Environnement : Si on continue comme ça, il n’y aura plus d’enfants !

« Si on continue comme ça, il n’y aura plus d’enfants ! On ne laissera aucune planète à personne parce que de la façon dont on s’y prend à tout détruire, à tout tuer, les générations futures, je ne sais pas du tout quelle va être leur chance. »

C’est sur ce constat quelque peu défaitiste mais oh combien réaliste que Pierre Rabhi nous dévoile son opinion sur l’avenir de notre maison, la terre.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Environnement : Inondations: quinze morts près d’Athènes

De fortes pluies ont fait plusieurs morts près de la capitale grecque, mercredi. L’état d’urgence a été décrété.

«C’est venu comme un tsunami»: un torrent de boue a déferlé mercredi matin sur trois localités de la grande banlieue d’Athènes après des pluies diluviennes, tuant au moins 15 personnes.

Au fil de la journée et des recherches menées sur place par les équipes de secours, le bilan humain n’a cessé de s’alourdir. En fin d’après-midi, les pompiers recensaient 13 morts, hommes et femmes, pour la plupart des personnes âgées selon les premières informations, et les garde-côtes signalaient deux morts.

Certaines victimes ont été piégées à leur domicile, comme deux octogénaires habitant des sous-sols, et d’autres personnes ont été emportées par les eaux alors qu’elles se trouvaient dehors ou dans leur véhicule.

 «C’est venu comme un tsunami»: un torrent de boue a déferlé mercredi matin sur trois localités de la grande banlieue d’Athènes après des pluies diluviennes, tuant au moins 15 personnes.

Au fil de la journée et des recherches menées sur place par les équipes de secours, le bilan humain n’a cessé de s’alourdir. En fin d’après-midi, les pompiers recensaient 13 morts, hommes et femmes, pour la plupart des personnes âgées selon les premières informations, et les garde-côtes signalaient deux morts.

Certaines victimes ont été piégées à leur domicile, comme deux octogénaires habitant des sous-sols, et d’autres personnes ont été emportées par les eaux alors qu’elles se trouvaient dehors ou dans leur véhicule.

Les corps de deux hommes ont aussi été charriés jusqu’à la mer, où la police portuaire les a repêchés. Au moins douze personnes ont été hospitalisées, a indiqué l’agence de presse officielle ANA. Une personne a été portée disparue.

«C’est venu comme un tsunami», a déclaré à l’AFP Evangélos Kolovetzos, un commerçant dont le magasin a été totalement ravagé, vitres brisées et portes enfoncées. Dévalant des pentes proches, après des pluies violentes dans la nuit, des torrents de boue ont envahi tôt dans la matinée les localités de Nea Peramos, Mandra et Megara, à 50 km environ à l’ouest d’Athènes, emportant tout sur leur passage.

«Rues complètement détruites»

Camion à moitié noyé dans une boue brunâtre, amas de voitures cabossées au pied d’arbres tordus, débris en tout genre encombrant les rues: les dégâts étaient considérables, selon les images prises par l’AFP sur place. Les localités ravagées ont été déclarées en «état d’urgence», et près de 200 pompiers ont été dépêchés sur la zone. Leurs services ont précisé avoir reçu plus de 600 appels à l’aide.

«Nos rues sont complètement détruites (…) un millier d’habitations ont été inondées, un tiers de la ville», a déclaré le maire adjoint de Néa Peramos, Stavros Fotiou, à la télévision publique ERT.

«Tout est perdu, c’est un désastre biblique», s’est émue la maire de Mandra, Ioanna Kriekouki. «Nous avions eu un événement de ce genre en 1999, mais ce n’était pas du tout comme ce qui vient de se passer», a déclaré le maire de Megara, Grigoris Stamoulis.

Une dizaine de passagers ont dû être évacués d’un autobus emporté par le courant, tandis que les murs d’une usine cédaient sous les flots. Le cimetière de Mandra a aussi été inondé. En fin d’après-midi à Mandra, des bulldozers tentaient de procéder à un premier déblayage, sur fond de va-et-vient d’ambulances, mais les axes principaux restaient noyés sous l’eau et les gravats.

