Un ado publie des photos IMMONDES des cuisines de chez McDonald’s: il se fait virer sur le champ

Nick, 18 ans, travaillait pour la chaîne McDonald’s dans un restaurant en Angleterre. Tout se passait bien entre l’adolescent et son manager, jusqu’au jour où celui-ci a demandé au jeune homme de remplir les machines à glace.

Entre moisissures et pourritures

Malheureusement pour le restaurant, Nick en renversa au sol. En nettoyant, il a découvert la première horreur d’une longue série : le rail de la machine, totalement recouvert de moisissures.

Ni une, ni deux, Nick a posté ce cliché sur son compte Twitter avant d’en poster d’autres capturés quotidiennement dans les cuisines du restaurant. Graisse collante, plaques de cuisson suintantes, pourritures… Même les burgers congelés remuent l’estomac, même si de ce côté, il n’y a pas de secret, le fast food n’est pas le roi du frais.

Ses managers le supplient de retirer les clichés

Evidemment, son petit manège est rapidement arrivé aux yeux et aux oreilles de ses managers, qui se sont séparés de lui.

« Ils m’ont dit que je calomniais la marque. Ils étaient très irrespectueux. Ils me suppliaient d’effacer mon tweet. Je ne tweete pas de mensonges. J’ai retiré le rail et pris une photo », dit le garçon.

Depuis, Nick a retrouvé un job. Les photos, elles, circulent toujours sur Twitter.

 

 

 

(Source RTL INFO)

On se souviendra du scandale qu’avait soulevé en 2015, les affiches que l’enseigne avait placardé suite à une altercation ayant impliqué deux SDF devant le restaurant  Mac Donald’s de Hyères dans le Var. Le jeune Raphaël qui donnait régulièrement son repas à un sans-abri, écœuré par ce manque de compassion avait fini par donner sa démission.

Cela soulève l’épineux problème du respect et des droits humains.

« Il est formellement interdit de procurer de la nourriture aux clochards »

« Mc Donalds n’a pas vocation à nourrir tous les affamés du territoire »

Le SDF est souvent qualifié de quantité négligeable par les autorités mais aussi et surtout par les habitants eux-mêmes. Il n’est pas rare de voir des malheureux dépouillés de leurs affaires ou que celles-ci soient volontairement souillées par de l’urine, sans compter les agressions verbales et parfois même physiques.

Je peux l’attester, m’étant volontairement mis en condition de SDF depuis l’hiver dernier.

Vivant avec eux, expérience qui prendra fin au début de cet hiver 2017, en vue d’un important article qui sortira mi septembre de cette année, je peux certifier que l’endroit ou nous avons élu domicile, le parc des Eaux-Vives à Genève est régulièrement mis à sac le plus souvent les week end et que cet endroit est remis en état par nos soins, la voirie ne passant pas en fin de semaine. Un de mes amis c’est même vu affliger des coups de pieds dans le ventre et dans la tête pendant son sommeil etc…

Poubelles sacagnées par une bande de fêtards dans le parc des Eaux-Vives à Genève Photo G.S / FINALSCAPE

Un emplacement de rêves Parc des Eaux-Vives à Genève, souillé par des fêtards. Photo G.S / FINALSCAPE

>>>Voir l’article concernant ce parc<<<

Une photo prise ce matin à UNI MAIL Genève dans des toilettes :

Photo : L’intérieur d’une cabine de WC à Uni Mail Genève. Photo G.S / FINALSCAPE

L’être humain se cache derrière un déni toujours plus accentué et ce sur tous les plans; cela ira jusqu’au jour ou le revers de la médaille se présentera à lui comme une gifle qu’il recevra en plein milieu du visage et il l’aura bien méritée.

Triste monde !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

 

 

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Science et vie : Quand un jeu vidéo vous fait Péter un câble

Qui n’a pas passé ses nerfs sur un jeu vidéo lorsque la connexion ne marche pas ou quand papa et maman vous demandent d’aller tout simplement vous coucher … ?

La vidéo qui suit est un peut extrême mais combien d’entre vous pourront s’identifier en regardant ces images ?

