Environnement : Genève, Parc des Eaux-Vives, quand les porcs sont de sortie le week end !

Un parc est un endroit idyllique, un havre de paix où la nature procure à l’homme en plein centre des grandes cités la possibilité de se ressourcer au rythme du chant des oiseaux et de l’eau d’un ruisseau coulant paisiblement.

Seulement voilà, tous les êtres humains ne sont pas issus du même monde apparemment car certains plus enclin à la fête et n’ayant que faire d’un oiseau qui chante et d’un ruisseau qui coule n’hésitent pas à venir tout souiller.

Un parc ressemblant à un petit paradis sur terre peut se transformer l’espace d’une soirée en une décharge jonchée de canettes de bières, de bouteilles d’alcool brisées sur le sol, de plastiques dispersés aux quatre coins d’un gazon soigneusement tondu, de restes de nourriture trainant dans le fond d’assiettes abandonnées ici et là et le tout irrésistiblement accompagné d’une odeur planante d’urine. Ceci est le le triste spectacle qui se déroule pour ainsi dire chaque week end dans le magnifique parc des Eaux-Vives au cœur de la Genève internationale.

Genève n’est pas un cas isolé car l’égoïsme et l’individualisme toujours grandissants d’une société qui désormais a décidé de se voiler la face en utilisant comme armes irréfutables, le déni et l’ignorance, ce cas se répète malheureusement dans la plus part des grandes villes occidentales.

Une petite équipe de SDF qui dort sur les lieux depuis le début de l’été se fait un devoir avant de partir tôt le matin de restituer l’endroit propre. C’est la raison pour laquelle presque chaque samedi et dimanche matin, ils passent entre une et deux heures de leur temps à ramasser les salissures et les ordures des fêtards qui ont bien profité de l’endroit la veille au soir.

« Rares sont ceux qui partent en laissant l’endroit tel qu’ils l’ont trouvé. Par contre, il n’est pas rare que des agents municipaux viennent nous tirer de notre sommeil tôt le matin en nous priant de plier bagages prétextant que nous sommes trop visibles. » nous confie l’un d’eux.

Ces petites mains qui se mettent à l’œuvre tôt le matin sans ne rien demander à personne sont en même temps que leurs compagnons d’infortune les cibles d’une société locale qui a mi au point un répulsif destiné à les déloger.

Consommation, déni, mépris et froideur quatre mots clés qui reflètent le monde d’aujourd’hui.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Vidéo :

« Quand les porcs sont de sortie dans la Genève Internationale »

Suisse : Les clopes au CBD vendues chez Coop font polémique

(Photo: Claudia Link)

Dès ce mois, le distributeur proposera des cigarettes au cannabis légal. Une démarche qui fait grincer des dents dans les milieux de la prévention.

Le marché du cannabis CBD, ou cannabidiol, continue de cartonner en Suisse. A tel point que les producteurs de tabac commencent à s’intéresser à cette herbe légale, ayant un taux de tétrahydrocannabinol (THC) inférieur à 1%. La marque suisse de cigarettes Heimat vient en effet de lancer un nouveau produit: des clopes agrémentées de CBD.

Outre les magasins spécialisés et les kiosques, les cigarettes au chanvre seront en vente dès ce mois chez Coop pour 19fr.90 le paquet, informe «20 Minuten». Le porte-parole du distributeur, Urs Meier, se montre confiant: «Nous vendons déjà des produits à base de chanvre, tels que des thés, des bières, de l’huile ou des pâtes à tartiner.» Coop a fixé à 18 ans l’âge minimum pour pouvoir acheter le produit. Contacté par «20 minutes», le distributeur Migros ne projette pas de distribuer un tel produit.

Environ 0,2 gramme de CBD par cigarette

Interrogé par nos collègues alémaniques, le patron de Heimat, Roger Koch, explique que ses «joints légaux» contiennent 4 grammes de CBD, répartis sur 20 cigarettes. Le taux moyen de 0,2 gramme est ainsi inférieur à celui d’un pétard normal (0,5 gramme), explique Werner Bösch, qui gère un shop vendant divers produits à base de CBD à Zurich.

