Guerre : Retour sur les trois dernières intifadas palestiniennes

En Arabe, « Intifada » signifie « Soulèvement »

Le peuple palestinien a déjà vécu trois Intifadas : 1987, 2000 et 2015.

  • 1987, La guerre des pierres :

Le premier soulèvement populaire éclate après la mort de 4 ouvriers palestiniens dans un accident provoqué par des militaires israéliens. De jeunes palestiniens combattent les patrouilles israéliennes avec des pierres.

Nombre de morts : 1’104 du côté palestiniens et 140 du côté israélien. Cette intifada prendra fin en 1993 avec les accords d’Oslo.

  • 2000 Seconde intifada :

La visite d’Ariel Sharon leader de la droite israélienne sur l’Esplanade des Mosquées déclenche la deuxième intifada. Émeutes, affrontements armés, attentats suicides. Ces violences font plus de 5’670 morts dont 3/4 de palestiniens ; elles se terminent en 2015.

  • 2015, l’intifada des couteaux :

Les palestiniens multiplient les attaques à l’arme blanche contre des civils ou des soldats israéliens. Les assaillants sont le plus souvent abattus sur le champ.

Nombre de morts : près de 200 du côté palestinien et 30 du côté israélien.

Aujourd’hui, de nouvelles violences entre palestiniens et israéliens ont éclaté à Bethléem après la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Source : Radio Télévision Suisse

Israël : « Je vais aller en prison car je refuse de servir dans l’armée israélienne »

Mon nom est Nattan Helman. J’ai 20 ans, je viens du Kibboutz Haogen.

Le 20 novembre, je refuserai de servir dans l’armée israélienne pour des raisons de conscience. En troisième année de collège, je suis tombé sur des documents sur l’occupation et j’ai commencé à demander : Qu’est-ce qu’on fait là-bas ? Comment cela affecte-t-il notre société ? Comment est-ce que ça m’affecte moi ?

Après avoir fait des recherches, après avoir lu des livres, des articles et des témoignages de soldats, après avoir vu les territoires, j’en ai conclu que les politiques israéliennes oppressaient Palestiniens et Israéliens.

Quand j’ai reçu mon premier appel de l’armée, j’ai su que je n’y irai pas. Je l’ai dit à mes parents. Ils l’ont d’abord très mal pris, puis ils ont compris et ils m’ont soutenu.

Au début, je me suis senti seul et je pensais être le seul à penser ainsi. Je savais que mon refus était une violation de la loi mais face à chaque loi il y a la moralité, une conscience, une limite.

Dans le passé, il y a eu beaucoup d’injustice sociale qui était légale. L’Holocauste en Europe, l’Apartheid en Afrique du Sud, l’esclavage aux États-Unis sont tous des exemples d’injustice légale. Une loi exigeant l’enrôlement dans une armée qui oppose toute une population n’est pas une loi éthique et je ne ressens pas l’obligation d’y obéir. J’ai parlé avec d’anciens objecteurs des conditions de vie en prison, et j’essaie de m’habituer à l’idée d’y vivre.

La situation est effrayante et stressante, mais je pense que si je continue à croire à mes valeurs, elles me renforceront et me protègeront là-bas.

Nattan Helman

DOCUMENTAIRE Shalom India SOLDATS ISRAELIENS 1

Shalom India 1

Traumatisés par leur service militaire, nombre de jeunes Israéliens partent chercher en Inde l’illusion d’un monde de paix. Entre dérives et utopies, Yoav Shamir les a rencontrés.

On estime à deux mille par an le nombre de jeunes Israéliens, hommes et femmes, qui, à l’issue de leur séjour en Inde, ont besoin d’un soutien thérapeutique. Traumatisés souvent par leurs trois années de service militaire et par les opérations guerrières auxquelles ils ont dû participer, ils sont partis, à l’instar des hippies des années 70, avec l’espoir de trouver un nouveau sens à leur vie, dans un monde régi par d’autres règles que le leur. Animés de rêves fous – comme celui de faire de la région de Goa une orangeraie géante avec l’argent de leur prime de départ de l’armée – puis accros à diverses drogues, ils ont cru découvrir la liberté et retrouver une certaine paix, en oubliant les conflits qui ravagent leur pays. Mais certains ont rompu toutes les amarres, pour s’enfoncer dans une marginalité parfois plus menaçante encore pour leur identité.
En Inde, diverses associations s’efforcent de les prendre en charge pour les aider à se réinsérer ensuite en Israël. Le réalisateur Yoav Shamir a suivi deux ans durant le parcours de plusieurs protagonistes. Il nous en livre des portraits saisissants, où se mêlent angoisses et utopies.

Famine au Yémen : la plus grave depuis des décennies

Le Yémen est menacé par la plus grande famine de ces dernières décennies. Les Nations unies lancent un cri d’alarme. Des millions d’habitants pourraient mourir. Les enfants sont particulièrement menacés.

Des images qui ne sont plus exceptionnelles au Yémen, des images d’enfants affamés, presque inertes. Dans ce pays, un enfant meurt toutes les 10 minutes. 7 mio. de personnes souffrent de la faim et 21 mio. ont besoin d’aide humanitaire d’urgence.

Depuis plusieurs jours, le pays est soumis à un blocus total de la part de son voisin saoudien suite à un tir de missile qui a visé Riad. Les ports, les routes et les aéroports sont fermés afin d’éviter que les rebelles yéménites puissent se réarmer; mais c’est également la nourriture, le carburant, les médicaments et l’aide humanitaire qui ne sont désormais plus acheminés. Pour l’O.N.U, il faut lever ce blocus immédiatement.

