La dernière guerre d’Israël : « Que les juifs quittent Israël » (Nasrallah)

Le Hezbollah appelle les juifs à quitter Israël. ( Photo d’illustration)

Au crépuscule de sa carrière politique, Netanyahu est sur le point de commettre l’irréparable : Pousser Trump à déclarer la guerre contre l’Iran et inciter les Kurdes d’Irak à faire sécession.

Le célèbre analyste arabe, Abdel Bari Atwan, revient dans les colonnes de Raï al-Youm sur le récent discours du secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, discours qui appelle les « juifs » à se démarquer des « sionistes » et à quitter « Israël tant qu’il en est encore temps ». 

Atwan écrit :

« C’est la première fois que Nasrallah fait la distinction entre le judaïsme et le sionisme, soit une secte raciste qui fait l’ombre à l’une des plus respectables religions monothéistes qui soit. Nasrallah a affirmé n’avoir rien contre les juifs, qu’il ne veut surtout pas voir finir au “bûcher” lors d’une guerre à venir. Certes, entendre le chef du Hezbollah parler de la guerre n’est pas chose nouvelle ; ce qui est nouveau par contre, c’est le ton de son discours. Nasrallah a évoqué la guerre comme si elle était imminente. Il a pointé de doigt Netanyahu pour “avoir cherché à faire échec à l’accord nucléaire (Iran/5+1) et poussé à une guerre totale au Moyen-Orient” sans avoir la moindre idée vers où “risque de conduire cette guerre” ».

Plus loin dans son article, Atwan relève les « solides alliances » qui unissent le Hezbollah aux « puissances régionales », rappelle la stratégie à la fois défensive et offensive qui est celle de la Résistance et écrit :

« Quand Nasrallah demande aux juifs de quitter Israël avant qu’il ne soit trop tard, car il n’y aurait aucun lieu sûr pour les Israéliens, si jamais la guerre venait à avoir lieu, c’est qu’il prévoit une guerre à venir […]. Les mises en garde de Nasrallah ne sont pas sans rapport avec la politique iranienne de Trump, ses menaces pour revenir sur l’accord nucléaire et son probable refus de confirmer d’ici quelques jours le respect par l’Iran de ses engagements nucléaires. Or, le retrait US de l’accord en question constituerait un casus belli à l’adresse de l’Iran.

Pourquoi ? Car ce retrait signifie le retour de larges sanctions contre l’Iran et par ricochet, la reprise par l’Iran de ses activités d’enrichissement. Tout cela ne ferait que renforcer les risques de guerre au Moyen-Orient, surtout que le terrorisme y vit ses dernières heures.

L’armée israélienne reconnaît l’existence d’un arsenal du Hezbollah composé de plusieurs centaines de milliers de missiles et de roquettes, un arsenal qui dans le cas de l’Iran, serait deux voire trois fois plus grand. Une première étincelle, et ce serait un déluge de feu qui s’abattrait sur Israël ! Et c’est à cette terrifiante perspective que renvoie le dernier discours de Nasrallah et son appel à l’adresse des juifs non sionistes à qui il demande de partir. La question kurde n’a pas laissé le chef du Hezbollah indifférent, ce dernier y voyant un “projet de plus” destiné à dépecer les pays de la région. À ce dépeçage en bonne et due forme, les États arabes, y compris l’Arabie saoudite, ne pourraient échapper, mais c’est Israël qui se trouverait au cœur de la prochaine guerre.

Le “dangereux” discours que nous commentons ici a été tenu par un homme dont les actes et les paroles sont en parfaite concordance, un homme qui ne s’est engagé dans aucune guerre sans en sortir vainqueur. Depuis l’an 2000, date à laquelle Israël s’est retiré du Liban du Sud, jusqu’en 2006 et la mémorable et humiliante défaite israélienne, Nasrallah n’a jamais été battu.

Au crépuscule de sa carrière politique, Netanyahu est sur le point commettre l’irréparable : pousser Trump à déclarer la guerre à l’Iran, à inciter les Kurdes d’Irak à faire sécession, et tout cela pour sauver son image. C’est pousser les Israéliens à un suicide collectif. Mais Netanyahu sait-il un seul instant que la guerre qu’il tente de déclencher pourrait être de loin la plus sanglante de toutes les guerres, pour ne pas dire la dernière d’entre celles qu’ait connues le Moyen-Orient ? »

Je profite de ce billet pour rappeler que le conflit Palestino-Israélien est toujours bien réel et que les feux de l’actualité amoindrissant pour un temps ces faits, ce sont toujours des innocents civils, femmes et enfants qui en payent le lourd tribut.