Roger Koch met néanmoins en garde les clients et leur déconseille d’emporter les cigarettes au CBD à l’étranger. Comme les valeurs limites de THC ne sont pas les mêmes partout, les consommateurs risquent de s’exposer à des poursuites pénales. Une mention sur le paquet déconseille par ailleurs de se mettre au volant juste après avoir fumé une de ces cigarettes. Sur son site, Addiction Suisse rappelle: «Les usagers de la route devraient renoncer au CBD, car il est difficile d’estimer quand la limite légale de 1,5 microgramme de THC par litre de sang est atteinte.»

«Les jeunes sont mis en danger»

Malgré les mesures prises, les milieux de la prévention sont tout sauf enchantés par ce nouveau produit. Andrea Geissbühler, présidente de l’association faîtière Abstinence des drogues, critique: «On essaie ainsi de légaliser le joint.» Et d’ajouter: «Il n’existe actuellement encore aucune étude sur les effets du CBD. Je trouve cela problématique.» La conseillère nationale UDC estime par ailleurs que ce type de produit n’a rien à faire dans le commerce de détail. «Les jeunes sont ainsi mis en danger.»

Même son de cloche auprès de la Ligue pulmonaire: «Les effets à long terme du CBD ne sont pas connus», rappelle la porte-parole Regula Bur, qui précise que les cigarettes au cannabis légal nuisent tout autant aux poumons que tous les autres produits à base de tabac.

«Douteux du point de vue de la prévention»

La fondation Addiction Suisse a, elle aussi, un positionnement critique envers le joint légal: «Du point de vue de la prévention, c’est douteux de voir apparaître un nouveau produit à base de tabac. La nicotine est très addictive», estime la porte-parole Monique Portner. Selon elle, il est «étonnant» que Coop se mette à vendre les cigarettes au CBD alors que les effets à long terme de la substance ne sont pas connus. Pour finir, elle rappelle que les produits à base de CBD sont moins nocifs lorsqu’ils ne sont pas fumés.

 

Science et vie : Un répulsif contre les S.D.F

À Genève, alors que j’essayais de me procurer gratuitement un sac de couchage en vue d’affronter quelques nuits à la belle étoile suite à une mésaventure conjugale, l’employé de l’armée du Salut qui était normalement attaché à ce service me dit :

 » La police nous interdit désormais la distribution de sacs de couchage aux plus démunis car il est interdit de dormir dehors »

Puis il ajouta :

« Sachez cher monsieur qu’avant de prétendre à des droits, un S.D.F à avant tout des devoirs. »

La question que je me pose immédiatement est la suivante :

Que peut-on attendre en devoirs de quelqu’un qui démuni de tout, y compris de sa dignité humaine, se retrouve à la rue ?

L’article qui suit m’a fait frissonner !

A Genève, on lute contre la canicule, contre les cafards et toutes sortes de vermines, les SDF sont compris dans le lot !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Une entreprise carougeoise (Genève), société Grellor  fait la publicité d’un produit malodorant destiné à faire fuir dealers et SDF. Des élus de gauche condamnent.

«J’ai cru à un gag au début. Mais les termes sont violents.» Le chef de groupe des Verts de la Ville de Genève Alfonso Gomez a bondi en prenant connaissance d’une pub pour un «répulsif à êtres humains». Vendu par la société carougeoise Grellor, le Mauvais’Odeur est décrit sur internet comme ayant une «odeur surpuissante et repoussante qui permet d’éloigner les occupants illégaux, les squatteurs». La page internet a été en partie modifiée depuis la plainte du conseiller municipal écologiste.

Sur les réseaux sociaux, l’ex-conseiller national des Verts Ueli Leuenberger dit trouver la publicité «inadmissible. C’est une incitation à virer des habitants avec des produits chimiques.» Contacté, le directeur de la société carougeoise reconnaît que «les termes utilisés ont pu être un peu indélicats, notamment le mot répulsif». Pierre Grelly explique vendre son produit depuis une dizaine d’années, «mais ça ne se dit pas trop, même si ce n’est absolument pas caché».