Selon Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’O.N.U :

« Si ces mesures ne sont pas levées, il y aura une famine au Yémen, mais pas la famine qu’on a vu il y a quelques mois au Soudan du sud où des dizaines de milliers de personnes étaient touchées, pas comme celle qui a couté la vie à 250’000 personnes en Somalie en 2011. Ca sera la pire famine que le monde ait connu ces dernières décennies avec des millions de victimes. »

Une levée du blocus permettrait de tenter de gérer l’urgence mais sur le long terme, c’est bien une solution politique et diplomatique que les yéménites espèrent pour mettre fin à une guerre qui oppose depuis deux ans déjà forces gouvernementales et rebelles soutenus l’un par l’Arabie Saoudite et l’autre par l’Iran les deux grands ennemis du Moyen-Orient.

 

 

La dernière guerre d’Israël : « Que les juifs quittent Israël » (Nasrallah)

Le Hezbollah appelle les juifs à quitter Israël. ( Photo d’illustration)

Au crépuscule de sa carrière politique, Netanyahu est sur le point de commettre l’irréparable : Pousser Trump à déclarer la guerre contre l’Iran et inciter les Kurdes d’Irak à faire sécession.

Le célèbre analyste arabe, Abdel Bari Atwan, revient dans les colonnes de Raï al-Youm sur le récent discours du secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, discours qui appelle les « juifs » à se démarquer des « sionistes » et à quitter « Israël tant qu’il en est encore temps ». 

Atwan écrit :

« C’est la première fois que Nasrallah fait la distinction entre le judaïsme et le sionisme, soit une secte raciste qui fait l’ombre à l’une des plus respectables religions monothéistes qui soit. Nasrallah a affirmé n’avoir rien contre les juifs, qu’il ne veut surtout pas voir finir au “bûcher” lors d’une guerre à venir. Certes, entendre le chef du Hezbollah parler de la guerre n’est pas chose nouvelle ; ce qui est nouveau par contre, c’est le ton de son discours. Nasrallah a évoqué la guerre comme si elle était imminente. Il a pointé de doigt Netanyahu pour “avoir cherché à faire échec à l’accord nucléaire (Iran/5+1) et poussé à une guerre totale au Moyen-Orient” sans avoir la moindre idée vers où “risque de conduire cette guerre” ».

Plus loin dans son article, Atwan relève les « solides alliances » qui unissent le Hezbollah aux « puissances régionales », rappelle la stratégie à la fois défensive et offensive qui est celle de la Résistance et écrit :

« Quand Nasrallah demande aux juifs de quitter Israël avant qu’il ne soit trop tard, car il n’y aurait aucun lieu sûr pour les Israéliens, si jamais la guerre venait à avoir lieu, c’est qu’il prévoit une guerre à venir […]. Les mises en garde de Nasrallah ne sont pas sans rapport avec la politique iranienne de Trump, ses menaces pour revenir sur l’accord nucléaire et son probable refus de confirmer d’ici quelques jours le respect par l’Iran de ses engagements nucléaires. Or, le retrait US de l’accord en question constituerait un casus belli à l’adresse de l’Iran.

Pourquoi ? Car ce retrait signifie le retour de larges sanctions contre l’Iran et par ricochet, la reprise par l’Iran de ses activités d’enrichissement. Tout cela ne ferait que renforcer les risques de guerre au Moyen-Orient, surtout que le terrorisme y vit ses dernières heures.

L’armée israélienne reconnaît l’existence d’un arsenal du Hezbollah composé de plusieurs centaines de milliers de missiles et de roquettes, un arsenal qui dans le cas de l’Iran, serait deux voire trois fois plus grand. Une première étincelle, et ce serait un déluge de feu qui s’abattrait sur Israël ! Et c’est à cette terrifiante perspective que renvoie le dernier discours de Nasrallah et son appel à l’adresse des juifs non sionistes à qui il demande de partir. La question kurde n’a pas laissé le chef du Hezbollah indifférent, ce dernier y voyant un “projet de plus” destiné à dépecer les pays de la région. À ce dépeçage en bonne et due forme, les États arabes, y compris l’Arabie saoudite, ne pourraient échapper, mais c’est Israël qui se trouverait au cœur de la prochaine guerre.

Le “dangereux” discours que nous commentons ici a été tenu par un homme dont les actes et les paroles sont en parfaite concordance, un homme qui ne s’est engagé dans aucune guerre sans en sortir vainqueur. Depuis l’an 2000, date à laquelle Israël s’est retiré du Liban du Sud, jusqu’en 2006 et la mémorable et humiliante défaite israélienne, Nasrallah n’a jamais été battu.

Au crépuscule de sa carrière politique, Netanyahu est sur le point commettre l’irréparable : pousser Trump à déclarer la guerre à l’Iran, à inciter les Kurdes d’Irak à faire sécession, et tout cela pour sauver son image. C’est pousser les Israéliens à un suicide collectif. Mais Netanyahu sait-il un seul instant que la guerre qu’il tente de déclencher pourrait être de loin la plus sanglante de toutes les guerres, pour ne pas dire la dernière d’entre celles qu’ait connues le Moyen-Orient ? »

Je profite de ce billet pour rappeler que le conflit Palestino-Israélien est toujours bien réel et que les feux de l’actualité amoindrissant pour un temps ces faits, ce sont toujours des innocents civils, femmes et enfants qui en payent le lourd tribut.

