Science et vie : Jacques Attali croit que la France sera la première puissance européenne, devant l’Allemagne.

Pour l’écrivain et essayiste français Jacques Attali, «La Suisse est un pays hors jeu, en termes militaires comme en termes bancaires». Image: Steeve Iuncker-Gomez

Jacques Attali croit que la France sera la première puissance européenne, devant l’Allemagne. Il considère Donald Trump comme «dangereux» et loue la Suisse, terre hospitalière.

De passage à Genève, l’écrivain et essayiste français Jacques Attali s’est exprimé, mardi à Uni Dufour, sur l’intelligence artificielle, à l’occasion de la remise des Prix Latsis universitaires, récompensant chaque année, notamment, des chercheurs de l’UNIGE et de l’EPFL. Interview.

Est-ce que la France peut se réformer?

La France change à une vitesse folle. Et chacun des 60 millions de Français évolue et change chaque jour. On dit que la France est crispée. Mais elle se réforme en permanence et change sans cesse, sur le plan des mœurs, de l’innovation, de l’art, de la culture.

Alors, à quoi est dû ce sentiment largement partagé qui évoque les blocages de la France?

Ce qui est vrai, c’est que la France modifie assez peu ses lois. Pour une mauvaise raison d’ailleurs, car nous avons de la peine à admettre les changements homéopathiques. Et pour une autre raison: les nations maritimes valorisent le changement, les nations rurales valorisent la permanence.

La France borde pourtant plusieurs mers. Elle aurait pu être une nation maritime?

Elle a essayé de le faire à huit reprises, comme je l’aborde dans mon dernier livre. Mais la France a choisi d’être une nation rurale car elle possède des terres et une agriculture très riches.

Le gouvernement Macron peut-il réussir à changer la France?

Lorsque je suis à l’étranger, je n’aborde jamais les questions de politique française. Ce que je peux dire, c’est que la France n’avance pas par réformes lentes, mais par révolutions. Soit sanglantes, soit plus symboliques. Depuis 1945, nous avons connu trois révolutions: 1945, 1958, 1980. Et la quatrième se déroule en ce moment. La France accumule pendant longtemps des besoins de changement, puis elle se met en mouvement. Cela prend du temps car nous sommes une nation centralisée. Notre modèle est très intégrateur: tout le monde y parle la même langue.

Quand a débuté la «révolution» actuelle?

Cela a commencé il y a trois ans, avec une prise de conscience. Une maturation des réformes s’est ensuite effectuée, poursuivie par la dernière élection présidentielle.

La France va donc garder un rôle moteur en Europe?

Je suis convaincu que la France est la première puissance européenne déjà aujourd’hui et qu’elle le sera encore davantage demain, car l’Allemagne est malade, démographiquement, technologiquement et financièrement. Dans vingt ans, la France sera de loin la première puissance d’Europe. Economiquement, nous sommes présents dans les meilleurs secteurs: la santé, l’éducation, la culture, l’assurance, les start-up. Sans compter deux autres domaines, peu utilisés: la mer et la francophonie.

Pourquoi à travers la francophonie?

Aujourd’hui, 180 millions de personnes parlent français. Avec le développement de l’Afrique, il y en aura 700 millions. L’Afrique regroupe un milliard d’habitants, et dans trente ou quarante ans, elle en comptera deux milliards. C’est la grande question du XXIe siècle. Pour l’Europe, cette explosion démographique peut déboucher sur une catastrophe, parce que des centaines de millions d’Africains s’installeront ici, ou alors nous les aidons à bien se développer et le continent sera un formidable marché. Pour l’Europe et pour la France grâce à cette langue commune.

L’immigration a tendance à diviser l’Europe. L’Europe doit-elle accueillir des migrants?

Malheureusement, tous les pays européens sont d’accord pour contenir l’immigration, et même la réduire. Mais regardons les chiffres: nous sommes 600 millions d’habitants en Europe et nous parlons d’accueillir 200 000 migrants par an. En trois ans, cela ferait 600 000, soit 1 pour mille de la population de l’Europe. Vous vous rendez compte? 1 pour mille! Ce n’est pas assez. Nous sommes capables d’en accueillir bien plus. Le Liban doit se débrouiller avec 25% de migrants syriens. L’Europe est aussi confrontée à un effondrement démographique. Et l’accueil des réfugiés fait partie de ses valeurs.

