Environnement : Des traces radioactives de ruthénium détectées en Suisse et en Europe

La région de Cadenazzo, près de Locarno (TI). [Alessandro Della Bella – Keystone]

De mystérieuses traces de pollution au ruthénium-106 ont été détectées en Suisse et dans plusieurs pays européens ces derniers jours, sans présenter de danger pour la population. Cette substance radioactive proviendrait de Russie.

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a confirmé mardi la présence de traces de ruthénium-106 à Cadenazzo, au Tessin, la semaine passée. Identifiée le 25 septembre, la concentration de cette substance a augmenté jusqu’au 3 octobre avant de décroître.

Ces valeurs confirment celles qui ont été relevées par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) en France, ainsi qu’en Allemagne, en Italie et en Autriche.

Pas de danger

L’OFSP précise que ces concentrations sont restées inférieures aux limites et n’ont pas contaminé les denrées alimentaires.

D’après l’IRSN, qui se fonde sur des données météorologiques, la source de cette pollution radioactive se trouverait en Russie, au sud de l’Oural. Moscou n’a pour sa part fourni aucune information à ce sujet.

L’IRSN exclut la possibilité d’un accident sur un réacteur nucléaire, car d’autres substances radioactives auraient été détectées. Il pourrait s’agir d’un incident lors du traitement de déchets nucléaires.

Source :

Je profite de ce billet pour rebondir sur un sujet déjà abordé sur ce site :

« Nucléaire, la loi du mensonge »

Un reportage d’investigation sur deux accidents faisant partie des accidents les plus graves de l’histoire qui se sont produits à la centrale nucléaire de St Laurent-des-Eaux. L’un c’est produit en 1969 et l’autre en 1980. Ces faits ont été cachés au grand public et les retombées aujourd’hui affectent toujours l’environnement et la santé.

Résumé de la vidéo:

Nous sommes parti à la chasse aux radiations. Dans notre ligne de mire, des traces de contamination radio actives.

La centrale nucléaire de Saint Laurent des eaux fait partie des sites dangereux en France. Le grand public ne le sait pas mais en réalité, dans cette centrale, deux accidents nucléaires majeurs ont eu lieu.

En 1969 et en 1980

Deux événements qui font partie des dix plus graves accidents nucléaires dans le monde. Des accidents passé sous silence par EDF.

Le nucléaire a fait la promesse qu’il était une énergie propre.

Le nucléaire est une industrie qui a la mauvaise habitude de camoufler ses problèmes derrière des questions de vocabulaire.

Pour les déchets radio actifs, Recyclables et recyclés sont des termes à prendre avec précaution.

Omissions ou mensonges, le grand public n’a jamais été informé pleinement des failles du nucléaire…

Regardez ce reportage que j’ai balancé sur des serveurs que la censure n’affectera pas.

P.s. La bande son défaille à certains endroits et je vous prie de bien vouloir m’en excuser mais ce document malgré les défaillances techniques mérite d’être visionné dans son intégralité.

Pour avoir accès à certaines vidéos, il est nécessaire d’avoir un compte sur le réseau social VK (L’inscription est simple et rapide)

>>>Voir l’article initial<<<

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Suisse : L’étoile jaune des bambins suscite l’émoi

GenèveLe Grand-Saconnex supprime une étoile controversée sur un permis piéton pour les enfants.

La police municipale du Grand-Saconnex ne s’attendait sûrement pas à susciter la polémique en voulant sensibiliser les enfants aux dangers de la circulation routière. Pourtant, cette démarche a priori anodine lui vaut des remontrances de la CICAD (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation). Pourquoi? Parce qu’au verso du «permis piéton», remis aux enfants des crèches qui ont suivi un cours sur la sécurité routière, figure une étoile dorée à sept branches sur laquelle est inscrit le nom du titulaire du permis en question. Or, pour certains, la forme et la couleur de cet insigne rappellent un peu trop l’étoile de David jaune à six branches que le régime nazi imposait aux personnes de confession juive pendant les années 30-40 (voir ci-dessous).

