Environnement : Genève, Parc des Eaux-Vives, quand les porcs sont de sortie le week end !

Un parc est un endroit idyllique, un havre de paix où la nature procure à l’homme en plein centre des grandes cités la possibilité de se ressourcer au rythme du chant des oiseaux et de l’eau d’un ruisseau coulant paisiblement.

Seulement voilà, tous les êtres humains ne sont pas issus du même monde apparemment car certains plus enclin à la fête et n’ayant que faire d’un oiseau qui chante et d’un ruisseau qui coule n’hésitent pas à venir tout souiller.

Un parc ressemblant à un petit paradis sur terre peut se transformer l’espace d’une soirée en une décharge jonchée de canettes de bières, de bouteilles d’alcool brisées sur le sol, de plastiques dispersés aux quatre coins d’un gazon soigneusement tondu, de restes de nourriture trainant dans le fond d’assiettes abandonnées ici et là et le tout irrésistiblement accompagné d’une odeur planante d’urine. Ceci est le le triste spectacle qui se déroule pour ainsi dire chaque week end dans le magnifique parc des Eaux-Vives au cœur de la Genève internationale.

Genève n’est pas un cas isolé car l’égoïsme et l’individualisme toujours grandissants d’une société qui désormais a décidé de se voiler la face en utilisant comme armes irréfutables, le déni et l’ignorance, ce cas se répète malheureusement dans la plus part des grandes villes occidentales.

Une petite équipe de SDF qui dort sur les lieux depuis le début de l’été se fait un devoir avant de partir tôt le matin de restituer l’endroit propre. C’est la raison pour laquelle presque chaque samedi et dimanche matin, ils passent entre une et deux heures de leur temps à ramasser les salissures et les ordures des fêtards qui ont bien profité de l’endroit la veille au soir.

« Rares sont ceux qui partent en laissant l’endroit tel qu’ils l’ont trouvé. Par contre, il n’est pas rare que des agents municipaux viennent nous tirer de notre sommeil tôt le matin en nous priant de plier bagages prétextant que nous sommes trop visibles. » nous confie l’un d’eux.

Ces petites mains qui se mettent à l’œuvre tôt le matin sans ne rien demander à personne sont en même temps que leurs compagnons d’infortune les cibles d’une société locale qui a mi au point un répulsif destiné à les déloger.

Consommation, déni, mépris et froideur quatre mots clés qui reflètent le monde d’aujourd’hui.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Vidéo :

« Quand les porcs sont de sortie dans la Genève Internationale »

Environnement : En 2050 le poids du plastique dans les océans aura dépassé celui des poissons

Crédit image

8.3 milliards de tonnes de plastique ça représente quoi ?

  • C’est 25’000 fois le poids de l’Empire state building
  • C’est 30 fois le poids de l’ensemble des humains sur terre.
  • C’est l’ensemble du poids du plastique produit depuis 1950.

Cela représente un total de 8,3 milliards de tonnes. 74% des déchets sont jetés dans les décharges, 150 millions de tonnes se retrouvent dans les océans, dont 17 tonnes sur l’île Henderson, dans le pacifique.

La plus forte densité de débris plastiques jamais enregistrée.

Selon Peter Thomson, Pr. de l’assemblée générale des Nations Unies :

« Il y a l’équivalent d’un grand camion-poubelle chaque minute de chaque jour, qui vient déverser du plastique dans l’océan. Nous devrions vraiment nous demander si nous méritons ces magnifiques océans qui nous ont été donné ».

En 2050, le poids des déchets dans les océans sera supérieur à celui des poissons.

Pollution à l’acide: les internautes se mobilisent pour le lanceur d’alerte de Florange

Plusieurs cagnottes en ligne ont été lancées pour soutenir l’employé, depuis licencié, d’un sous-traitant d’ArcelorMittal déversant des déchets acides à ciel ouvert.

Le document, révélé par France Bleu Lorraine, avait choqué: des centaines de mètres cube de déchets acides, déversés pendant des semaines « en pleine nature », directement dans le crassier de Marspich. L’auteur de la vidéo, un chauffeur qui participait contre son gré à cette pollution pour le compte d’un sous-traitant d’ArcelorMittal sur le site de Florange, a depuis sa révélation été licencié pour « rupture de discrétion commerciale », tandis que le parquet de Thionville a ouvert une enquête sur les pratiques du géant de la sidérurgie le 4 juillet.