Je vous propose une vidéo en deux parties et pour commencer, l’intervention du journaliste Aymeric Caron dans l’émission « On est pas couché » du 6 octobre 2014 diffusée sur la chaîne publique de France 2 et qui interviewait BHL :

Aymeric Caron :

BHL, je partage avec vous votre dénonciation de toutes les formes de barbarie, de toutes les morts d’innocents dans le monde ; vous disiez : « La chose qui m’horripile ce sont les massacres quand les hommes et les femmes meurent en vrac, meurent en tas, sans noms, sans nombres et sans visages. » et nous sommes d’accord. Pourquoi ne vous entendons-nous pas dénoncer la politique de Benyamin Netanyahou contre les palestiniens, contre Gaza, pourquoi ne vous avons-nous pas entendu fermement cet été mais, ça c’est passé des années précédentes dans d’autres circonstances également, dénoncer cette politique qui a mené cet été donc à la mort de 2000 personnes dont les 374 sont des civils, 500 enfants, des personnels humanitaires visés, des écoles de l’ONU bombardées, des enfants jouant sur une plage qui sont bombardés …

BHL :

N’entrez pas dans ce débat et ne jouez pas avec ça !

Aymeric Caron :

Il ne s’agit pas de jouer, je pense qu’il est important que l’on puisse avoir un débat serein sur la question.

BHL :

Je suis prêt à pleurer chacun de ces enfants palestiniens innocents morts et je pence que c’est chaque fois inacceptable ; mais premièrement, il faut dire qui sont les responsables de cela ; ceux qui sont responsables de cela ce sont le Hamas qui par sa charte, par les roquettes qu’il a envoyé par pure provocation sur Israël a voulu et déclenché cette guerre, a refusé jusqu’à la dernière fois, le fameux cessé le feu qui enfin est en vigueur. C’est Coluche ou Desproges qui disait :  « Je suis prêt à rire de n’importe quoi, mais pas avec nimporte qui« .  (On peu rire de tout mais pas avec tout le monde Pierre Desproges ndlr.) Moi je suis prêt à pleurer les enfants palestiniens mais pas avec n’importe qui. Je pleurerai les enfants palestiniens avec celles et ceux qui sont aussi descendus dans la rue pour pleurer des enfants Syriens, pour pleurer des enfants du Darfour, pour pleurer les deux cent mille enfants Tchétchènes et pour pleurer les civils israéliens. Je déteste le deux poids et deux mesures et je suis prêt à pleurer les enfants palestiniens morts avec celles et ceux qui sont aussi prêts à pleurer les 160 enfants palestiniens qui sont morts ensevelis pendant la construction des tunnels (tunnels construits en catimini du côté palestinien).

Aymeric Caron :

Ce qui est sûr c’est que ceux qui aujourd’hui dénoncent ce qui se passe, en Palestine dénoncent également les morts de Syrie, dénoncent des situations barbares dans différents endroits du monde.

BHL :

Aymeric Caron, s’il vous plait, ne recommencez pas !

Aymeric Caron :

Recommencer quoi ? Recommencer quoi ? Pardon BHL !

BHL :

On a compris ! Stop ! On a compris !…

Suite dans la vidéo :

En seconde partie, sur la chaîne France 24, le débat entre le diplomate au Ministère palestinien des Affaires Étrangères en direct de Ramallah : Majed BAMYA et le Porte-parole de l’ambassade d’Israël en France : Yaron GAMBURG,  débat présenté par Vanessa Burggraf.

Sujet traité : Israël Gaza, l’offencive se durcit, le bilan s’alourdit.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Birmanie : Des réfugiées rohingyas ont subi des viols

L’épuration ethnique dont est victime cette minorité musulmane ne se limite pas à des maisons brûlées.

Des observateurs de l’ONU ont vu des dizaines de victimes de viols et de viols en réunion parmi les Rohingyas ayant fui les violences en Birmanie. (Dimanche 24 septembre 2017) Image: AFP

Shamila serre si fort la main de sa fille qu’elle en devient toute blanche en racontant comment des soldats l’ont violée tour à tour devant ses enfants en Birmanie. Un récit semblable à tant d’autres dans les camps de réfugiés du Bangladesh. Des observateurs de l’ONU expliquent qu’ils ont vu des dizaines de victimes de viols et de viols en réunion parmi les Rohingyas ayant fui les violences ces dernières semaines en Birmanie.

Sommet de l’iceberg

Presque toutes ont déclaré que les auteurs étaient des soldats de l’armée birmane. D’après les spécialistes, il s’agit très vraisemblablement du sommet de l’iceberg. En raison des stigmates attachés au viol chez cette minorité musulmane conservatrice et des difficultés pour survivre, il est probable qu’un grand nombre de victimes ne se font pas connaître.

Shamila, — ce n’est pas son vrai nom — explique qu’elle saignait encore quand elle est arrivée au Bangladesh après trois jours de marche.

«Les trois soldats m’ont tous violée», dit la jeune femme de 25 ans, les larmes aux yeux, tenant fermement sa fillette de six ans par la main. «Quand ils sont partis, je suis sortie de la maison avec deux de mes enfants et j’ai suivi la foule de gens qui courraient».

Enquête ouverte

Le mari de Shamila était absent au moment de l’attaque et elle ne l’a plus revu. Elle ne sait pas où sont ses trois autres enfants qui jouaient dehors. Quand les soldats en ont eu fini avec elle, ils avaient disparu.