C’est le Mouvement citoyens genevois (MCG) qui a lancé la polémique ce lundi. Alerté par des habitants du Grand-Saconnex, il s’est fendu d’un communiqué de presse et a écrit au Conseil administratif de la commune pour lui demander de retirer l’insigne controversé. «Il n’est pas tolérable qu’un symbole tellement chargé au niveau historique soit offert comme récompense par la police municipale. Le Mouvement citoyens genevois ne peut tolérer qu’une commune genevoise fasse l’apologie de cette période sombre de notre histoire», écrit le parti, qui avait lui-même fait scandale il y a deux ans en voulant lancer un label «zéro frontalier» pour les commerces.

Le secrétaire général de la CICAD, Johanne Gurfinkiel, voit avant tout une maladresse dans l’insigne du Grand-Saconnex: «Il faut que la commune revoie sa copie et réfléchisse à utiliser un symbole moins connoté.» Il se dit toutefois ravi qu’un parti se soit emparé de la question, alors que la CICAD s’évertue à sensibiliser la classe politique aux problèmes de discrimination.

Le Conseil administratif du Grand-Saconnex a réagi dans la journée. Dans un communiqué de presse, il annonce qu’afin d’éviter toute polémique, l’étoile incriminée sera supprimée du «permis piéton», dont il ne subsistera que la première page, illustrée par un personnage inspiré d’un dessin animé. L’Exécutif estime qu’il s’agit d’un «amalgame malheureux»: «Le dessin a été directement inspiré d’une étoile de shérif», explique-t-il, en soulignant que celle-ci n’est pas destinée à être découpée et ne peut pas être épinglée telle quelle à un vêtement. «Le document est remis à chaque enfant après qu’un policier municipal lui a indiqué qu’il était un «petit shérif» connaissant les règles de la circulation.» Depuis la rentrée 2017, 25 enfants ont reçu ce «permis piéton». Selon la Mairie, cette démarche a été saluée par de nombreux parents et aucun d’entre eux ne s’en est jamais plaint. Le Conseil administratif présente ses excuses aux personnes, de confession juive ou non, qui ont pu être heurtées par cette étoile de shérif.

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Suisse & Démocratie directe : Les Genevois acceptent la modification de la loi constitutionnelle (Renforçons les droits populaires).

Plus de droits populaires pour plus de démocratie !

Votation cantonale du 24 septembre 2017

 Acceptez-vous la loi constitutionnelle modifiant la constitution de la République et canton de Genève (Cst-Ge) (Renforçons les droits populaires) (11917), du 24 février 2017?

Pour rappel, la loi cantonale qui nous a été soumise à votation propose d’abaisser le nombre de signatures nécessaire au dépôt des initiatives et référendums de 1% des titulaires des droits politiques. Ceci dans le but de faciliter l’exercice des droits populaires, compte tenu de la difficulté de récolter les signatures exigées.

Il sera désormais plus facile de déposer une initiative et ainsi soumettre un référendum.

Le peuple a voté pour plus de démocratie.

Deuxième partie du reportage « Un Oeil sur la planète – Le miracle Suisse »
Diffusé sur France 2 le 16/12/2013

Doit-on attendre des puissants qu’ils nous cèdent de leur pouvoir ?

Poser la question c’est y répondre.

Cessons de nous disperser sur les conséquences de notre impuissance politique. Exigeons la démocratie !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

La démocratie serait-elle mieux servie si le nombre de signatures pour faire aboutir un référendum ou une initiative diminuait? Ou l’inverse? C’est la question poséepar l’unique votation cantonale du 24 septembre. Une majorité formée par la gauche, les Verts, l’UDC et le MCG penche pour la première option. L’Entente pour la seconde.

La modification n’est pas anodine. Si elle passait, le nombre de paraphes à récolter passerait de 10263 à 7697, soit environ 25% de moins qu’aujourd’hui.