Selon Le Parisien, dans son édition de ce samedi, plusieurs cagnottes en ligne on été lancées pour venir en aide à l’ancien chauffeur, père de trois enfants, qui n’a pas retrouvé d’emploi. Au moins quatre collectes ont démarré pour soutenir celui que ses défenseurs considèrent comme un « lanceur d’alerte ». Elles ont pour l’heure réuni plus de 500 participants et près de 10.000 euros de dons.

Environnement : Chemtrails et géoingénérie, Nicolas Hulot fait la différence

C’était en 2015 :

Lors de la conférence de presse en Auvergne et de la conférence publique du même jour, l’une lui a été posée sur la géoingenierie par un conférencier et l’autre sur les chemtrails…Voici ce que M. Hulot a répondu :

Lors d’une conférence de presse, Nicolas Hulot déclarait qu’il se méfiait des programmes de géoingénérie comme de la peste et lors d’une conférence publique, alors qu’une question sur les chemtrails est lâchée, ce même Nicolas Hulot déclare qu’il ignore tout mais qu’il s’agit d’un sujet sur lequel il est souvent interpellé. Il ajoute enfin qu’il n’y croit pas une seconde.

La Géoingénérie qui n’est autre que l’épandage de produits chimiques par des avions et les chemtrails seraient donc et selon le conférencier, deux choses totalement différentes.

Intéressant …

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Climat et inondations au Canada : Ceci n’est pas une catastrophe naturelle

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir «Le défi de notre époque consistera à accepter la réalité climatique et à ne pas sombrer dans l’inertie, les drogues ou l’alcool», avertit l’auteur.

Dans les derniers jours, le ciel nous est tombé sur la tête. Des milliers de résidences ont été inondées, des centaines de personnes évacuées. Les rivières pourront bientôt retrouver leur lit, l’humanité, elle, continuera de se retourner dans son lit, perturbée dans son sommeil par la multiplication des catastrophes climatiques.

Ces catastrophes ne sont plus aussi naturelles qu’elles y paraissent. Au Québec, selon l’Institut national de santé publique, en plus d’étés plus chauds, nous aurons entre autres droit à davantage d’orages, de pluies intenses et d’inondations, à l’image de celles du Saguenay (1996), des Bois-Francs (2003) et de la rivière Richelieu (2011). Depuis que des relevés de températures existent (1880), les cinq records de chaleur mondiale ont eu lieu au XXIe siècle (2005, 2010, 2014, 2015, 2016). Bienvenue dans l’anthropocène, première époque de l’histoire de la Terre où l’activité économique humaine se fait une force géologique et climatique !

Plusieurs scientifiques considèrent aujourd’hui comme irréaliste la possibilité de limiter le réchauffement climatique à 2 °C. Les scénarios les plus probables parlent d’un réchauffement de 4 °C d’ici 2070-2080… Concrètement, les conséquences seraient brutales : un milliard de personnes auraient difficilement accès à l’eau potable, 50 % des habitants des zones inondables devraient faire face à des risques d’inondations accrus, les pays du Sud perdraient 30 % des terres cultivables, entraînant des flots de réfugiés climatiques, etc.

Les inondations des derniers jours sont la manifestation naturelle d’une catastrophe sociale : notre incapacité à nous passer des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), principales productrices des gaz à effet de serre. En fondant l’industrialisation capitaliste sur le charbon dès le XIXe siècle, puis le développement du transport sur le pétrole dès le début du XXe siècle, nous avons ouvert une boîte de Pandore que nous n’arrivons plus à refermer.

Enfer climatique

Les bouleversements climatiques se révèlent comme un retour du refoulé civilisationnel par lequel nous apprenons avec douleur que nous ne sommes plus maîtres dans notre propre demeure. Les temps qui s’annoncent vont rapidement nous brûler les ailes et nous forcer à l’humilité.

Comme les glaciers, l’espoir fond dans notre enfer climatique. Aux dépressions économique et météorologique s’ajoutera inévitablement — si ce n’est déjà fait — la dépression psychique généralisée. Ceux qui dépriment déjà autour de nous ont peut-être une conscience accrue de la souffrance sociale qu’engendreront les cataclysmes climatiques. Le premier ministre Couillard nous ment lorsqu’il affirme que nous avons « encore quelques jours difficiles devant nous » : nous avons plusieurs décennies difficiles devant nous.

Comme le remarque Clive Hamilton, le déni quant aux changements climatiques est compréhensible : il s’agit après tout d’une réaction de défense normale contre le désespoir. À bien des égards, nous carburons tous à l’espoir d’un avenir meilleur. Et la perte de nos rêves est psychologiquement tout aussi réelle que la perte des objets que nous possédons déjà. Mais aujourd’hui, il va falloir commencer à faire le deuil d’un avenir prospère et accueillant pour nos enfants : le monde se réchauffe et se réchauffera encore.