Il refuse de dire quels sont ses clients. Mais il s’agit généralement de collectivités locales, aussi bien suisses que françaises, et des régies immobilières. «Le liquide a une odeur désagréable et indéfinissable, comparable à celle d’une boule puante», précise le directeur. Ce dernier indique qu’il est utilisé pour éviter que des gens stationnent à un endroit. «Il peut être appliqué dans des lieux de deal de drogue ou sous des ponts, où peuvent dormir des sans-abri», détaille Pierre Grelly. Il précise que la substance part avec de l’eau ou toute seule au bout de deux semaines. Validée par l’Office fédéral de la santé publique, elle n’est pas toxique ou corrosive.

Tanguy Pastureau : Mozart fait fuir les SDF

Suisse : Suicide assisté, jusqu’ou peut-on aller ?

Zurich : L’accès au suicide assisté pour les personnes âgées non atteintes d’une maladie grave, mais qui veulent mourir devrait être facilité. L’association Exit Suisse alémanique ouvre le débat.

Un groupe de travail pour débattre de la question de l’accès à l’aide au suicide pour des personnes âgées mais en bonne santé, a été créé ce samedi 17 juin par Exit. Cette commission travaillera bénévolement et sera dotée de 50’000 francs pour les expertises dont elle aura besoin, a annoncé samedi la présidente d’Exit Suisse alémanique, Saskia Frei, lors de l’assemblée générale de l’association à Zurich.

La commission est chargée de livrer pour la prochaine assemblée générale un rapport qui indique les moyens de faciliter l’accès des personnes âgées au pentobarbital de sodium, utilisé dans le cadre de l’assistance au suicide. Les experts doivent réunir les aspects juridiques, éthiques et politiques d’une telle pratique.

Dans un an, les délégués d’Exit discuteront si ce rapport doit être suivi de mesures concrètes. Si oui, ils évalueront la question sous l’angle éthique et politique.

Une demande des membres

La création du groupe de travail a été demandée par un comité de plusieurs membres de l’association, âgés de plus de 70 ans. Parmi eux figurent l’ancien municipal de la ville de Zurich Hans Wehrli, le réalisateur de films Rolf Lyssy ou l’ancienne porte-parole de Swissair Beatrice Tschanz.

Selon ce comité, l’assistance au suicide est semée de trop d’embûches pour des seniors fatigués de vivre et capables de discernement. Actuellement, Exit peut accompagner les patients touchés par de multiples pathologies invalidantes mais qui ne souffrent pas d’une maladie incurable. Outre un diagnostic médical, la pratique tient compte de facteurs psychosociaux déterminants pour la qualité de vie.

Exit Suisse alémanique oeuvre depuis plusieurs années à faciliter l’accès au suicide assisté pour le troisième âge. Il s’agit désormais de contrer les préjugés sur cette pratique. Aujourd’hui, un quart des accompagnements vers la mort concernent des patients de plus de 75 ans.

Attentes d’une petite minorité

Le comité propose que la potion létale puisse être mise à disposition des aînés sans diagnostic ni ordonnance médicale. D’après ses membres, il n’y a pas de raison pour qu’un patient âgé désireux de mettre fin à ses jours ait besoin d’un permis fourni par un docteur. Il est important d’ouvrir ce débat au sein d’Exit, mais aussi hors de l’association.

La présidente Saskia Frei a cependant mis en garde contre des demandes prématurées qui correspondraient, selon elle, aux attentes d’une toute petite minorité. Elle craint que cette facilitation ne mette en danger la pratique plutôt libérale en Suisse en matière d’autodétermination.

Pour Exit Suisse romande, association distincte, la plus grande prudence est de rigueur. Le cadre actuel est «tout à fait suffisant pour traiter la quasi totalité des demandes», a déclaré Pierre Beck, membre du comité, samedi dans l’émission Forum de la RTS. Et d’après lui, la population n’est «pas encore prête à accepter que l’on aide toutes les personnes qui le demandent».

Rôle essentiel des médecins

Dans les faits, les médecins jouent un rôle essentiel pour libéraliser le suicide assisté chez les personnes âgées, a souligné Saskia Frei. Exit Suisse alémanique compte lancer cet été un projet à l’intention des médecins pour améliorer l’information sur le suicide assisté.

Le corps médical réagit encore trop souvent de manière inadéquate face à des patients désireux de mettre fin à leurs jours. Ils méconnaissent souvent le cadre légal. Exit espère mieux informer et sensibiliser les professionnels aux prises avec cette problématique.

