuis la signature des Sex Pistols en 1973, le label Virgin Records continue de surprendre et de rebondir. Si en 2013 le nom Virgin rappelle avant tout en France la fermeture de plusieurs boutiques de la franchise, il ne faut pas confondre les megastores du groupe et le label qui lui est à la fête pour célébrer quarante ans d’aventures supersoniques menées par l’entrepreneur fou Richard Branson.

Que de chemin parcouru depuis le lancement de Virgin Records en 1973, baptisé ainsi par l’équipe de Richard Branson car ses associés et lui étaient alors vierges de toute expérience dans la création d’entreprise. Branson et son compère Powell étaient alors disquaires à Londres spécialisés dans l’import d’albums de krautrock où ils offraient de la nourriture végétarienne aux clients. Il n’y avait pas de quoi bâtir l’empire Virgin Group qu’on leur connaît aujourd’hui, qui s’étend des forfaits téléphoniques aux Megastore et pourtant tout est parti d’un pari musical risqué.

La firme londonienne a donné sa chance dès leurs débuts aux Sex Pistols et ce n’est sûrement pas un hasard. Ils ne savaient pas jouer de leurs instruments mais ont vite compris les règles du jeu pour faire déjà à l’époque, ce qu’on appellerait aujourd’hui du buzz, bien encadré, par cette maison de disques qui s’est fait une spécialité de recueillir les recalés des maisons de disques traditionnelles. C’est ainsi que Virgin a été une maison pour des groupes post-punk indispensables comme PiL, Magazine, XTC et peut certainement se vanter d’être le seul label capable de créer un lien entre les Spice Girls, Devo et même Daft Punk, repéré par une filiale de Virgin en France, appelée Source qui inclut son titre “Musique” en 1996 à la compilation Sourcelab vol 2.

Mais la toute première sortie du label qu’on célèbre cette année a été “Tubular Bells” de Mike Oldfield, un album ovni dont aucun autre label ne voulait entendre parler et qui est depuis entré dans l’histoire.

Quarante ans après, le Royaume-Uni célèbre ce succès national avec une exposition qui insiste sur les “40 years of disruptions” (40 ans de perturbations) du label. Richard Branson, toujours un brin mégalo, en profite pour partager les secrets de son succès dans son autobiographie “Like A Virgin”. Bien entendu les documentaires et compilations vont pleuvoir toute l’année.

Mais n’oublions pas de rappeler que ce label divisé en filiales n’a pas résisté à la crise du disque : fusionné en 2006 avec Capital Records, puis racheté, puis revendu jusqu’à faire partie aujourd’hui d’Universal Music, le bateau ivre Virgin Records a marqué l’histoire de la musique mais s’est fait avaler lui aussi par les majors dont les chaises musicales ont cessé d’intéresser le public.

Pourtant, ces 40 ans ne sont peut-être pas le dernier anniversaire qu’on pourra fêter de Virgin. En misant sur l’innovation, autant en musique que dans la diversité de ses activités, en étant un pionnier dans le domaine du tourisme spatial, pas de doute que Richard Branson qui n’a pas seulement une oreille, mais aussi du nez pour les affaires, a encore des surprises en réserve.

Merci à @richardbranson

Welcome to London, welcome to Virgin Records

Reminder

Since the signing of the Sex Pistols in 1973, the Virgin Records label continues to surprise and rebound. If in 2013 the name Virgin recalls above all in France the closure of several stores of the franchise, we must not confuse the megastores of the group and the label which is celebrating it to celebrate forty years of supersonic adventures led by the mad entrepreneur Richard Branson.

What a long way since the launch of Virgin Records in 1973, so baptized by Richard Branson’s team because he and his associates had no experience in business creation at the time. Branson and his friend Powell were then record stores in London specializing in the import of krautrock albums where they offered vegetarian food to customers. There was not enough to build the Virgin Group empire that we know today, which extends from telephone plans to Megastores and yet it all started with a risky musical bet.

The London firm gave the Sex Pistols a chance from their debut and it is surely no coincidence. They did not know how to play their instruments but quickly understood the rules of the game to already at the time, what we would call buzz today, well supervised, by this record company which has made a specialty to collect the failures of traditional record companies. It’s how Virgin has been a home for indispensable post-punk bands like PiL, Magazine, XTC and can certainly boast of being the only label capable of creating a bond between the Spice Girls, Devo and even Daft Punk, spotted by a subsidiary of Virgin in France, called Source which includes its title “Music” in 1996 in the compilation Sourcelab vol 2.

But the very first release from the label we’re celebrating this year was Mike Oldfield’s « Tubular Bells », a UFO album that no other label wanted to hear about and which has since made history.

Forty years later, the United Kingdom is celebrating this national success with an exhibition that highlights the label’s « 40 years of disruptions ». Richard Branson, always a bit megalomaniac, takes the opportunity to share the secrets of his success in his autobiography “Like A Virgin”. Of course documentaries and compilations will rain all year round.

But let’s not forget to remember that this label divided into subsidiaries did not resist the record crisis: merged in 2006 with Capital Records, then bought, then sold until it is now part of Universal Music, the drunk boat Virgin Records marked the history of music but was also swallowed up by the majors whose musical chairs have ceased to interest the public.

However, these 40 years may not be the last anniversary that we can celebrate from Virgin. By betting on innovation, both in music and in the diversity of its activities, by being a pioneer in the field of space tourism, there is no doubt that Richard Branson, who not only has an ear, but also a nose for business, still has surprises in store.

Many thanks to @richardbranson

  • Mike Oldfield, premier artiste publié sous le label Virgin Records.
  • Mike Oldfield, primul artist lansat sub eticheta Virgin Records.
  • Mike Oldfield, first artist released under the Virgin Records label.

Stéphane Guibert (Facebook) Sur (VK) / CrowdBunkerX

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