Le défi de notre époque consistera à accepter la réalité climatique et à ne pas sombrer dans l’inertie, les drogues ou l’alcool. Nous avons besoin d’une forme paradoxale de mélancolie active, car la réponse la plus efficace à la dépression reste l’engagement dans notre milieu. Nous ne pouvons pas échapper au réchauffement climatique, mais nous pouvons le ralentir. Nous pouvons tenter d’atténuer les effets de la crise écologique, tout en évitant qu’une poignée de riches et puissants ne se sauvent avec l’arche de Noé, laissant femmes, personnes racisées, pauvres, malades et personnes âgées en proie à la montée des eaux.

Au Québec, il faudrait commencer par bloquer par tous les moyens l’oléoduc Énergie Est, qui permettrait d’augmenter la production des sables bitumineux, et par retirer notre argent des énergies fossiles. Le directeur de la Caisse de dépôt et placement du Québec, M. Sabia, justifie ces investissements au nom de l’intérêt supérieur et politiquement neutre des épargnants. Ceux qui prétendent ne pas faire de politique font en réalité la pire des politiques : ils sacrifient l’humanité future sur l’autel des rendements abstraits du capital financier. Ce ne sont pas parce qu’ils portent la cravate qu’ils ne sont pas cavaliers de l’Apocalypse. À une situation historique radicale, il faut une réponse radicale. Un jour, lorsque le printemps ne viendra plus, il faudra un printemps écologique et social.

11 mai 2017 à 13:40, un Internaute fait cette constatation :

Depuis que j’observe la météo radar , j’avais jamais vu ça
une masse de nuages qui vient de l’ouest et va vers l’est et
une masse de nuages qui vien de l’est et va vers l’ouest
rendez vous prévu au dessus de Montréal et centre du Québec dans le courant de l’après midi.

Dans le document vidéo qui suit, voici une compilation de ce que l’on pourrait qualifier comme étant des crises climatiques majeures.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Environnement : Et pendant ce temps là, les abeilles se meurent !

Depuis plusieurs années, un phénomène d’affaiblissement et de mortalité des colonies d’abeilles est constaté dans de nombreux pays. Dans ce contexte, pour la première fois, un programme de surveillance active de la mortalité des colonies d’abeilles, intitulé EPILOBEE, a été mis en œuvre en Europe au sein de 17 Etats membres : près de 32 000 colonies d’abeilles ont été inspectées pour mesurer les taux de mortalité et tenter d’identifier certaines causes.

Les abeilles sont des pollinisateurs précieux qui, avec d’autres insectes comme les syrphes, sont indispensables pour la production alimentaire : plus de 70 % des cultures, dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, dépendent de la pollinisation. Outre ce travail, les abeilles produisent 234 000 tonnes de miel par an en Europe, grâce au travail de 630 000 apiculteurs qui gèrent 16 millions de ruches au total.

Malheureusement, depuis maintenant près de 50 ans, les abeilles meurent massivement dans de nombreux pays, notamment en Europe. On parle de « syndrome d’effondrement des colonies » (« colony collapse disorder » ou CCD).

Dans ce contexte, la Commission européenne a mandaté le laboratoire de l’Anses[1] de Sophia-Antipolis, laboratoire européen de référence pour la santé des abeilles,pour coordonner un programme de surveillance active de la mortalité des colonies d’abeilles, intitulé EPILOBEE et mis en œuvre en Europe dans 17 Etats membres. A sa demande, EPILOBEE a centré son travail, pour ses deux premières années de fonctionnement, sur la mise en place de critères harmonisés de mesure de l’affaiblissement des colonies et l’observation des pathologies infectieuses des abeilles. Le Laboratoire de l’Anses de Sophia-Antipolis a ainsi élaboré un protocole de surveillance validé par la Commissions européenne et mis en application dans chacun des Etats membres participant au programme. Elle a mis en place également une base de données destinée à la collecte et l’analyse de ces résultats.

