Yémen : C’est dans une quasi indifférence que ce pays endure aujourd’hui une des pires catastrophes humanitaires de tous les temps

Le Yémen vit une des pires catastrophes humanitaires au monde et les enfants en sont les principales victimes.

400’000 souffrent de malnutrition et 5 millions sont menacés par la famine. L’ONU reconnait son incapacité à faire face :

« Nous perdons notre combat contre la famine. Nous pourrions approcher un point de non-retour. »

Marc Lowcock, directeur des affaires humanitaires à l’ONU

Depuis 2015, le Yémen est ravagé par la guerre qui a fait plus de 10’000 morts. Le pays est exsangue. Aujourd’hui, 3 yéménites sur 4 ont besoin d’assistance notamment alimentaire et le pire est peut-être à venir à cause des combats dans le port d’Hodeïa, seul point d’entrée de l’aide humanitaire.

D’ici deux mois, le pays aura épuisé la plupart de ses vivres et selon le directeur de l’organisation « CARE International »

Et pour rappel :

Le Yémen est menacé par la plus grande famine de ces dernières décennies. Les Nations unies lancent un cri d’alarme. Des millions d’habitants pourraient mourir. Les enfants sont particulièrement menacés.

Des images qui ne sont plus exceptionnelles au Yémen, des images d’enfants affamés, presque inertes. Dans ce pays, un enfant meurt toutes les 10 minutes. 7 mio. de personnes souffrent de la faim et 21 mio. ont besoin d’aide humanitaire d’urgence.

Depuis plusieurs jours, le pays est soumis à un blocus total de la part de son voisin saoudien suite à un tir de missile qui a visé Riad. Les ports, les routes et les aéroports sont fermés afin d’éviter que les rebelles yéménites puissent se réarmer; mais c’est également la nourriture, le carburant, les médicaments et l’aide humanitaire qui ne sont désormais plus acheminés. Pour l’O.N.U, il faut lever ce blocus immédiatement.

Selon Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’O.N.U :

« Si ces mesures ne sont pas levées, il y aura une famine au Yémen, mais pas la famine qu’on a vu il y a quelques mois au Soudan du sud où des dizaines de milliers de personnes étaient touchées, pas comme celle qui a couté la vie à 250’000 personnes en Somalie en 2011. Ca sera la pire famine que le monde ait connu ces dernières décennies avec des millions de victimes. »

Une levée du blocus permettrait de tenter de gérer l’urgence mais sur le long terme, c’est bien une solution politique et diplomatique que les yéménites espèrent pour mettre fin à une guerre qui oppose depuis deux ans déjà forces gouvernementales et rebelles soutenus l’un par l’Arabie Saoudite et l’autre par l’Iran les deux grands ennemis du Moyen-Orient.

G.S / FINALSCAPE

Loading

Suisse : Le Conseil fédéral cède au chantage de l’UE et paie sans contrepartie

Le Conseil fédéral a informé une fois de plus aujourd’hui sur l’état des négociations concernant le projet d’accord-cadre avec l’UE. Il est de plus en plus évident qu’il se laisse instrumentaliser par l’UE dans les négociations de celle-ci avec la Grande-Bretagne.

Au lieu de s’incliner devant Bruxelles, le Conseil fédéral devrait enfin avoir le courage d’interrompre les négociations. L’UE exige de la Suisse la reprise automatique de son droit, si bien que les Suissesses et les Suisses devraient déposer leur droit de vote à Bruxelles. Le Conseil fédéral a en outre décidé aujourd’hui de verser une dite contribution à la cohésion de l’UE de 1,3 milliard de francs sans obtenir aucune contrepartie, un cadeau qui sera payé par les contribuables suisses.

Le Conseil fédéral a décidé aujourd’hui de verser une nouvelle contribution de plus d’un milliard de francs au fonds de cohésion de l’UE. Outre le montant de 1,1 milliard de francs basé sur la loi sur l’aide aux pays de l’est, le Conseil fédéral projette d’offrir 200 millions de francs à Bruxelles au titre de la migration. Il se fonde en cela sur la loi sur l’asile. Le gouvernement mêle ainsi des thèmes qui n’ont aucun rapport entre eux, ce qui est une violation évidente du principe de l’unité de la matière. L’UDC invite donc le Conseil fédéral et les autres partis à adopter un arrêté soumis au référendum afin que les Suissesses et les Suisses puissent se prononcer sur ce cadeau insensé de 1,3 milliard de francs offert à l’UE.

