40% de consultations psychiatriques en plus chez les jeunes : interview de Kerstin von Plessen.
SUISSE
Avec la Covid-19, les consultations en pédopsychiatrie bondissent de 40% !
Ces dernières semaines, les consultations en pédopsychiatrie auprès des hôpitaux universitaires de Berne et de Lausanne ont augmenté de 40%. Les jeunes vivent mal les privations et les contraintes liées à la pandémie de Covid-19.
Les services de pédopsychiatrie dans certains cantons romands connaissent une situation tendue. Les places manquent. Le canton de Vaud ne dispose que de vingt-cinq lits en pédopsychiatrie, une dizaine en Valais. Ces dernières années, la prise en charge ambulatoire a été privilégiée, car les hôpitaux sont pleins. Il en va de même pour les adultes.
Les cas chez les jeunes sont sérieux. Les acteurs du secteur observent une augmentation marquée des idées suicidaires et des crises d’angoisse. Dès la semaine prochaine, le CHUV à Lausanne va réactiver un centre ambulatoire de crise comme au printemps dernier. Les angoisses et les pertes de repères se propagent aussi chez les étudiants. A l’Université de Lausanne, la consultation psychothérapeutique est, cet automne, prise d’assaut.
« Perte de perspectives »
Interrogée dans le 12h30, la professeure Kerstin von Plessen, cheffe du Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent au CHUV, juge la situation « inquiétante ». « Il faut mettre cette augmentation de 40% dans la perspective qu’il y a toujours une hausse en automne. » Le CHUV constate toutefois une progression de 60% des demandes d’hospitalisation par rapport à 2019.
« Au regard de tous les changements de ces derniers mois, cela ne nous surprend pas. Certains jeunes ont une perte de perspectives », ajoute-t-elle. La professeure estime que la crise du coronavirus a agi « comme une loupe, un catalyseur ». « Dans cette crise, on parle des infections, mais il est important d’avoir aussi en tête la santé mentale. »
Solution pour 2021
Pour l’heure, le phénomène épargne le Valais ou encore le canton de Fribourg. « Mais cela ne signifie pas qu’il ne va pas arriver. Depuis cinq ans, les cas deviennent plus lourds », explique le médecin-chef du service valaisan Boris Guiguet. « Une évolution qui pourrait bien s’amplifier, mais ici on vient de finir les vacances, d’où peut-être un décalage. »
Pour faire face au manque de lits, qui est une question « difficile » selon Kerstin von Plessen, le CHUV espère pouvoir mettre en place l’an prochain une unité de lits de crise.
C’est en Valais (Suisse) que se met en place en toute hâte une structures de plusieurs centaines de mètres carrés prête à abriter un laboratoire qui va réaliser la fabrication d’un vaccin susceptible de sauver notre civilisation contre un ennemi invisible : Le covid-19. Nous voilà rassurés.
Merci à Vincent Veillon et Vincent Kucholl, la joyeuse équipe de « 52 minutes« , une émission de divertissement diffusée sur les ondes de la RTS (Radio Télévision Suisse) qui prennent à bras le corps et avec un doigt d’humour bien arrosé, l’actualité la plus brulante.
Un vibrant coup de chapeau à ces deux humoristes qui ne cessent de m’amuser et de m’émerveiller ne serait-ce que que par leur créativité sans cesses renouvelée.
Un bon moment d’humour dans cette crise covid-19 qui n’en finit pas de plomber l’ambiance sur la planète entière.
Culture & Cinéma Suisse : Narcisse dans « Toi tu te tais » , un spectacle ovni
« Toi tu te tais » est une allusion à la tendance de nos sociétés actuelles à nous résoudre au silence. Narcisse est un poète, qui a l’art de jouer avec les mots, un slameur dit-on aujourd’hui. Il nous emmène dans son univers qui est totalement atypique. Sans être moralisateur, l’artiste glisse ici et là quelques messages bien sentis.
Narcisse, dans « Toi tu te tais », c’est actuellement tous les lundis, pour le moment à 18h30, au Théâtre Trévise dans le 9ème.
« On perd la confiance des gens en traitant comme des criminels ceux qui ne respectent pas exactement les ordres. » Selon Suzette Sandoz, la responsabilité invidivuelle marcherait si on l’encourageait. Voir le débat « Covid-19: le point de rupture? »