Je vous propose une vidéo en deux parties et pour commencer, l’intervention du journaliste Aymeric Caron dans l’émission « On est pas couché » du 6 octobre 2014 diffusée sur la chaîne publique de France 2 et qui interviewait BHL :

Aymeric Caron :

BHL, je partage avec vous votre dénonciation de toutes les formes de barbarie, de toutes les morts d’innocents dans le monde ; vous disiez : « La chose qui m’horripile ce sont les massacres quand les hommes et les femmes meurent en vrac, meurent en tas, sans noms, sans nombres et sans visages. » et nous sommes d’accord. Pourquoi ne vous entendons-nous pas dénoncer la politique de Benyamin Netanyahou contre les palestiniens, contre Gaza, pourquoi ne vous avons-nous pas entendu fermement cet été mais, ça c’est passé des années précédentes dans d’autres circonstances également, dénoncer cette politique qui a mené cet été donc à la mort de 2000 personnes dont les 374 sont des civils, 500 enfants, des personnels humanitaires visés, des écoles de l’ONU bombardées, des enfants jouant sur une plage qui sont bombardés …

BHL :

N’entrez pas dans ce débat et ne jouez pas avec ça !

Aymeric Caron :

Il ne s’agit pas de jouer, je pense qu’il est important que l’on puisse avoir un débat serein sur la question.

BHL :

Je suis prêt à pleurer chacun de ces enfants palestiniens innocents morts et je pence que c’est chaque fois inacceptable ; mais premièrement, il faut dire qui sont les responsables de cela ; ceux qui sont responsables de cela ce sont le Hamas qui par sa charte, par les roquettes qu’il a envoyé par pure provocation sur Israël a voulu et déclenché cette guerre, a refusé jusqu’à la dernière fois, le fameux cessé le feu qui enfin est en vigueur. C’est Coluche ou Desproges qui disait :  « Je suis prêt à rire de n’importe quoi, mais pas avec nimporte qui« .  (On peu rire de tout mais pas avec tout le monde Pierre Desproges ndlr.) Moi je suis prêt à pleurer les enfants palestiniens mais pas avec n’importe qui. Je pleurerai les enfants palestiniens avec celles et ceux qui sont aussi descendus dans la rue pour pleurer des enfants Syriens, pour pleurer des enfants du Darfour, pour pleurer les deux cent mille enfants Tchétchènes et pour pleurer les civils israéliens. Je déteste le deux poids et deux mesures et je suis prêt à pleurer les enfants palestiniens morts avec celles et ceux qui sont aussi prêts à pleurer les 160 enfants palestiniens qui sont morts ensevelis pendant la construction des tunnels (tunnels construits en catimini du côté palestinien).

Aymeric Caron :

Ce qui est sûr c’est que ceux qui aujourd’hui dénoncent ce qui se passe, en Palestine dénoncent également les morts de Syrie, dénoncent des situations barbares dans différents endroits du monde.

BHL :

Aymeric Caron, s’il vous plait, ne recommencez pas !

Aymeric Caron :

Recommencer quoi ? Recommencer quoi ? Pardon BHL !

BHL :

On a compris ! Stop ! On a compris !…

Suite dans la vidéo :

En seconde partie, sur la chaîne France 24, le débat entre le diplomate au Ministère palestinien des Affaires Étrangères en direct de Ramallah : Majed BAMYA et le Porte-parole de l’ambassade d’Israël en France : Yaron GAMBURG,  débat présenté par Vanessa Burggraf.

Sujet traité : Israël Gaza, l’offencive se durcit, le bilan s’alourdit.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Catalogne, l’Europe se prépare-t-elle à un chao général ? En cas d’insurrection, l’Europe rétabli la peine de mort

Les affrontements qui se sont déroulés en Catalogne ce week-end ne sont pas forcément dûs au simple fait de ces votations que Madrid refuse de reconnaître en le démontrant par un violent bras de fer qu’elle impose à sa population mais peut-être à une volonté politique insidieuse manigancée dans de très hautes sphères. « Diviser pour mieux régner » et si l’on tient compte de ce qui suit, il y a de quoi frémir d’effroi !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

TEXTE RÉDIGÉ PAR MARIE-CAROLINE PORTEU

L’Europe rétablit la peine de mort. Mais oublie de prévenir les peuples européens de ce rétablissement .
Elle ne la rétablit pas pour les pédophiles ou les crimes de sang , non , ceux là resteront  exemptés de peine capitale ; elle la rétablit pour le crime  de contestation sociale … plus précisément pour :

c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.»

Je vous laisse prendre connaissance de ce texte surréaliste publié au Journal Officiel du 14 Décembre 2007 , dans la plus stricte omerta médiatique. NON  malheureusement , ce n’est pas un hoax .
Le journal officiel ci-dessous est tout à fait consultable sur les sites officiels de l’Union Européenne
Citation: 14.12.2007 Journal officiel de l’Union européenne C 303/17 FR

EXPLICATIONS (*) RELATIVES À LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX (2007/C 303/02)

Les explications qui figurent ci-après ont été établies initialement sous la responsabilité du praesidium de la Convention qui a élaboré la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Elles ont été mises à jour sous la responsabilité du praesidium de la Convention européenne, compte tenu des adaptations apportées au texte de la Charte par ladite Convention (notamment aux articles 51 et 52) et de l’évolution du droit de l’Union. Bien que ces explications n’aient pas en soi de valeur juridique, elles constituent un outil d’interprétation précieux destiné à éclairer les dispositions de la Charte.

