France : Liste non exhaustive des décès dus à la précarité en 2017

>>>décès 2017 mis à jour au 2 novembre 2017 <<<

Précarité en France, c’est chaque année un nombre plus conséquent que le collectif des morts de la rue recense. Et nous ne sommes pas encore en hiver !

  • Nos sources d’informations sont diverses : particuliers, associations, institutions, médias, et peuvent comporter des erreurs. Veuillez nous en excuser et nous transmettre les rectifications.
    N’hésitez pas à nous contacter si vous vous posez une question ou voulez un complément d’information.
  • Ces hommes et ces femmes sont morts. leurs noms sont publiés pour les honorer. Leur mort est un scandale qui doit interpeller chacun à un niveau personnel comme collectif, et quelles que soient nos appartenances politiques ou religieuses.
  • Ces listes ne sont pas exhaustives. Vous pouvez, si vous le voulez, nous communiquer les décès que vous souhaiteriez y voir figurer. (un article scientifique paru en 2014 évalue l’exhaustivité des décès recueillis à 17%, 83% nous resteraient inconnus)
  • Le nombre affiché sur les vignettes correspond au nombre « officiel » de personnes sans chez soi signalés au Collectif Les Morts de la Rue à une date donnée. Il peut différer du nombre des décès de la liste, car nous pouvons enlever un nom à la demande d’une famille, ou noter le nom de quelqu’un qui ne vit plus à la rue au moment du décès, mais qui aurait souhaité y être après son décès, etc. Ces listes ne sont pas un document scientifique, mais un hommage à ces personnes, et un service donné à leurs proches. Pour une approche scientifique, se référer à l’enquête épidémiologique, Dénombrer & Décrire
  • Différents collectifs et associations de différentes villes ne nous transmettent actuellement que des informations agrégées ou anonymisées. Leurs différentes coordonnées sont dans ce lien.

 

Il faut savoir : Le verrou de Bercy et la fraude fiscale

Après le dernier scandale en date : « Les paradise leaks », il est intéressant de savoir comment fonctionne le système en France. Le verrou de Bercy, cette machinerie qui ne profite qu’aux riches.

G.S

Le verrou de Bercy est une expression qui désigne le monopole qu’exerce le ministre du Budget sur les décisions de poursuites judiciaires en matière de fraude fiscale, en France. Si ce monopole existe depuis les années 1920, l’expression n’est devenue populaire qu’après les affaires Cahuzac en 2013 et les Panama Papers en 2016.

>>>Source Wikipédia<<<

LuxLeaks, SwissLeaks, EDF…Les 12 derniers mois ont à nouveau été ponctués de scandales de grande ampleur venus rappeler le caractère industriel de l’évasion et la fraude fiscales qui sont à l’origine d’un manque à gagner phénoménal pour les Etats, du Nord comme du Sud.

En parallèle, l’année 2015 est marquée par la multiplication des initiatives politiques au sein de l’OCDE, de l’Union Européenne et des Nations Unies ; et nombreux sont ceux qui ont affirmé récemment que le temps des paradis fiscaux était révolu.

Les initiatives en cours sont-elles suffisantes ? Dans quelle mesure vont-elles inciter les entreprises à changer leur comportement en matière fiscale ? Les pays en développement, premières victimes de ces pratiques, vont-ils en bénéficier ? Quel sort est réservé aux lanceurs d’alerte, sans qui aucun scandale n’aurait vu le jour ? Quel rôle doit tenir la justice dans ce processus ?

A l’occasion des 10 ans de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires, chercheurs, journalistes, décideurs politiques et représentants de la société civile sont invités à débattre et à formuler des pistes d’action concrètes pour faire progresser la justice fiscale.

Histoire : Bernard Lugan revient sur le faux massacre (inventé par le FLN) du 17 octobre 1961 !

Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon  eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.

Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.

Démonstration [1] :

1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.

2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé….

3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.

La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…

A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.

Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :

– Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge. – La police ayant totalement et hermétiquement bouclé le périmètre de la manifestation, l’on voit mal comment des porteurs de cadavres auraient pu passer à travers les barrages. – Et, in fine, que seraient devenus les cadavres en question ? Ils n’apparaissent en effet pas dans les archives de l’IML, l’Institut médico-légal (la Morgue), où sont transportés les morts relevés sur la voie publique ou repêchés dans la Seine et dans la Marne.

Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », à l’Institut médico-légal de Paris, pour la période allant du 17 octobre au 21 octobre, nous apprend ainsi que:
– Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un prétendu « massacre », l’Institut Médico-Légal n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ».
– Le 18 octobre, deux corps de « NA » furent admis à l’IML. Il s’agissait d’Achour Belkacem, qui avait été tué ce 18 octobre à Colombes, donc le lendemain de la manifestation, par un policier invoquant la légitime défense. Le second était Abdelkader Bennahar relevé lui aussi à Colombes et portant des blessures à la tête avec possibilité, dixit le rapport de police, d’écrasement par un véhicule.
– Les 19 et 20 octobre, l’IML n’a comptabilisé aucune entrée de corps de « NA ».
– Le 21 octobre, soit 5 jours après la manifestation, 1 corps fut déposé à l’IML, celui de Ramdane Mehani décédé vers 22h 30 durant son transfert du commissariat du 13° arrondissement au palais des Sports de la Porte de Versailles. Le registre de l’IML parle de mort naturelle, donc, là encore, sans aucun lien avec la manifestation du 17 octobre.

Conclusion : nous sommes donc en présence d’un « massacre » sans cadavres, ce qui s’explique parce qu’il n’y eut pas de « massacre » !!!

C’est donc un « massacre » imaginaire qui va être commémoré le 17 octobre prochain à l’occasion d’une grande cérémonie culpabilisatrice à laquelle des médias incultes ou partisans vont une fois de plus donner une grande publicité.

Un « massacre » imaginaire fruit d’un montage politique fait à l’époque par le FLN voulant peser psychologiquement sur les négociations en cours avec le gouvernement français. Montage qui fut ensuite orchestré par le parti communiste et  plus que complaisamment relayé par les médias…hier comme aujourd’hui.

Pour les historiens du futur ce prétendu « massacre » restera donc comme la fabrication d’un des grands mythes du XX° siècle. A l’image de la manipulation de Katyn, des cadavres de Timisoara en Roumanie, des « couveuses » du Koweit et des « armes de destruction massive » en Irak. Leur principal sujet d’étonnement sera cependant l’insolite caution donnée à un tel mensonge par les plus hautes autorités de l’Etat français sous la présidence de François Hollande…

Bernard Lugan

Macron se prépare au combat, il commande pour 22 millions d’€ de matériel de répression du peuple

Première publication le 7 septembre 2017

La rentrée sociale risque d’être agitée, mais le gouvernement de combat de Macron est déterminé à faire passer ses attaques coûte que coûte. Preuve en est, le ministère de l’Intérieur a publié le 8 août, et jusqu’à fin septembre, un appel d’offre bien particulier sur le Bulletin officiel des annonces des marchés publics (Boamp), intitulé « Acquisition de grenades et de moyens de propulsion pour les besoins de la Gendarmerie et Police Nationales ». D’un montant de 22 millions d’euros, hors TVA, le contrat prévu par le gouvernement cherche à équiper les forces de répression d’un arsenal diversifié pour… quatre ans. En d’autres termes, gendarmes et policiers seront parés jusqu’à la fin du quinquennat.

Afin de mater toutes velléités de contestation, le ministère de l’Intérieur ne lésine pas sur les moyens. Grenades lacrymogènes, assourdissantes, et fumigènes, cartouches-grenades et lanceurs, seront autant de moyens répressifs à la disposition des CRS, lorsqu’il s’agira de faire passer en force les réformes anti-sociales du gouvernement. Et la rapidité avec laquelle cet appel d’offre a été publié ne laisse aucun doute sur les intentions de Macron.

La jeunesse, les travailleurs et les précaires ont de quoi être rassurés : l’argent « économisé » sur leur dos par le biais de mesures d’austérité telles que la baisse des APL, la suppression de logements sociaux, et la flexibilisation permise par la casse du code du travail ne sert pas uniquement à faire des cadeaux au patronat. Il servira également à les réprimer lorsque les conséquences de ces mesures anti-sociales fera éclater une grogne massive.

France : Appel à la grève Générale

 

Le 10 octobre prochain , les 9 organisations syndicales de la fonction publique ont décidé d’une journée de grève et de manifestation pour dénoncer les attaques du gouvernement Macron faites aux agent-es de la fonction publique. Attaques sur leur pouvoir d’achat, attaques contre les emplois, attaques contre les missions de services publics.

Solidaires, résolument engagé dans le combat contre les mesures de régression sociale, qu’elles soient à l’intention du secteur privé au travers de la loi travail XXL ou à l’intention du secteur public au travers des mesures inscrites dans le Projet de Loi Finance (PLF) 2018, appelle à faire de la journée de grève du 10 octobre un nouveau temps fort de luttes. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des organisations de notre union à se mobiliser comme nous l’avons fait les 12 et 21 septembre dernier.

