Economie : Quand la finance spécule sur les catastrophes naturelles

Je le disais et le répète :

« L’ETRE HUMAIN FINIRA PAR MONETISER SA PROPRE EXTINCTION »

Ca y est, on y est et on est en plein dedans !

Quand la finance spécule sur les catastrophes naturelles.

Les cat bonds, ce sont de nouveaux produits financiers qui spéculent sur les risques d’ouragan ou de tsunami.

C’est à peine croyable, mais il est aujourd’hui possible de spéculer sur les catastrophes naturelles, de gagner de l’argent sur les marchés selon qu’un tremblement de terre, un tsunami, un ouragan ou un typhon frappe ou non. On appelle ces nouveaux produits financiers, les cat bonds. Rien à voir avec des chats. « Cat », c’est pour catastrophes, « bonds » signifie obligation.

Des produits financiers risqués

Pourquoi ces cat bonds ? Les catastrophes naturelles au cours du XXè et du XXIè siècle n’ont cessé d’augmenter et leur coût a explosé. Par exemple, le tsunami au Japon, le 11 mars 2011, aurait coûté 150 milliards d’euros, l’ouragan Sandy dans l’Atlantique Nord, le 22 octobre 2012, 50 milliards d’euros. Comment ça marche ? Par exemple, un assureur émet des cat bonds pour couvrir les risques d’un ouragan et des investisseurs les achètent. Ces cat bonds sont des produits financiers risqués pourtant ils sont très populaires, car les rendements sont élevés, plus de 10% par an.

Il y a spéculation sur les denrées alimentaires, ce qui engendre des famines dans les pays les plus défavorisés.

(La spéculation alimentaire c‘est un enfant qui meurt de faim toutes les six secondes. L’agriculture mondiale dans l’étape actuelle de son devenir pourrait nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains et un enfant qui meurt de faim aujourd’hui est un enfant assassiné !).

Il y a la spéculation sur la faillite d’un pays comme cela a été le cas pour la Grèce, ce qui engendre chaos et misère sociale.

(C’est pendant les crises financières les plus profondes que les grandes banques d’affaires, comme cela est le cas par exemple pour Goldman Sachs, font le plus de profits.)

Il y a maintenant la spéculation sur les catastrophes naturelles.

Mais jusqu’ou iront la cupidité et l’indécence humaine ? On dit que l’homme est un loup pour l’homme mais ce n’est pas vrai, les loups ne se dévorent pas entre eux, en ce qui nous concerne cela va bien au delà !

Le document vidéo qui suit résume ces trois aspects de la spéculation :

  • Spéculation sur les catastrophes naturelles (Source France Infos TV).
  • Spéculation sur la faillite d’un pays, la Grèce (Source France 5).
  • Spéculation alimentaire. (Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde).

Et qui va inexorablement mener notre civilisation à sa perte sauf si les consciences se réveillent et se lèvent comme un seul homme pour une insurrection globale.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Climat : Ouragan Irma : des prévisions météo impressionnantes pour Miami Beach

Une vue satellite d’Irma prise le 6 septembre. L’ouragan doit frapper la Floride à partir de samedi.

(Reuters/Courtoisie NOAA National Weather Service National Hurricane Center)

Les conditions météo à Miami Beach s’ annoncent dantesques pour le week-end à venir, alors que la Floride se prépare à être frappée par l’ouragan Irma.

Avertissement du maire de Miami : Ca sera un ouragan d’une puissance Atomique !  « Vous devez absolument quitter Miami Beach que vous soyez résident ou touriste, il n’y aura pas de service public. »

Pour se rendre compte de l’intensité d’un monstre comme Irma, un simple tableau de prévisions météo permet parfois d’en dire bien plus que toutes les cartes satellites et messages d’alerte. Alors que l’ouragan touchera la Floride ce week-end, nous avons récupéré les prévisions à Miami Beach de vendredi à lundi sur le site spécialisé des surfeurs et windsurfeurs Windguru, l’un des plus pointus en terme de prévisions de vent et de vagues sur les zones littorales. Le résultat est saisissant, autant par la brutalité que par l’intensité du phénomène.