Voici un autre exemple ou le gars qui suit  passionnément un match de foot durant l’Euro se fait couper le son et l’image aux moments les plus palpitants.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Le Blitzkrieg, stratégie guerrière allemande utilisée aujourd’hui par le gouvernement français contre son propre peuple

Le Blitzkrieg (signifiant en allemand « guerre éclair »), prononcé [blitskʁiɡ], est une stratégie offensive visant à emporter une victoire décisive par l’engagement localisé et limité dans le temps d’un puissant ensemble de forces mécanisées, terrestres et aériennes dans l’optique de frapper en profondeur la capacité militaire, économique ou politique de l’ennemi.

Cette stratégie est utilisée aujourd’hui par le gouvernement français et son ennemi n’est autre que son propre peuple.

 Malgré le soutien massif des médias, de l’establishment, du patronnat, des universitaires, le résultat d’Emmanuel Macron à l’élection n’est pas spectaculaire et une forte opposition se prépare, explique l’essayiste Jean Bricmont.

RT France : Comment voyez-vous le quinquennat d’Emmanuel Macron qui vient d’être élu à la présidence de la République ?

Jean Bricmont (J. B.) : La seule chose que l’on puisse commenter pour le moment, c’est la façon dont il a été élu. Il a été élu avec le soutien massif des médias dès le premier tour, et au deuxième tour, avec celui, quasi-intégral, de l’establishment, du patronnat, des intellectuels, des universitaires, etc. Les présidents des universités ont même envoyé des courriers aux étudiants en leur demandant de voter pour Emmanuel Macron ce qui donne une idée de la mobilisation pro-macronienne et de la violation des principes démocratiques. Les médias étaient tout à fait partisans. On a eu droit à un Blitzkrieg médiatique.

« Les souverainistes ont perdu une bataille mais ils n’ont pas perdu la guerre »

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Science et vie : L’espérance de vie a progressé de 3 heures 37 par jour, la connerie humaine progresse en parallèle

Pour Michel Serres, philosophe, historien des sciences et homme de lettres français, l’espérance de vie aurait progressé de 3 heures et 37 minutes par jour en comparaison de nos ancêtres. C’est le temps en moyenne que nous passons devant notre petit écran au quotidien.

Chacun sait que la télévision en général est un média utilisé par le système afin de nous vider l’esprit, nous rendre moins intelligent.

La moralité de Michel Serres :

« L’espérance de vie qu’on a gagné, on la perd à devenir con »

A méditer

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Baisse vertigineuse du QI moyen en Occident : des études tirent la sonnette d’alarme !

Entre 1999 et 2009, les Britanniques ont perdu en moyenne 14 points de QI, et les Français près de 4 points. Après un siècle d’augmentation constante, ce recul pourrait être lié à des facteurs écologiques, mais aussi à des questions démographiques.

Plusieurs études parues conjointement dans la revue scientifique Intelligence tirent une conclusion pour le moins préoccupante : le quotient intellectuel (QI) moyen de la population des pays occidentaux connaîtrait une chute spectaculaire depuis une quinzaine d’années.

La chute la plus impressionnante du QI moyen touche les Britanniques qui ont perdu environ 14 points entre 1999 et 2009, pour atteindre un score moyen de 100. Les Français, eux, accuseraient un recul de 3,8 points entre le début des années 2000 et aujourd’hui, pour s’établir autour de 98, comme le notent Les Echos. Si les avis sur la pertinence de la notion de QI et sur le test permettant de l’évaluer divergent fortement, la tendance observée dans de nombreux pays, principalement européens, est bien réelle.

Cette baisse tendancielle est d’autant plus frappante que le XXe siècle a été marqué par une forte et constante augmentation du QI moyen en Occident, principalement sous l’effet de l’amélioration des conditions sanitaires et de la généralisation de l’accès à l’éducation. Cette augmentation linéaire a été analysée par James Flynn, un chercheur néo-zélandais et porte aujourd’hui le nom d’«effet Flynn» : c’est également lui qui a été parmi les premiers à s’alarmer du renversement de cette tendance.

Aucune des explications avancées jusqu’ici ne permet d’établir une corrélation suffisamment forte avec la baisse du QI moyen pour satisfaire la communauté scientifique. L’une des explications avancées concerne la prolifération des perturbateurs endocriniens, ces micro-particules dont l’un des effets néfastes est d’entraver l’action de l’iode, élément essentiel dans le développement du cerveau. Mais le lien de cause à conséquence reste difficile à établir.