TITRE I — DIGNITÉ

  1. Les dispositions de l’article 2 de la Charte correspondent à celles des articles précités de la CEDH et du protocole additionnel. Elles en ont le même sens et la même portée, conformément à l’article 52, paragraphe 3, de la Charte. Ainsi, les définitions «négatives» qui figurent dans la CEDH doivent être considérées comme figurant également dans la Charte:

a) l’article 2, paragraphe 2, de la CEDH:
«La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendu absolument nécessaire:

a)  pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;
b)  pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue;
c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.

1. l’article 2 du protocole no 6 annexé à la CEDH:
«Un État peut prévoir dans sa législation la peine de mort pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre; une telle peine ne sera appliquée que dans les cas prévus par cette législation et conformément à ses dispositions …».

Cette surprenante autorisation , faite en violation totale de la plupart des lois des pays Européens, n’aurait-elle pas été inspirée directement de la législation américaine qui autorise encore la peine de mort dans certains Etats ,  et qui autorise une détention totalement arbitraire et illimitée en vertu du NDAA décidé en catimini , le 31 Décembre 2012 Par le Président OBAMA lui même .

Effectivement depuis 2007 , l’influence américaine s’est considérablement accru sur les résolutions Européennes .. en particulier une certaine résolution du 25 Avril 2007 , antérieure donc à la parution des modifications ci-dessus rétablissant la peine capitale.

>>>Voir le document PDF<<<

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Espagne : La Catalogne dit «oui» au terme d’une journée noire

Photo: Raymond Roig Agence France-PresseÀ coups de matraques et de balles de caoutchouc, la police espagnole a tout fait pour tenter d’empêcher ce scrutin interdit par Madrid.

La Catalogne est-elle sur le point de déclarer son indépendance ? Les centaines de milliers de personnes qui scandaient « Nous avons voté » sur la place de la Catalogne à Barcelone, dimanche soir, en étaient convaincues. Mais c’est aussi ce qu’a semblé laisser entendre le président catalan au terme d’une journée historique marquée par des violences jamais vues depuis le retour de l’Espagne à la démocratie, en 1982. Dimanche soir, le pays semblait plongé dans une crise politique sans précédent.

Selon les résultats préliminaires, le gouvernement catalan assure que le scrutin, pourtant interdit par Madrid, aurait mobilisé plus de 2,2 millions d’électeurs sur un total de 5,2 millions. Parmi ces électeurs, 90 % auraient voté « oui » et 7,8 % « non ». Avec 400 bureaux de vote fermés, sur 2300, le porte-parole du gouvernement a reconnu que le vote avait connu d’« énormes difficultés ». 777 000 électeurs n’auraient pas pu voter. Mais, dit-il, « le vote est terminé et nous avons voté ». Avec pour résultat que la participation ne dépasse guère celle de la grande consultation informelle qui s’était tenue le 9 novembre 2014.

Pour le président de la Generalitat, « les Catalans ont gagné le droit d’avoir un État indépendant ». Avant même la divulgation des résultats finaux, Carles Puigdemont a précisé qu’il soumettrait dans quelques jours ces résultats au Parlement, comme le prévoit la loi catalane. La même loi prévoit aussi que le Parlement peut déclarer l’indépendance 48 heures après la publication des résultats définitifs, et avant l’ouverture d’une période de négociation. Le président en a appelé à la médiation de l’Union européenne pour mettre fin à la « violation des droits humains » d’un peuple « pacifique ».

La réponse de Madrid ne s’est pas fait attendre. « Il n’y a pas eu de référendum d’autodétermination en Catalogne ! » a tranché le président espagnol, Mariano Rajoy. Sans faire allusion aux violences qui ont rythmé la journée, il s’est contenté de dénoncer « le chantage d’une minorité contre toute la nation ». Le président rencontrera les partis d’opposition pour discuter de la crise ouverte dimanche.

Violences policières

En dépit des nombreux affrontements avec la police de Madrid, c’est avec une sorte de détermination tranquille que les Catalans se sont rendus aux urnes dimanche. L’Espagne n’avait pas connu de telles violences depuis longtemps. Plus de 800 personnes ont été reçues dans les hôpitaux. C’est surtout dans les grandes villes que la police nationale a perturbé le vote. Comme au collège Jaume Balmes et Ramon Llull, de Barcelone, où elle a saisi les urnes, blessant plusieurs dizaines de personnes au passage. De nombreux témoins évoquent l’utilisation de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogène.

« Les Catalans ont gagné le droit d’avoir un État indépendant »

Le président catalan, Carles Puigdemont

 

À plusieurs endroits, les policiers masqués ont cependant dû rebrousser chemin. À Sant Julia de Ramis, où a voté le président catalan, Carles Puigdemont, ils ont dû reculer devant la foule déterminée à voter. Même scénario à Gérone, où le député québécois de Verchères, Stéphane Bergeron, a été témoin d’une charge policière sur la place de la Constitution. « Les policiers ont finalement dû s’en aller lorsque tous les électeurs se sont spontanément massés devant le bureau de vote en levant les bras », dit-il. Douze policiers auraient aussi été blessés lors de ces interventions.

Même si elle avait été sommée par Madrid de réquisitionner les écoles, la police catalane (los Mossos d’Esquadra) s’est contentée de suivre le vote de loin. À plusieurs endroits, elle s’est même interposée pour défendre les électeurs contre les gardes civils espagnols. Les scènes de fraternisation avec la population ont été nombreuses.