Près de 32 000 colonies d’abeilles inspectées

31 832 colonies provenant de 3 284 ruchers ont été entièrement visitées dans 17 Etats membres entre l’automne 2012 et l’été 2013. Au total, 8 572 visites de ruchers ont été réalisées, permettant la collecte de nombreuses données. Ainsi, 103 930 analyses de laboratoire ont pu être stockées dans une base de données et seront analysées prochainement.
Les futures analyses permettront d’explorer les liens statistiques entre la mortalité des colonies et certains facteurs de risque, dont la prévalence de maladies, l’utilisation de traitements vétérinaires, le contexte apicole et d’autres paramètres extrinsèques aux colonies, comme l’alimentation, la saison, la migration, etc. Les pratiques apicoles, des informations sur les ruchers et les apiculteurs ainsi que les manifestations cliniques des principales maladies infectieuses et parasitaires ont été enregistrées au moyen d’un questionnaire détaillé.

Des taux de mortalité variables mais significatifs en hiver

Mais d’ores et déjà, la mortalité hivernale et pendant la saison apicole des colonies d’abeilles a pu être estimée. Ainsi, il a été calculé que le taux de mortalité hivernale variait entre les pays de 3,5 % à 33,6 %, avec une répartition géographique sud-nord. Les taux de mortalité des colonies pendant la saison apicole étaient compris entre 0,3 % et 13,6 % et plus faibles que les taux de mortalité hivernale.

Taux de mortalité des colonies d’abeilles inspectées en Europe
Pays Taux de mortalité hiver 2012-2013 Taux de mortalité printemps-été 2013
Belgique 33,6 % 8,9 %
Danemark 20,2 % 2,9 %
Allemagne 13,6 % 3,8 %
Estonie 23,4 % 4 %
Finlande 23,3 % 6,5 %
France 14,1 % 13,6 %
Grêce 6,6 % 2,5 %
Hongrie 8,8 % 1,9 %
Italie 5,3 % 2,3 %
Lettonie 15,3 % 0,4 %
Lituanie 3,5 % 0,3 %
Pologne 14,8 % 1,2 %
Portugal 14,8 % 3,5 %
Slovaquie 6,1 % 0,7 %
Espagne 9,5 % 6,8 %
Suède 28,7 % 2,4 %
Grande-Bretagne 28,8 % 9,7 %

Notons que le record de mortalité des abeilles en été est détenu par la France, également premier consommateur de pesticides en Europe… Si le lien n’a pas été fait par cette étude, les maladies n’expliquent pas ce triste palmarès. En effet, en France, les maladies recensées lors de la visite estivale des ruches sont à un niveau très bas : 1,5 % pour la loque américaine, 1,2 % pour le varroa et moins de 1 % pour la noséma.

En hiver, c’est notre voisin belge qui voit le plus de ses abeilles mourir.

L’étude se focalise sur les maladies

Dans un premier temps, l’ANSES s’est concentré sur les maladies et les agents pathogènes des abeilles. En ce qui concerne les maladies des abeilles, la loque américaine et la loque européenne (deux maladies dues à des bactéries) ont eu peu d’impact sur la mortalité des abeilles des 17 Etats membres participants.Par ailleurs, seuls quelques cas cliniques de paralysie due au virus de la paralysie chronique ont été observés dans cinq des 17 Etats membres.

Enfin, bien que 15 arthropodes suspects aient été récoltés dans sept Etats membres au cours de la première année d’EPILOBEE, les analyses n’ont pour aucun de ces cas confirmé la présence de A. tumida (petit coléoptère de la ruche) ni des acariens Tropilaelaps, deux agents pathogènes responsables de maladies exotiques dont les abeilles européennes sont indemnes.

En revanche, la varroase (due au parasite Varroa destructor) a été observée dans 13 des 14 Etats membres présentant des données complètes. Enfin, le taux de colonies touchées par la nosémose, une maladie parasitaire, très contagieuse, a dépassé 10 % dans 4 Etats membres sur les 16 présentant des données complètes.

Hormis l’impact, déjà connu, de la varroase, les maladies semblent jouer un rôle relativement modeste dans la mortalité des abeilles, qu’en est-il des pesticides tant décriés ?

Les pesticides : grands oubliés de cette étude sur la santé des abeilles

L’ANSES indique que « ce projet européen n’a pas intégré, à ce stade, la détection de pesticides, mais il devrait à terme être complété pour prendre en compte l’ensemble des facteurs potentiellement à l’origine des phénomènes de mortalité constatés, comme l’Anses le pratique déjà dans son laboratoire de Sophia-Antipolis et dans le cadre de ses travaux d’évaluation des risques. »