Les explications sociologiques restent elles aussi relativement insatisfaisantes. Ainsi, les pays frappés par ce recul disposent de systèmes d’éducation très différents, qui ne semblent pas se répercuter sur les observations de l’évolution du QI moyen. L’avènement d’une ère technologique, où la plupart des tâches de calcul simple ainsi que les démarches cognitives jadis exclusivement dévolues au cerveau sont désormais assurées par des objets intelligents, ne semble pas non plus fournir d’explication solide. En effet, les pays affichant les taux de QI les plus élevés en moyenne se trouvent tous en Asie, où la prolifération des objets connectés est pourtant très importante.

Reste alors la piste démographique : les individus bénéficiant d’un QI élevé, généralement engagés dans des études supérieures longues, ont en moyenne moins d’enfants. Leur représentation parmi la population totale tendrait donc à diminuer. Cette hypothèse semble confirmée par une étude génétique menée sur plus de 100 000 Islandais nés entre 1910 et 1990 et parue en décembre 2016 dans la revue PNAS. Là encore, les conclusions demeurent incertaines, et les chercheurs ne sont encore parvenus à aucun consensus sur la question.

Source RT

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Science et vie : Une belle leçon de vie

Voici une belle histoire d’amitié :

Un jour, un jeune homme décida de se marier.

Un soir, il se tourna vers son père et lui dit :

« Papa, voici la liste de mes amis, invite-les tous à mon mariage »

« D’accord » répondit le père.

Le jour du mariage, le jeune homme commença à s’inquiéter.

« Papa, je t’avais dit d’appeler tous mes amis ! »

« C’est ce que j’ai fait » lui répondit le père.

« Sur ma liste il y avait 50 personnes, et seulement 15 son présentes aujourd’hui. » rétorqua le fils.

« Mon garçon, j’ai appelé une à une toutes les personnes de la liste et je leur ai dit que tu avais un problème et que tu avais besoin de leur aide. Je leur ai demandé de venir ici, à cette heure-ci. Donc ne t’inquiète pas. Tous tes amis sont là. » reprit le père.

Un véritable ami se fiche que tu sois sans le sou, de ton poids, du bazar dans ta maison, de la voiture que tu conduis ou si ta famille est complètement folle.

Un véritable ami t’aime pour ce que tu es.

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Science et vie : L’incroyable intelligence de la pieuvre

Les pieuvres sont incroyablement intelligentes :

  • Elles peuvent ouvrir des pots à vis.
  • Résoudre des casse tête.
  • Naviguer dans des labyrinthes.

Chaque pieuvre possède un cerveau constitué d’un demi milliard de neurones, elles sont capable de supporter plus que le poids de leur propre corps, suivant les circonstances, elles sont capable de changer de couleur mais elles sont également immunisées contre certains poisons. Certaines d’elles vont jusqu’à imiter la forme humaine. Elles peuvent détecter la lumière à l’aide de protéines pigmentaires se trouvant sur leur peau.

Les pieuvres sont les premières créatures intelligentes à être apparues sur la terre il y a plus de 400 millions d’années et elles possèdent 10’000 gènes de plus que nous les humains.

L’UE ainsi que la Grande Bretagne interdisent toutes interventions chirurgicales sur ces animaux et ce, sans anesthésie, en raison de leur intelligence et de leurs capacités cognitives.

Avant que la folie humaine nous prive de cette créature encore méconnue et dont beaucoup de gens ont peur en raison de légendes vieilles comme le monde, intéressons-nous à Madame Octopussy , elle en vaut la peine.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

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Science et vie : Que se passerait-il si les abeilles disparaissaient ?

Les abeilles connaissent depuis plusieurs années un phénomène de disparition qui n’en finit pas d’inquiéter les spécialistes. Mais que se passerait-il si ces précieux insectes pollinisateurs disparaissaient totalement ?

Le phénomène est aussi inquiétant que mystérieux. Son nom : le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. Depuis 2006, les spécialistes ont en effet constaté que la population d’abeilles travailleuses connaissaient un déclin important et inexpliqué. Or, ces petits insectes jouent un rôle crucial dans l’environnement grâce à leurs fonctions de pollinisateurs.

Les abeilles se chargent de transférer le pollen de la partie mâle de la plante jusqu’à sa partie femelle. Ce faisant, elles sont ainsi directement responsables de la production de 70% des fruits, légumes, graines et noix que nous consommons quotidiennement. Leur disparition pourrait donc avoir de graves conséquences sur notre quotidien, et pas seulement au niveau de l’alimentation.