Les citoyens suisses se prononcent contre l’adhésion à l’Otan

Respectant la politique de neutralité et d’indépendance économique menée par les autorités de leur pays, la plupart des citoyens suisses rejettent l’idée d’une adhésion de la Suisse à l’Otan, idée qui n’est soutenue que par 19% de la population, selon le rapport annuel «Sécurité 2017» présenté ce samedi.

La population suisse ne soutient pas l’idée d’une adhésion de leur pays à l’Alliance atlantique ainsi qu’à l’Union européenne, a relaté ce samedi le rapport annuel « Sécurité 2017 », dont les extraits ont été publiés par la presse locale.

« La part de la population qui voit une adhésion à l’Union européenne ou à l’Otan de manière favorable est à un niveau particulièrement bas, et constitue la minorité », a relaté le rapport se basant sur la recherche effectuée.

Ainsi, à en croire les données présentées dans le rapport, seuls 19 % des sondés ne rejettent pas l’idée d’une adhésion à l’Otan, tandis que 95 % des personnes interrogées soutiennent fermement l’idée de la neutralité de leur pays.

Parallèlement, le nombre de supporters de l’Union européenne ne dépasse pas la barre des 15 %, une baisse d’un point par rapport à l’année dernière.

Par ailleurs, 31 % de la population demandent un rapprochement politique avec l’Union européenne, soit 4 % de moins que l’année dernière. Toutefois, 81 % des Suisses se prononcent pour la coopération économique avec l’UE, de loin premier partenaire commercial du pays.

Il est également à noter que 73 % des Suisses restent pessimistes au sujet des perspectives de développement de la sécurité dans le monde.

Néanmoins, la confiance envers les institutions étatiques, y compris la presse, a légèrement augmenté par rapport à l’année 2016. Ainsi, sur une échelle de 1 à 10, police, justice et gouvernement ont recueilli respectivement 7,9, 7,4 et 7,1 points.

Ce rapport a été préparé par les spécialistes de l’Académie militaire et du Centre de l’étude des problèmes sécuritaires de l’école polytechnique d’État de Zurich sur la base d’un sondage réalisé par l’institut de sondages LINK auprès d’un échantillon de 1 209 personnes.

Selon les experts, plusieurs facteurs auraient pu influencer les réponses des interrogés, notamment la « tension constante entre la Russie et l’UE » concernant la crise ukrainienne ainsi que la crise migratoire, le Brexit et les vagues d’attentats qui touchent l’Europe ces derniers mois.

Economie Suisse : Le Valais a désormais sa monnaie locale

Tous ceux qui le souhaitent peuvent désormais faire leurs achats avec des billets de 1, 2, 5, 10, 13, 20, 50 et 100 farinets.

Des billets pour un montant de 500’000 farinets ont été imprimés, ce qui équivaut à la même somme en francs suisses. (Photo: Keystone)

Le Valais possède désormais sa monnaie locale et complémentaire. Baptisée «farinet», elle a été lancée officiellement samedi à Sion. Elle se décline en huit coupures. Une centaine de commerces jouent le jeu.

Tous ceux qui le souhaitent peuvent désormais faire leurs achats avec des billets de 1, 2, 5, 10, 13, 20, 50 et 100 farinets. L’objectif: favoriser et dynamiser la production et l’économie valaisannes, ainsi que les circuits courts, bons pour l’environnement.

Actuellement, une centaine de prestataires répartis de Monthey à Salquenen sont prêts à monnayer leurs services en farinets. On y trouve aussi bien des cafés-restaurants, des épiceries, des taxis, des thérapeutes qu’une jardinerie bio, une savonnerie ou encore une fiduciaire.

1 farinet pour 1 franc

Samedi, l’association Le Farinet officiait comme bureau de change à la place du Scex à Sion. L’office du tourisme du chef-lieu valaisan prendra ensuite le relais et chaque commerce qui accepte les farinets pourra faire office de bureau de change, a précisé Cathy Berthouzoz, responsable des relations avec les médias.

Des billets pour un montant de 500’000 farinets ont été imprimés, ce qui équivaut à la même somme en francs suisses. Ils sont mis en circulation au fur et à mesure des achats. Cinq cents utilisateurs au moins sont espérés.