En effet, l’absence de recherche sur les pesticides et les modes de production agricoles des cultures riveraines des ruches laisse perplexe : « Cette étude est un peu étrange, ironise l’apidologue[2] David Goulson, professeur à l’université du Sussex (Grande-Bretagne). Ils dépensent plus de 3 millions d’euros pour étudier la santé de l’abeille et ne mentionnent même pas le mot ‘pesticide’ !« , rapporte le journal Le Monde. « Le protocole choisi ne considère qu’une seule catégorie de facteurs pouvant causer des troubles de l’abeille : les agents pathogènes et les parasites, renchérit l’apidologue Gérard Arnold, directeur de recherche au CNRS. Si on ne recherche que des agents infectieux, on ne risque pas de trouver des résidus de pesticides. Ce choix est politique, pas scientifique. »

L’Anses répond à ces accusations en précisant que cette première année du projet EPILOBEE dont les résultats ont été publiés dans l’étude associée, a permis la mise en place d’une méthodologie harmonisée pour la surveillance des colonies d’abeilles qui pourra être envisagée en routine dans le futur, afin de disposer à terme de données sur la dynamique de l’évolution de la santé des abeilles et de mesurer sur une base objective les effets de mesures de gestion des risques mise en place par les états membres. « Nous nous sommes accordés avec la Commission pour élaborer, sur les deux premières années, une méthode d’évaluation robuste de la santé des colonies, afin de pouvoir comparer les pays, précise Gilles Salvat, directeur de la santé animale à l’Anses. Si nous avions d’emblée effectué un très grand nombre de prélèvements et d’analyses supplémentaires, le coût aurait été prohibitif. A l’avenir, des études plus ciblées seront faites. »

Pour la biodiversité, les abeilles et notre santé, l’avenir est attendu depuis au moins 30 ans…

>>>Auteur : Christophe Magdelaine<<<

« Elles agonisent et se jettent en dehors des ruches pour mourir. »

Christophe Nedelec, un « petit » apiculteur artisanal d’Île de France publie ce 5 mai 2017 cette vidéo alarmante de ses abeilles qui agonisent à leur retour des champs.

L’apiculteur pointe du doigt l’agriculture industrielle et les exploitants de Villevaudé « dont mes abeilles participent à la pollinisation des récoltes » précise-t-il.

« Merci de tuer celles qui vous permettent de vivre en ayant utilisé de « bons » pesticides autorisés par l’État Français et l’Union Européenne et notamment sur le Colza…. !!!!!! » Hurle-t-il sur sa page facebook. « L’agriculture chimique ou la guerre contre la nature.

3 colonies sur 9 sont touchées, pas sûr qu’elles survivent. »

En France, le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles continue de décimer les butineuses. Certains apiculteurs peuvent accuser jusqu’à 90 % de pertes estime le CNRS. Un tiers de l’alimentation mondiale dépend de la pollinisation.

Climat : Importantes inondations au Canada

Cela ne fait plus l’ombre d’un doute aujourd’hui; l’activité humaine est en grande partie responsable de ce changement climatique global. Au Canada comme partout ailleurs sur la planète, le changement climatique qui va aller en s’accélérant et en s’amplifiant ne nous laisse désormais plus aucune alternative.

A terme pour l’Europe méridionale, un très puissant anticyclone qui se développe régulièrement sur l’Antarctique devrait faire effet de barrage et ainsi bloquer l’anticyclone des Açores sur l’Afrique centrale. Cet anticyclone nous protèges des dépressions Atlantiques durant la belle saison. Entre ces deux systèmes un courant polaire s’installera sur nos régions instaurant ainsi un climat quasi hivernal et ce, dès le retour des beaux jours. Les courants chauds venant du sud contourneront ce système dans le sens inverse des aiguilles d’une montre provoquant d’importantes montées du thermomètre dans l’hémisphère nord.

Cela s’était produit durant l’été 2012 et parallèlement la Russie était victime d’importants feux de forêts ce qui ne s’était jamais vu.

Notre belle planète ne fait que s’adapter à ce que nous lui faisons subir au quotidien. Pas si sur que l’être humain y parvienne quant à lui.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Importantes inondations au Canada, l’état d’urgence déclaré à Montréal

D’importantes inondations ont déjà fait des milliers de sinistrés dans la moitié est du Canada, où des écoles et des administrations ont été fermées, et l’état d’urgence a été déclaré lundi 8 mai à Montréal, après l’effondrement de trois digues au nord de la ville.

Le niveau des eaux s’est pratiquement stabilisé et, « à partir de mercredi, on va commencer à sentir une amélioration graduelle de la situation », a déclaré lundi Martin Coiteux, ministre de la sécurité civile québécois. Mais la décrue va prendre du temps et c’est « une situation qui va durer quelques semaines », a-t-il expliqué.