N’existe-t-il pas un décalage entre vos espoirs et les politiques des pays européens? Et puis l’Europe se met-elle en danger en voulant contenir l’immigration?

Non, elle se protège. Mais trop, à mon avis. Je sais que je suis très isolé face à ce consensus européen. Mais c’est honteux de ne pas accueillir tous ces gens dignes, magnifiques, souvent bien formés, jeunes, pleins de dynamisme.

Traversons l’Atlantique et tournons-nous vers les États-Unis. Donald Trump est-il un homme dangereux?

Oui. Les États-Unis sont représentatifs d’un courant mondial qui se renforce, celui des dictatures de marché. Pourquoi? Parce que les gens ont besoin de sécurité mais ils veulent aussi gagner de l’argent. Ce cocktail est dangereux. Et le monde est instable, comme en 1910. Les gens vivaient alors très bien. Ils avaient déjà la radio, l’automobile, l’électricité. La démocratie, la globalisation. Et puis le terrorisme – qu’on appelait alors nihilisme –, la crise financière et le protectionnisme ont globalement précipité le monde dans 75 ans de barbarie, de 1914 à 1989. Aujourd’hui, c’est pareil: nous connaissons des progrès technologiques, un potentiel de croissance énorme, des moyens de faire des économies d’énergie massives, une espérance de vie qui augmente. Nous avons tout pour être heureux.

Mais tout peut donc basculer?

La question environnementale est urgente. Il faut sauver la mer. Nous devons aussi régler le problème de la répartition inégale des richesses et celui d’un désordre mondial dû au fait que les marchés sont plus puissants que les États. La probabilité d’une guerre mondiale est considérable. Elle peut se déclencher sur un rien, sur un incident entre les Chinois et les Américains à propos de la Corée du Nord, ou entre les Polonais et les Russes au sujet des pays Baltes…

Et Donald Trump pourrait être un élément déclencheur?

Oui, car il est imprévisible et erratique. Nous avons échappé à un conflit majeur depuis 1945 car toutes les puissances nucléaires étaient dirigées par des gens raisonnables. Aujourd’hui, à la tête des États-Unis et de la Corée du Nord, nous avons affaire à deux personnes peu raisonnables, même si le président des Etats-Unis ne peut pas appuyer sur le bouton nucléaire tout seul. Mais il peut presque le faire tout seul.

Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) ne représentent-ils pas également une forme de menace?

Ceux-là, ce sont les dictateurs du marché. Ils ont prospéré dans une économie libre et parfaite qui a abouti à la formation de cartels. Les GAFA sont dangereux car ils sont en train de maîtriser les instruments de prédiction.

Faut-il casser ces cartels?

Cela viendra comme ce fut le cas avec l’ancien géant des télécoms ATT aux États-Unis. Mais un autre cartel est encore plus dangereux: celui de l’industrie agrochimique, qui prétend breveter la vie sans aucun droit. Les GAFA s’approprient nos données, mais les groupes vendant notamment les semences s’approprient la vie. Ils sont de moins en moins nombreux, après le rachat de Syngenta par Chem China et de Monsanto par Bayer. Nous devons agir avant qu’ils n’atteignent une trop grande taille.

Comment peut-on contrôler ces groupes? Il faudrait un gouvernement mondial?

Oui, il faudrait un État de droit mondial. La seule institution internationale se situe d’ailleurs à Genève. C’est l’OMC (Organisation mondiale du commerce), qui s’appuie sur son système de règlement des conflits. Il faut au moins une institution internationale de décartellisation, mais l’OMC a perdu une partie de son pouvoir.

Qui est le mieux armé pour maîtriser les défis de la numérisation, du big data et de l’intelligence artificielle: la Silicon Valley? La France? L’Europe?

C’est en effet un enjeu majeur. Dans ce cadre, c’est la propriété des données, et ce que l’on en fait, qui va être déterminante. L’analyse des comportements des consommateurs permettra de déduire quels biens ou services peuvent être vendus. J’ai écrit en 2006 que les compagnies d’assurances seraient les mieux armées dans ce domaine, en particulier celles qui seront liées aux groupes maîtrisant les données. Les GAFA sont puissants quand ils sont installés dans de vastes marchés homogènes où ils peuvent accumuler les données et les prédictions. Aujourd’hui, deux marchés se détachent: les Etats-Unis et la Chine. Le marché chinois va combler son retard et sera encore plus rapide que le marché américain, car il s’agit, comme je l’ai dit, d’une dictature de marché.