Contre les politiques de régressions sociales, dans le privé comme le public, construisons la convergence

Voir également :

A noter que la manifestation sur Paris (départ à 14H00) devrait relier la Place de la République à Nation (en passant par Bastille)

Les préavis de Solidaires Fonction publique et celui commun aux 9 OS de la Fp

A noter que le préavis commun des 9 organisations de la Fonction publique n’abordant pas la notion des convergences Public/Privé, nous avons préféré également faire le notre de façon indépendante en amont.

L’Appel de l’ensemble des organisations syndicales de la Fonction publique.

Régression sociale : La France en Marche vers le 19ème siècle !

France :

Nous sommes en 1830. A cette époque, la journée de travail était de 12 à 18 heures et aucune limite n’était fixée par la loi. A cette époque, les salaires variaient entre 50 centimes et 1 franc 50 soit : Entre 70 centimes d’euros et 2,20 Euros sans qu’aucune limite ne soit fixée par la loi.

Insécurité de l’emploi, insécurité du logement, précarité, difficulté de survivre en cas de maladie, vieilles et vieux abandonnés; aucun instrument de solidarité n’était prévu par la loi. Le capitalisme était triomphant rien en effet dans la loi ne l’empêchait d’exploiter à sa convenance la classe ouvrière qui ne disposait d’aucun droit.

Le suffrage était censitaire; seuls les citoyens dont la contribution directe était supérieure à 200 francs avaient le droit de vote, soit 5 électeurs pour 1’000 habitants.

Il n’y avait ni liberté de réunion, ni liberté d’expression et une liberté d’association très encadrée. La loi Le Chapellier de 1791 interdisait « les coalitions de métiers » et les grèves.

En 1803, création d’un livret ouvrier qui permettait à la police et à l’employeur de connaitre la situation de chaque ouvrier.

En 1804, l’article 1781 du code civil stipulait que devant les tribunaux, en cas de litige entre un maître et son ouvrier, « le maître est cru sur son affirmation » autrement dit la parole du maître avait juridiquement plus de poids que la parole de l’ouvrier.

En 1830, la France connaissait une monarchie constitutionnelle. Grâce au suffrage censitaire, la bourgeoisie monopolisait la représentation nationale. Elle était triomphante et l’idéologie libérale devint le dogme unique théorisé notamment par Jean-Baptiste Say et Fréderic Bastiat. C’est cet âge d’or que la grande bourgeoisie contemporaine tente de retrouver et d’instaurer. A cet effet, elle s’attaque aux droits des travailleurs donc du travail, elle démantèle l’ensemble des instruments de solidarité nationale et, d’une manière générale, elle livre au capital une main-d’œuvre sans droit donc totalement exploitable.

La république est bien en marche mais vers le 19ème siècle, vers la monarchie de juillet ; retour vers le passé.

Cette monarchie a duré 18 ans ; du 9 août 1830 au 24 février 1848. Il aura fallu 18 ans au peuple pour la combattre et la renverser. Il aura fallu 6 insurrections :

1830, 1831, 1832, 1834, 1839 et 1848.

La dernière fut une révolution.

Aujourd’hui comme en 1830, les pouvoirs comptent sur la capacité d’endurance du peuple et sur sa soumission ; nous verrons.

Saint-Martin : Un témoignage qui en dit long !

Témoignage poignant de Amori résident à Saint-Martin

Nous avons du quitter notre appartement qui est foutu, maintenant il y a des squatters et c’est le bordel. On a du se réfugier dans un autre appartement car la sécurité est nulle.

Tout ce que l’on nous a dit et promis de la part de l’état et des médias, les 3/4 sont faux.

De notre côté aussi il y a des choses qui ne sont pas vraies, au niveau des corps il y  a plein de gens qui disent qu’il y en avait de partout, c’est totalement faux, qu’il y a des gens qui se font violer dans la rue c’est totalement faux, il y a peut être des histoires mais en revanche il y a un gros problème, les pillages, les coups de feu, il y a un tas de gens qui sont armés, il y a des pauvres gendarmes qui ne sont pas du tout préparés à ce genre de situation, ils sont là, ils ne savent pas quoi faire et nous on entend des choses à la radio, que notre gouvernement nous a donné ça et ça… C’est totalement faux !

Il faut arrêter d’écouter n’importe quoi, on se fait censurer…

On a rien, on a pas eu de nourriture, on a pas eu de couvertures et j’ai des enfants avec moi…

J’ai été voir un gendarme le lendemain du cyclone je lui ai dit : Ça part en sucette, donnez-nous une arme ou quelque chose…

Il me répond : Prends tout ce que tu as, si on vient te piller tu te débrouilles.