Montagnes et animaux

Le graphiste designer Adrien Thétaz signe les huit billets: d’un côté une montagne valaisanne, telle que le Bietschhorn, de l’autre un animal, une activité ou une spécificité valaisanne comme le bouquetin ou l’alpinisme.

Pour financer le début de l’aventure farinet, l’association a réuni 25’000 francs environ grâce à un financement participatif. Afin d’assurer la pérennité du projet, elle réfléchit à un système de cotisations qui servirait au développement du réseau, au fonctionnement du farinet et à celui d’associations locales, indique Cathy Berthouzoz.

Depuis septembre 2015, la région franco-genevoise possède aussi sa propre monnaie, le léman. Il s’est ensuite déployé à Lausanne.

Science et vie : Petit coup de Gueule Helvétique depuis les Alpes suisses

Paysan suisse fort sympathique Ludovic Martin nous convie à le rejoindre afin de prendre conscience de ce qu’est le travail en paysannerie.

Un paysan gagne trois fois moins qu’un citadin et travail en général trois fois plus.

Coup de chapeau à cette profession bien mal menée partout en Europe.

« Petite dédicace a ceux qui viennent en résidence secondaire dans nos montagnes et demandent d’enlever les cloches au vaches🐮 ….mais restez en ville si les traditions et les valeurs vous dérangent »

Stéphane Guibert / Finalscape /VK

Démocratie : Face à la Suisse, la France fait pâle figure

Ainsi les élections présidentielles 2017 prennent fin dans un étonnant malaise collectif. Abstentions records, irrégularités massives, montée de l’extrême droite, surmédiatisation de certains candidats et chantage affectif assurant une victoire à contre-cœur de Macron, certains parlent de la pire élection jamais connue. Mais que reste-t-il de la démocratie française ? Est-elle seulement toujours en mesure de représenter la volonté d’un peuple dans la configuration du monde actuel ? Quand on regarde ce qu’il se passe chez nos voisins suisses, on comprend que tout n’est qu’une question de perspective… Notre pays dit « des droits de l’homme et de la démocratie» semble accumuler des lacunes en matière de représentativité du peuple. Cette question a d’ailleurs été soulevée durant ces derniers mois par beaucoup des candidats à la présidentielle, excepté le gagnant des élections. Nous avons entendu parler, par exemple, du « 49.3 citoyen » de Benoît Hamon ou encore du « référendum d’initiative citoyenne » de Jean-Luc Mélenchon. La remise en question de notre modèle démocratique fait irrémédiablement son chemin dans les esprits. À un mois des élections législatives, que peut nous enseigner le modèle suisse ?

La singularité suisse

Afin de bien apprécier la question suisse, arrêtons-nous un instant sur son système politique qui est singulièrement différent du nôtre : Alors que nous vivons dans une démocratie majoritaire, incarné dans la puissante symbolique du Président, les suisses se sont dotés d’une démocratie consociationnelle ou consociative. Dans les faits, comment ça marche ? Tout d’abord, et de la même manière que chez nous, les électeurs suisses élisent leurs représentants. Ces représentants vont siéger à l’Assemblée fédérale, composée du Conseil des États et du Conseil National. Le gouvernement (le Conseil Fédéral) est composé de 7 personnes élues par le Parlement et qui représentent toutes les principales forces politiques du pays. C’est pour cela qu’on parle de « consensus » puisque dans ce modèle, il n’y a pas de parti d’opposition : la pluralité est au cœur du système.

Dans ce contexte politique, les suisses connaissent ce que certains appelleraient une forme de « démocratie directe » plus représentative. D’ailleurs, n’avez-vous jamais entendu le nom d’un chef d’État suisse ? En effet, le peuple suisse ne donne pas les pleins pouvoirs aux représentants élus. Ils gardent à tout instant la possibilité de s’exprimer via trois voies démocratiques.

-> Le premier, le Référendum obligatoire, a lieu pour toute modification de la Constitution ou adhésion aux organismes et traités internationaux. Pour que la modification ou l’adhésion soit validée, il faut qu’une double majorité de la population et des cantons soit réunie.

