Des fraises en hiver, on sait que c’est mal… mais comment s’y retrouver avec les fruits et légumes de saison?
Fraises d’Espagne, haricots verts du kenya, kiwis de Nouvelle-Zélande, pommes du chili… Les fruits et les légumes perdent le nord et confondent les saisons. Avec beaucoup de produits non alimentaires, ils parcourent le monde depuis que la grande distribution a trouvé des travailleurs contraints d’accepter des salaires et des conditions de travail de misère. La recherche du profit maximum a progressivement conduit à des voyages aberrants aux conséquences écologiques désastreuses.
Ces mauvaises habitudes de la mondialisation ne correspondent pourtant pas à une « demande » des consommateurs, mais bien au concept marketing du hors-saison. Tous les exemples fournis dans ce livre montrent comment des besoins ont été créés et exploités. Et comment une pomme de terre peurt-être récoltée en Belgique, épluchée au Maroc, transformée en chips en Turquie avant d’être vendue aux Pays-Bas.
Ces voyages, ces gaspillages et l’exploitation des pays du Sud, nous pouvons les refuser en décidant de consommer local. l’auteur nous donne ici les recettes simples d’un retour à des assiettes ne croulant plus sous des milliers de kilomètres – périples inutiles dont nous supportons tous les coûts.
Des os, des vis, du plastique… retrouvés dans de la purée dans plusieurs crèches
Le groupe de restauration collective Elior a admis vendredi 25 octobre avoir connu ces derniers mois une série de dysfonctionnements dans l’une de ses cuisines centrales, à Thiais (Val-de-Marne), où des « corps étrangers » ont été retrouvés dans des repas livrés à des crèches de la région parisienne.
« A plusieurs reprises en 2018 et 2019, des corps étrangers ont été découverts dans les purées destinées aux enfants des crèches d’Ile-de-France clientes d’Elior, purées élaborées dans la cuisine centrale de Thiais », indique le groupe dans un communiqué, confirmant des informations publiées vendredi par France-Info et France Inter.
Ce site fait partie de la quarantaine de cuisines centrales d’Elior – numéro un de la restauration collective en France devant Sodexo et Compass -, où sont préparés les repas destinés à des clients du groupe, qui sert 1,4 million de repas par jour dans l’Hexagone dans près de 9 500 restaurants et points de vente : entreprise, écoles, Ehpads, hôpitaux, cliniques.
Science & vie : Le miel et les abeilles, plus qu’un métier, une passion
Travailleuse, écologiste, pacifiste: emblème de démocratie et de justice, figure de dévouement et de clémence, l’abeille fascine l’homme depuis la nuit des temps. Son nectar divin, ambré, doré, translucide se décline en d’infinies nuances de parfums et de goûts, soigne les rhumes et recouvre nos tartines du matin. Mais qu’est-ce qui se cache derrière le pot? Qu’est ce qu’un miel bio et en quoi diffère-t-il d’un miel traditionnel ?
Quand un essaim tombe dans son jardin genevois en 2013, Stéphanie Vuadens n’imagine pas que cela va changer le cours de sa vie. «Pourquoi ne pas faire du miel?» Ses enfants et son mari lui lancent le défi. Avec une ruche installée sur le toit de sa maison, elle commence à étudier leur comportement et tombe raide dingue de leur mode de vie. «Au début, c’était comme un jeu. Puis j’ai croché.» La première récolte de miel est un succès. Ses enfants, Maxence et Alexandre, l’appellent le «Bonbon», «parce qu’il est doux et très sucré». Ou surnomment un autre «Princesse», parce qu’il est blond comme la chevelure des héroïnes de leurs contes; un autre encore «Superman», qui est plus corsé et brun cuivré.
Encouragée par les éloges, Stéphanie quitte son travail dans l’industrie pharmaceutique, dévore des bouquins d’apiculture biologique et achète 20 ruches. Ce n’est pas le côté commercial qui l’intéresse, même si aujourd’hui, avec ses 200 ruches, elle est la seule apicultrice professionnelle du canton de Genève. Comme investie d’une mission, elle materne ses abeilles, respecte leur rythme et nourrit la colonie avec le miel qui est le sien. «Pour qu’elles soient en pleine forme, il faut leur donner du temps. C’est un travail minutieux, qui demande beaucoup de patience au fil des saisons et des années.»