Ce vendredi, le vent se lève. Mise à part l’installation d’une couverture nuageuse haute et la levée du vent à la mi-journée, rien n’annonce ce vendredi l’arrivée d’un ouragan. La hauteur des vagues est normale (un mètre environ) et il ne pleut pas.
Samedi, ça dégénère. Les choses devraient commencer à se corser sur la journée de samedi : le vent passera de 25 noeuds (46 km/h) à 45 noeuds (83 km/h) avec des rafales à 58 noeuds (107 km/h) sur la journée. Sous les nuages d’altitude, viendront peu à peu se loger des nuages de moyenne altitude, et, enfin, un plafond de basse altitude, accompagné de sérieuses ondées (7,4 mm de pluie entre 17 heures et 20 heures). Une mer de tempête se formera progressivement, et la hauteur des vagues dépassera les 5 m en fin de journée.

Dimanche matin, des vagues de 14 m ! Mais c’est véritablement dimanche que la force de l’ouragan devrait se déchaîner. Le vent atteindra les 220 km/h en rafale à 8 heures, avec des vagues à 12,7 m de haut, et un niveau de précipitation record de 124 mm en trois heures !
Dimanche midi, la traversée de l’oeil. On voit très nettement ensuite dans ce tableau de prévisions (et dans la représentation du vent sur l’échelle de Beaufort, ci-dessous) quand l’oeil du cyclone devrait passer au dessus de Miami Beach : vers 11 heures, le vent chute brusquement à 19 noeuds (35 km/h) et change ensuite complètement de direction. A 14 heures, il se lève à nouveau et souffle dans la direction opposée. A 20 heures, le site prévoit une couverture nuageuse de 100% à haute, moyenne et basse altitude, des conditions extrêmes que seul un ouragan peut réunir.

Retour à la normale le lundi. Les prévisions pour lundi montrent ensuite un progressif retour à la normale, avec des éclaircies dès l’après-midi.

Ironie de ces prévisions, le site Windguru attribue à ce week-end cauchemardesque la note de 3/3 pour aller surfer, une notation automatique qu’il ne faudra évidemment pas prendre à la lettre. Mercredi, un jeune surfeur de 16 ans a été tué à la Barbade en tentant de surfer au passage d’Irma.

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Climat : Plus de 1 000 personnes sont mortes des inondations en Inde, au Népal et au Bengladesh cet été.

Plus de 1 000 personnes sont mortes des inondations en Inde, au Népal et au Bengladesh cet été. Selon les Nations unies, près de 41 millions de personnes ont été affectées par les inondations.

Plus de 1’000 personnes sont mortes à cause des inondations en Asie du Sud-Est cet été, dont près de la moitié dans le nord de l’Inde. Et ce n’est pas fini :

Mardi, après 4 jours de pluie, les eaux sont soudainement montées à Bombay. Près de 300 millimètres de pluie sont tombés en quelques heures dans la métropole de 18 millions d’habitants faisant craindre de nombreuses victimes.

Alors que le monde s’émeut des inondations au Texas, les ONG craignent une catastrophe humanitaire en Asie du Sud.

Au total, près de 41 millions de personnes, en Inde, au Bangladesh et au Népal ont été affectées par les inondations,  selon l’ONU ce sont les pires inondations depuis des années dans la région.

La mousson fait près de 700 morts !

Une vingtaine d’Etats indiens sont touchés par les pluies saisonnières qui ont débuté en juin.

Des inondations en Inde liées à la mousson ont provoqué la mort près de 700 personnes et le déplacement de millions d’autres, a rapporté lundi la presse indienne. Par ailleurs, la foudre a fait au moins 21 morts.