Qui veut quoi?

Pour le député Pierre Vanek (Ensemble à gauche), pas de doute: «C’est une réforme positive pour le citoyen. Elle évitera quelques centaines d’heures de travail aux mouvements utilisant la démocratie directe. Mais elle va surtout contraindre les autorités, inquiètes de voir des votations se profiler, à rechercher davantage le consensus. Aujourd’hui, et j’en prends pour preuve les votes sur les tarifs des TPG, elles parient simplement sur l’échec des référendums au stade de la récolte des signatures.»

Ces arguments sont repris et partagés par les Verts et le PS. Le député MCG François Baertschi déplore que Genève soit un des cantons suisses où le nombre de signatures est le plus élevé du pays. Par ailleurs, «si les signatures baissent, les partis auront plus de temps pour élaborer les arguments du débat». Que se passerait-il si les référendums et initiatives facilités se mettaient soudain à pleuvoir? «Il faudrait alors revoir le système et augmenter les signatures», rassure le député UDC Stéphane Florey. Le parti ne perd pas de vue ses intérêts non plus: «Nous avons des idées de référendums, notamment dans les communes, et nous les lancerons certainement si la loi passe.»

Moins de signatures, plus de démocratie? L’Entente n’en croit pas un mot. «A force de vouloir voter sur tout et sur rien, on ne votera plus que sur rien, martèle le député PDC Vincent Maitre. C’est une banalisation des droits démocratiques et donc un affaiblissement. Avec des conséquences connues en termes de coûts et de lenteur. En outre, organiser une votation coûte environ 2 millions au contribuable.» Murat Julian Alder (PLR) renchérit: «On ne vit pas dans une démocratie directe, mais semi-directe: le parlement a des prérogatives législatives, le gouvernement, exécutives, le peuple est le dernier recours.» Le député craint que Genève ne devienne «ingouvernable». Il ne croit pas une seconde que la hausse des signatures liée à l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution en 2013 ait posé le moindre problème à quiconque. Dernier argument entendu: les députés genevois étant les seuls du pays à pouvoir déposer une loi au parlement, la démocratie directe n’est pas l’unique moyen à disposition pour faire aboutir des idées.

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Suisse : Quelques très bons souvenirs avec Roger Federer alors qu’il était Ados

Les archives de la RTS:

En août 1998, Roger Federer vient de remporter le simple juniors des Internationaux d’Angleterre à Wimbledon.

Il n’est pas encore classé à l’ATP mais rêve d’entrer un jour dans le top 100 des meilleurs jours mondiaux! Rencontré lors du tournoi Challenger du club genevois du Drizia, ce jeune Bâlois pétri de talent fait preuve d’humilité: il cite le joueur qu’il admire et qu’il aimerait rencontrer, Pete Sampras

Que de chemin !

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Mendicité et charité : Ne vous faites pas duper par la mafia des pays de l’Est !

Pour commencer ce billet, je tiens à mettre au clair ce qui semble ne pas l’être pour un grand nombre d’entre vous j’entends par là qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre les Roms et les Roumains.

« les Roms sont les Tsiganes, les Gypsies ; c’est à dire les Manouches d’Europe de l’est. D’origine indo-européenne comme presque tous les peuples d’Europe. Ce sont des nomades, comme nos Manouches. Il traîne là-bas sur eux les mêmes fantasmes que pour nos « Gitans ». Par contre le communisme a souvent été très dur pour eux : en Roumanie, contraints de se sédentariser par Caucescu, ils vivent en paria dans la misère, souvent d’escroqueries ou de prostitution… les seuls à être reconnus par la société sont les musiciens.

Les Roumains sont des Slaves mais leur langue est latine, très proche de l’italien ; ils sont orthodoxes. »

Me rendant régulièrement au centre ville avec les transports en commun, il se trouve que souvent et particulièrement dans les trams, des Roms se produisent en tant que musiciens de fortune afin de quémander quelques deniers en fin de représentation et bien que cela soit strictement interdit par la direction des transports en commun, ces gens y vont au forcing et imposent aux usagers une musique souvent approximative.