Ce genre d’histoires abonde parmi les réfugiées depuis la dernière éruption de violences le 25 août. Une mission de l’ONU est en train d’enquêter sur les accusations d’abus des droits de l’homme commis en Birmanie, y compris les violences sexuelles.

Des morsures et des bleus

La représentante spéciale de l’ONU sur les violences sexuelles durant les conflits Pramila Patten s’est dite récemment «gravement préoccupée» par la situation. Ces violences sont «utilisées comme outil de terreur pour forcer les populations visées à fuir».

Les Rohingya, minorité apatride, sont traités comme des étrangers dans la Birmanie à très grande minorité bouddhiste. Ces dernières décennies, des centaines de milliers d’entre eux ont fui, mais l’échelle de l’exode actuel est sans précédent.

Les médecins au Bangladesh racontent que les récits des victimes se ressemblent: des soldats ont fait irruption chez elles en l’absence des hommes de la famille et les ont violées devant leurs enfants.

«Attaque coordonnée»

Nourin Tasnupa, qui travaille dans une clinique gérée par l’Organisation internationale pour les migrations de l’ONU (OIM) au camp de réfugiés de Leda, dit que la plupart des victimes qu’elle a eu à soigner ont été frappées avant d’être violées.

Elle raconte avoir vu des femmes présentant des bleus et des traces de morsures sur les seins et les parties génitales. Elle se fonde sur l’expérience du dernier accès de violences en Etat Rakhine (ouest de la Birmanie) en octobre 2016 pour juger que nombre de femmes restent silencieuses. «Les gens ne veulent pas partager ces incidents même avec leurs proches», dit-elle à l’AFP.

Human Rights Watch avait alors estimé que les violences sexuelles «entraient dans le cadre d’une attaque coordonnée et systématique contre les Rohinghyas».

Opportunisme

Aujourd’hui, les victimes de viols semblent moins nombreuses, selon les experts de l’ONU qui soulignent cependant qu’en raison du chaos ambiant, l’ampleur véritable du fléau est impossible à déterminer.

«En ce moment, c’est le combat pour la survie», déclare Irine Loria, chargée des violences sexistes à l’OMI. Elle dit que cette fois-ci, les viols semblent être différents par nature, plus opportunistes.

«Avant, le viol semblait être un outil. Les gens étaient mis nus en public, humiliés», explique-t-elle. «Cette fois, on dirait que le but c’est de les chasser le plus vite possible». Le témoignage d’Ayesha, 20 ans, semble conforter cette version des faits. La jeune femme s’est rendue à la clinique de Leda une semaine après son arrivée au Bangladesh.

Maison incendiée

Quand les soldats sont arrivés dans son village de la commune de Buthidaung, dans le nord de Rakhine, ses voisins ont pris la fuite, raconte Ayesha, dont le prénom a également été modifié.

«Ils sont venus à 8 heures du matin et ont commencé à incendier les maisons. Les gens fuyaient, mais il fallait que je m’occupe de mon enfant».

Cinq militaires sont entrés chez elle. L’un l’a violée sous le regard des autres. Son mari avait déjà fui à cause des rumeurs sur le fait que les soldats allaient s’emparer des hommes. Elle ne l’a pas revu, mais elle a entendu qu’il avait réussi à gagner le Bangladesh. Elle espère qu’ils se retrouveront bientôt. (afp/nxp)

Les Rohingyas victimes d’un nettoyage ethnique !

Rapports et images satellites

«Nous avons reçu de multiples rapports et des images satellites montrant des forces de sécurité et des milices locales brûlant des villages rohingyas, et des informations cohérentes faisant état d’exécutions extrajudiciaires, y compris de tirs sur des civils en fuite», a ajouté Zeid Ra’ad Al Hussein. Des témoignages en ce sens ont également été recueillis par l’AFP. Il a appelé le gouvernement birman à «mettre un terme à son opération militaire cruelle» et aux «discriminations généralisées» dont souffrent les Rohingyas.

Le dalaï lama, leader spirituel des Tibétains, admiré par Aung San Suu Kyi, l’a appelée à faire régner «un esprit de paix et de réconciliation» dans son pays, dans une lettre que l’AFP a pu lire. La prix Nobel de la paix est très critiquée sur la scène internationale pour sa retenue et sa froideur sur ce sujet. Son rôle n’est pas facilité par la grande autonomie de l’armée, dirigée par des anciens responsables de la junte autodissoute en 2011, qui reste toute puissante dans cette zone de conflit.

Dimanche soir, la police a dû intervenir dans le centre du pays, à plus de 90% bouddhiste, pour disperser une foule de 400 personnes jetant des pierres sur une boucherie musulmane, premières violences intercommunautaires suscitées par les attaques de la rébellion musulmane rohingya fin août.

En 2012, de violents affrontements avaient éclaté dans le pays entre bouddhistes et musulmans faisant près de 200 morts, principalement des musulmans. Les violences anti-musulmans étaient alors souvent parties de foules bouddhistes en colère. Considérés comme des étrangers en Birmanie, les Rohingyas sont victimes de multiples discriminations – travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, règles de mariage injustes et confiscation des terres. (afp/nxp)

Info ou Intox ? 1960 – L’homme de confiance de Hitler devient chef-suprême de l’OTAN

En 1907, Adolf Heusinger entre dans l’armée allemande. Le lieutenant Heusinger participe à la bataille de la Somme, est blessé à Arras et fait prisonnier par les britanniques qui le libèrent en 1919. Heusinger rejoint alors son unité et  suit brillamment les cours d’état-major de l’école de Cassel avant d’être affecté à l’Etat-major secret de la future Wehrmacht, en 1929. Puis, en 1933, Hitler l’incorpore dans  son Etat-major opérationnel.