Deuil national

«L’accès à la zone reste difficile, des débris se sont accumulés jusqu’aux toits des maisons», a déclaré le porte-parole des pompiers, Yiannis Kapakis.

L’électricité a été coupée en plusieurs points de la localité, qui accueille dans un urbanisme erratique de nombreux ateliers et usines. A Nea Peramos, l’alimentation en eau a été coupée, et le retour à la normale pourrait prendre jusqu’à cinq jours, selon M. Fotiou.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a exprimé dans un tweet «sa profonde tristesse» et a annoncé «un deuil national pour cette grande tragédie». M. Tsipras a dépêché une équipe gouvernementale sur place pour coordonner les opérations. Le service grec de météorologie prévoyait la poursuite des précipitations dans la nuit de mercredi à jeudi.

Source : Tribune de Genève

Changement climatique : L’humanité attendrait-elle l’inéluctable avant de se bouger ?

Pourquoi dès que cela bouscule nos habitudes, on est fatigué avant-même d’avoir commencé à agir ?

Chez l’homme, on sait aujourd’hui que les décisions  sont prises via deux systèmes, le premier est un système émotionnel et le second, un système cognitif, sachant que le système émotionnel est pris en charge par ce que l’on appelle (les ganglions de la base) ainsi qu’un certain nombre d’autres structures sous-corticales qui se situent sous le cortex cérébral et ce système interagit avec un autre système qui est particulièrement développé chez l’homme,  le système cognitif qui se situe au niveau du cortex cérébral. Le système plus impliquée lors de la prise de décisions efficaces et efficientes est ce que l’on appelle le cortex pré-frontal qui va résulter de l’interaction des deux autres systèmes.

Le système émotionnel est un système pouvant être mobilisé très rapidement ce qui va permettre de faire des choix intuitifs, le système cognitif est relativement lent mais il a des capacités anticipatrices permettant de se projeter dans l’avenir en anticipant les conséquences et de faire des choix plus raisonnés  .

Dans le cadre du changement climatique par exemple, ces deux systèmes sont un peu pris en défaut, ce qui rend les choix et les actes au quotidien plus difficiles pour un individu.

L’expérience émotionnelle du réchauffement climatique, envisager par exemple qu’il va y avoir une réchauffement global de 4 degrés n’a pas d’impact très négative, ce qui rend la capacité de choisir et de prendre des décisions informées par cette problématique du réchauffement climatique difficiles pour les individus lambda que nous sommes.

Le système cognitif de prises de décisions, tout le système pré-frontal a des ressources très limitées et son but est d’essayer de rendre tous comportements les plus habituels que possible  (Les habitudes). Le système cognitif travail à l’économie et aller à l’encontre de nos habitudes conduit à une résistance parce que notre système mental pousse à toujours vouloir des habitudes plutôt qu’à envisager le changement. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes incapable de changer, mais changer a un coût cognitif, un coût mental, il est très difficile de prendre des décisions si on a pas une expérience émotionnelle des conséquences de ces décisions.

On peut dire que pour éviter un désastre, il faut avoir une expérience émotionnelle négative, il faut avoir cette projection émotionnelle pour que cette connaissance de l’apparition du désastre puisse avoir une influence sur nos choix effectifs aujourd’hui.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Environnement : La terre se meurt, la faute au labour intensif.

Consternant, alarmant et les mots sont faibles. Suite à de fortes pluies orageuses dans le Finistère, la terre d’un champ a dévalé une pente et a terminé sa course de l’autre côté d’une route.