Je lui réponds : Me débrouiller comment et il rétorque : Sauve ta vie, si tu dois tuer, tues !

Côté Hollandais, ils ont tout eu dans les deux jours qui ont suivi et on pourra le prouver, on a tout, les vidéos datées, on a tout filmé, des milliers de gens ont filmé. C’est fini les bulletins de vote, on va y aller nous !

 

France & Démocratie : Comment en est-on arrivés là !!

Ce que nous appelons démocratie n’en est, en fait, pas une !!!

Voir cette vidéo va changer RADICALEMENT votre vision du monde autour de vous !!! Attention, vous risquez de tomber de haut ! Accrochez vous bien à votre chaise !!!

« Tout est dit dans cette vidéo-montage extrêmement bien faite que je ne sais si je dois en être satisfaite ou m’inquiéter, …Le comble c’est de la visionner sans surprises car ce serait être naïf et malhonnête de se dire que l’on découvre cette situation d’inégalités et de duperies déguisées dans des termes et des devises comme la démocratie, la liberté, l’égalité, la fraternité, les droits de l’homme etc…Pauvres  de nous, pauvres de nous,…. »

France : Macron, la déception commence à se faire ressentir chez les électeurs

Quelques mois après l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron,  le dynamisme, l’engouement et la confiance que son électorat avait placé en lui avant les élections semblent peu à peu s’effriter.

Avec ce qui est prévu dans un proche avenir tout laisse à penser que la déception et la morosité  vont l’emporter sur l’optimisme de départ. Et ça n’aura pourtant pas été faute que de vous prévenir !

Voyez la vidéo et ce n’est qu’un début je vous l’assure.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

France : Sous Macron, le pays sera gouverné comme une mission de management

Flyer créé sous Hollande (G.S Finalscape)

Une grande confusion règne dans l’esprit des béats bêtas macronisés. Appelons-les « BBM »

Jusque dans les plus hautes sphères de l’État; les uns et les autres s’imaginent en effet que la France est une entreprise. Il faudrait être naïf pour être surpris d’une telle dérive.

Comment un banquier entouré d’anciens cadres d’entreprises pourrait considérer sa mission autrement que comme une mission de management ? Il aurait fallu pour cela qu’il dispose d’une intelligence développée ce qui n’est pas exigé par l’entreprise. N’ayant donc aucune compréhension de ce qui lui échappe, cette équipe managériale ramène toutes les questions politiques à ce qu’elle connait et transforme fort logiquement la république en société anonyme.

Le président directeur général est chargé de produire de la valeur pour les actionnaires; entendez les banques et les entreprises du CAC 40 entre autres. Un comité de direction, anciennement appelé conseil des ministres dont les membres sont pour la plupart sont issus des affaires, sont chargés d’imaginer la stratégie et de contrôler son exécution. Le management intermédiaire, entendez les députés (La République En Marche), ont pour mission de mettre en œuvre la stratégie en élaborant les règlements et processus adéquats.

Les BBM, collaborateurs zélés, soutiennent la stratégie avec un aveuglement militant qui n’a d’égal que leur surdité. Ce sont les seconds couteaux des actionnaires. On a vu tout récemment comment un « collaborateur » fut pressé de démissionner pour avoir fait preuve d’une audace toute militaire d’interroger la stratégie actionnariale. On assiste à la mainmise sauvage du management dans les services publics et notamment dans les hôpitaux ou désormais, on soigne les coûts.

L’impératif actionnarial s’applique à la France comme elle s’applique aux grandes entreprises : Une rentabilité du capital de 15% soit 5 fois la croissance mondiale. A cet effet, les actionnaires demandent au président de mener une politique austéritaire permettant en diminuant les dépenses publiques drastiquement, de redistribuer la richesse au capital et qu’importe le modèle social français. Le peuple n’a aucune existence dans une entreprise.

Que sont alors les citoyens dans l’entreprise France ?

Le 29 juin 2017, au détour d’un discours, Emmanuel Macron dit ceci :

« Une gare, c’est un lieu ou l’on croise des gens qui réussissent, et des gens qui ne sont rien. »

Soit ils sont des humains non nécessaires, des humains superflus; soit ils sont une variable d’ajustement.

Quant aux BBM, ils possèdent tous un marteau; ne nous étonnons pas que pour eux, tous les problèmes soient des clous.

L’entreprise France succède dorénavant à la république démocratique, un régime politique sans peuple. Combien de temps un tel régime pourra-t-il ignorer le peuple ?