Et la Suisse? Depuis plusieurs années, le Forum de Davos classe ce pays en tête en termes de compétitivité. A quoi est dû le miracle suisse?

La Suisse, puissance de taille moyenne, est le contre-exemple absolu de la thèse de mon livre. Je n’ai qu’une explication à ce miracle: le travail. Ce pays est aussi avantagé par le fait de ne pas avoir connu de guerre, par un consensus social très fort et par l’utilisation de rentes de situation qui sont en train de disparaître. Je parle du secteur bancaire, dont les services, d’ailleurs, n’ont pas besoin d’accès à la mer. Mais la finance n’a pas respecté les règles du jeu. Cela ne dure jamais bien longtemps. La Suisse est un pays hors jeu. En termes militaires comme en termes bancaires.

Un pays hors jeu peut-il être pérenne?

Non. Pas de façon durable. Donc, un processus de banalisation de la Suisse est en marche. Cela dit, la Suisse joue remarquablement bien sa normalisation, de la manière la plus lente possible (sourire). La Suisse a aussi de grandes capacités à accueillir les étrangers. Le secteur de l’hospitalité, au sens large, sera l’un des principaux de l’avenir. Pas seulement sur le plan hôtelier. Le grand métier de demain sera celui de l’empathie.

Les Suisses sont empathiques?

Oui, à leur façon. D’une manière particulière: c’est ce que j’appelle l’altruisme intéressé!

C’est de l’empathie par rapport à soi-même?

Ce qui se passe à l’EPFL, par exemple, est assez génial. J’envie l’EPFL. Je regrette qu’elle ne soit pas française. L’EPFL est une sorte d’hôtel d’entreprises. Tout pays doit se penser comme un hôtel et ses habitants comme des hôteliers. Recevoir sans cesse des étrangers. Être accueillant. C’est ce qui rend la Suisse symboliquement maritime.

Et Genève?

C’est un cas particulier, Genève est à la fois suisse et française, suisse et internationale. Genève est un paradis particulier. Je me suis souvent dit que si j’avais à m’exiler, ce serait à Montréal ou à Genève. Des gens de toutes sortes de cultures y vivent et s’y croisent.

La Suisse peut-elle rester hors de l’Europe?

Si j’avais un conseil à donner à la Suisse, c’est d’entrer dans l’Union européenne tout en gardant sa spécificité.

L’Union européenne le permettrait-elle?

Tout se négocie, tout se négocie… A terme, la Suisse perdra beaucoup en restant à l’extérieur de l’Union européenne, qui est un formidable aiguillon pour accomplir des réformes. Rester dehors, c’est se condamner à s’enkyster au moment où ses particularités sont en train de disparaître. Etre hors jeu et se banaliser, c’est embêtant.

Source :

 

 

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Environnement : Ce ciel de plus en plus troublé par de troublantes trainées d’avions

Le ciel de Genève (Suisse) Quai Gustave-Ador, le 17 octobre 2017 à 07:30 (Photo Stéphane Guibert – Finalscape)

De plus en plus régulièrement et de plus en plus souvent, si vous prenez le temps de regarder le ciel dans votre région, vous pourrez constater qu’il se zèbre de longues trainées blanchâtres qui persistent parfois des heures durant. Ces trainées sont laissée après le passages d’avion à réaction.

Ce qui est étonnant c’est de constater la persistance de ces trainées que certains appellent « Chemtrails » et plus étonnant encore, ces trainées s’étalent dans le ciel et par temps clair, finissent par voiler la clarté du soleil.

La photo ci-dessus a été prise tôt ce matin mais déjà bien avant le lever du soleil, on pouvait distinguer ces étranges nuages laissés par les avions qui quadrillaient le ciel du nord au sud et d’est en ouest..

La vidéo qui suit peut laisser songeur : Un slideshow de Genève date de l’article et de troublantes images de Baltimore dans l’état du Maryland aux États-Unis.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Lanceurs d’alertes : Une blogueuse anticorruption assassinée

Malte: assassinat d’une blogueuse anitcorruption

Daphne Caruana Galizia, une blogueuse maltaise à l’origine d’accusations qui avaient provoqué des élections anticipées en juin, a été assassinée lundi.