La seule intervention qu’elle se permet est la mise en pot. Ni chauffé, ni rallongé au sucre ou au sirop, ni coupé avec d’autres miels, son miel est 100% naturel. Et genevois, puisqu’il vient d’emplacements fleuris de la campagne de la République. Et ses jolis pots aux 1000 nuances dorées, eux aussi faits maison, on les trouve chez Manor, et maintenant chez Globus Genève et Lausanne.
Les produits labélisés bio ou de proximité favorisent la biodiversité.
L’utilisation d’engrais chimique a augmenté de 700% depuis 1965. Mais en Suisse quasiment la totalité des exploitations agricoles sont intégrées: moins d’engrais, moins de phytosanitaire, pas d’OGM.
La pensée du jour: «Acheter des bons aliments, c’est bien. Les produire soi-même, c’est mieux!»
Dans notre belle société on préfère jeter de la nourriture plutôt que de la donner à quelqu’un qui a faim.
J’ai bossé en cuisine dans un collège privé des rives du lac Léman et les repas qui n’étaient pas mangés partaient à la poubelle.
Il était formellement interdit de sortir cette nourriture de l’école. Raison invoquée : L’établissement ne pouvait pas risquer avec les aliments qui n’avaient pas été consommés par les élèves d’intoxiquer une tierce personne étrangère à l’école.
Bien que jeter de la nourriture encore consommable soit scandaleux on peut néanmoins comprendre ce raisonnement.
En ce qui me concerne, j’ai été gérant d’un cyber-café à Genève et je proposais à mes clients des pâtisseries. Le soir, avant la fermeture, mes invendus étaient soigneusement disposés sur un présentoir avec la mention : « Servez-vous » et rien n’a jamais été perdu.
En Suisse, certains magasins vont même jusqu’à asperger les aliments qui sont jetés avec des produits toxiques afin de dissuader quiconque de se servir.
Au point où on en est : Tout ce qui rentre fait ventre et à plus forte raison lorsqu’il fait vendre !
On en a les papilles qui frémissent tant on se réjouit d’y goutter : Des huiles de moteur dans la mayonnaise, qu’attendons-nous pour nous mettre au cyanure ?
Pour rappel : 2007, le scandale des huiles de moteur dans les huiles végétales !
Déjà publié sur ce site avant son crash volontaire, aviez-vous entendu parler de ce scandale très peu relaté dans les médias Mainstream concernant un lot de quarante mille tonnes d’huile de vidange mélangée à des huiles destinées à la consommation ?
Non ? !
Alors sachez que depuis cette même année, l’union européenne incapable de retirer tous les aliments contaminés déjà mis en vente a rehaussé l’acceptance en matière d’huile frelatée à 10%. Ce qui revient à dire que la vinaigrette que vous avez acheté dans l’hyper du coin peut contenir 10% d’huile de vidange et ce, en toute légalité.
Bon appétit !
François Asselineau nous en parle lors de l’une de ses nombreuses conférences.
48 heures dans le temple de la folie productiviste !
Dans le sud de l’Espagne, il existe un lieu où l’on produit des tomates, des légumes pour toute l’Europe. Certains arrivent dans vos assiettes, mais à quel prix ?
Hormis la muraille de Chine, cet empire de la tomate est le seul endroit que l’on peut voir depuis l’espace. À l’image de la folie humaine mais éphémère car l’eau fait défaut, jusqu’où irons-nous pour engendrer des profits ?
Les dessous de la fabrication du tarama industriel pour ne plus se faire avoir par les colorants et autres additifs.
Nous avons tous déjà vu quelques blinis recouverts de tarama sur la table de l’apéro. Cette mystérieuse crème d’oeufs de poisson rose, voir rose fluo pour certaines marques. Tellement rose, que certains se demandent même si le tarama est une vraie recette ou une mixture inventée par les industriels. Pour la réponse, eh bien…le tarama est une vraie recette, c’est l’un des classiques de la gastronomie Grecque et il est loin d’être rose. Place aux explications !