Dans le seul Etat du Gujarat (ouest), le bilan des morts a grimpé à 213 après la découverte d’une centaine de corps durant le week-end, contre quelque 120 victimes estimées la semaine dernière. Le reflux des eaux a permis aux sauveteurs d’accéder à des zones reculées. Les autorités indiennes s’attendent à voir encore augmenter ce bilan.

Une vingtaine d’Etats sont touchés par les pluies de mousson qui ont débuté en juin. Le Bengale occidental ainsi que les Etats de l’Arunachal Pradesh et de l’Assam, dans le nord-est, de Jharkhand et du Bihar, dans l’est, ont aussi été affectés par des inondations et des glissements de terrain.

Dans l’Odisha (est), au moins 18 personnes sont mortes foudroyées et trois autres ont perdu la vie dans l’Etat de Jharkhand. La majorité travaillait dans les rizières, selon l’Autorité locale en charge de la gestion des catastrophes. Le département national de météorologie a prévenu que de nouveaux orages étaient encore attendus mardi.

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Climat : Changement climatique et événements extrêmes

La circulation méridienne de retournement est l’un des principaux systèmes de circulation de la chaleur terrestre : il distribue, vers les hautes latitudes, les eaux chaudes des basses latitudes. Dans l’hémisphère Nord, c’est aussi ce qu’on appelle la dérive nord-atlantique et par extension, le Gulf Stream. Elle est, en partie, à l’origine du climat tempéré que l’on connait dans l’ouest de l’Europe du nord. Or, des scientifiques viennent de confirmer que cette circulation s’essouffle bien…

La circulation méridienne de retournement (CMT), également appelée « circulation thermohaline » se compose notamment de la dérive nord-atlantique qui contribue à la douceur du climat de l’Europe occidentale. Cette prolongation du courant chaud, le Gulf Stream, transporte une partie de la chaleur tropicale du golfe du Mexique vers l’Atlantique nord, et joue donc un rôle majeur dans l’équilibre climatique que nous connaissons.

Or, des observations multiples et concordantes montrent que ce système de courants s’affaiblit comme jamais au cours du siècle, après une stabilité millénaire. En cause : la fonte graduelle, et qui s’accélère, de la calotte glaciaire du Groenland, engendrée par le réchauffement climatique.

« On voit clairement qu’une zone précise de l’Atlantique nord se refroidit depuis un siècle alors que le reste de la planète se réchauffe, » (voir image ci-dessus) indique Stefan Rahmstorf du Potsdam Institute for Climate Impact Research, le principal auteur de l’étude parue en 2015 dans Nature Climate Change. Les recherches antérieures avaient déjà montré que le ralentissement de la circulation thermohaline pourrait en être la cause. « Désormais, nous avons détecté des signes forts : la courroie de transmission globale a bien perdu de sa vigueur au cours du dernier siècle, et plus particulièrement depuis 1970, » précise Rahmstorf.

Du fait de l’absence de mesure directe de long terme sur les courants océaniques, les scientifiques se sont surtout appuyés sur les relevés de température atmosphériques et des eaux de surface. De plus, ils se sont basés sur des données de substitution, provenant de carottes de glace, d’anneaux de croissance des arbres, de coraux, et de sédiments océaniques et lacustres – les températures peuvent être reconstituées sur plus d’un millénaire. Résultat : les changements récents notés par l’équipe sont sans précédent depuis 900 ans avant notre ère, ce qui constitue une preuve supplémentaire de l’implication d’un réchauffement global dû à l’activité humaine.

« La fonte de la calotte glaciaire du Groënland perturbe probablement la circulation »

La diminution de la circulation thermohaline est causée par des différentiels de densité des eaux océaniques. Au niveau de l’océan Atlantique Nord, l’eau chaude (donc plus légère) du sud s’écoule vers le nord, tandis que l’eau froide (donc plus lourde) du nord s’enfonce dans l’océan et s’oriente vers le sud. « Aujourd’hui, l’eau douce libérée par la fonte de la calotte glaciaire du Groenland interfère probablement avec cette circulation, » explique Jason Box du Geological Survey du Danemark et du Groenland.