-> Le Référendum facultatif, ensuite, qui permet aux citoyens de déclencher un référendum pour rejeter une loi dans les 100 jours suivant l’adoption de cette dernière, à la condition d’avoir réunit 50 000 signatures.

-> Et, finalement, l’Initiative Populaire qui symbolise probablement le mieux le sens de la démocratie participative. Le peuple suisse, suivant l’initiative populaire, peut déclencher un référendum pour modifier la Constitution, et, pour cela, il n’a seulement besoin que de 100 000 signatures récoltées en 18 mois.

Le referendum populaire est donc, comme on s’en doute, quelque chose de très fréquent en suisse puisque les électeurs sont appelés aux urnes tous les trois mois et doivent se prononcer contre ou en faveur de décisions portant sur la constitution (référendum constitutionnel), sur une loi (référendum législatif) ou sur un traité international (référendum conventionnel). La démocratie est donc particulièrement dynamique en Suisse. Depuis 1848, création de la Suisse moderne, les Suisses ont voté 599 initiatives et referendum. Ainsi, en Suisse, les représentants sont contraints de partager le pouvoir avec la population. Dans ces conditions, ce sont donc bien les lois qui sont mises en avant, et non les personnalités politiques. Une système diamétralement différent de celui de la France puisqu’en plus de voter pour des représentants, les citoyens votent aussi sur des questions qui peuvent être posées par les autorités ou par un groupe de citoyens. Ainsi, l’exemple Suisse nous enseigne qu’il n’y a pas « une démocratie unique » mais des autant de manières de l’articuler qu’il existe de constitutions et de procédés exprimant la volonté d’un peuple.

Une France conservatrice à la traine

Ainsi, avec leur arsenal de démocratie participative, les suisses semblent avoir davantage de pouvoir que le peuple français. Un pouvoir consultatif, abrogatif (puisqu’ils peuvent demander l’annulation d’une loi) et un pouvoir d’initiative où ils peuvent être à l’origine même d’une loi. Leur évolution n’est donc pas strictement linéaire ou bloquée par des représentants qui ne respecteraient pas ce pourquoi ils ont été élus. En France, l’approche est beaucoup plus primitive puisque le seul référendum prévu par la Constitution est le référendum normatif dans lequel le citoyen n’est consulté que pour l’adoption ou non de textes législatifs ou pour un projet de révision de la Constitution, après que ce projet ait été approuvé par les deux assemblées. Il faudra donc subir en attendant les prochaines élections avec l’espoir infime de dégager une majorité qui représenterait véritablement l’intérêt de la population.

On est donc très loin de l’initiative populaire suisse, donc. Les élections présidentielles en auront, une fois de plus, été la preuve. Au regard des différentes démocraties qui subsistent dans le monde, il semblerait y avoir en France une réelle conception réductrice du pouvoir citoyen. À tel point que le peuple français se lasse de plus en plus de ce simulacre de démocratie, aggravé à grands coups de 49.3, d’ordonnances au profit du grand capital et d’une méfiance générale vis-à-vis des politiques qui se traduit par une abstention historique.

Pas étonnant alors que les candidats à l’élection présidentielle, dans leurs programmes électoraux, aient fait la part belle à cette notion de démocratie participative. Nous avons retrouvé l’instauration de référendums d’initiative populaire chez Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau et même Marine le Pen, dans des conceptions aussi variées que leurs idées. Rien, en revanche, du côté du programme du nouveau Président de la République, Emmanuel Macron. Au contraire, celui-ci déclarait bien avant l’élection vouloir gouverner par ordonnances, oubliant le rôle « clé de voute » du président, et non de monarque qui prendrait toutes les décisions. En effet, c’est au gouvernement élu aux législatives qui auront lieu en juin prochain de prendre réellement les décisions. On peut donc se questionner. Que serait-il advenu de la Loi El Khomri, massivement impopulaire, si le peuple français avait eu la possibilité d’organiser un référendum facultatif sur la question ?