On vote dans la joie

Malgré ces violences, dans une majorité de bureaux, le vote s’est déroulé normalement et même dans l’allégresse. À l’école Reina Violant, dans le quartier de Gracia de Barcelone, Artur et Petronilla sont venus faire le pied de grue dès 5 heures du matin, histoire de relayer ceux qui avaient passé la nuit dans l’école pour empêcher la police d’entrer. En cas d’intervention policière, les organisateurs donnaient la consigne aux électeurs de s’asseoir par terre et de ne pas bouger. « Et n’oubliez pas de dire aux policiers de faire la queue pour voter », ajoutait-on sous les rires de la foule.

Partout, avec un civisme exemplaire, on a fait voter les personnes âgées en premier ainsi que les jeunes qui sortaient avec leur matelas de camping après avoir passé une nuit blanche.

« Ça fait tellement de temps qu’on ignore les revendications des Catalans. Tout cela est le résultat de l’aveuglement de Madrid », disait Sarah, une jeune Française qui habite Barcelone depuis 15 ans et qui avait tenu à accompagner ses amis au bureau de vote.

Plus on s’éloignait de Barcelone et plus le vote semblait serein. À l’École des langues de Tarragone, une municipalité au sud de Barcelone pourtant divisée entre le « oui » et le « non », la queue était si longue que de nombreux électeurs ont décidé d’aller voter dans les villages alentour. Le vote se déroulait d’autant plus lentement que les coupures informatiques provoquées par Madrid rendaient la consultation des listes électorales difficiles.

Une « farce référendaire » ?

À Madrid, la vice-présidente du gouvernement, Soraya Sáenz de Santamaria, a défendu l’action des policiers nationaux et appelé à stopper cette « farce » référendaire « irresponsable ». Madrid dénonce un vote anarchique, sans identification précise des électeurs ni contrôle précis des listes électorales. Des affirmations niées par la Generalitat qui a confié la supervision du scrutin à un collège électoral composé de professionnels reconnus. Sans compter les nombreux observateurs internationaux.

La bataille ne se déroulait pas que devant les urnes. La Ligue professionnelle de football a choisi ce jour précis pour autoriser exceptionnellement le club de Las Palmas à porter les couleurs de l’Espagne dans le match qu’elle disputait dimanche contre Barcelone. Devant la protestation du Barça, qui soutient depuis longtemps le référendum, le match a finalement été disputé à huis clos.

À l’instar des élus québécois présents en Catalogne, de nombreux observateurs européens, dont le député néerlandais Mark Demesmaeker, ont dénoncé des « pratiques inacceptables » au sein de l’Union européenne. Les premiers ministres belge, Charles Michel, et écossais, Nicola Sturgeon, ont aussi fait connaître leurs inquiétudes face à ces violences. Selon Die Welt, la chancelière allemande, Angela Merkel, aurait téléphoné à Mariano Rajoy. On sait que Bruxelles a, pour l’instant, donné tout son soutien au président espagnol.

La tête de Rajoy ?

« Il n’est pas acceptable de lancer la police contre une population pacifique, sans défense, qui est sortie dans la rue pour voter et revendiquer ses droits et ses libertés », a dit la mairesse de Barcelone, Ada Colau, qui évoque un « état de siège ». Selon elle, le président Rajoy n’est pas à la hauteur des responsabilités qui lui incombent et doit démissionner. Devant un tel échec, le président espagnol doit partir, a aussi soutenu l’ancien président catalan Artur Mas. À Madrid, une manifestation d’un millier de personnes contre le référendum a tourné à la confusion lorsqu’un orateur a lui aussi réclamé la tête de Mariano Rajoy.

Comme pour Las Palmas, qui a perdu 0 à 3 dimanche contre Barcelone, la plupart des analystes catalans s’entendaient pour dire que cette journée référendaire n’avait pas été à la gloire de Madrid. La démocratie espagnole est « face à son plus grand défi » depuis la mort de Franco en 1975, a reconnu dans son édition de dimanche El País, le grand quotidien de Madrid. Pour le journaliste Ernesto Ekaizer, interviewé à la télévision catalane, Rajoy mène « une politique de radicalisation extrême » indifférente aux électeurs catalans puisqu’il n’est élu que par le reste de l’Espagne. En donnant « carte blanche » aux gardes civils, dit-il, il s’est pourtant « frappé à un mur ».

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Dictature en marche : Images impressionnantes de violences policières contre les Catalans se rendant aux urnes

Grosse démonstration des catalans n’ayant pour arme : Qu’une urne !

A terme, une guerre civile est à prévoir en Europe, l’Espagne sera-t-il le pays d’où tout partira ?

La violence avec laquelle les forces de l’ordre Espagnol interviennent démontre la détermination d’un pays, l’Espagne, à ne pas céder de terrain aux indépendantistes Catalans.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Plusieurs centaines de personnes ont été blessées dimanche dans des heurts quand la police a voulu empêcher la tenue d’un référendum d’autodétermination en Catalogne.