 Une blogueuse maltaise, Daphne Caruana Galizia, à l’origine d’accusations de corruption qui avaient provoqué des élections anticipées en juin, a été tuée lundi par une bombe placée sous sa voiture, a annoncé le Premier ministre maltais, Joseph Muscat.

Un acte «barbare»

Lors d’un point presse, M. Muscat (centre-gauche), dont l’entourage proche a été la cible de violentes attaques de Mme Caruana Galizia, a dénoncé un acte «barbare» et ordonné aux forces de l’ordre de concentrer toutes leurs ressources pour que ses auteurs soient traduits en justice.

«Ce qui s’est passé aujourd’hui est inacceptable à de nombreux niveaux. Aujourd’hui est une journée noire pour notre démocratie et notre liberté d’expression», a-t-il déclaré. «Je n’aurai de cesse que justice soit faite», a-t-il promis, appelant l’île à l’union. Agée de 53 ans, Mme Caruana Galizia a travaillé comme chroniqueuse dans plusieurs médias maltais mais était surtout connue pour le blog dans lequel elle a dénoncé plusieurs affaires de corruption.

Série de scandales

Début juin, le Parti travailliste de M. Muscat, au pouvoir depuis 2013, avait remporté une large victoire lors d’élections législatives anticipées convoquées à la suite d’une série de scandales impliquant des proches du Premier ministre, et dans la révélation desquels Mme Caruana Galizia avait joué un rôle central.

Le ministre de l’Energie, le chef de cabinet de M. Muscat et jusqu’à l’épouse du Premier ministre ont été soupçonnés de détenir des comptes off-shore révélés dans le cadre du scandale des Panama Papers.

M. Muscat a catégoriquement démenti les accusations et promis de démissionner si les accusations étaient démontrées.

Puissante explosion

Au printemps, le magazine Politico avait classé Mme Caruana Galizia parmis les «28 personnalités qui font bouger l’Europe», la décrivant comme «un WikiLeaks entier en une seule femme, en croisade contre le manque de transparence et la corruption à Malte».

Lundi vers 15H00, une puissante explosion a détruit la voiture dans laquelle elle circulait près de son domicile, propulsant la carcasse calcinée du véhicule dans un champ voisin.

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USA : Incendie en Californie, Santa Rosa, la ville transformée en cendres et les thèses conspirationnistes commencent déjà à émerger

Santa Rosa est en cendres, la ville du comté de Sonoma en Californie a été détruite.

Depuis 5 jours de violents incendies ravagent le nord de la Californie.Le bilan humain ce jeudi matin s’élevait à 23 morts. Le président américain, Donald Trump, a déclaré mardi l’état de catastrophe naturelle. Le vent empêche les 8000 sapeurs-pompiers de stopper l’avancée des feux de forêt.

Dans le même foulée, sur les réseaux sociaux, des commentaires et des images tenteraient de démontrer qu’une arme dite « Arme à énergie directe » soit à l’origine de la catastrophe.

Ce qui suit sont des propos tenus sur un compte Facebook et n’engage en rien Finalscape.

Confirmé :

Santa Rosa a été frappée avec une arme à énergie directe.
Par Rick Duarte * 13 octobre 2017 * 5 PM EST USA
Oui, vous avez bien entendu ! La première fois qu’une rosée a été utilisée était pendant la première guerre en Irak… La rosée de l’armée américaine a fait fondre la chair des corps et n’a laissé que des squelettes carbonisé… les voitures et les véhicules avaient également fondu.  La deuxième fois qu’elle a été utilisée c’était le 9/11/2001.  Plusieurs rosées ont été utilisés lors de la destruction des tours jumelles.
Ce n’est pas de la science-fiction ! C’est la vérité !
On a des gens sur le terrain à Santa Rosa qui sont en train de faire des analyses et j’attends qu’ils me recontactent  avec des détails supplémentaires.
Armes à énergie dirigée
Publié le 17 avril 2015
Une arme à énergie dirigée émet de l’énergie hautement concentrée, transférant cette énergie à une cible pour l’endommager. Les applications potentielles de cette technologie comprennent les systèmes d’armes antipersonnels, le potentiel de défense des missiles et la désactivation de véhicules légers, tels que les voitures, les drones, les jet-skis et les appareils électroniques tels que les téléphones portables.