La coupable : l’érosion, la disparition de terre fertile. C’est tout le capital de l’agriculteur qui n’aura plus que les yeux pour pleurer, qui va finir dans le ruisseau. Il faut incriminer une pratique ancestrale, le labour, le travail du sol avant de semer. Dans un champ qui est labouré chaque année, la terre devient boueuse, l’eau ne s’infiltre pas et les cultures pousseront difficilement. Dans un champ qui n’est pas labouré, la terre est grumeleuse et reste fertile ce qui est malheureusement de plus en plus rare sur toute la planète.

Pour pousser, une plante a besoin de minéraux issus des roches mais aussi de matière organique qui sont des résidus de végétaux et de racines en décomposition. Les vers de terre les consomment et les transforment en nourriture indispensable pour cultiver. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en 1950, sur une parcelle d’un hectare (1’000 mètres carrés), on recensait plus de 2 tonnes de vers de terre alors qu’aujourd’hui pour la même parcelle on en compte moins de 100 kilos.

« Nous essayons de maintenir des plantes vivantes qui ne demandent qu’à mourir tellement elles sont malades. »

Lydia et Claude Bourguignon sont d’anciens chercheurs auprès de l’INRA  l’institut qui les avait licenciés  après leurs révélations sur la qualité préoccupante de la terre un peut partout en Europe. Ils ce sont mis ensuite à leur compte en créant LAMS (Laboratoire d’analyse microbiologique des sols).

Ce qui fait froid dans le dos après avoir visionné ce document, c’est que l’on se rend compte qu’en l’espace de 40 ans, notre façon de nous alimenter a fondamentalement changé et que nous n’avons pas encore assez de recul pour savoir quelles en seront les retombées sur les générations à venir.

 

L’homme, toujours en quête de plus de profits ne se soucie guère de son environnement et dans son élan irréfléchi ne se rend pas compte qu’il fait partie intégrante de cette grande dame qu’est mère nature. Simplement, le jour où elle aura décidé de se débarrasser du cancer qui la ronge c’est à dire nous, un revers de main lui suffira.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Environnement : Le bitcoin, désastre écologique en perspective?

Pour réaliser une transaction dans la monnaie virtuelle, il faut autant d’énergie qu’un foyer américain en utilise pour vivre pendant une semaine. Et plus le cours du bitcoin augmente, plus les besoins en énergie s’accroissent. Des solutions émergent.

Le point commun entre le bitcoin, Oman et le Nigeria? L’écosystème de la cryptomonnaie se situe juste entre la plus grande économie d’Afrique et le sultanat en termes d’énergie consommée pour fonctionner. Soit 0,12% de la consommation électrique mondiale. Dans le détail, les chiffres sont encore plus affolants: une transaction en bitcoins nécessite autant d’énergie qu’un peu plus de huit foyers américains pour vivre pendant une journée.

C’est la plateforme Digiconomist, spécialisée dans la recherche sur les cryptomonnaies, qui fait ces calculs et publie un indice de la consommation d’énergie du bitcoin, qui ne cesse d’augmenter. Il est impossible de connaître exactement le matériel utilisé et son efficience énergétique, mais comme l’explique le créateur de l’indice à Motherboard, une plateforme spécialisée dans la technologie du magazine Vice, on peut obtenir une estimation en calculant la rentabilité de la création d’un bitcoin. Donc, plus le prix est élevé – et il vient de marquer un nouveau record la semaine dernière, se rapprochant de 8000 dollars –, plus ses créateurs sont prêts à utiliser de l’énergie pour en créer. Pour Digiconomist, le but est de montrer que le système actuel sur lequel fonctionne le bitcoin est «insoutenable». D’autant qu’on ignore totalement les sources d’énergie utilisées, qui ne sont pas nécessairement propres.