Face à une UE qui défend sans concession ses propres intérêts, la tactique maladroite du Conseil fédéral dans ces négociations donne envie de rire ou de pleurer. Aussi, l’UDC invite-t-elle le gouvernement à mettre fin à cette tragicomédie. L’accord-cadre visé impose à la Suisse de reprendre automatiquement du droit de l’UE ou, comme le dit le président de la Commission européenne, de partager la souveraineté avec l’UE. En cas de litige, il appartiendrait à la Cour de justice de l’UE, donc à des juges étrangers, de trancher. Et au cas où les citoyennes et citoyens suisses refuseraient d’appliquer les décisions de Bruxelles, l’UE pourrait décréter des sanctions. La Suisse doit enfin parler clair et faire comprendre à l’UE que nous voulons des bonnes relations avec elle, mais comme État souverain, donc sans la reprise automatique de droit étranger.

En fait, tout le monde devrait avoir compris depuis quelques mois les enjeux de cette affaire. Il s’agit finalement de la sauvegarde de la démocratie directe: aujourd’hui la gauche se rend enfin compte que la Suisse serait contrainte de reprendre le droit de l’UE pour la protection de ses salariés, demain les Suissesses et les Suisses seraient concernés dans tous les domaines: exportation des prestations complémentaires AVS dans les pays de l’UE, hausse des impôts, citoyenneté européenne, institutions étatiques (interdiction des banques cantonales, des assurances cantonales des bâtiments, etc.), accord de libre-échange de 1972, règlementation des transports, renvoi des étrangers criminels, répartition des réfugiés économiques selon les règles de l’UE, paiement de la totalité des indemnités de chômage des frontaliers, etc.

Il est hors de question de brader le droit de vote des Suissesses et des Suisses. La souveraineté législative des citoyens suisses dans leur propre pays doit être sauvegardée dans tous les cas.

Source : UDC Suisse

Loading

Économie : Ma thèse en 180 secondes

Au cours de ces 10 dernières années, beaucoup de personnes ont perdu leur emploi, leur capital immobilier et financier et leur niveau de vie habituel … C’est la crise.

Vous êtes vous déjà demandé d’où venait cette crise, quelles en sont les raisons et quelle serait éventuellement la solution ?

Rappelons-nous d’abord qu’en 1999, on a décidé d’unifier les systèmes bancaires dans un certain nombre de pays européens et donc, de remplacer les anciennes devises par une monnaie unique que l’on appelle l’euro.

Mais pourquoi remplacer une devise synonyme de souveraineté monétaire ?

Avec cette unification, on a placé sur une même échelle des économies qui sont à la base très différentes les unes des autres que ce soit en terme de taille mais aussi en terme de performance et de productivité ; parce qu’auparavant, une économie performante avait une forte devise tandis qu’une économie moins performante avait une devise naturellement moins forte.

À présent, ces différences ne peuvent plus se répercuter sur les taux de change puisque les devises nationales n’existent plus. Désormais, tout est dissimulé sous l’aspect unificateur de l’euro. Sauf que, ces différences existent encore.

Là où ces différences sont les lus visibles se trouvent sur les comptes du système des paiements intra-européen. Il s’agit d’une plateforme électronique à laquelle toutes les banques centrales des pays membres de la zone euro ont accès afin de réaliser les transactions de leurs opérations d’import et d’export. Les soldes qui en découlent sont appelées balance target.

À présent, au lieu d’avoir une forte devise, une économie performante comme l’Allemagne affiche une balance positive, ce qui signifie qu’elle est créancière vis à vis du reste de la zone euro alors qu’une économie moins performante, au lieu d’avoir une faible devise, affiche une balance négative ; ce qui veut dire qu’elle est endettée vis à vis du reste de la zone euro.