Le fuhrer, qui n’accorde sa confiance qu’à de très rares personnes, le charge de réaliser plusieurs plans d’invasion dés 1940.

En 1941, c’est Heusinger qui est chargé de concevoir l’opération d’invasion de l’URSS. Sa « guerre éclair » prévoit l’élimination de 30 millions de slaves et l’incendie des villes et villages.

Les résistants devront évidemment être pendus et les responsables politiques soviétiques systématiquement abattus sur place.

En août 1942, le général Heusingerorchestre lui-même les exterminations. Sur ordre du fuhrer, la Gestapo et les S.S. sont placés sous son commandement direct. En 1945, les S.S. et les membres de la Gestapo sont condamnés par le Tribunal international militaire pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité… Heusinger, lui, n’est pas inquiété : il occupe même le poste le plus élevé de la hiérarchie militaire de la République Fédérale d’Allemagne jusqu’en 1960…

Cette année là, à WashingtonAdolf Heusinger est élu chef suprême de l’OTAN (NATO) par l’ensemble des chefs d’Etats-major des pays membres. En 1962, le député communiste Florimond Bontedécouvre, dans les archives du KGB, le rôle qu’Heusinger a tenu pendant la guerre. Il raconte alors ce qu’il sait dans un livre (« Le dossier Heusinger » aux Editions SocialesParis). La diffusion de ce « livre choc » reste toutefois confidentielle.

Relations russo-américaines au plus bas : le Kremlin d’accord avec le constat de Donald Trump

Le porte-parole du Kremlin a confirmé que la Russie partageait le point de vue de Donald Trump, selon qui la relation qu’entretiennent les Etats-Unis et la Russie se trouvait à un niveau historiquement bas… et dangereux.

Le Kremlin a déclaré le 4 août être en accord avec les propos du président américain Donald Trump, qui avait regretté, la veille, que les sanctions que lui avaient soumis à signature les parlementaires envenimaient sérieusement la relation russo-américaine.

«Nous partageons totalement cette opinion. Le danger vient d’un déficit de coopération et de collaboration dans des domaines vitaux pour nos deux pays et nos deux peuples», a ainsi confié Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, à la presse.

Le 3 août, Donald Trump avait tweeté : «Nos relations avec la Russie sont à un plus bas historique et [à un niveau] très dangereux. Vous pouvez dire merci au Congrès [américain], ces mêmes gens qui s’avèrent incapables de nous donner une couverture santé.»

Le 2 août, le président américain avait promulgué de nouvelles sanctions, votées par une écrasante majorité des deux chambres du Congrès, malgré ses réticences. Le chef d’Etat avait qualifié le texte d’«imparfait», craignant notamment qu’il provoque un rapprochement entre la «Chine, la Russie et la Corée du Nord». Les parlementaires ont en outre introduit par ce texte un mécanisme inédit, par lequel ils pourront s’interposer dans le cas où la Maison Blanche décidait de suspendre les sanctions existantes contre Moscou.

«En limitant la marge de manœuvre de l’exécutif, cette loi entrave la capacité des Etats-Unis à conclure de bons accords pour le peuple américain», avait regretté Donald Trump.

Le président avait décider de promulguer ces sanctions sans y mettre son veto, «au nom de l’unité nationale». Les parlementaires auraient pu de toute manière passer outre un tel blocage du chef d’Etat, en réunissant lors d’un nouveau vote les deux tiers du Congrès.

Source :

Russie : Poutine se prépare à envoyer 100.000 soldats près de la frontière russe avec l’OTAN

Ce scénario rappelle les jours les plus sombres durant la guerre froide !

Près de 100.000 troupes russes vont effectuer des manœuvres dans l’ouest de la Russie, au Bélarus, dans la mer Baltique et dans l’enclave russe de Kaliningrad, soit à l’extrémité est du territoire de l’OTAN, selon le « New York Times ».
« Un exercice d’intimidation qui rappelle les jours les plus sinistres de la guerre froide », écrit le quotidien américain.
Prévudepuis des mois, l’exercice, connu sous le nom de Zapad, (« ouest » en russe), est une démonstration de plus de la force militaire russe après les interventions en Crimée et en Syrie.
D’après certains officiers américains, ces manœuvres pourraient être utilisées par les Russes pour augmenter leur présence militaire au Bélarus, pays frontalier de trois alliés de l’OTAN : la Pologne, la Lituanie, et la Lettonie.

État de notre monde : Palestine, Corne d’Afrique, Syrie, quand les enfants payent le lourd tribut de la folie humaine !

Ces images pour nous souvenir que le déni est plus violent que la plus violente des violences.

Les mots n’ont plus de sens face aux horreurs de notre monde !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Il faut savoir : Les États-Unis ont été en guerre 222 des 239 années de leur existence

Nous sommes un peuple de la guerre. Nous aimons la guerre parce que nous sommes très bons à la faire. En fait, c’est la seule chose que nous savons faire dans ce putain de pays: faire la guerre, on a eu beaucoup de temps de pratique et aussi parce que c’est sûr que nous ne sommes plus capables de construire une machine à laver ou une voiture qui vaille un pet de lapin ; par contre si vous avez plein de bronzés dans votre pays, dites leur de faire gaffe parce qu’on va venir leur foutre des bombes sur la gueule…”

~ George Carlin ~

L’article et la vidéo qui l’illustre remontent à 2015 et ne tient donc pas compte des développements géopolitiques depuis cette année là.