Les nuages se faisaient plus lourds sur Barcelone et les hélicoptères dans le ciel plus nombreux, quand les policiers anti-émeutes ont saisi des urnes et chargé des manifestants qui voulaient voter lors d’un référendum interdit sur l’indépendance de la Catalogne. Vers 10H00 du matin (08H00 GMT) des tirs de sommation puis des tirs de balles de caoutchouc ont claqué dans la ville, marquant un changement de climat brutal.

La journée avait commencé par d’importants rassemblements de militants qui voulaient «défendre» ce référendum. Des centaines de Barcelonais se rassemblaient devant les bureaux de vote, croisant des fêtards tardifs en talons aiguilles ou une canette à la main. L’exécutif régional avait préparé en secret pendant presque quatre semaines ce scrutin interdit par la Cour constitutionnelle, ignorant les avertissements du gouvernement de Mariano Rajoy.

A l’aube, de Gérone à Barcelone, et de Manresa à Figueras, des milliers de Catalans lançaient ainsi un défi sans précédent à l’Etat espagnol. «Votarem», (nous voterons) : c’était leur cri de ralliement.

Face à la passivité de la police catalane, les Mossos d’Esquadra, déchirée entre l’obéissance à l’Etat central et ses liens avec la population, la police nationale et la Garde civile sont passées à l’action. A Barcelone et, symbole oblige, à Gérone, le bastion du président indépendantiste Carles Puigdemont, à une centaine de kilomètres au nord. La Garde civile a encerclé le centre sportif où il devait voter, repoussant la foule non sans bousculades, puis elle a forcé les portes pour saisir les urnes, devant des militants qui entonnaient un hymne de la résistance antifranquiste, l’Estaca, le poing levé, selon des images de l’AFP.

Hymne catalan

Au même moment à Barcelone, Marc Carrasco, 52 ans, en charge du bureau de vote Ramon Llull, racontait nerveusement la scène qu’il venait de vivre. «Ils ont emporté six ou sept urnes… Ils sont entrés en défonçant la porte… Nous étions à l’intérieur en chantant l’hymne catalan et nous entendions des coups très violents sur la porte». Des images tournées par des amateurs montrent également des pompiers être frappés par des policiers alors qu’ils tentaient de protéger les manifestants (voir viédo ci-dessus).

«Ils ont pris les urnes par la force… et ils les arrachaient littéralement pendant que nous continuions à chanter «Els Segadors», l’hymne catalan, et à crier Vive la Démocratie», a-t-il ajouté. En sortant, les policiers se sont trouvés face à plusieurs centaines de militants assis qui leur ont coupé la route, et ils ont chargé, selon des témoins.

«Ce n’est pas normal dans une démocratie»

Ils ont tenté de les disperser par des tirs de sommation «mais comme ils ont vu que cela ne faisait rien, ils ont utilisé ça», a déclaré à l’AFP Jon Marauri, un secouriste de 22 ans, en montrant des balles en caoutchouc. Selon lui la rue, aux abords du centre, était pleine de gens, environ 500 personnes.

Un témoin, David Pujol, 37 ans, a montré une blessure à la jambe reçue au cours de cet affrontement et une journaliste de l’AFP a vu un deuxième blessé dans une ambulance.

«Nous étions en train d’aider un gars qui était blessé ici et à ce moment la police a de nouveau tiré des balles de caoutchouc et j’ai été blessé à la jambe», a-t-il raconté. «Je me sens très fâché, ce n’est pas normal dans une démocratie», a déclaré David Pujol, venu de l’île de Majorque.

 

 

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Espagne : «La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», s’alarme Julian Assange

Les tentatives de Madrid de blocage des applications facilitant la tenue du référendum en Catalogne constituent une véritable «guerre sur internet» selon Julian Assange, qui a lancé un appel appuyé afin de lutter contre ces mesures.

Julian Assange, le célèbre fondateur du site Wikileaks, s’est invité à sa manière dans la campagne du référendum sur l’indépendance de la Catalogne, qui doit se tenir le 1er octobre malgré son interdiction par la justice espagnole. Impitoyable défenseur de la liberté d’expression, le lanceur d’alerte s’est insurgé contre les mesures prises par Madrid pour tenter d’empêcher la tenue du scrutin, ciblant particulièrement les mesures de censure dans le domaines des télécommunications.

«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», a écrit Julian Assange sur Twitter, le 30 septembre. «Les habitants et le gouvernement [de la région de Catalogne] utilisent internet pour organiser le référendum d’indépendance de dimanche [1er octobre], tandis que les services espagnols de renseignement gèlent les télécommunications et se livrent à la censure de centaines de sites, de protocoles, etc…», a détaillé le célèbre lanceur d’alerte.

S’appuyant notamment sur des informations relayées par le journal catalan El Nacional le 29 septembre, Julian Assange a dénoncé l’intrusion de la garde civile espagnole dans un bâtiment de télécommunications de Barcelone, qui visait à bloquer 29 applications que le gouvernement catalan comptait utiliser pour organiser le vote et compter les voix.

J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens à révéler les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols

Une mesure qui a révolté le lanceur d’alerte et contre laquelle il souhaite faire naître une mobilisation internationale : «J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens où qu’ils soient, à nous aider à révéler, puis à contourner les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols.»