La vidéo qui suit et qui est constituée de trois parties démontre :

  • Images officielles de la catastrophe.
  • Images tournées par un drone et qui démontrerait que les maisons ont été détruites mais que beaucoup d’arbres sont restés intactes.
  • L’étoile de la mort de Star Wars peut-elle exister ?

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

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Economie : L’arnaque des banques, de la dette et où l’on se dirige en tant que citoyen lambda

Comment marche l’économie aujourd’hui et pourquoi sommes-nous au bord d’une catastrophe ?

Le quantitative easing pour les nuls :

En suède, il y a longtemps, les gens possédaient de lourdes pièces de monnaie en or et trouvaient ça encombrant. Ils eurent l’idée de mandater des huissiers afin d’imprimer un document en papier attestant que ce dernier valait le prix de l’or qui avait été déposé dans les coffres. Les huissiers eurent l’idée de multiplier ce papier, de le prêter et d’encaisser au passage des intérêts sur ces transactions. Seulement voilà :

Vous avez une pièce en or pour laquelle un papier (billet de banque) est imprimé. Si pour la même pièce on imprime un second billet que se passe-t-il ? Les deux billets ne valent plus que la moitié de la valeur de la pièce. Imaginez vous à présent que l’on imprime et ce, toujours pour la même pièce, des dizaine, des centaines voir des milliers de billets… Le résultat est fort simple et c’est tout à fait ce qui est en train de se passer au niveau de toutes les banques centrales du monde, l’argent papier ne vaut plus que le prix du papier.

Les banques centrales du monde entier créent de l’argent liquide sur une économie moribonde et pour vous donner de simples chiffres, il y a quelques années de cela, pour une économie mondiale qui tournait aux alentours de 3, voir 4% la masse monétaire (monnaie imprimée)  était équivalente. Aujourd’hui, pour une économie mondiale qui tourne aux alentours de 0.8 % on a une masse monétaire qui atteint 13 voir 14%. En terme clair et pour vous donner un exemple réduit à l’individu :

Pierre, Paul, Jacques ou Jean : La personne en question perd tout ce qu’elle a, Job, voiture, appartement et se retrouve à la rue. Une banque vient vers cette personne et la recouvre de billets de banque en lui disant : « Ces billets ont la valeur de ce que tu possèdes »

Que vaut l’argent que lui a donné la banque …?

0!!!! Cet argent ne vaut pas plus que des billets de monopoli !

Et c’est exactement ce qui est en train de se passer à l’échelle mondiale avec la politique monétaire actuelle.

La dette : Ce qui fait marcher l’économie aujourd’hui, c’est la dette. 

Comment cela marche-t-il ?

Vous demandez un crédit de 20’000 Euros à votre banque  pour l’achat d’une voiture et votre banquier vous l’accorde ; comment cela fonctionne-t-il ?

Ne croyez pas que votre banquier va gentiment mettre 20’000.- Euros en liquide sur votre compte non ! C’est par la magie d’un jeu d’écriture informatique qu’il va créditer votre compte de 20’000.- Euros sans pour autant sortir un sou de sa poche et c’est vous qui en remboursant laborieusement votre emprunt chaque mois allez créer l’argent en question sans oublier les intérêts faramineux que la banque ramasse au passage. Je vous parle ici de banques privées alors que normalement, la prérogative de battre monnaie appartient au peuple et à la nation et c’est d’ailleurs ce qui fait sa souveraineté.

Ce qui est en train de se passer sous notre nez et notre barbe n’est rien d’autre qu’un transfert de pouvoir entre les mains des banques et des multinationales !

Ce que font les banques privées je dis bien et le répète, les Banques Privées en  créant de l’argent et en s’enrichissant  sur votre dette sont du vol et du racket ! 

Je vous mets au défi d’essayer de faire la même chose  et vous verrez ou vous finirez…!

Le système ne peut pas perdurer ainsi éternellement et il faut s’attendre à l’éclatement d’une bulle qui selon certains économistes et ils sont de plus en plus nombreux à être de cet avis, sera dévastatrice, encore bien plus que la crise des subprimes en 2008.

Je vous rappelle que Bruxelles discute très sérieusement d’un gel préventif des comptes afin d’éviter les Bank Run et qu’en cas de faillite, une banque peut désormais se saisir de vos avoirs et ce, dans un cadre tout ce qu’il y a de plus légal. De plus, la garantie que les comptes en banques d’un montant inférieur à 100’000.- Euros soit hors de danger est utopiste pour la simple et bonne raison que le fond de garantie prévu à cet effet par l’U.E n’excède pas les 65 milliards d’Euros pour toute l’Europe alors que rien qu’en France, l’épargne atteint déjà 100 milliards d’Euros.