Pour comprendre: Comment l’indice de la consommation d’énergie du bitcoin est calculé (en anglais)

La raison de cette consommation effrénée pour un outil supposé virtuel? Le cœur même de son fonctionnement: le système du «Proof-of-work» (preuve de travail). Selon ce dernier, des «mineurs» doivent résoudre des problèmes complexes à l’aide de logiciels spécialisés et d’ordinateurs super-puissants (et pas accessibles à tout un chacun) pour valider les transactions et débloquer ainsi des bitcoins – leur paiement pour ce travail de validation –, ce qui prend beaucoup d’énergie de calcul. Comme un site spécialisé l’a résumé: on peut comparer la résolution de ces problèmes à un cadenas dont il faudrait trouver la clé parmi des millions de clés. Or, plus le temps passe, plus les calculs à faire pour débloquer des bitcoins se complexifient, plus les «mineurs» doivent se suréquiper en matériel informatique, plus l’énergie nécessaire augmente.

 

D’autres estimations, qui utilisent des postulats différents, évoquent une utilisation d’énergie moins importante. Mais elles n’ont pas été mises à jour avec la flambée du prix de ces derniers mois. Surtout, même si la consommation apparaît moindre, elle reste stratosphérique en comparaison avec des moyens de paiements traditionnels. Un analyste de la banque ING, par exemple, évaluait mi octobre chaque transaction à 200 kWh (245 kWh, d’après Digiconomist, ces jours). Soit plus de 200 lessives, selon l’analyste, qui a également comparé sa propre consommation d’énergie: 45 kWh pour une semaine dans son foyer.

L’ether moins gourmand

Le problème existe dans les autres cryptomonnaies, mais pas toujours dans la même ampleur. L’ether, par exemple, la deuxième cryptomonnaie la plus importante après le bitcoin, est moins gourmande en énergie. Elle n’a besoin de «seulement» l’équivalent de la consommation d’1,85 ménage américain sur une journée pour réaliser une transaction, toujours d’après Digiconomist. Dans son ensemble, le système fondé à Zoug utilise autant d’énergie que Trinidad & Tobago, mais la différence avec le bitcoin s’explique probablement aussi par le fait qu’il n’est pas aussi largement utilisé, du moins pour l’instant.

L’ensemble du réseau bitcoin consomme l’équivalent de 2,4 millions de ménages américains, contre 0,9 million pour l’ether. Ce, alors qu’un système comme les cartes de crédit Visa représente 50 000 ménages. Antoine Verdon, investisseur et entrepreneur, tempère cependant: «Cela ne veut pas dire que le montant d’électricité dépensé est injustifié au vu de l’importance acquise par cette cryptomonnaie. On pourrait comparer cette dépense énergétique avec l’énergie nécessaire pour construire une banque ou pour imprimer de la monnaie traditionnelle.»

Solution possible

En outre, poursuit ce spécialiste des cryptomonnaies, si les quantités d’énergie requises deviennent intenables, il est possible que les développeurs modifient l’algorithme du bitcoin, mettant en place d’autres systèmes de vérification des transactions. «On parle par exemple beaucoup de «Proof-of-stake» (pour preuve d’enjeu, par opposition à la «Proof-of-work») comme nouveau moyen pour vérifier les transactions du réseau: dans ce système, la vérification des transactions se ferait non plus par les «mineurs», mais par les détenteurs des coins eux-mêmes», explique Antoine Verdon.

Avec la preuve d’enjeu, le minage devient en quelque sorte virtuel. Des détenteurs de cryptomonnaies les mettent en dépôt et deviennent des validateurs. L’un d’eux est ensuite sélectionné par l’algorithme pour valider une transaction et créer un bloc qui va s’ajouter à la blockchain, au lieu que tous doivent le faire. Ces derniers n’ayant pas besoin de résoudre de puissants calculs, ils ne consomment pas d’énergie et n’ont pas besoin de recevoir de nouveau bitcoins en échange.

Pour en savoir plus: Qu’est-ce que la preuve d’enjeu? selon le site Ethereum France

Un écueil attend toutefois le système de la preuve par l’enjeu, prévient l’analyste d’ING: «Cela sonne comme une idée intelligente. Mais elle implique que seuls ceux qui sont suffisamment riches pour mettre des ressources en dépôt puissent joindre le processus de minage. Cela revient à créer une ploutocratie, ce qui se marie assez mal avec les racines libertaires et anarchiques de la cryptomonnaie.» On peut nuancer en rappelant que les «mineurs» actuels doivent aussi avoir une solide capacité financière pour se permettre d’acheter le matériel nécessaire: on parle davantage de centrales de minage que d’informaticiens ayant un serveur à la cave. Mais, comme l’analyste le conclut: trouver une solution juste et durable représente le grand défi de la communauté du bitcoin aujourd’hui.