Madrid, qui n’a pas autorisé le scrutin, cherche par tous les moyens à empêcher son organisation. La justice espagnole a notamment demandé au géant américain Google de désactiver une application expliquant comment et où se rendre pour voter.

Source : RT

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Olivier Delamarche : « Si une grosse banque vient à sauter, on se retrouvera face à quelque chose de non maîtrisable »

Olivier Delamarche:

« C’est ressorti récemment parce qu’il y a eu une alerte de Reuters disant que l’UE était en train de plancher sur un gel des comptes bancaires pour rendre cela légal. Pourtant je vous rappelle qu’ils n’ont pas eu besoin d’un texte pour le faire à Chypre. Alors le principe c’est que s’il y a un pépin dans une banque en europe et qu’on est obligé de fermer cette banque… (Sachez tout de même qu’il y a 3 banques qui ont sauté en Italie dont 2 banques vénitiennes que personne ne connaissait et qui étaient passées au travers des stress tests, etc… qui coûtent la bagatelle de 17 milliards, soit 1% du Pib italien.)

Donc, imaginez le jour où ça va être dans une grosse banque et donc là, on se retrouvera en face de quelque chose qui n’est pas maîtrisable ni par l’état ni par personne. Donc ça veut dire que vous serez amené à fermer la banque, et si vous fermez la banque, vous fermez les autres banques parce que sinon tous les gens vont comprendre que la leur est la suivante et donc il y a un bank run qui est déclenché.

Et non seulement ça, vous êtes obligés de le faire dans votre pays, le pays d’origine du problème mais vous êtes obligés de le faire dans toute l’Europe. Cela impliquera qu’on ferme les banques et qu’on contrôles les capitaux dans toute l’Europe. Pourquoi ? Eh bien parce que si vous voyez la queue devant toutes les banques et celles fermées en Italie… eh bien si vous avez 2 sous de jugeote, qu’est ce que vous faîtes ? Vous vous précipitez à votre banque et vous allez chercher vos sous. Donc ça veut dire que vous déclenchez de fait un Bank Run dans toute l’Europe. Et donc le seul moyen, c’est de bloquer les banques dans toute l’Europe. Alors, on vous dit 20 jours mais le problème c’est que si vous faîtes ça pendant 20 jours et que vous les rouvrez le 21ème, qu’est ce qui se passe à votre avis ? Eh bien, vous allez chercher vos sous. Donc, ça durera plus de 20 jours. Et ensuite, on vous dit pas de panique car ça ne concernera que des comptes ayant plus de 100 000 euros. Mais ça dépend de la perte ! Ca dépend de la perte et pas d’autre chose. Y a rien qui soit gravé dans le marbre. Si la perte est gigantesque, qu’est ce qui se passe ? Ils taperont peut-être sur 50 000, sur 20 000, sur 10 000… on en sait rien.

Ce qui avait été mis en place sur le fonds de secours des banques, c’est 2 milliards. C’est grotesque ! 2 milliards, c’est rien. Je vous rappelle en Italie, c’était déjà 17 milliards pour 2 minuscules banques. Et si grande banque vient à tomber, on fait quoi là ? On est sur des montants énormes. En gros, sur tout le système bancaire européen, les fonds propres des banques européennes majeures, c’est en gros une cinquantaine de milliards et vous avez en face l’actif total de la banque qui est autour de 1500 milliards. Donc déjà, 50 milliards de fonds propres et 1500 milliards d’actifs, Ok ? Et vous avez ce qu’on appelle l’exposition sur les produits dérivés mondiaux, sur absolument tous les produits dérivés, ça peut être des matières premières, des obligations, ça peut-être des actions… et donc sur tous les produits dérivés et ce qui est hors bilan des banques, là vous avez quelque chose autour de 30 000 milliards d’euros à chaque fois, d’accord ? Alors, je ne dis pas que le risque est sur les 30 000 milliards parce que je sais qu’on va essayer de me reprendre là dessus. Le risque n’est pas sur 30 000 milliards mais les économistes ont calculé que sur 30 00 milliards d’exposition sur les marchés à terme, vous aviez en gros un risque sur 10%. Ca fait quand même 3000 milliards, d’accord ? Et donc ça fait dans ce cas là, 1 fois et demi le Pib français sur chaque banque. Donc, oubliez les fonds avec 5, 10, 15 milliards dedans parce que c’est juste ridicule. Ca n’est pas à la hauteur du problème.

Le début de l’extrait ci dessus se trouve à 23:30

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Europe, la dictature en marche : 38 blessés lors d’affrontements avec la police en Catalogne

Charges de la police, électeurs traînés au sol : premières images du vote en Catalogne.

Malgré l’interdiction du scrutin décrétées par Madrid, les Catalans ont gagné les bureaux de vote pour s’exprimer sur l’indépendance de leur région. La police a été déployée en masse pour tenter de déloger des électeurs qui restent déterminés.Sur Twitter, les premières images du référendum pour l’indépendance de la Catalogne, interdit par les autorités espagnoles, attestent de la tension qui règne autour de ce scrutin.

Le 1er octobre, des électeurs catalans se sont en effet massés en bloc devant les portes d’un bureau de vote, la police tentant difficilement de les en déloger.