Jusqu’à là, rien d’alarmant. Le système fonctionne comme prévu. Mais ce système là donne la possibilité à de toutes petites économies à l’image de la Grèce de s’endetter bien au delà de leur taille et donc de leur capacité de remboursement et c’est justement ce qui fait surgir une crise de la dette publique.

Cette thèse propose de repenser le système des paiements intra-européens de sorte à solder toutes les opérations au quotidien. Ainsi, il n’y aura plus de balance positive ni de balance négative et les paiements pourront s’opérer comme à l’intérieur d’un seul et même pays. C’est seulement là que nous pourrons dire que désormais, le projet d’unification est accompli.

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Loading

Le saviez-vous ? La journée mondiale de la Terre ça existe

« Publication before diffusion on the social networks »

Cet évènement a été célébré pour la première fois le 22 avril 1970. le Jour de la Terre est aujourd’hui reconnu comme l’événement environnemental populaire le plus important au monde.

Le fondateur de cet événement est le sénateur américain Gaylord Nelson. Il encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l’environnement dans leurs communautés. Aujourd’hui, le Jour de la Terre est célébré, à travers le monde, par plus de 500 millions de personnes dans 184 pays.

Notre planète en danger

Le 30 mars 2005, l’Unesco publiait la première évaluation des écosystèmes pour le millénaire, un rapport accablant sur l’impact de l’homme sur la planète. Au cours des dernières années, les activités humaines ont modifié les écosystèmes pour satisfaire une demande croissante de nourriture, d’eau douce, de bois, de fibre et d’énergie…
Une dégradation irréversible aux conséquences désastreuses puisque le bien-être de l’homme est menacé d’ici à quarante ans. (Voir aussi : Calendrier de toutes les journées mondiales)

Pourquoi publier un billet sur la journée mondiale de la Terre ?

Je sors d’une expérience personnelle que je dédie à la sauvegarde de notre planète et que je vais reproduire chaque mois. (Je tiens à préciser qu’avant cette expérience, je n’étais pas au courant de cette journée mondiale de la Terre qui à lieu chaque année, le 22 avril, depuis 1970.)

De quoi s’agit-il ?

J’ai décidé que durant 3 jours consécutifs et ce une fois par mois, aucun centime sortant de ma poche ne serait versé dans le système.

Retour sur mon expérience :

Durant ces trois jours dont le dernier était hier, mercredi, je me suis organisé de manière à n’avoir recours à aucun service lié à la grande distribution. Légumes du jardin, échange entre voisins, petit services rendus contre repas, des milliers de possibilités se présentent pour autant que l’on veuille s’en donner les moyens. Quand on aime on peut.

Je suis fumeur et ayant négligé mon approvisionnement, je me suis retrouvé sans cigarettes le deuxième jour déjà. Je suis donc resté 2 jours sans fumer et me suis rendu compte qu’avec un peu de volonté, ne pas fumer était tout à fait réalisable. Je n’en suis pas mort, j’ai même retrouvé un odorat affiné et une perception du goût que ne ne soupçonnais même plus. Deux jours ont suffi pour cela.

Mon initiative n’a rien à voir avec une quelconque démarche qui pourrait être liée avec le survivalisme, le végane ou toutes autres actions plus ou moins à la mode aujourd’hui. Il s’agit simplement de la poursuite d’un idéal que j’entretiens entre ma conscience et la prise de conscience  quand à la fragilité de la vie et de sa valeur inestimable.

Nous vivons dans un système qui par de multiples stratagèmes nous fait croire qu’il nous est indispensable et il y parvient le bougre ; alors qu’en fait, c’est diamétralement le contraire.

Imaginez-vous un quartier, une ville, un pays, un continent ou soyons fous, la terre entière qui, durant cette journée de la Terre, s’abstienne d’injecter le moindre denier dans le système.

Cela donnerait à la Terre, Gaïa, notre seule maison, une bouffée d’air frais et fragiliserait du même coût ces géants de la consommation dont les pieds sont faits d’argile.

Détrompez-vous, nous ne sommes pas dépendants du système car sans nous il ne serait pas viable.