L’apport en eau douce des glaciers allège l’eau océanique, car l’eau douce n’est pas salée : moins elle est salée et moins l’eau est dense et donc moins elle a tendance à descendre dans les profondeurs. « Ainsi, la perte de masse de la calotte glaciaire du Groenland imputable à l’homme semble bien freiner la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique, et cet effet pourrait s’amplifier si nous laissons les températures grimper davantage, » ajoute Box.

Le refroidissement observé dans l’Atlantique Nord, juste au sud du Groenland, est plus important que ce que la plupart des simulations informatiques du climat ont pu prédire à ce jour. « Les modèles climatiques traditionnels sous-estiment la réalité du changement en cours, soit en postulant une trop grande stabilité des retournements de l’Atlantique soit en sous-estimant la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, ou pour les deux raisons, » dit Michael Mann du Pennsylvania State University (USA). « Il s’agit d’un nouvel exemple d’observations qui montre que les prédictions des modèles climatiques sont par certains côtés trop conservateurs pour estimer la vitesse à laquelle se produisent certaines manifestations du changement climatique » ajoute-t-il.

1 risque sur 2 que l’Europe connaisse un refroidissement brutal.

La diminution voire l’arrêt de la circulation thermohaline dans l’hémisphère Nord fait craindre un refroidissement net au-dessus de l’Atlantique Nord, ce que les scientifiques appellent un changement abrupt de température[1].

Ce risque, popularisé mais exagéré par la fiction « Le Jour d’Après« , a été estimé par une équipe de chercheurs du laboratoire Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux (CNRS/Université de Bordeaux) et de l’Université de Southampton dans une étude publiée en février 2017 dans Nature Communications.
Ils ont développé un nouvel algorithme pour analyser les 40 projections climatiques prises en compte dans le rapport du GIEC de 2013. Cette nouvelle étude fait grimper la probabilité d’un refroidissement rapide de l’Atlantique Nord au cours du XXIe siècle de 10 % à près de 50 % !

Quelles conséquences sur l’Europe ?

Un tel phénomène pourrait intervenir d’ici seulement 20 ans et se mettrait en place en moins de 10 ans ! Un véritable changement abrupt de température qui se traduirait par un refroidissement très rapide de 2 ou 3 degrés dans la région de la mer du Labrador – l’une des rares zones de la planète qui ne se réchauffe pas depuis le début des relevés planétaires de températures. Cet arrêt du Gulf Stream, irréversible, pourrait induire « de fortes baisses des températures dans les régions côtières de l’Atlantique Nord » (CNRS, 02/2017). C’est la côte ouest de l’Europe (de la Grande-Bretagne à l’Espagne, au Portugal en passant par la France) qui perdrait 1 à 2°C en moyenne, c’est davantage que le petit âge glaciaire qui sévissait sur l’Europe occidentale au XVIIe siècle, mais cela nous éloigne d’un âge glaciaire où les températures plongent en moyenne de 6°C.

Outre la baisse de température qui pourrait ébranler l’agriculture, les écosystèmes et la production d’énergie des pays concernés, les conséquences pourraient être multiples et planétaires en intervenant sur le stockage océanique du CO2.

Cependant, les chercheurs estiment que ce refroidissement, localisé, n’aurait qu’un impact très faible sur la poursuite du réchauffement planétaire.

Notes

  1. « Variations de température de plusieurs degrés, survenant en moins de dix ans, sur une surface de plus d’un million de km² » (Giovanni Sgubin, climatologue à l’Université de Bordeaux interrogé par Science & Vie)

Voici un document vidéo démontrant la formation impressionnante d’une tornade ainsi que le résultat d’un impact de foudre dans une rivière.