N’oublions pas non plus cette directive européenne passée en catimini qui prévoit la fin du cash à partir de 2018 !

Bienvenue dans le monde réel !

La vidéo qui suit est en deux partie, François De Siebenthal qui nous explique en trois minutes l’arnaque de la création monétaire et une seconde partie de trois minutes également qui nous explique cette fois-ci l’arnaque des banques.

Il faut vraiment que nous prenions conscience que si nous ne faisons rien aujourd’hui pour résister à cette dictature qui se met en place, nous serons passible de double trahison :

La première, d’avoir trahi les générations passées en restant passifs et ainsi ruinant à néant les efforts parfois aux prix de vies qui ont permis d’obtenir les acquis sociaux qui partent aujourd’hui en poussière.

La seconde, d’avoir trahi les générations futures qui de par notre passivité les auront réduites en esclavage.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Suisse : Vers une économie démocratique, sans lobbyistes ni vautours

Un banquier suisse libère la vérité

(Attention aux faillites bancaires)

Vidéo réalisée par l’association « Pour l’initiative monnaie pleine libère la vérité« .

Un banquier suisse François de Siebenthal, économiste HEC, nous explique comment la monnaie est créée en Suisse et dans le monde. Il nous parle également de l’initiative Monnaie Pleine, qui circule actuellement en Suisse.

Taxer les robots, un revenu de base inconditionnel il faut voir et faire l’économie d’une manière démocratique.

Une idée qui pourrait bien faire son chemin !

Cette conférence est à écouter très attentivement elle nous donne des solutions pour une société qui exclurait les lobbyistes et vautours qui nous étouffent chaque jour un peut plus !

Sur VK :

Sur Youtube :

QUI DOIT CRÉER NOTRE ARGENT : LES BANQUES PRIVÉES OU LA BANQUE NATIONALE ?

Vidéo sur l’initiative Suisse

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Technologie : La puce RFID arrive en France (Vidéo)

La puce RFID arrive en France et les médias en font l’éloge à demi-mot.

Cette technologie récente ne permet pas de tirer toutes les conclusions quant aux retombées à long terme. Toutefois, contrairement à ce qui est dit dans le reportage de France 2 (seconde partie de la vidéo), la puce RFID émet des ondes électromagnétiques de plus, la zone de sécurité de l’irradiation en hyper fréquence micro ondes de l’antenne émettrice omnidirectionnelle d’une puce RFID implantée est d’environ 1 millimètre. En conséquence, cette irradiation est directement en contact des tissus humains dans le cas d’une implantation sous-cutanée. Le danger est donc bien réel !

Ce qu’il faut également savoir, c’est que la puce une fois implantée est très difficile à retirer à moins de pratiquer à une opération chirurgicale.

Vidéo :

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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L’Espagne prépare une intervention militaire en Catalogne

Dans un discours menaçant prononcé mercredi au Congrès espagnol, le premier ministre Mariano Rajoy (Parti populaire, PP) a déclaré qu’après le discours du premier ministre catalan Carles Puigdemont sur le référendum du 1er octobre, il se préparait à appliquer l’Article 155 de la constitution espagnole. Ceci permettrait à Madrid de susprendre l’autonomie catalane et saisir le contrôle des finances et l’administration de la région.

Alors que les médias espagnols évoquent le recours à l’article 116 sur l’état d’urgence ou de siège, Rajoy vise manifestement à établir un régime militarisé non seulement en Catalogne, mais dans toute l’Espagne.

Mercredi, des officiers de l’armée ont informé El País qu’ils se préparent à rentrer en Catalogne écraser toute opposition qui pourrait venir de sections des Mossos d’Esquadra, les 18.000 policiers régionaux catalans, ou de civils partisans du nationalisme catalan. L’opération, nommée Cote de Mailles, verrait l’armée agir en renfort à la police et aux gendarmes en Catalogne. L’armée renforcerait considérablement les deux unités déjà présentes dans la région – un bataillon motorisé à Barcelone et un bataillon de blindés à Sant Climent Sescebes.