Comme en attestent les images, les forces de l’ordre, vêtues de tenues anti-émeutes, ont été déployées en nombre dans la région.

Plusieurs charges ont eu lieu afin d’écarter les électeurs des bureaux de vote, malgré les protestations de ces derniers.

Dès 9h, le ministère espagnol de l’Intérieur a publié les photos d’urnes qui avaient été saisies, laissant présager de sa détermination à empêcher la tenue du référendum.

 

Les autorités catalanes ont de leur côté réitéré leur appel à voter sur l’indépendance de la région, assurant aux électeurs qu’ils pourraient se rendre dans n’importe quel bureau de vote ouvert en Catalogne.

Source : RT

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Science & Vie : L’appel au secours de Norman Finkelstein

Norman Finkelstein. universitaire américain, auteur et conférencier internationalement reconnu, qui a produit des livres et articles remarquables sur la Palestine et sur le lobby israélien aux Etats-Unis, est actuellement victime d’une campagne de harcèlement et nous demande notre soutien.

« Nous vivons en des temps difficiles. La corruption règne en maître. Le visage hideux de l’intolérance réapparait à nouveau. Nous devons nous dresser ensemble afin de combattre ces maux. C’est pourquoi je suis ici aujourd’hui et demande votre soutien », écrit Norman Finkielstein.

« Je risque la prison pour mon soutien à l’un de mes anciens étudiants, le Dr Badeo lui même la proie d’un terrible racket de la part de deux avocats rapaces de New York, dénommés Michael Chetkof et Allyson Burger, qui piègent et soumettent au chantage les immigrants musulmans qui ont réussi. ».

« Il y a un an de cela environ, un de mes anciens étudiants, le Dr Rudolph Baldeo, m’a contacté. Immigrant pauvre, il a réussi grâce à son acharnement, en assistant à mes cours du soir, à passer de commis d’entrepôt à pédiatre. Mais il n’a jamais oublié d’où il venait. Chaque année, il a mis de côté plusieurs semaines pour se mettre bénévolement au service des démunis. Il m’a accompagné en Afrique du Sud, où il a traité des enfants orphelins atteints du Sida. Il m’a accompagné en Cisjordanie, où il a traité des enfants palestiniens blessés par balle par des soldats israéliens. Il travaillait de 60 à 80 heures par semaine, afin d’économiser de l’argent pour ses trois enfants et payer les études qui leur ont permis de devenir médecins à leur tour.

Mais en avril 2016, la catastrophe a frappé. Il est tombé entre les griffes de deux avocats sans scrupules nommés Allyson Burger et Michael Chetkof. Ils avaient tourné en cercle au-dessus de leur proie : de carrure chétive, il a la peau sombre, il est musulman, et son anglais n’est pas parfait. La cible parfaite. Ils ont inventé le Grand mensonge, selon lequel il aurait commis « d’innombrables » actes de « violence indescriptible » [contre son ex-épouse, prétendument révélés après 27 ans de mariage]. Ceci sans la moindre preuve, sans aucune trace de plainte, aucun certificat médical, aucun affidavit de témoins oculaires.

J’ai promis de ne pas l’abandonner. Jour après jour, je me suis assis avec lui et ses avocats.
Jour après jour, je me suis rendu avec lui à la Cour. Nuit après nuit, j’ai lu et relu le dossier de la Cour. Mais je fus impuissant face au crime qui se déroulait. Le duo de vautours assermentés l’a intimidé, harcelé. Ils l’ont humilié, dégradé. Le vendredi 4 août, il a succombé. Il a perdu sa maison et les économies de toute sa vie. Je lui ai fait une promesse solennelle : la vérité sera faite et les auteurs seront punis.

Maintenant, les Vautours le soumettent à un odieux chantage pour me faire taire. Lorsque Chetkof a découvert que j’écrivais un article dénonçant cette extorsion, il a menacé le Dr Baldéo, et m’a fait arrêté suite à mon action de tractage devant leur bureau de Long Island.

J’ai dû passer la nuit en prison mais je n’abandonnerai pas mon ancien étudiant et ami proche, le docteur Baldeo.

A présent, une ordonnance de la Cour a été rendue contre moi, ce qui veut dire que je risque une longue peine de prison. Mais si je le trahis à son heure de grand besoin, je trahirai tout ce que j’ai défendu durant ma vie.

Si vous êtes aussi scandalisé que moi par ces tactiques de chantage, je vous invite instamment à SIGNER ET PARTAGER CETTE PETITION » :

>>>Accéder à la pétition<<<

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Economie : La Suède, un pays sans cash

La Suède, premier pays à supprimer le cash, une bonne manière pour l’état de savoir tout mais absolument tout de la manière dont son peuple dépense son argent, à quelle heure et à quel endroit.

Un petit peu d’argent de poche à votre enfant, un pourboire au serveur qui vous accueille si bien, un petit bonus de fin d’année à votre femme de ménage, rien de tout cela ne sera désormais possible sans que votre banque ne le sache.