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Une vague de froid touche le Brésil, un phénomène climatique rare dans le pays

Quand on pense au Brésil, on imagine plutôt les immenses plages de Rio de Janeiro. Mais, depuis lundi 17 juillet, le pays offre un autre visage, en tout cas dans le Sud. Alors que l’hiver sévit dans l’hémisphère Sud, une vague de froid a touché le Brésil.

Une température de – 6,6°C

Un brouillard épais et des pluies verglaçantes se sont abattues sur l’Etat de Santa Catarina. A Urupema, une ville de cet Etat, parfois surnommée « la ville la plus froide du Brésil », la température a atteint – 6,6°C et la température ressentie – 17°C, selon la télévision brésilienne Globo.

La fine couche de glace blanche qui a recouvert les arbres et les plantes a magnifié les paysages. L’occasion, pour les habitants coutumiers d’un temps plus clément, d’immortaliser la période en prenant des photos.

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Climat et inondations au Canada : Ceci n’est pas une catastrophe naturelle

Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir «Le défi de notre époque consistera à accepter la réalité climatique et à ne pas sombrer dans l’inertie, les drogues ou l’alcool», avertit l’auteur.

Dans les derniers jours, le ciel nous est tombé sur la tête. Des milliers de résidences ont été inondées, des centaines de personnes évacuées. Les rivières pourront bientôt retrouver leur lit, l’humanité, elle, continuera de se retourner dans son lit, perturbée dans son sommeil par la multiplication des catastrophes climatiques.

Ces catastrophes ne sont plus aussi naturelles qu’elles y paraissent. Au Québec, selon l’Institut national de santé publique, en plus d’étés plus chauds, nous aurons entre autres droit à davantage d’orages, de pluies intenses et d’inondations, à l’image de celles du Saguenay (1996), des Bois-Francs (2003) et de la rivière Richelieu (2011). Depuis que des relevés de températures existent (1880), les cinq records de chaleur mondiale ont eu lieu au XXIe siècle (2005, 2010, 2014, 2015, 2016). Bienvenue dans l’anthropocène, première époque de l’histoire de la Terre où l’activité économique humaine se fait une force géologique et climatique !

Plusieurs scientifiques considèrent aujourd’hui comme irréaliste la possibilité de limiter le réchauffement climatique à 2 °C. Les scénarios les plus probables parlent d’un réchauffement de 4 °C d’ici 2070-2080… Concrètement, les conséquences seraient brutales : un milliard de personnes auraient difficilement accès à l’eau potable, 50 % des habitants des zones inondables devraient faire face à des risques d’inondations accrus, les pays du Sud perdraient 30 % des terres cultivables, entraînant des flots de réfugiés climatiques, etc.

Les inondations des derniers jours sont la manifestation naturelle d’une catastrophe sociale : notre incapacité à nous passer des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), principales productrices des gaz à effet de serre. En fondant l’industrialisation capitaliste sur le charbon dès le XIXe siècle, puis le développement du transport sur le pétrole dès le début du XXe siècle, nous avons ouvert une boîte de Pandore que nous n’arrivons plus à refermer.

Enfer climatique

Les bouleversements climatiques se révèlent comme un retour du refoulé civilisationnel par lequel nous apprenons avec douleur que nous ne sommes plus maîtres dans notre propre demeure. Les temps qui s’annoncent vont rapidement nous brûler les ailes et nous forcer à l’humilité.

Comme les glaciers, l’espoir fond dans notre enfer climatique. Aux dépressions économique et météorologique s’ajoutera inévitablement — si ce n’est déjà fait — la dépression psychique généralisée. Ceux qui dépriment déjà autour de nous ont peut-être une conscience accrue de la souffrance sociale qu’engendreront les cataclysmes climatiques. Le premier ministre Couillard nous ment lorsqu’il affirme que nous avons « encore quelques jours difficiles devant nous » : nous avons plusieurs décennies difficiles devant nous.