L’autruche qui s’enterre la tête pour ne pas voir, pour ne pas savoir doit à présent se métamorphoser en lion dont l’instinct est à l’affût ; il en va de son avenir, de sa survie !

Guérir le mal par le mal, combattre le feu par le feu… Alors qu’attendons-nous pour utiliser le système contre lui-même ? Cessons de nous dévaloriser et de nous en remettre au libéralisme qui sous couvert de performances économiques ne cesse de détruire notre patrimoine et notre avenir. Gardons en mémoire que les idoles et les icônes dont les pourvoyeurs de la mort se servent abondamment pour nous tromper ne vivent que parce que nous le voulons bien.

C’est à nous, consommateurs qu’il incombe de faire plier un système mortifère, suicidaire et qui nous tient sous son  joug.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /

Loading

Suisse : Esther Mamarbachi, star du petit écran quitte le débat

Esther Mamarbachi, journaliste et  ex-productrice de l’émission de débat Infrarouge.

J’ai tout essayé, je vous le promets. Les larmes, le chantage, la flagornerie, la corruption et même la contrainte physique. Mais je n’ai rien pu faire. Sa décision était mûre, irrévocable. C’était son dernier mot. Après dix ans aux commandes de l’émission, Esther Mamarbachi quitte Infrarouge. Comme ça, pouf. Plus d’Esther à la rentrée, dans le soir de nos mercredis d’automne. Il faudra s’y faire. Esther Mamarbachi a décidé de se couper la parole. Qui l’eût cru?

Crédit Vidéo : Radio Télévision Suisse

Bien dommage pour ma part.

Dans l’émission de débat d’actualité « Infrarouge » de la RTS qui est toujours très animé et dont je ne manque pour ainsi dire aucun numéro, Esther Mamarbachi que j’ai la chance de connaitre personnellement et avec laquelle j’ai été voisin durant 6 ans apportait à ces soirées quelque chose de plus.

Sans Cette présentatrice au charisme et au professionnalisme hors du commun, Infrarouge perd une grande partie de son âme.

Stéphane Guibert

Loading

Visa pour la Syrie en cours

  • Mon projet : Départ pour la Syrie
  • Date du départ de Genève : mi février 2019
  • But : Réalisation d’un reportage sur l’association « We are super heroes« 

Peut-être connaissez-vous Pierre le Corf, ce français qui a tout vendu et qui est parti pour la Syrie où il apporte un secours et une aide inconditionnels à toutes les victimes de la guerre sans discrimination. Je parle ici des hommes et des animaux.

Je vais donc me rendre dans ce pays, la Syrie, berceau de l’humanité et de la connaissance afin d’y réaliser un reportage photo et vidéo sur l’énorme travail d’un héro bien trop souvent et injustement décrié par certains médias, dans l’espoir de faire partie de celles et ceux qui restaureront la vérité.

Détails à suivre.

Stéphane Guibert

Loading

Pourquoi veut-on abolir l’argent liquide ?

Sachant que 80% des Allemands ne veulent pas renoncer à l’argent liquide, une émission de la télévision bavaroise a creusé la question de savoir : à qui le plan de suppression de l’argent liquide rend service ?

Christophe Shäfer, spécialiste en matière de protection des données c’est prononcé de la manière suivante :

« Les grands profiteurs d’une suppression de l’argent liquide seraient certainement les banques.

D’une part :

  • elles s’épargnent des frais de transaction pour les opérations en liquide,
  • elles ne doivent plus mettre à disposition aucun distributeur automatique de billets,
  • l’argent ne doit plus être imprimé

et d’autre part, bien sûr,

  • les banques gagnent aux transactions […]. Il s’agit là d’une affaire de plusieurs milliards. »

En outre, le chemin serait libre pour des intérêts négatifs ; donc, des taxes qui pénalisent les épargnants.

Mais Shäfer va encore plus loin :

« Supprimer l’argent liquide veut dire en fait que nous n’avons plus aucun moyen de payement anonyme.

Dès lors, je crois que la vraie motivation des autorités du fisc est d’exercer un contrôle complet des flux de paiement des citoyens. » Autrement dit, obtenir le citoyen transparent.

Big Brother sait tout !