Pourtant, en novembre 2013, déjà, des avancées en la matière semblaient s’initier avec deux projets de loi sur le référendum d’initiative populaire qui avaient obtenu le feu vert du Parlement. Sur le papier, il serait donc possible d’organiser une consultation à l’initiative des citoyens. Un nouveau droit participatif ? Et bien non, puisqu’en réalité l’initiative appartient uniquement aux élus. Au moins 185 parlementaires, 1/5 du parlement sont requis pour que le texte de loi soit proposé à consultation populaire… Cette fausse avancée servirait davantage l’opposition et ne ressemble en rien à un outil de démocratie participative. D’ailleurs, le dispositif a été renommé, passant de « référendum d’initiative populaire » à « référendum d’initiative partagée ».

Comme l’explique Antoine Bevort, professeur de sociologie dans un article sur Reporterre, nous sommes encore très loin du modèle suisse : « Les procédures françaises expriment une vision très restrictive des droits citoyens. Au niveau national, le référendum dit « d’initiative partagée » est un étrange objet référendaire, qui a peu à voir avec un droit citoyen. Ce référendum, rappelons-le, ne peut être organisé qu’à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement soutenue par un dixième des électeurs, alors qu’en Suisse, il suffit de 1 ou 2 % des électeurs pour qu’un référendum législatif ou d’initiative soit obligatoirement organisé, sans intervention de parlementaires. Il est peu vraisemblable qu’un tel référendum soit organisé un jour en France alors que depuis 1891, la Suisse a organisé 184 référendums d’initiatives. »

Détachés ou déportés, l’esclavagisme comme si on y était

L’Europe, cette belle Europe qui signifie dans ses bienfaits entre autres arnaques, la libre circulation des biens et des services :

Et si nous nous attardions un peut sur le cas des travailleurs détachés, si nous cessions de nous cantonner sur notre confort personnel, notre égocentrisme et si nous faisions de notre nombril autre chose que le centre du monde ?

Le travailleur détaché est une aubaine pour celui qui l’emploi. Moins couteux, moins regardant sur ses conditions de travail et bien souvent de logement aussi, cette main d’œuvre qui vient le plus souvent des pays de l’Est permet aux entreprises qui font appel à ces travailleurs, des économies substantielles au détriment non seulement des travailleurs eux-même qui sont exploités mais aussi des demandeurs d’emplois locaux sur lesquels s’exerce un dumping salarial défiant toutes concurrences.

Si vous ne l’aviez pas encore compris, l’Espace Économique Européen met en concurrence des travailleurs au même titre que des soldats qui se tireraient dessus sans savoir vraiment pourquoi.

  • Le travailleur détaché permet aux entreprises d’augmenter leurs compétitivités.
  • La société prestataire reste assujettie au régime de sécurité sociale de son pays d’origine.
  • Les cotisations sociales d’un boucher Roumain détaché en Allemagne par une entreprise roumaine sont celles en vigueur en Roumanie.
  • Macron déclare :  » Je suis favorable à ce que la loi prévoie la capacité laissée aux partenaires sociaux de mener une négociation qui puisse en effet conduire à majorer beaucoup moins, voir pas du tout, les heures supplémentaires. »
  • C’est tout bénef ! Vive l’Europe !

Suisse :

Retour sur un scandale qui avait défrayé la chronique d’un pays si tranquille ne faisant pourtant pas partie de l’E.E.E mais pourtant pris en otage par des accords bilatéraux qui font de ce pays un parfait larbin de cette institution Européenne.

Les faits :

Scandale du Mont Pèlerin survenu en Suisse en 2013 alors que 37 travailleurs détachés tous venus d’Italie ce sont vu payés des clopinettes, vivant à 8 dans un deux pièces et n’ayant pas de quoi se nourrir dignement.

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Résistance : Cafard Le, un gars à suivre

Le suisse « Cafard le » un gars qui lentement mais surement commence à tracer son petit bonhomme de chemin.

Indigné par notre société qui ne tourne qu’autour de l’argent, du pouvoir et ou le l’être cède sa place au paraitre, « Cafard le » se mobilise à sa manière afin, dans un premier temps, de faire prendre conscience aux plus crédules d’entre nous, celles et ceux qui donnent le bon dieu sans confession aux médias mainstream et à la politique en général, qu’il y a une autre voie, une autre issue et c’est par le biais de ses multiples Lives sur les réseaux sociaux et déplacements à travers la Suisse et la France qu’il tente de faire changer les choses.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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