Les USA veulent la paix dites-vous ? Laissez-moi sourire !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Les Etats-Unis ont été en guerre 93% du temps de leur existence depuis leur création en 1776 c’est à dire 222 des 239 années de leur existence

Le pays n’a été en paix que 21 ans depuis sa création en 1776

Écrit par Danios en 2011 et repris par le Washington Blog

Février 2015

Ci-dessous j’ai reproduit une chronologie année par année des guerres des Etats-Unis, ce qui révèle quelque chose de vraiment intéressant: Depuis que les Etats-Unis ont été fondés en 1776, ils ont été en guerre 214 ans sur les 235 ans de leur existence (NdT: texte de 2011, une mise à jour a été faire en fin d’article donnant le chiffre avancé). En d’autres termes, il n’y a que 21 années de calendrier durant lesquelles les Etats-Unis n’ont mené aucune guerre.

Pour mettre ceci en perspective:

* Prenez n’importe quelle année au hasard depuis 1776 et il y a 91% (93% avec les chiffes ajustés à 2015) de chances que les Etats-Unis étaient impliqués dans une guerre au cours de cette année là.

* Aucun président des Etats-Unis ne se qualifie vraiment comme étant un président de temps de paix. De fait, tous les présidents des Etats-Unis qui se sont succèdés peuvent être tous considérés comme des “présidents en guerre”.

* Les Etats-Unis ne sont jamais restés une décennie complète sans être en guerre.

* La seule fois où les Etats-Unis sont demeurés 5 ans sans être en guerre (1935-40) fut durant la période isolationniste de la Grande Dépression.

*  *  *

Chronologie année par année des guerres majeures dans lesquelles les Etats-Unis ont été impliqués (1776-2011)

1776 – American Revolutionary War, Chickamagua Wars, Second Cherokee War, Pennamite-Yankee War

1777 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Second Cherokee War, Pennamite-Yankee War

1778 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1779 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1780 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1781 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1782 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1783 – American Revolutionary War, Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War

1784 – Chickamauga Wars, Pennamite-Yankee War, Oconee War

1785 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1786 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1787 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1788 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1789 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1790 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1791 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1792 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1793 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1794 – Chickamauga Wars, Northwest Indian War

1795 – Northwest Indian War

1796 – Pas de guerre majeure

1797 – Pas de guerre majeure

1798 – Quasi-War

1799 – Quasi-War

1800 – Quasi-War

1801 – First Barbary War

1802 – First Barbary War

1803 – First Barbary War

1804 – First Barbary War

1805 – First Barbary War

1806 – Sabine Expedition

1807 – Pas de guerre majeure

1808 – Pas de guerre majeure

1809 – Pas de guerre majeure

1810 – U.S. occupies Spanish-held West Florida

1811 – Tecumseh’s War

1812 – War of 1812, Tecumseh’s War, Seminole Wars, U.S. occupies Spanish-held Amelia Island and other parts of East Florida

1813 – War of 1812, Tecumseh’s War, Peoria War, Creek War, U.S. expands its territory in West Florida

1814 – War of 1812, Creek War, U.S. expands its territory in Florida, Anti-piracy war

1815 – War of 1812, Second Barbary War, Anti-piracy war

1816 – First Seminole War, Anti-piracy war

1817 – First Seminole War, Anti-piracy war

1818 – First Seminole War, Anti-piracy war

1819 – Yellowstone Expedition, Anti-piracy war

1820 – Yellowstone Expedition, Anti-piracy war

1821 – Anti-piracy war (see note above)

1822 – Anti-piracy war (see note above)

1823 – Anti-piracy war, Arikara War

1824 – Anti-piracy war

1825 – Yellowstone Expedition, Anti-piracy war

1826 – Pas de guerre majeure

1827 – Winnebago War

1828 – Pas de guerre majeure

1829 – Pas de guerre majeure

1830 – Pas de guerre majeure

1831 – Sac and Fox Indian War

1832 – Black Hawk War

1833 – Cherokee Indian War

1834 – Cherokee Indian War, Pawnee Indian Territory Campaign

1835 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Second Creek War

1836 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Second Creek War, Missouri-Iowa Border War

1837 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Second Creek War, Osage Indian War, Buckshot War

1838 – Cherokee Indian War, Seminole Wars, Buckshot War, Heatherly Indian War

1839 – Cherokee Indian War, Seminole Wars

1840 – Seminole Wars, U.S. naval forces invade Fiji Islands

1841 – Seminole Wars, U.S. naval forces invade McKean Island, Gilbert Islands, and Samoa

1842 – Seminole Wars

1843 – U.S. forces clash with Chinese, U.S. troops invade African coast

1844 – Texas-Indian Wars

1845 – Texas-Indian Wars

1846 – Mexican-American War, Texas-Indian Wars

1847 – Mexican-American War, Texas-Indian Wars

1848 – Mexican-American War, Texas-Indian Wars, Cayuse War

1849 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians

1850 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Yuma War, California Indian Wars, Pitt River Expedition

1851 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, Yuma War, Utah Indian Wars, California Indian Wars

1852 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Yuma War, Utah Indian Wars, California Indian Wars

1853 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Yuma War, Utah Indian Wars, Walker War, California Indian Wars