Source : Le Temps

Environnement : Jeter son mégot par terre, pas si anodin

Jeter au sol son mégot : un acte qui n’a rien d’anodin © Getty / Nikolay Yordanov / EyeEm

Le fait de jeter par terre ses mégots de cigarettes, surtout en ville, ne pose pas uniquement un problème sur le plan de la propreté.

Un mégot met tout de même 15 ans pour se dégrader dans la nature et il a une capacité de pollution sous-estimée : il contient plus de 4000 polluants ! Métaux lourds, nicotine, résidus de pesticides, tout un programme.

Et il peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau, on estime d’ailleurs que c’est le 3ème déchet le plus mortel des océans.

Une mauvaise habitude

4000 milliards dans le monde par an, et près de 1000 par seconde rien qu’en France !

D’ailleurs les conséquences sur l’environnement sont importantes, même quand on jette son mégot dans un caniveau, comme nous l’a expliqué Bastien Lucas, Gérant de la start up Mégo !, spécialisée dans le recyclage des mégots.

Des enjeux environnementaux mais aussi financiers qui font réagir les communes

A coup de campagnes de communication et, plus récemment, en employant la manière forte : un PV à une personne qui jette son mégot par terre. C’est par exemple le cas à Colmar, Cannes ou Paris où les chiffres montrent que ce n’est plus de l’ordre du détail.

Sur les neuf premiers mois de l’année, 10 000 contraventions de 68€ ont été dressées dans la capitale pour jet de mégot, c’est sept fois plus que l’année dernière !

Il faut dire que la facture propreté de la ville de Paris coûte 500 millions d’euros aux contribuables, et que les mégots n’y sont pas pour rien.

Des associations et des startups s’emparent aussi du problème

Par exemple 16 000 mégots ont été ramassés en une heure le long du canal Saint-Martin à Paris par les bénévoles de l’ONG Surfrider. 21 000 à la Ciotat à l’occasion d’un apéro zéro déchet.

Et côté startups elle fleurissent aussi, avec, parmi plein d’autres, Mégo !, qui propose du mobilier urbain pour les collectivités territoriales ou les PME avec un service de recyclage inclus. Pour le gérant de la société, Bastien Lucas, une fois les fumeurs informés, les comportements changent.

Sinon, il y a une initiative qui fonctionne très bien, et que ne coute rien à personne, elle est donc particulièrement innovante…éteindre sa cigarette et mâcher du chewing-gum ou, a minima, la jeter dans une poubelle.

Environnement : En 2015, une petite entreprise française ne parvenait pas à vendre son désherbant bio, qu’en est-il aujourd’hui ?


Jacques Le Verger, créateur de l’entreprise Osmobio, à Loudéac, a mis au point un herbicide qui s’avérerait sans dangers, selon les premières études réalisées. (Photo d’archives Didier Déniel)

OsmoBio, désherbant 100% bio qui pourrait être une alternative intéressante face aux fameux Roundup de Monsanto et pourtant, en 2015, cette petite entreprise bretonne dirigée de main de maître par Jacques Le Verger ne parvenait pas à vendre son produit. Qu’en est-il aujourd’hui ?

G.S

Où en est rendu Jacques Le Verger, ce Loudéacien qui a inventé un désherbant « naturel » et jugé sans risque ? En plein débat sur le glyphosate, il compte déposer un nouveau dossier à l’Anses, au premier semestre 2018, afin de commercialiser son produit. Après moult années de combat pour convaincre.