Selon El País, cette opération était planifiée depuis longtemps. Rajoy l’avait presque lancée suite à l’attentat terroriste du 17 août à Barcelone.

Rajoy avec agit avec le soutien du Parti socialiste espagnol (PSOE) et avec des garanties de Podemos que ce parti ne s’opposera pas à l’installation d’une dictature militaire en Espagne.

Dans son discours mardi, Puigdemont avait suspendu sa déclaration d’indépendance, pour tenter d’ouvrir le dialogue avec Rajoy. Mais l’élite dirigeante à Madrid s’aligne rapidement sur le rejet de tout dialogue par Rajoy et la planification d’une répression de masse.

Mercredi au matin, Rajoy avait fait une brève déclaration pour exiger que Puigdemont clarifie s’il avait ou non déclaré l’indépendance de la Catalogne. Dans une lettre envoyée à Barcelone, Rajoy a dit qu’il exigeait cette clarification afin de préparer la mise en application de l’Article 155. Il a fixé une date limite du 19 octobre pour une réponse de Puigdemont.

Le secrétaire général du PSOE, Pedro Sánchez, qui se veut membre de la « gauche » du parti, a salué cette déclaration. « Nous sommes d’accord avec cette demande de clarification afin de résoudre le flou où Puigdemont a placé la politique catalane », a-t-il dit. Interrogé sur l’Article 155, il a répondu : « Bien sûr, c’est évident que nous l’activons. »

Sur fond de rumeurs de la formation d’un gouvernement d’union sacrée PP-PSOE, Sánchez a indiqué que le PSOE collaborerait avec le PP à une ré-écriture de la constitution espagnole.

Devant le Congrès à 16h mercredi, Rajoy a violemment dénoncé de Puigdemont et une défense éhontée de la répression policière brutale du référendum du 1er octobre. Déclarant que la réaction de Puigdemont le 19 octobre déterminerait le cours futur des événements, Rajoy a indiqué qu’il n’accepterait aucune réponse de Puigdemont à part une capitulation totale et humiliante.

« Aucun résultat de ce référendum frauduleux et illégal ne peut servir de justification à une action quelconque, et encore moins l’indépendance de la Catalogne », a-t-il dit.

Rajoy s’est senti obligé de réfuter l’idée qu’il refusait le dialogue et d’insister que depuis l’émergence de conflits à propos de l’austérité et des sauvetages des banques en 2012, il avait négocié constamment avec Barcelone. Il a déclaré qu’aucune solution n’avait été possible parce que l’administration catalane « a décidé de se jeter dans les bras du parti le plus anti-système et d’extrême-gauche », c’est-à-dire la Candidature d’Unité Populaire (CUP) petite-bourgeoise.

Traitant le référendum du 1er octobre de « coup d’Etat contre notre modèle de convivalité », il a insisté que la réaction du PP – un assaut policier sanglant contre des lieux de vote et des milliers d’électeurs pacifiques qui a choqué le monde – était « proportionnelle. » Dans un moment digne d’un régime fasciste, les salutations de Rajoy aux policiers qui étaient intervenus le 1er octobre a provoqué des applaudissements bruyants et soutenus dans l’hémicycle.

Traitant l’action de Puigdemont de « façon déloyale de déclarer l’indépendance », Rajoy a indiqué que si une médiation commençait, elle serait dirigée vers sa tentative de ré-écrire la constitution. Il a applaudi la paix sociale, la diversité, et une identité catalane « métissée » avant de conclure son discours en saluant les manifestations nationalistes pour l’unité espagnole. Dans plusieurs de ces manifestations, des organisations fascistes, dont la Falange du dictateur fasciste Francisco Franco (1892-1975) étaient intervenues.

Rajoy jouit du soutien de l’UE. Suite à des déclarations dans ce sens d’Emmanuel Macron et de la chancelière allemande, Angela Merkel, le ministre des Affaires Etrangères allemand, Sigmar Gabriel, a soutenu Rajoy de nouveau mercredi. Traitant la déclaration d’indépendance par Puigdemont d’ « irresponsable », il a martelé : « On ne peut trouver une solution que dans l’Etat de droit et le contexte de la constitution espagnole. »

Les déclarations de l’armée espagnole, de Rajoy, du PSOE et de l’UE doivent servir d’avertissement urgent aux travailleurs. Les préparatifs pour un retour à un régime autoritaire sont à un stade très avancé, en Espagne et à travers l’Europe, où les décideurs politiques soutiennent Rajoy parce qu’ils préparent des mesures semblables dans leur propre pays.