En 2013, l’entreprise Whole Food Markets avait déjà mené une campagne étonnante pour attirer l’attention sur la disparition des abeilles. Elle y montrait à quoi pourraient ressembler nos supermarchés si les pollinisateurs disparaissaient totalement.

De multiples causes ?

Si la cause du syndrome touchant les abeilles reste floue, certaines pistes ont tout de même été évoquées : les hivers trop longs et trop froids, les parasites, ou encore des virus. Mais les scientifiques s’intéressent plus particulièrement à un type de pesticide : les néonicotinoïdes.

Cette variété de neurotoxine est utilisée pour décimer les insectes s’attaquant aux récoltes. Or il semblerait bien que son absorption vienne affecter directement le système nerveux des abeilles. Ces dernières, désorganisées et désorientées ne seraient plus alors en mesure de polliniser nos champs, ce qui pourrait à terme détruire l’ensemble de la chaîne alimentaire.

Et bien que cela ne mènerait pas nécessairement l’Humanité à sa perte, ce phénomène de déclin massif des abeilles viendrait, à coup sûr, remettre en question notre mode de vie tout entier.

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Science et vie : A monde de demain, maison de demain, un parfait exemple pour une vie en symbiose avec son environnement

Une maison complètement autonome et débranchée de tout permettant à une famille de 6 personnes de vivre sur un demi salaire.

Une maison de rêves ou tout est pensé afin d’économiser, produire de l’énergie et être en harmonie avec l’environnement. Pour la société en général, vivre en marge d’un monde ou la consommation qui impose un dictat impitoyable et trop souvent dénué d’humanité équivaut à s’installer dans la misère. Que grand bien lui fasse.

Il faut apprendre à vivre ou à revivre autrement car la vie que nous menons n’est constituée que de paillettes et d’illusions.  Le jour ou notre économie viendra à imploser puis s’effondrer car les signes avant-coureurs sont aujourd’hui bien palpables, des gens avisés et bien heureux comme cette famille de Moidson la rivière près de Nantes seront des rois qui avant tout le monde auront senti le vent tourner et se seront préparé.

Tout n’est pas à getter dans ce système mais malheureusement, bien souvent, le meilleur demeure quantité négligeable et ce, au seul bénéfice d’un profit immédiat et bien éphémère.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Science et vie : Un répulsif contre les S.D.F

À Genève, alors que j’essayais de me procurer gratuitement un sac de couchage en vue d’affronter quelques nuits à la belle étoile suite à une mésaventure conjugale, l’employé de l’armée du Salut qui était normalement attaché à ce service me dit :

 » La police nous interdit désormais la distribution de sacs de couchage aux plus démunis car il est interdit de dormir dehors »

Puis il ajouta :

« Sachez cher monsieur qu’avant de prétendre à des droits, un S.D.F à avant tout des devoirs. »

La question que je me pose immédiatement est la suivante :

Que peut-on attendre en devoirs de quelqu’un qui démuni de tout, y compris de sa dignité humaine, se retrouve à la rue ?

L’article qui suit m’a fait frissonner !

A Genève, on lute contre la canicule, contre les cafards et toutes sortes de vermines, les SDF sont compris dans le lot !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Une entreprise carougeoise (Genève), société Grellor  fait la publicité d’un produit malodorant destiné à faire fuir dealers et SDF. Des élus de gauche condamnent.

«J’ai cru à un gag au début. Mais les termes sont violents.» Le chef de groupe des Verts de la Ville de Genève Alfonso Gomez a bondi en prenant connaissance d’une pub pour un «répulsif à êtres humains». Vendu par la société carougeoise Grellor, le Mauvais’Odeur est décrit sur internet comme ayant une «odeur surpuissante et repoussante qui permet d’éloigner les occupants illégaux, les squatteurs». La page internet a été en partie modifiée depuis la plainte du conseiller municipal écologiste.

Sur les réseaux sociaux, l’ex-conseiller national des Verts Ueli Leuenberger dit trouver la publicité «inadmissible. C’est une incitation à virer des habitants avec des produits chimiques.» Contacté, le directeur de la société carougeoise reconnaît que «les termes utilisés ont pu être un peu indélicats, notamment le mot répulsif». Pierre Grelly explique vendre son produit depuis une dizaine d’années, «mais ça ne se dit pas trop, même si ce n’est absolument pas caché».