Ce mercredi, à Bruxelles, la Commission européenne a décidé de remettre à plus tard son vote sur le renouvellement de l’autorisation du glyphosate, l’herbicide tant contesté. Ce mercredi, à Loudéac, Jacques Le Verger, patron de l’entreprise Osmobio, continue d’œuvrer pour que sa solution alternative – un désherbant prometteur – puisse être commercialisée.

Plus d’un million d’euros engagés

Depuis 2009, sa petite société a engagé plus d’un million d’euros pour mener à bien les études idoines dans le but de convaincre l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) de l’absence de danger de sa trouvaille. Il y a deux ans, l’Anses estimait son premier dossier incomplet.

A la suite de cela, « nous avons changé notre approche du produit, plus concentré, afin de réduire son coût et son impact écologique, en diminuant les ressources en plantes dont nous avons besoin ». Le diplômé d’agronomie doit en effet isoler « cinq à six actifs » végétaux pour formuler son produit qui a été testé par la Direction des routes de l’Ouest (Diro) de 2011 à 2013. Des tests qui se sont avérés « concluants ».

Concrètement, Jacques Le Verger compte confier ce nouveau dosage à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) en début d’année 2018. En juillet 2012, ce grand laboratoire public avait conclu, pour la première formule, à une absence de risques pour l’homme et l’environnement. Si les résultats s’avèrent aussi bons, le gérant d’Osmobio remettra ensuite un dossier complet à l’Anses. A la clé, au moins trois mois d’études de toxicité.

Tout s’accélère pour trouver une alternative au glyphosate

Malgré toutes ces années passées à voir des obstacles se dresser les uns après les autres, Jacques Le Verger garde confiance. Et peut-être plus encore aujourd’hui. Il observe le débat sur le glyphosate et le besoin toujours plus urgent d’une solution de substitution. « Je pense que cela va accélérer le processus d’étude des produits alternatifs, c’est nécessaire », estime-t-il.
Ne craint-il pas de voir des géants de l’agrochimie lui passer devant ? « Je reste réaliste mais je considère que l’on a toujours un temps d’avance concernant l’utilisation d’extraits de plantes. Et notre produit se révèle très proche du glyphosate en terme d’efficacité », affirme le patron loudéacien. « Il y aura plusieurs désherbants sur le marché, les consommateurs feront des comparaisons et j’espère que le nôtre sera reconnu comme performant, écologique et économique », complète-t-il.

Quant aux désherbants « naturels » (aux acides pélargonique ou acétique) déjà en vente en jardinerie, ils ne trouvent – évidemment – pas grâce aux yeux de l’ingénieur : « Ils ne remplissent pas la fonction de désherbage : il n’y a pas d’action sur la racine, les plantes redémarrent de plus belle ».

Reste à savoir d’où viendra la solution miracle contre les herbes folles – si elle existe. Peut-être du cœur même de la Bretagne, à Loudéac…

Source : Le télégramme

Environnement : C’était en 1984, la catastrophe de Bhopal afin de ne pas oublier

Nous nous sommes déshumanisés au nom du profit et de l’argent et cela va s’accentuer.

Combien de morts faudra-t-il avant que l’humanité se libère du joug de la finance ?

G.S

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984 une cuve de produits chimiques explose dans une usine de pesticides à Bhopal, 800.000 habitants, capitale du Madhya Pradesh, au centre de l’Inde.

Cela fait suite à des déficiences récurrentes du système de sécurité, connues mais occultées pour raison d’économie. Ce sont 42 tonnes de gaz mortels qui s’échappent, asphyxiant en premier lieu le bidonville de Khasi Camp où les populations les plus pauvres sont agglutinées, et provoquent la mort de 3.800 personnes le 3 décembre, puis de 8.000 la première semaine, et de 25.000 personnes un peu plus tard dans d’atroces souffrances. Mais il y a aussi de très nombreux blessés, malades et plus de 200.000 personnes qui sont maintenant gravement handicapées à vie et autant de personnes qui sont nées par la suite avec des malformations importantes.