Alors que je parlais il y a quelques jours des lois qui se sont votées à Bruxelles autorisant les banques et ce dans un cadre tout à fait légal de se servir sur votre compte au cas ou celles-ci connaîtraient des difficultés, ce qui se passe en Suède en ce moment n’est qu’offrir aux banques le pouvoir Absolu sur nos vies et cela va s’étendre à l’Europe toute entière ; ce n’est qu’une question de temps !

Je crois qu’entre la pilule rouge et la pilule bleue de la Matrice, les suédois ont choisi de ne pas faire comme Alice en restant et s’embourbant encore davantage dans le piège que leur tend si savamment le système.

Voici l’article du journal le temps que je relaye et que je vous suggère de partager massivement.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

La part de l’argent liquide dans les transactions commerciales s’est écroulée, pour le plus grand bonheur des banques suédoises !

Lorsque Victor déjeune dans un restaurant de Stockholm avec des amis, la question de savoir s’il a assez d’argent ne se pose pas: «Je rembourse ma part par téléphone, avec l’application Swish.» Lorsqu’il achète une friandise, nul besoin de monnaie: «Ma carte sert pour tous les achats, quel que soit le montant… Cela fait six ans que je n’ai pas d’argent dans la poche», avoue-t-il.

En Suède, la proportion de paiements par cash dans les commerces est tombée de 40% (2010) à 15% (2016). En termes de valeur, le pourcentage sombre même à 1,4%. Selon un sondage de la Banque de Suède, deux tiers des Suédois pensent qu’ils peuvent vivre sans argent liquide.

Ce mouvement de fond, unique au monde par son ampleur, a transformé Stockholm. Impossible, ici, de payer sa carte de métro avec un billet, et encore moins par chèque, une antiquité qui a été abandonnée il y a vingt ans. Sur les marchés, entre particuliers, les échanges se font par Swish, utilisée par 60% de la population, qui permet un transfert immédiat entre comptes bancaires.

Certains commerces refusent le cash

Ultime étape de cette dématérialisation, de nombreux commerces n’acceptent plus l’argent liquide, comme la chaîne de boulangeries Fabrique. «C’est pour la sécurité de nos employés, explique son fondateur David Zetterström. A la fermeture, ils devaient compter la recette, la conditionner, la transporter… Trop dangereux!»

Un retournement complet pour un pays qui fut le premier en Europe, en 1661, à émettre des billets. Pour l’universitaire Niklas Arvidsson, il s’explique d’abord par «l’appétit» des Suédois pour les nouvelles technologies. Autre facteur important: «Ils n’ont pas besoin de toucher leur argent pour se persuader qu’il est en sécurité. Ils font confiance aux autorités.»

Mouvement encouragé par les banques

Les agences bancaires, qui pour la plupart ne permettent pas de retirer ou de déposer des espèces, ont encouragé ce mouvement. «Toutes les transactions peuvent se faire par Internet et nous n’avons plus besoin de transporter des tonnes de billets à travers la Suède, se félicite Leif Trogen, responsable des infrastructures bancaires auprès de l’Association suédoise des banques. Seulement deux banques ont été attaquées en 2016, contre 110 en 2008. C’est bon pour la sécurité, bon pour l’environnement.» Et excellent pour les profits de ses employeurs, qui vendent les cartes et sont aussi les actionnaires de Swish.

Ce monde idéal, cependant, a aussi ses exclus: les nombreux réfugiés; les habitants des zones reculées où Internet n’arrive pas; les handicapés; et les personnes âgées qui, pour beaucoup, n’ont pas de cartes ou de smartphones. Pour Björn Eriksson, qui dirige l’association Cash Uprising, un million de personnes restent ainsi au bord de l’autoroute numérique «parce qu’elles ne sont pas rentables». «Moi-même j’utilise une carte bancaire, ajoute-t-il, mais je ne veux pas qu’on rende difficile l’usage de l’argent liquide, car il reste encore essentiel.»

Chaos assuré en cas de choc systémique

Dans un rapport publié le 19 septembre, la Banque de Suède soulignait par ailleurs que dans «l’éventualité d’un choc systémique, un mode de paiement alternatif comme le cash ne pourrait pas être aussi disponible qu’il l’est aujourd’hui.» Traduction: en cas d’attaque ennemie, ou de panne informatique, la Suède sombrerait vite dans le chaos.

Le royaume va-t-il persister dans cette voie? Lorsqu’on déambule dans les locaux d’Epicenter, une ruche de start-up au centre de Stockholm, cela ne fait aucun doute. Timmo Keihag s’y est installé pour développer Rezeet, une application qui permet de recevoir un ticket de caisse dématérialisé sur son téléphone. «Lorsqu’on achète avec une nouvelle technologie, on n’a pas envie de bourrer sa poche de reçus, toute la transaction doit être numérique», assure-t-il.

En attendant le lancement de son produit, il s’est fait implanter une puce dans la main, aussi petite qu’un grain de riz, qui lui permet de prendre le train, le métro, ou de payer ses boissons à la cafétéria d’Epicenter. «Le gouvernement dit que l’argent liquide pourrait disparaître d’ici à 2030, conclut-il, mais je suis persuadé que cela arrivera bien avant.»

Présentation du reportage « La fin du cash ou l’esclavage numérique »

Et si tout cela tombait en panne comme ce fut le cas en Suisse il y a un peu plus d’une année ?

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