Ce que l’émission ne mentionne pas, c’est que le citoyen transparent pourrait servir avant tout au but de construire un ordre mondial, dictatorial dans lequel tous moyens d’existence peut être retiré aux dissidents par simple pression sur un bouton.

G.S / FINALSCAPE

Loading

Les Etats-Unis auraient fait réaliser de fausses vidéos d’Al-Qaida

Illustration d’un message d’Oussama Ben Laden, leader d’Al-Qaida, diffusé en septembre 2009. (SITE INTELLIGENCE GROUP/AFP)

Rappel :

Selon un collectif britannique de journalistes d’investigation, le Pentagone aurait dépensé 540 millions de dollars dans le cadre de cette campagne de propagande.

« Plus de 540 millions de dollars pour réaliser de fausses vidéos islamistes »

Plus d’un demi-milliard de dollars. C’est, selon les enquêteurs du Bureau of Investigative Journalism (BIJ), ONG basée à Londres spécialisée dans la réalisation d’enquêtes journalistiques, le montant d’une facture très salée dont se serait acquitté le Pentagone entre 2006 et 2011. Il n’est ici question ni d’armes, ni de soldats, ni de véhicules – simplement de propagande.

La sulfureuse agence de communication et de relations publiques Bell Pottinger, connue pour travailler avec toutes sortes de régimes (Syrie, Biélorussie, Sri Lanka…), aurait signé en pleine guerre d’Irak (2003-2011) un contrat ultra-lucratif avec Washington — 120 millions de dollars par an — afin de produire les contenus de ce programme « top secret ». Un ancien salarié de l’entreprise, le vidéaste Martin Wells, a révélé au Bureau of Investigative Journalism les dessous de cette campagne, qui ont été publiés dimanche par le « Daily Beast » et le « Sunday Times » et relayés par France 24.

Le témoignage de Martin Wells

Outre des clips publicitaires anti-Al-Qaida, Martin Wells affirme que son ancienne entreprise produisait et montait de faux reportages vidéos aux images de basse qualité, de manière à les présenter comme des « productions de télévisions arabes ». Ils étaient ensuite vendus puis diffusés comme tels par les chaînes locales et continentales, sans préciser que l’armée américaine en était le commanditaire.

L’Irak, écrit le BIJ, était un eldorado pour les agences de communication : selon l’enquête, plus de quarante sociétés étaient rémunérées pour de la production de vidéos, de sondages, de placements médias. Bell Pottinger avait elle-même commencé à travailler en Irak dès mars 2004, une poignée de mois après l’invasion américaine, pour produire de façon très officielle des contenus promouvant la tenue d’élections démocratiques.

Fausses vidéos siglées Al-Qaida

Mais Martin Wells évoque une partie plus « sensible » de ce programme. La société Bell Pottinger, qui a employé jusqu’à 300 personnes — Britanniques et Irakiens — en Irak, aurait également eu pour mission de fabriquer de fausses vidéos de propagande portant la signature de l’organisation Al-Qaida. Objectif : piéger les personnes qui les visionnaient ensuite sur internet.

Plus d’un demi-milliard de dollars. C’est, selon les enquêteurs du Bureau of Investigative Journalism (BIJ), ONG basée à Londres spécialisée dans la réalisation d’enquêtes journalistiques, le montant d’une facture très salée dont se serait acquitté le Pentagone entre 2006 et 2011. Il n’est ici question ni d’armes, ni de soldats, ni de véhicules – simplement de propagande.

La sulfureuse agence de communication et de relations publiques Bell Pottinger, connue pour travailler avec toutes sortes de régimes (Syrie, Biélorussie, Sri Lanka…), aurait signé en pleine guerre d’Irak (2003-2011) un contrat ultra-lucratif avec Washington — 120 millions de dollars par an — afin de produire les contenus de ce programme « top secret ». Un ancien salarié de l’entreprise, le vidéaste Martin Wells, a révélé au Bureau of Investigative Journalism les dessous de cette campagne, qui ont été publiés dimanche par le « Daily Beast » et le « Sunday Times » et relayés par France 24.