L’entreprise américaine Union Carbide s’est volatilisée administrativement, puis a été rachetée par la multinationale Dow Chemical qui refuse de dépolluer le site et d’indemniser les victimes comme il se doit.

Trente ans après, rien a changé. Un grand nombre d’enfants naissent encore aujourd’hui mal-formés suite à la consommation de l’eau des nappes phréatiques toujours contaminées…
Au sujet du nombre de morts et de blessés à vie, la catastrophe de Bhopal c’est Chernobyl + Fukushima réunies. Trente ans après, les habitants de notre planète ne font rien pour la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire humaine…

 

Environnement : Honduras, les photos de la «mer de plastique» choquent défenseurs de l’environnement

La photographe Caroline Power témoigne des « îles de déchets » qui essaiment dans la mer des Caraïbes et vient de poster sur Facebook un cliché qui fait le tour du Web…

Caroline Power, spécialiste de la photographie sous-marine, témoigne des effets néfastes du plastique sur l’océan. Elle vient de poster sur Facebook les images saisissantes de petites îles d’immondices s’étendant sur plus de 2 kilomètres entre les îles Roatan et Cayos Cochinos, au large des côtes du Honduras.

De petites « îles de déchets » qui, rassemblées, forment une vaste déchetterie marine, autrement appelée la « mer de plastique ». Car ces « îles » sont constituées essentiellement de sachets, de couverts et de bouteilles en plastique. Certains d’entre eux sont entiers d’autres ont été détruits par le vent et les vagues.

Les déchets proviendraient de la rivière Motagua, au Guatemala

« Voir quelque chose qui me tient autant à cœur être détruit à petit feu par les déchets humains a été dévastateur », a expliqué Caroline Power au Telegraph, soulignant au passage que le plastique met des décennies à se détériorer.

De son côté, Blue Planet a déploré ce constat « incroyable » : « Nous voyons beaucoup d’images choquantes de la destruction de l’environnement. Celles-ci sont les pires. » D’après l’organisation qui milite contre la surpêche et la surexploitation de l’océan, les déchets proviendraient de la rivière Motagua, au Guatemala. Ils auraient été conduits jusqu’à la mer par de fortes pluies.

Les internautes choqués et indignés

Caroline Power souligne que ces « îlots de déchets » sont d’autant « plus catastrophiques » que la « zone est censée être vierge » et devrait uniquement être occupée par des algues. Il s’agit même d’un refuge pour les poissons et les bébés tortues de mer, qui s’y réfugient pour échapper à leurs prédateurs.

Choquée par les photos de Caroline Power, l’organisation Conservationists Oceana Europe a déclaré : « Si nous ne changeons pas notre comportement maintenant, nous aurons plus de plastique que de poisson dans l’océan. » Les clichés ont largement été partagés sur les réseaux sociaux et nombreux sont les internautes s’être montrés choqués et indignés. D’après le site Planetoscope, 20 milliards de tonnes de déchets se retrouvent dans l’océan chaque année.

 

Monsanto et son Glyphosate : Le pire scandale sanitaire du XXlème siècle, pire encore que celui de l’amiante

L’autorisation dans l’Union européenne de l’herbicide controversé expire à la fin de l’année.
L’UE se prononcera sur le renouvellement de la licence du glyphosate le 25 octobre

Il faudra attendre le 25 octobre pour savoir si le pesticide le plus vendu au monde sera à nouveau ou non autorisé dans les pays de l’Union européenne, a-t-on appris jeudi 12 octobre d’une source à la Commission. La dangerosité du glyphosate, qui entre notamment dans la composition du Roundup de Monsanto, est au cœur d’une controverse, car le Centre international de recherche sur le cancer (créé en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé) l’a classé « cancérogène probable » en 2015, contrairement aux agences européennes, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA – European Food Safety Authority) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA – European Chemicals Agency). Son autorisation dans l’UnionE expire à la fin de l’année.