Comme le remarque Clive Hamilton, le déni quant aux changements climatiques est compréhensible : il s’agit après tout d’une réaction de défense normale contre le désespoir. À bien des égards, nous carburons tous à l’espoir d’un avenir meilleur. Et la perte de nos rêves est psychologiquement tout aussi réelle que la perte des objets que nous possédons déjà. Mais aujourd’hui, il va falloir commencer à faire le deuil d’un avenir prospère et accueillant pour nos enfants : le monde se réchauffe et se réchauffera encore.

Le défi de notre époque consistera à accepter la réalité climatique et à ne pas sombrer dans l’inertie, les drogues ou l’alcool. Nous avons besoin d’une forme paradoxale de mélancolie active, car la réponse la plus efficace à la dépression reste l’engagement dans notre milieu. Nous ne pouvons pas échapper au réchauffement climatique, mais nous pouvons le ralentir. Nous pouvons tenter d’atténuer les effets de la crise écologique, tout en évitant qu’une poignée de riches et puissants ne se sauvent avec l’arche de Noé, laissant femmes, personnes racisées, pauvres, malades et personnes âgées en proie à la montée des eaux.

Au Québec, il faudrait commencer par bloquer par tous les moyens l’oléoduc Énergie Est, qui permettrait d’augmenter la production des sables bitumineux, et par retirer notre argent des énergies fossiles. Le directeur de la Caisse de dépôt et placement du Québec, M. Sabia, justifie ces investissements au nom de l’intérêt supérieur et politiquement neutre des épargnants. Ceux qui prétendent ne pas faire de politique font en réalité la pire des politiques : ils sacrifient l’humanité future sur l’autel des rendements abstraits du capital financier. Ce ne sont pas parce qu’ils portent la cravate qu’ils ne sont pas cavaliers de l’Apocalypse. À une situation historique radicale, il faut une réponse radicale. Un jour, lorsque le printemps ne viendra plus, il faudra un printemps écologique et social.

11 mai 2017 à 13:40, un Internaute fait cette constatation :

Depuis que j’observe la météo radar , j’avais jamais vu ça
une masse de nuages qui vient de l’ouest et va vers l’est et
une masse de nuages qui vien de l’est et va vers l’ouest
rendez vous prévu au dessus de Montréal et centre du Québec dans le courant de l’après midi.

Dans le document vidéo qui suit, voici une compilation de ce que l’on pourrait qualifier comme étant des crises climatiques majeures.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Climat : Importantes inondations au Canada

Cela ne fait plus l’ombre d’un doute aujourd’hui; l’activité humaine est en grande partie responsable de ce changement climatique global. Au Canada comme partout ailleurs sur la planète, le changement climatique qui va aller en s’accélérant et en s’amplifiant ne nous laisse désormais plus aucune alternative.

A terme pour l’Europe méridionale, un très puissant anticyclone qui se développe régulièrement sur l’Antarctique devrait faire effet de barrage et ainsi bloquer l’anticyclone des Açores sur l’Afrique centrale. Cet anticyclone nous protèges des dépressions Atlantiques durant la belle saison. Entre ces deux systèmes un courant polaire s’installera sur nos régions instaurant ainsi un climat quasi hivernal et ce, dès le retour des beaux jours. Les courants chauds venant du sud contourneront ce système dans le sens inverse des aiguilles d’une montre provoquant d’importantes montées du thermomètre dans l’hémisphère nord.

Cela s’était produit durant l’été 2012 et parallèlement la Russie était victime d’importants feux de forêts ce qui ne s’était jamais vu.