Les travailleurs doivent s’opposer aux préparatifs pour imposer un régime militaire et revendiquer le retrait des troupes de la Catalogne. Ceci est toutefois impossible hors d’une opposition révolutionnaire à toute la classe politique, y compris ses composantes prétendument « de gauche ».

Si Rajoy cible d’abord la Catalogne, il vise à travers elle toute la classe ouvrière d’Espagne et d’Europe. Après un quart de siècle d’austérité et de guerres impérialistes depuis la dissolution stalienne de l’URSS en 1991, le capitalisme européen est dans un état de déliquescence avancé. Une décennie d’austérité profonde depuis le krach de Wall Street en 2008 a laissé de larges portions de l’économie du continent en ruines, des dizaines de millions de travailleurs au chômage, et les inégalités à des niveaux explosifs et insoutenables.

Les tensions de classe atteignent des niveaux extrêmes incompatibles avec un régime démocratique. La France a vécu deux ans d’état d’urgence, alors que l’Allemagne a vu récemment l’élection de ses premiers parlementaires fascisants depuis la chute du régime nazi. A présent, l’élite dirigeante à Madrid se range rapidement derrière le gouvernement minoritaire de Rajoy – ce qui confirme que si Franco est mort, les forces de classe qui ont soutenu sont régime ont bien survécu à la Transition de 1978 vers un régime parlementaire. Elles veulent à présent rétablir un régime autoritaire.

La tâche essentielle est l’unification politique et la mobilisation des travailleurs espagnols et européens contre la réhabilitation du fascisme et de la dictature et pour le socialisme. Ceci souligne la faillite des nationalistes catalans. Ils soutiennent l’UE, dirigent des gouvernements austéritaires à Barcelone depuis longtemps, et présentent un programme pro-capitaliste et sécessionniste qui divise la classe ouvrière.

Le Parti démocratique européen de Catalogne (PdeCat) de Puigdemont a réagi mercredi soir en minimisant les remarques de Rajoy et en affirmant le droit de la Catalogne de déclarer son indépendance. Traitant l’invocation par Madrid de l’Article 155 d’ « erreur majeure », le porte parole de PdeCat Carles Campuzano a demandé à Rajoy d’accepter l’offre de dialogue de Puigdemont : « Saisissez cette cette occasion, ce sera peut-être la dernière chance de trouver une solution qui est bonne pour tout le monde. »

Les réactions du PSOE et de Podemos au discours de Rajoy au Congrès démontrent qu’une répression brutale ne provoquera aucune opposition dans la classe politique. Leurs commentaires, dans le cadre d’une répression militaire et d’un état de siège imminents, constituent une preuve historique de la faillite de ce qui s’est donné pour la « gauche » espagnole pendant des décennies.

La chef de la fraction parlementaire du PSOE, Margarita Robles, s’est déclarée en accord total avec le discours de Rajoy et a applaudi la constitution de 1978, que Rajoy utilise à présent pour faire basculer l’Espagne vers une dictature : « Nous avons toujours été un parti de l’Etat, un parti de gouvernement, qui a lutté pour la modernité de ce pays. Nous continuerons notre rôle de parti de l’Etat qui défend la constitution. »

Le discours du secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, a démontré qui si Podemos a reçu plus de 5 millions de voix aux dernières élections, ce parti est incapable de mobiliser une opposition au danger de dictature. Avec lâcheté et cynisme, Iglesias a échangé des mots amicaux avec Rajoy. Alors que ce premier ministre de droite se préparait à envoyer l’armée mener une répression sanglante en Catalogne, Iglesias l’a traité de démocrate et lui a demandé de respecter la diversité linguistique de l’Espagne.

S’adressant directement à Rajoy dans l’hémicycle, Iglesias a dit : « Aujourd’hui n’est pas un jour pour polémiquer. Je veux réfléchir avec vous. Votre groupe représente 7,9 millions d’Espagnols … Vous avez reçu le soutien du PSOE, des Citoyens, et je vous félicite. »

Tout en critiquant mollement Rajoy pour avoir utilisé la crise catalane pour « défendre la bannière de votre parti », Iglesias a ajouté : « Vous savez qu’il faut vivre avec la plurinationalité de l’Etat. »

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