Il refuse de dire quels sont ses clients. Mais il s’agit généralement de collectivités locales, aussi bien suisses que françaises, et des régies immobilières. «Le liquide a une odeur désagréable et indéfinissable, comparable à celle d’une boule puante», précise le directeur. Ce dernier indique qu’il est utilisé pour éviter que des gens stationnent à un endroit. «Il peut être appliqué dans des lieux de deal de drogue ou sous des ponts, où peuvent dormir des sans-abri», détaille Pierre Grelly. Il précise que la substance part avec de l’eau ou toute seule au bout de deux semaines. Validée par l’Office fédéral de la santé publique, elle n’est pas toxique ou corrosive.

Tanguy Pastureau : Mozart fait fuir les SDF

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Suisse : Suicide assisté, jusqu’ou peut-on aller ?

Zurich : L’accès au suicide assisté pour les personnes âgées non atteintes d’une maladie grave, mais qui veulent mourir devrait être facilité. L’association Exit Suisse alémanique ouvre le débat.

Un groupe de travail pour débattre de la question de l’accès à l’aide au suicide pour des personnes âgées mais en bonne santé, a été créé ce samedi 17 juin par Exit. Cette commission travaillera bénévolement et sera dotée de 50’000 francs pour les expertises dont elle aura besoin, a annoncé samedi la présidente d’Exit Suisse alémanique, Saskia Frei, lors de l’assemblée générale de l’association à Zurich.

La commission est chargée de livrer pour la prochaine assemblée générale un rapport qui indique les moyens de faciliter l’accès des personnes âgées au pentobarbital de sodium, utilisé dans le cadre de l’assistance au suicide. Les experts doivent réunir les aspects juridiques, éthiques et politiques d’une telle pratique.

Dans un an, les délégués d’Exit discuteront si ce rapport doit être suivi de mesures concrètes. Si oui, ils évalueront la question sous l’angle éthique et politique.

Une demande des membres

La création du groupe de travail a été demandée par un comité de plusieurs membres de l’association, âgés de plus de 70 ans. Parmi eux figurent l’ancien municipal de la ville de Zurich Hans Wehrli, le réalisateur de films Rolf Lyssy ou l’ancienne porte-parole de Swissair Beatrice Tschanz.

Selon ce comité, l’assistance au suicide est semée de trop d’embûches pour des seniors fatigués de vivre et capables de discernement. Actuellement, Exit peut accompagner les patients touchés par de multiples pathologies invalidantes mais qui ne souffrent pas d’une maladie incurable. Outre un diagnostic médical, la pratique tient compte de facteurs psychosociaux déterminants pour la qualité de vie.

Exit Suisse alémanique oeuvre depuis plusieurs années à faciliter l’accès au suicide assisté pour le troisième âge. Il s’agit désormais de contrer les préjugés sur cette pratique. Aujourd’hui, un quart des accompagnements vers la mort concernent des patients de plus de 75 ans.

Attentes d’une petite minorité

Le comité propose que la potion létale puisse être mise à disposition des aînés sans diagnostic ni ordonnance médicale. D’après ses membres, il n’y a pas de raison pour qu’un patient âgé désireux de mettre fin à ses jours ait besoin d’un permis fourni par un docteur. Il est important d’ouvrir ce débat au sein d’Exit, mais aussi hors de l’association.

La présidente Saskia Frei a cependant mis en garde contre des demandes prématurées qui correspondraient, selon elle, aux attentes d’une toute petite minorité. Elle craint que cette facilitation ne mette en danger la pratique plutôt libérale en Suisse en matière d’autodétermination.

Pour Exit Suisse romande, association distincte, la plus grande prudence est de rigueur. Le cadre actuel est «tout à fait suffisant pour traiter la quasi totalité des demandes», a déclaré Pierre Beck, membre du comité, samedi dans l’émission Forum de la RTS. Et d’après lui, la population n’est «pas encore prête à accepter que l’on aide toutes les personnes qui le demandent».

Rôle essentiel des médecins

Dans les faits, les médecins jouent un rôle essentiel pour libéraliser le suicide assisté chez les personnes âgées, a souligné Saskia Frei. Exit Suisse alémanique compte lancer cet été un projet à l’intention des médecins pour améliorer l’information sur le suicide assisté.

Le corps médical réagit encore trop souvent de manière inadéquate face à des patients désireux de mettre fin à leurs jours. Ils méconnaissent souvent le cadre légal. Exit espère mieux informer et sensibiliser les professionnels aux prises avec cette problématique.

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