Comment est fabriqué le tarama industriel ?
La fabrication du tarama pour les industriels, c’est un peu comme celle du jambon : si c’est rose, c’est parce que le consommateur le veut comme cela. Nous ne saurons jamais qui des industriels ou des consommateurs a “instauré” le tarama rose, mais ce qui est sûr c’est que nous n’avons pas vraiment demandé à manger des pucerons écrasés.
Vous avez bien lu : le colorant E120 rouge est fabriqué avec des Dactylopius coccus, une variété de cochenilles d’Amérique du Sud. Et c’est ce colorant que l’on utilise pour faire du tarama, mais aussi des cosmétiques, soda, bonbons, médicaments, etc…La France est d’ailleurs l’un des plus gros importateur de colorant E120.
Une fois déshydratées, ces petites bêtes sont réduites en poudre et donnent une teinte rouge, due à un acide qu’elles produisent. Avec une production de 3000 tonnes de tarama par an, les industriels français ont cherché à réduire les coûts. Et si vous avez lu notre article sur les additifs alimentaires, vous savez déjà que tout cela se passe au niveau des ingrédients, et que la clé de votre plaisir gastronomique (et de votre santé), c’est de lire l’étiquette.
La recette originale est plutôt simple : des oeufs de cabillaud fumés, du pain sec, du lait et de l’huile d’olive accompagnés d’un peu de citron et d’oignon.
Pourtant, certains de ces simples ingrédients ont été remplacés par d’autres, moins chers. Par exemple le pain s’est transformé en chapelure et l’huile d’olive, en huile de colza/tournesol bien moins coûteuse.
On en vient à se demander s’il y a bien des oeufs de cabillaud dans le tarama industriel… Pour qu’un tarama puisse être considéré comme tel, il doit contenir au moins 25% d’oeuf de cabillaud. Mais rien n’indique d’où doivent venir ces oeufs ni s’ils doivent être frais.
En effet, la plupart des taramas que l’on retrouve dans les rayons de supermarché sont réalisés à partir d’oeuf congelés puis transformés une sorte de pâte liquide pour pouvoir en produire toute l’année. Quant à la provenance des poissons… nous la cherchons encore ! Elle est souvent indiquée sur les taramas artisanaux : forcément lorsque l’on sait d’où viennent les poissons, c’est qu’on les a pêchés ou achetés au port local et préparés soi-même.
Au milieu de l’étiquette, un ingrédient assez singulier pour un produit à base de poisson : du sirop de glucose ou du sucre. Pourquoi du sucre ? Tout simplement car il va venir couvrir des goûts désagréables en bouche. Plusieurs ingrédients de basse qualité mélangés ensemble font rarement un mélange savoureux, il faut donc dissimuler tout ça sous une bonne dose de sucre.
Pour compléter le tout, plusieurs additifs : conservateurs, acidifiants, exhausteurs de goût… Une recette bien éloignée de celle de la gastronomie Grecque.
Et le vrai tarama artisanal ?
Malgré tout, on trouve du vrai bon Tarama mais pour cela il faut s’éloigner un peu des grands supermarchés. D’ailleurs, le vrai tarama n’est pas du tout rose mais plutôt coquille d’oeuf / vanille, des couleurs plus discrètes mais surtout plus naturelles.
Quelques conserveries méditerranéennes préparent leur propre tarama : les oeufs sont récupérés sur les poissons issus de la pêche locale puis préparés à la main et la recette est cuisinée “comme à la maison”, sans conservateurs ni autre substituts.
Le tarama est aussi très facile à préparer à la maison. Les ingrédients sont de ceux que l’on a tout le temps dans la cuisine et les oeufs de cabillaud se trouvent facilement en supermarché ou magasins spécialisés.
En dégustant un tarama artisanal ou fait maison, on redécouvre le goût délicat des oeufs de cabillaud fumés dans une recette justement travaillée.Et on se régale, tout simplement.