1854 – Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians

1855 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Cayuse War, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Yakima War, Winnas Expedition, Klickitat War, Puget Sound War, Rogue River Wars, U.S. forces invade Fiji Islands and Uruguay

1856 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, California Indian Wars, Puget Sound War, Rogue River Wars, Tintic War

1857 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, California Indian Wars, Utah War, Conflict in Nicaragua

1858 – Seminole Wars, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Mohave War, California Indian Wars, Spokane-Coeur d’Alene-Paloos War, Utah War, U.S. forces invade Fiji Islands and Uruguay

1859 Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, California Indian Wars, Pecos Expedition, Antelope Hills Expedition, Bear River Expedition, John Brown’s raid, U.S. forces launch attack against Paraguay, U.S. forces invade Mexico

1860 – Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Paiute War, Kiowa-Comanche War

1861 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign

1862 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign, Dakota War of 1862,

1863 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Southwest Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign, Colorado War, Goshute War

1864 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Cheyenne Campaign, Colorado War, Snake War

1865 – American Civil War, Texas-Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Colorado War, Snake War, Utah’s Black Hawk War

1866 – Texas-Indian Wars, Navajo Wars, Apache Wars, California Indian Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Snake War, Utah’s Black Hawk War, Red Cloud’s War, Franklin County War, U.S. invades Mexico, Conflict with China

1867 – Texas-Indian Wars, Long Walk of the Navajo, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Snake War, Utah’s Black Hawk War, Red Cloud’s War, Comanche Wars, Franklin County War, U.S. troops occupy Nicaragua and attack Taiwan

1868 – Texas-Indian Wars, Long Walk of the Navajo, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Snake War, Utah’s Black Hawk War, Red Cloud’s War, Comanche Wars, Battle of Washita River, Franklin County War

1869 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Franklin County War

1870 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Franklin County War

1871 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Franklin County War, Kingsley Cave Massacre, U.S. forces invade Korea

1872 – Texas-Indian Wars, Apache Wars, Utah’s Black Hawk War, Comanche Wars, Modoc War, Franklin County War

1873 – Texas-Indian Wars, Comanche Wars, Modoc War, Apache Wars, Cypress Hills Massacre, U.S. forces invade Mexico

1874 – Texas-Indian Wars, Comanche Wars, Red River War, Mason County War, U.S. forces invade Mexico

1875 – Conflict in Mexico, Texas-Indian Wars, Comanche Wars, Eastern Nevada, Mason County War, Colfax County War, U.S. forces invade Mexico

1876 – Texas-Indian Wars, Black Hills War, Mason County War, U.S. forces invade Mexico

1877 – Texas-Indian Wars, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Black Hills War, Nez Perce War, Mason County War, Lincoln County War, San Elizario Salt War, U.S. forces invade Mexico

1878 – Paiute Indian conflict, Bannock War, Cheyenne War, Lincoln County War, U.S. forces invade Mexico

1879 – Cheyenne War, Sheepeater Indian War, White River War, U.S. forces invade Mexico

1880 – U.S. forces invade Mexico

1881 – U.S. forces invade Mexico

1882 – U.S. forces invade Mexico

1883 – U.S. forces invade Mexico

1884 – U.S. forces invade Mexico

1885 – Apache Wars, Eastern Nevada Expedition, U.S. forces invade Mexico

1886 – Apache Wars, Pleasant Valley War, U.S. forces invade Mexico

1887 – U.S. forces invade Mexico

1888 – U.S. show of force against Haiti, U.S. forces invade Mexico

1889 – U.S. forces invade Mexico

1890 – Sioux Indian War, Skirmish between 1st Cavalry and Indians, Ghost Dance War, Wounded Knee, U.S. forces invade Mexico

1891 – Sioux Indian War, Ghost Dance War, U.S. forces invade Mexico

1892 – Johnson County War, U.S. forces invade Mexico

1893 – U.S. forces invade Mexico and Hawaii

1894 – U.S. forces invade Mexico

1895 – U.S. forces invade Mexico, Bannock Indian Disturbances

1896 – U.S. forces invade Mexico

1897 – Pas de guerre majeure

1898 – Spanish-American War, Battle of Leech Lake, Chippewa Indian Disturbances

1899 – Philippine-American War, Banana Wars

1900 – Philippine-American War, Banana Wars

1901 – Philippine-American War, Banana Wars

1902 – Philippine-American War, Banana Wars

1903 – Philippine-American War, Banana Wars

1904 – Philippine-American War, Banana Wars

1905 – Philippine-American War, Banana Wars

1906 – Philippine-American War, Banana Wars

1907 – Philippine-American War, Banana Wars

1908 – Philippine-American War, Banana Wars

1909 – Philippine-American War, Banana Wars

1910 – Philippine-American War, Banana Wars

1911 – Philippine-American War, Banana Wars

1912 – Philippine-American War, Banana Wars

1913 – Philippine-American War, Banana Wars, New Mexico Navajo War

1914 – Banana Wars, U.S. invades Mexico

1915 – Banana Wars, U.S. invades Mexico, Colorado Paiute War

1916 – Banana Wars, U.S. invades Mexico

1917 – Banana Wars, World War I, U.S. invades Mexico

1918 – Banana Wars, World War I, U.S invades Mexico

1919 – Banana Wars, U.S. invades Mexico

1920 – Banana Wars

1921 – Banana Wars

1922 – Banana Wars

1923 – Banana Wars, Posey War

1924 – Banana Wars

1925 – Banana Wars

1926 – Banana Wars

1927 – Banana Wars

1928 – Banana Wars

1930 – Banana Wars

1931 – Banana Wars

1932 – Banana Wars

1933 – Banana Wars

1934 – Banana Wars

1935 – Pas de guerre majeure

1936 – Pas de guerre majeure

1937 – Pas de guerre majeure

1938 – Pas de guerre majeure

1939 – Pas de guerre majeure

1940 – Pas de guerre majeure

1941 – World War II

1942 – World War II

1943 – Wold War II

1944 – World War II

1945 – World War II

1946 – Cold War (U.S. occupies the Philippines and South Korea)