Le pic de la crue est atteint dans l’est du Québec, pour une zone qui va de Gatineau, ville en face de la capitale fédérale Ottawa (Ontario, centre) sur la rivière des Outaouais, à Montréal – à 200 km en aval –, a annoncé le ministre provincial.

146 localités inondées

Dans son dernier bulletin, Urgence Québec a fait savoir que 2 500 résidences étaient inondées dans 146 localités, et plus de 1 500 personnes avaient été évacuées, dont la moitié à Gatineau. Ces évacuations sont parfois faites sous la contrainte en raison de l’état d’urgence décrété par des dizaines de villes, où des centres d’hébergement d’urgence ont été ouverts.

Depuis samedi, l’armée est déployée et participe « au renforcement préventif des digues », mais aussi des stations de traitement de l’eau et des ponts, selon le ministère de la défense.

Des déploiements supplémentaires de militaires ont été annoncés lundi, soit « 1 650 soldats qui vont être en appui direct aux opérations de la sécurité civile ».

« Je n’ai jamais vu autant d’eau entre Ottawa et Montréal », a témoigné Sophie Grégoire-Trudeau, épouse du premier ministre, sur la chaîne RDI. La veille, Justin Trudeau, accompagné de deux de ses enfants, était allé aider les habitants de Terrasse-Vaudreuil, à l’ouest de Montréal, à remplir des sacs de sable.

Les « pluies les plus importantes depuis cinquante ans »

Pour le ministre de l’environnement du Québec, David Heurtel, « cette situation exceptionnelle a deux principales causes, les pluies exceptionnelles » depuis plus d’un mois, « mais surtout l’hiver rigoureux » avec un apport d’eau important provenant de la fonte des neiges.

A Pierrefonds, à une trentaine de kilomètres de Montréal, John Parker s’affairait lundi à sortir des meubles et quelques effets personnels de son sous-sol, où une pompe crachait l’eau au-delà d’une ligne de sacs de sable protégeant sa maison. « Ça va aller mieux parce que ça ne peut pas être pire », a-t-il dit à l’Agence France-Presse.

Ralph Goodale, ministre fédéral de la sécurité publique, a parlé lundi des « pluies les plus importantes depuis cinquante ans », tout en notant une amélioration en Ontario. Dans cette province, la situation est toutefois critique autour du lac Ontario, comme à Belleville ou dans la région des Mille-Iles.

« Nous surveillons attentivement les événements au Nouveau-Brunswick » et dans l’est du Québec, où « semblent se diriger » de fortes précipitations, a alerté Ralph Goodale.

Lire aussi :   Canada : morses et caribous menacés de disparition en Arctique

Des personnes portées disparues

Dimanche soir, un homme de 37 ans et sa fille de 2 ans ont été portés disparus, leur voiture ayant été emportée par une rivière en crue près de Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie (est du Québec).

Les intempéries ont également touché la côte pacifique, avec un glissement de terrain près de Kelowna (Colombie-Britannique), où deux hommes sont portés disparus, dont un pompier. L’état d’urgence est déclaré dans le sud de cette province.

Au Québec, bon nombre d’écoles sont restées fermées lundi, tout comme les administrations et des centres de santé à Gatineau. L’université McGill, dans le centre de Montréal, a annoncé l’annulation de « tous les cours et examens prévus » en raison des difficultés pour les professeurs, les assistants et les étudiants à rejoindre l’établissement, avec les problèmes de circulation. Plus de 400 axes routiers étaient coupés dans l’ensemble de la province francophone.

Environnement : Découverte d’une larve dévoreuse de plastique

Nouvel espoir pour l’environnement: une larve dévoreuse de plastique. C’est la revue Current Biology qui nous l’apprend: des chercheurs ont découvert que la larve d’un papillon très répandu était capable de biodégrader extrêmement rapidement le polyéthylène, une des matières plastiques les plus résistantes et les plus polluantes au monde.

Cette larve, dite de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu, est un parasite des ruches, une sorte de grosse chenille qui se niche dans la cire d’abeille partout en Europe.

Découverte par hasard de sacs criblés de trous

La chercheuse qui a découvert la fonction inédite de cet insecte est une apicultrice amateur. Elle s’est rendue compte que les sacs plastiques dans lesquels elle plaçait la cire des ruches infectées par ces larves étaient rapidement criblées de trous.

En quelques heures, un sac plastique peut quasiment disparaître. La larve n’ingère pas seulement le plastique, elle le transforme ou le brise chimiquement avec une substance produite par ses glandes salivaires.

Cette découverte pourrait donc être un outil important pour éliminer les déchets en plastique qui s’accumulent dans les décharges et les océans!