Le témoignage de Martin Wells (en anglais)Outre des clips publicitaires anti-Al-Qaida, Martin Wells affirme que son ancienne entreprise produisait et montait de faux reportages vidéos aux images de basse qualité, de manière à les présenter comme des « productions de télévisions arabes ». Ils étaient ensuite vendus puis diffusés comme tels par les chaînes locales et continentales, sans préciser que l’armée américaine en était le commanditaire.

L’Irak, écrit le BIJ, était un eldorado pour les agences de communication : selon l’enquête, plus de quarante sociétés étaient rémunérées pour de la production de vidéos, de sondages, de placements médias. Bell Pottinger avait elle-même commencé à travailler en Irak dès mars 2004, une poignée de mois après l’invasion américaine, pour produire de façon très officielle des contenus promouvant la tenue d’élections démocratiques.

Fausses vidéos siglées Al-Qaida

Mais Martin Wells évoque une partie plus « sensible » de ce programme. La société Bell Pottinger, qui a employé jusqu’à 300 personnes — Britanniques et Irakiens — en Irak, aurait également eu pour mission de fabriquer de fausses vidéos de propagande portant la signature de l’organisation Al-Qaida. Objectif : piéger les personnes qui les visionnaient ensuite sur internet.

L’idée était en effet de se servir de ces clips comme appâts numériques. Gravés sur des CD, ceux-ci étaient encodés de manière à profiter d’une faille dans le logiciel de lecture de vidéos Real Player, afin de permettre, lors du visionnage, à la CIA de localiser l’ordinateur grâce à son adresse IP.

Ces CD, précise Martin Wells, étaient abandonnés par les forces américaines dans les habitations lors de perquisitions en Irak ; transmis sous le manteau, certains se sont retrouvés en Iran, en Syrie et même aux Etats-Unis.

Si le BIJ n’apporte pas d’information sur les conséquences de ces pistages, le Pentagone a bel et bien confirmé avoir eu recours aux services de l’agence Bell Pottinger durant cette période en Irak. L’ancien patron de Bell Pottinger, Tim Bell, a également confirmé au « Sunday Times » que sa société avait signé un contrat en relation avec des opérations militaires, « protégé par plusieurs clauses de confidentialité », et rendait compte régulièrement de ses avancées au Pentagone, à la CIA et au Conseil de sécurité nationale.

Loading

Syrie et Pierre le Corf : Nouvelles de Alep

Depuis ces dernières semaines j’essaye de préparer et de relancer mes programmes ici, nouvelle année, nouveaux challenges. La situation reste compliquée, quelques attaques … mais il y a une sorte de calme avant la tempête je pense, tout le monde gagne du temps. Cette année va être lourde, j’essaye de nouveaux projets, de nouvelles idées, particulièrement en terme d’éducation… je ne sais pas si j’y arriverai, finalement essayer d’aider comporte aussi son lot d’échecs et d’expériences tant stimulantes que coupantes, mais quoi qu’il arrive on va faire de notre mieux.

Je n’aime pas les « réseaux sociaux » et il m’aura fallu un petit peu de temps pour me décider à me remettre à publier, partager … mais c’est reparti, je vais essayer de continuer tout au long de l’année. Je voudrais partager beaucoup de choses, tant sur l’humain, sur la situation ici, sur mon association mais aussi sur beaucoup de souvenirs et d’histoires que j’ai collectées de par le monde, des petits morceaux de vie parfois très anodins mais inspirants We are superheroes

Pierre le Corf

—–

These recent weeks I have been trying to prepare and revive my programs here, new year, new challenges. The situation remains complicated, some attacks … but there is a kind of calm before the storm I think, look like everyone is saving time. This year will be heavy, I’m trying new projects, new ideas, especially in terms of education … I don’t know if I’ll get there … finally trying to help also has its share of chess and experiences both stimulating and cutting, but we will do our best whatever happens.

I do not like « social networks » and it will have taken me a little bit of time to decide to postpone publishing, share … but it’s on, I’ll try to continue throughout the year. I would like to share many things, both about the human, about the situation here, about my association but also about many memories and stories that I have collected around the world, small bits of life sometimes, but inspirational We are superheroes

Pierre le Corf

Loading