Notre belle planète ne fait que s’adapter à ce que nous lui faisons subir au quotidien. Pas si sur que l’être humain y parvienne quant à lui.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Importantes inondations au Canada, l’état d’urgence déclaré à Montréal

D’importantes inondations ont déjà fait des milliers de sinistrés dans la moitié est du Canada, où des écoles et des administrations ont été fermées, et l’état d’urgence a été déclaré lundi 8 mai à Montréal, après l’effondrement de trois digues au nord de la ville.

Le niveau des eaux s’est pratiquement stabilisé et, « à partir de mercredi, on va commencer à sentir une amélioration graduelle de la situation », a déclaré lundi Martin Coiteux, ministre de la sécurité civile québécois. Mais la décrue va prendre du temps et c’est « une situation qui va durer quelques semaines », a-t-il expliqué.

Le pic de la crue est atteint dans l’est du Québec, pour une zone qui va de Gatineau, ville en face de la capitale fédérale Ottawa (Ontario, centre) sur la rivière des Outaouais, à Montréal – à 200 km en aval –, a annoncé le ministre provincial.

146 localités inondées

Dans son dernier bulletin, Urgence Québec a fait savoir que 2 500 résidences étaient inondées dans 146 localités, et plus de 1 500 personnes avaient été évacuées, dont la moitié à Gatineau. Ces évacuations sont parfois faites sous la contrainte en raison de l’état d’urgence décrété par des dizaines de villes, où des centres d’hébergement d’urgence ont été ouverts.

Depuis samedi, l’armée est déployée et participe « au renforcement préventif des digues », mais aussi des stations de traitement de l’eau et des ponts, selon le ministère de la défense.

Des déploiements supplémentaires de militaires ont été annoncés lundi, soit « 1 650 soldats qui vont être en appui direct aux opérations de la sécurité civile ».

« Je n’ai jamais vu autant d’eau entre Ottawa et Montréal », a témoigné Sophie Grégoire-Trudeau, épouse du premier ministre, sur la chaîne RDI. La veille, Justin Trudeau, accompagné de deux de ses enfants, était allé aider les habitants de Terrasse-Vaudreuil, à l’ouest de Montréal, à remplir des sacs de sable.

Les « pluies les plus importantes depuis cinquante ans »

Pour le ministre de l’environnement du Québec, David Heurtel, « cette situation exceptionnelle a deux principales causes, les pluies exceptionnelles » depuis plus d’un mois, « mais surtout l’hiver rigoureux » avec un apport d’eau important provenant de la fonte des neiges.

A Pierrefonds, à une trentaine de kilomètres de Montréal, John Parker s’affairait lundi à sortir des meubles et quelques effets personnels de son sous-sol, où une pompe crachait l’eau au-delà d’une ligne de sacs de sable protégeant sa maison. « Ça va aller mieux parce que ça ne peut pas être pire », a-t-il dit à l’Agence France-Presse.

Ralph Goodale, ministre fédéral de la sécurité publique, a parlé lundi des « pluies les plus importantes depuis cinquante ans », tout en notant une amélioration en Ontario. Dans cette province, la situation est toutefois critique autour du lac Ontario, comme à Belleville ou dans la région des Mille-Iles.

« Nous surveillons attentivement les événements au Nouveau-Brunswick » et dans l’est du Québec, où « semblent se diriger » de fortes précipitations, a alerté Ralph Goodale.

Lire aussi :   Canada : morses et caribous menacés de disparition en Arctique

Des personnes portées disparues

Dimanche soir, un homme de 37 ans et sa fille de 2 ans ont été portés disparus, leur voiture ayant été emportée par une rivière en crue près de Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie (est du Québec).

Les intempéries ont également touché la côte pacifique, avec un glissement de terrain près de Kelowna (Colombie-Britannique), où deux hommes sont portés disparus, dont un pompier. L’état d’urgence est déclaré dans le sud de cette province.