Jusqu’à 400 ans pour se décomposer

Le polyéthylène est en effet surtout utilisé pour l’emballage et compte pour 40% de la demande totale des produits plastiques en Europe dont 38% se retrouvent dans des décharges.

Mille milliards de sacs plastiques sont utilisés dans le monde chaque année et chaque individu utilise en moyenne chaque année plus de 230 de ses sacs, produisant plus de 100 000 tonnes de déchets.

Actuellement, le processus de dégradation chimique de ces déchets plastiques avec des produits très corrosifs comme l’acide nitrique peut prendre plusieurs mois. Or, d’autres observations avec un sac de supermarché au Royaume-Uni, soumis à une centaine de ces larves, ont montré que celles-ci pouvaient endommager le plastique en moins d’une heure.

Laissés dans la nature, il faut environ un siècle pour que ces sacs de plastique se décomposent complètement. Pour les plastiques les plus résistants, ce processus peut prendre jusqu’à 400 ans.

110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans

Environ huit millions de tonnes de plastique sont déversées tous les ans dans les mers et océans du globe, selon une étude publiée en 2015 dans la revue américaine Science.

Il pourrait y avoir jusqu’à 110 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans. Des petits fragments sont absorbés par les poissons et les autres espèces marines, qui finissent par en mourir

Reste désormais à synthétiser la substance produite par cette larve pour pouvoir la fabriquer à l’échelle industrielle.

Culture et cinéma : Stress On n’a qu’une terre

Quand il sera grand et me demandera
« Pourquoi y a plus de poissons dans la mer? »
Je vais dire quoi? Que je savais pas!
Ou que j’en avais rien à faire!
Et quand il me demandera
« Papa! Est-ce juste pour le bois
que vous avez rasé le poumon de la planète?
J’vais respirer avec quoi? »

J’aurais l’air d’un irresponsable, incapable.
D’un coupable au comportement inexcusable.

Une nature bousillée, un monde de CO2.
Est-ce vraiment le futur
que l’on voulait construire pour eux?

Ça commence par le respect et l’une des choses à faire.

C’est un commerce équitable pour eux, nous et notre terre.
Les grands discours c’est bien.
Mais les petits gestes c’est mieux.
La différence on doit la faire aujourd’hui,
car on le peut.

Vas-y consomme! Consomme. Consume, consume!
Tronçonne, tronçonne! Allume, allume!
Mais que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.
Si ça brûle et que ça s’consume.
Et qu’notre terre ressemble à la lune.
Que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.

Dites-moi pas que vous le voyez pas, qu’vous le sentez pas.
Ce changement. Ne me mentez pas.
Le climat part en vrille. Vous attendez quoi?
Combien de Katrinas nous faudra-t-il pour accepter ça?

Je veux pas marcher sur le sol d’une mer asséchée en me disant
« J’aurais peut-être dû trier mes déchets ».
Pour nous c’est une erreur, pour nos enfants un péché.
Tout le monde crie au drame mais personne n’a l’air pressé.

Je veux pas voir le jour où l’eau aura la valeur du pétrole.
Où le pétrole ne sera plus.
Mais on payera encore pour ces bémols.
Je ne suis pas devenu « Monsieur Ecolo » c’est clair.
Mais avec ce que je sais aujourd’hui,
je peux faire mieux que hier.

Vas-y consomme! Consomme. Consume, consume!
Tronçonne, tronçonne! Allume, allume!
Mais que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.
Si ça brûle et que ça s’consume.
Et qu’notre terre ressemble à la lune.
Que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.

Vas-y consomme! Consomme. Consume, consume!
Tronçonne, tronçonne! Allume, allume!
Mais que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.
Si ça brûle et que ça s’consume.
Et qu’notre terre ressemble à la lune.
Que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.

Stress (de son vrai nom Andres Andrekson) est un rappeur suisse né le en Estonie.

Le père de Stress quitte le domicile familial alors que Stress est encore enfant. Sa mère s’installe à Lucens (en Suisse) avec Stress, alors âgé de 12 ans et sa sœur cadette. Poussé par sa mère à faire des études, il décroche son diplôme à la Faculté des hautes études commerciales de l’Université de Lausanne, en 2003.

Stress débute au sein du groupe de hip-hop romand Double Pact, en compagnie de Negatif (de son vrai nom Serge Djoungong), et du beatmaker Yvan Peacemaker.