1947 – Cold War (U.S. occupies South Korea, U.S. forces land in Greece to fight Communists)

1948 – Cold War (U.S. forces aid Chinese Nationalist Party against Communists)

1949 – Cold War (U.S. forces aid Chinese Nationalist Party against Communists)

1950 – Korean War, Jayuga Uprising

1951 – Korean War

1952 – Korean War

1953 – Korean War

1954 – Covert War in Guatemala

1955 – Vietnam War

1956 – Vietnam War

1957 – Vietnam War

1958 – Vietnam War

1959 – Vietnam War, Conflict in Haiti

1960 – Vietam War

1961 – Vietnam War

1962 – Vietnam War, Cold War (Cuban Missile Crisis; U.S. marines fight Communists in Thailand)

1963 – Vietnam War

1964 – Vietnam War

1965 – Vietnam War, U.S. occupation of Dominican Republic

1966 – Vietnam War, U.S. occupation of Dominican Republic

1967 – Vietnam War

1968 – Vietnam War

1969 – Vietnam War

1970 – Vietnam War

1971 – Vietnam War

1972 – Vietnam War

1973 – Vietnam War, U.S. aids Israel in Yom Kippur War

1974 – Vietnam War

1975 – Vietnam War

1976 – Pas de guerre majeure

1977 – Pas de guerre majeure

1978 – Pas de guerre majeure

1979 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan)

1980 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan)

1981 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), First Gulf of Sidra Incident

1982 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), Conflict in Lebanon

1983 – Cold War (Invasion of Grenada, CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), Conflict in Lebanon

1984 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua), Conflict in Persian Gulf

1985 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua)

1986 – Cold War (CIA proxy war in Afghanistan and Nicaragua)

1987 – Conflict in Persian Gulf

1988 – Conflict in Persian Gulf, U.S. occupation of Panama

1989 – Second Gulf of Sidra Incident, U.S. occupation of Panama, Conflict in Philippines

1990 – First Gulf War, U.S. occupation of Panama

1991 – First Gulf War

1992 – Conflict in Iraq

1993 – Conflict in Iraq

1994 – Conflict in Iraq, U.S. invades Haiti

1995 – Conflict in Iraq, U.S. invades Haiti, NATO bombing of Bosnia and Herzegovina

1996 – Conflict in Iraq

1997 – Pas de guerre majeure

1998 – Bombing of Iraq, Missile strikes against Afghanistan and Sudan

1999 – Kosovo War

2000 – Pas de guerre majeure

2001 – War on Terror in Afghanistan

2002 – War on Terror in Afghanistan and Yemen

2003 – War on Terror in Afghanistan, and Iraq

2004 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2005 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2006 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2007 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, Somalia, and Yemen

2008 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2009 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2010 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, and Yemen

2011 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Pakistan, Somalia, and Yemen; Conflict in Libya (Libyan Civil War)

Dans la vaste majorité de ces guerres, les Etats-Unis furent à l’offensive. Danios admet que quelques unes de ces guerres furent défensives ; mais il laisse aussi de côté toutes les opérations secrètes de la CIA renversant des régimes (la liste est longue) et d’autres actes qui pourraient aussi être considérés comme actes de guerre.

Faisons une mise à jour de ce qu’il s’est passé depuis 2011, date de cette analyse:

2012 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Somalia, Syria and Yemen

2013 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Somalia, Syria and Yemen

2014 – War on Terror in Afghanistan, Iraq, Somalia, Syria and Yemen; Civil War in Ukraine

2015 – War on Terror in Somalia, Somalia, Syria and Yemen; Civil War in Ukraine

Donc, nous pouvons ajouter 4 années supplémentaires de guerre. Ceci veut dire 222 sur 239 ou 93% du temps, les Etats-Unis ont été en guerre. (On peut pinailler sur le chiffre exact, mais le haut pourcentage de temps où les Etats-Unis ont été en guerre est clair et sans erreur possible…)

En fait, quasiment toutes les opérations militaires qui ont été lancées depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’ont été par les Etats-Unis.

De plus, les dépenses militaires des Etats-Unis (NdT: son budget de “l’offensive” pour son ministère de l’offensive…) écrasent celles de toutes les autres nations du monde mises ensemble.

Pas étonnant donc que le monde pense de manière dominante que les Etats-Unis sont la menace mondiale #1 pour la paix globale.

Note de Résistance 71 :

Il y a encore des Etats-Uniens (plus qu’on le croit) qui se posent toujours la question suivante: “Pourquoi tous ces gens dans le monde nous détestent-ils ?” A cette question la propagande yankee leur a bourré le crâne depuis des lustres en leur disant: “C’est parce qu’ils sont jaloux de nous, jaloux de notre liberté, jaloux de notre grandeur, jaloux de notre culture.”

Pathétique non ?…