L’exécutif européen prévoit de soumettre le dossier à un vote auprès des experts des Etats membres représentés au sein d’un comité technique chargé de ce type de décision, a expliqué cette même source.

En attendant : Tout ce qu’il faut savoir sur le glyphosate et passé cette date fatidique du 25 octobre 2017, savoir de quel côté penchera la balance des gouvernements européens ; du côté des intérêts des multinationales ou de celui de ceux de l’environnement et de la population.

Cet article est publié et diffusé à la veille d’un jour crucial pour notre futur.

G.S / FINALSCAPE

Il s’agit probablement d’un des plus grands scandales sanitaire de l’histoire industrielle, d’une magnitude encore plus grande que celle de l’amiante.

Le glyphosate a été commercialisé en 1964 comme un détergent capable de détartrer les chaudières et les canalisations d’eau.

Nous avons tous des résidus de glyphosate dans notre corps. Le glyphosate est partout, dans les sols, dans l’eau des rivières ou dans celle du robinet, dans les aliments, et y compris dans nos organismes. La Commission européenne a établi une liste de 358 aliments qui sont susceptibles de contenir des résidus de Glyphosate. Il y a des légumes, des fruits, des céréales comme le blé ou le maïs, mais aussi dans la viande issue du porc, de la vache ou du poulet qui sont nourris avec du soja transgénique imbibé de glyphosate.

En 2016, 800’000 tonnes de glyphosate ont été déversées dans le monde, dont 9’000, en France. Partout, les agriculteurs ou les maraîchers l’utilisent pour désherber leurs champs avant de semer leurs prochaines cultures.

La molécule est très toxique y compris à de très faibles doses. Le glyphosate a été commercialisé en 1964 comme un détergent capable de détartrer les chaudières et les canalisations d’eau.

En 2015, le Centre International de recherche sur le cancer (Circ),  qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé le glyphosate Cancérigène probable pour les humains.

Aujourd’hui, plus de 3’500 agriculteurs américains ont porté plainte contre Monsanto parce qu’ils sont atteints  d’un lymphome non hodgkinien, un type de leucémie, dont le lien avec l’exposition au glyphosate a été très bien établi.

De nombreuses études, et même des études de Monsanto  dont la firme a caché les résultats, montrent que le glyphosate est aussi tératogène.  C’est-à-dire qu’il provoque des malformations congénitales lors d’une exposition en tout début de grossesse ; de plus, le glyphosate est très toxique pour les reins. Au Sri Lanka, plus de 30’000 paysans producteurs de riz sont mort parce que le glyphosate s’était accumulé dans les nappes phréatiques.

Neuf ans après « le Monde selon Monsanto », Marie-Monique Robin publie une nouvelle enquête explosive sur le produit phare de la firme, le Roundup. De nombreuses études scientifiques montrent que l’herbicide, à base de glyphosate, est encore plus dangereux qu’on ne le supposait…

“Le Roundup face à ses juges” entretien avec
Marie-Monique Robin (Youtube)

“Le Roundup face à ses juges” entretien avec
Marie-Monique Robin (VK)

Le monde selon Monsanto

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe). Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie », convertie aux vertus du développement durable.

Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin sur trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri). S’appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d’hommes politiques, le livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine.

Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, est lauréate du Prix Albert-Londres (1995).

Elle a réalisé de nombreux documentaires couronnés par une trentaine de prix internationaux et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteure de plusieurs ouvrages, dont Voleurs d’organes, enquête sur un trafic (Bayard), Les 100 photos du siècle (Le Chêne/Taschen), Le Sixième Sens, science et paranormal (Le Chêne), 100 photos du XXIe siècle (La Martinière). À La Découverte, elle a déjà publié : Escadrons de la mort, l’école française (2004, 2008), L’École du soupçon (2006) et, en coédition avec Arte-Éditions, le best-seller Le Monde selon Monsanto (2008, 2009), Notre poison quotidien (2011) et Les Moissons du futur (2013) et Sacrée Croissance ! (2015).