Environnement : Bienvenue chez les écolos geek

Chez l’hébergeur Web Infomaniak, on fait la chasse au gaspillage énergétique et aux émissions de CO2 jusque dans les moindres recoins. Image: Laurent Guiraud

Petit coup de coeur pour l’hébergeur de Finalscape : Infomaniak

L’hébergeur Web Infomaniak, très soucieux d’environnement, a rendu ses serveurs informatiques beaucoup moins gourmands en électricité.

Le problème

Derrière l’univers très virtuel d’Internet se cache une réalité bien tangible, celle des serveurs informatiques hébergeant l’énorme masse de données en ligne, et qui sont des gouffres à énergie. Non seulement, ces serveurs fonctionnent 24 heures sur 24, mais ils doivent en permanence être refroidis. Selon Alexandre Patti, responsable énergétique chez Infomaniak, on estime qu’en 2030 le tiers de l’électricité consommée sur la planète servira à alimenter les data centers.

Oubliez le cliché de l’écolo en sandales cultivant ses choux-fleurs bio! Bienvenue chez Infomaniak, au royaume de l’écologie 2.0, résolument geek. Le plus grand hébergeur Web de Suisse romande met un point d’honneur à gérer son datacenter dans le respect de l’environnement.

Cela fait des années que l’entreprise carougeoise a cessé d’avoir recours à la climatisation pour refroidir ses serveurs informatiques, lui substituant un système de ventilation simple et efficace qu’elle a elle-même élaboré. «Nous utilisons l’air extérieur pour le refroidissement et l’air chaud est confiné dans des allées puis évacué séparément grâce à de puissants ventilateurs», explique Alexandre Patti, responsable depuis quatre ans de la politique énergétique et environnementale d’Infomaniak. L’enjeu est de taille: l’électricité est l’un des trois postes les plus importants au budget de l’entreprise.

Bâtiment construit sur mesure

Le principe a encore été perfectionné avec le nouveau datacenter construit sur mesure à Satigny en 2013. L’architecture du bâtiment a été entièrement conçue autour du système de ventilation, pour plus d’efficacité. «L’arrivée d’air extérieur est la plus directe possible, c’est presque comme si les serveurs étaient placés à l’air libre», précise Alexandre Patti. Les serveurs eux-mêmes sont d’un modèle peu gourmand en énergie et capable de supporter une température de 45 degrés pendant 20% de leur durée de vie.

Ces efforts ont été payants, puisqu’Infomaniak vient de recevoir le trophée Ambition Négawatt des Services industriels de Genève (SIG) pour avoir réduit sa consommation électrique de 20,7% en un an. D’ici dix ans, Alexandre Patti espère atteindre une efficience énergétique de l’ordre de 50%. En 2015, Infomaniak avait déjà remporté le Prix du développement durable du Canton de Genève pour son datacenter le plus écologique de Suisse. Pas égoïste pour un sou, l’hébergeur Web partage volontiers ce savoir-faire avec ses concurrents: «Tous les datacenters intéressés peuvent nous contacter, lance Alexandre Patti. Nous partons du principe que ces efforts devraient être obligatoires et que dans quelques années, les datacenters qui ne sont pas attentifs à l’environnement auront disparu.»

CO2 entièrement compensé

Mais Infomaniak ne se contente pas de juguler sa consommation d’électricité. L’entreprise s’est dotée d’une charte environnementale il y a dix ans, et elle compense l’intégralité de ses émissions de CO2, soit 200 tonnes par année. En 2016, elle a ainsi financé un projet d’économie d’eau pour les faibles revenus à Mexico. Le moindre détail est chiffré dans le décompte de ses émissions, des cartouches de toner pour les imprimantes au recyclage des déchets, en passant par l’énergie grise utilisée pour la fabrication des serveurs informatiques, qui sont régulièrement remplacés. Même le mode de transport des collaborateurs est pris en compte. Infomaniak a d’ailleurs une politique très incitative dans ce domaine: les employés touchent jusqu’à 1500 francs de prime annuelle selon qu’ils viennent au travail en covoiturage, en transports publics, à vélo ou à pied. Entre 2014 et 2015, les émissions de CO2 liées aux déplacements du personnel ont ainsi diminué de 10%. Cerise sur le gâteau, l’hébergeur Web a été jusqu’à confier le deuxième pilier de ses collaborateurs à une caisse de pension écologique et éthique, Nest.

C’est le patron et fondateur d’Infomaniak, Boris Siegenthaler, qui dès l’origine, a insufflé sa fibre écologique dans son entreprise: «Je tiens cela de mes parents, confie-t-il. Même nos employés qui ne sont pas forcément écolos en arrivant finissent par le devenir.»

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