Au Québec, bon nombre d’écoles sont restées fermées lundi, tout comme les administrations et des centres de santé à Gatineau. L’université McGill, dans le centre de Montréal, a annoncé l’annulation de « tous les cours et examens prévus » en raison des difficultés pour les professeurs, les assistants et les étudiants à rejoindre l’établissement, avec les problèmes de circulation. Plus de 400 axes routiers étaient coupés dans l’ensemble de la province francophone.

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Culture et cinéma : Stress On n’a qu’une terre

Quand il sera grand et me demandera
« Pourquoi y a plus de poissons dans la mer? »
Je vais dire quoi? Que je savais pas!
Ou que j’en avais rien à faire!
Et quand il me demandera
« Papa! Est-ce juste pour le bois
que vous avez rasé le poumon de la planète?
J’vais respirer avec quoi? »

J’aurais l’air d’un irresponsable, incapable.
D’un coupable au comportement inexcusable.

Une nature bousillée, un monde de CO2.
Est-ce vraiment le futur
que l’on voulait construire pour eux?

Ça commence par le respect et l’une des choses à faire.

C’est un commerce équitable pour eux, nous et notre terre.
Les grands discours c’est bien.
Mais les petits gestes c’est mieux.
La différence on doit la faire aujourd’hui,
car on le peut.

Vas-y consomme! Consomme. Consume, consume!
Tronçonne, tronçonne! Allume, allume!
Mais que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.
Si ça brûle et que ça s’consume.
Et qu’notre terre ressemble à la lune.
Que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.

Dites-moi pas que vous le voyez pas, qu’vous le sentez pas.
Ce changement. Ne me mentez pas.
Le climat part en vrille. Vous attendez quoi?
Combien de Katrinas nous faudra-t-il pour accepter ça?

Je veux pas marcher sur le sol d’une mer asséchée en me disant
« J’aurais peut-être dû trier mes déchets ».
Pour nous c’est une erreur, pour nos enfants un péché.
Tout le monde crie au drame mais personne n’a l’air pressé.

Je veux pas voir le jour où l’eau aura la valeur du pétrole.
Où le pétrole ne sera plus.
Mais on payera encore pour ces bémols.
Je ne suis pas devenu « Monsieur Ecolo » c’est clair.
Mais avec ce que je sais aujourd’hui,
je peux faire mieux que hier.

Vas-y consomme! Consomme. Consume, consume!
Tronçonne, tronçonne! Allume, allume!
Mais que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.
Si ça brûle et que ça s’consume.
Et qu’notre terre ressemble à la lune.
Que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.

Vas-y consomme! Consomme. Consume, consume!
Tronçonne, tronçonne! Allume, allume!
Mais que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.
Si ça brûle et que ça s’consume.
Et qu’notre terre ressemble à la lune.
Que fais-tu si notre futur
s’retrouve entre le marteau et l’enclume.

Stress (de son vrai nom Andres Andrekson) est un rappeur suisse né le en Estonie.

Le père de Stress quitte le domicile familial alors que Stress est encore enfant. Sa mère s’installe à Lucens (en Suisse) avec Stress, alors âgé de 12 ans et sa sœur cadette. Poussé par sa mère à faire des études, il décroche son diplôme à la Faculté des hautes études commerciales de l’Université de Lausanne, en 2003.

Stress débute au sein du groupe de hip-hop romand Double Pact, en compagnie de Negatif (de son vrai nom Serge Djoungong), et du beatmaker Yvan Peacemaker.

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Climat : Une vague de froid attendue sur l’Europe méridionale à partir du 24 avril

C’est suite au passage d’un puissant front froid sur l’Europe de l’ouest et l’Europe centrale ainsi que de la péninsule des Balkans que l’Europe méridionale semble concernée par ce système.

Il est prévu un retour de l’hiver avec des chutes de neige jusqu’en pleine ainsi que des gelées au sol.

Les agriculteurs devraient être vigilants et les SDF mis à l’abri.

Contactez les prévisions météo locales.

>>>Site Internet<<<

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