Ce matin, fidèle à mes habitudes je me suis donc rendu au centre ville avec le tram. Après quelques minutes de route je me fait  sortir de mes pensées par une jeune femme qui, me tendant la main en exhibant son ventre laissant clairement paraitre qu’elle est enceinte, me demande de l’argent pour manger en insistant sur l’enfant à naître avec un air affligeant. Une réflexion me vient immédiatement à l’esprit et me dis que le pauvre gosse qui n’est pas encore venu au monde est déjà monétisé, bref…

Habitant à Genève, je peux affirmer que dans cette ville toutes les infrastructures sont mises en place pour venir en aide aux plus nécessiteux et que nourriture, sanitaires et soins sont mis gratuitement à la disposition de tous sans discrimination.  Je ne dis pas qu’il n’y a pas de SDF et de misère mais une chose est sûre, à Genève il est impossible de mourir de faim ou de maladie sauf si on le cherche.

Où je m’insurge dans cette histoire, c’est qu’une mafia bien organisée dont les antennes partent très souvent des pays de l’Est c’est peu à peu infiltrée en Suisse et dans le reste de l’Europe en exploitant allègrement la détresse humaine et que les dons qui sont ainsi récoltés par ces malheureux ne profitent pas à des gens qui sont réellement dans la précarité, je veux parler des Roms eux-même ainsi que des autochtones, les familles qui ont de la peine à se loger ou celles qui simplement n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, non ! Cet argent ne profite qu’à des gens sans scrupule, avides de pouvoir et de richesse, la mafia des pays de l’Est, ceux qui n’hésitent pas à envoyer mendier et se prostituer les plus faibles ainsi que les femmes et même les enfants.

Il faut impérativement se réveiller et arrêter d’entretenir cette misère détournée qui comme toujours ne profite qu’à une élite machiavélique.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

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Suisse & Technologie : Quoi de plus chaleureux qu’un robot pour être accueilli, à la poubelle les humains ?

Les CFF testent depuis mardi un robot appelé « Mario » dans la gare de Zurich.

L’appareil y vend des friandises jusqu’au 17 septembre. Cette action est menée dans le cadre de l’initiative digitalswitzerland.

Lancée en 2015, digitalswitzerland vise à faire de la Suisse un leader en matière d’innovation numérique.

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Désintox : Terroristes – rétablir la vérité sur une phrase sortie de son contexte…

Cesla Amarelle « Il est insoutenable de laisser entendre que je soutiens des terroristes. « 

Publié hier sur ce site l’article : « La sécurité des terroristes plus importante que celle des Suisses? » a et comme je l’avais prévu suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Cette phrase « Si la personne est en danger de mort dans son pays, nous n’avons pas le droit de la renvoyer. Même si c’est un terroriste » avait été sortie de son contexte.

Il m’aura fallu quelques secondes pour trouver ce que je vous propose de lire et c’est une fois de plus pour moi l’occasion de vous rappeler qu’il ne faut pas prendre comme pain béni tout ce que les médias vous disent.

Beaucoup d’entre eux sont rattachés à des partis politiques qui eux même dépendent de financiers peu scrupuleux ce qui fait que l’information peut être tronquée, arrangée, voir même complètement fausse (Fake) surtout en période électorale.

Que toutes celles et ceux qui ont réagi à l’article posté sur ces pages hier prennent la peine de lire ce qui suit.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Depuis plusieurs années, l’extrême droite me reproche une phrase clairement tronquée et citée dans un article paru dans le Matin au sujet de l’expulsion d’une personne soupçonnée de terrorisme. Quand j’ai prononcé cette phrase qui reflète la simple réalité du droit en vigueur, je ne pensais pas déclencher chez certains des réactions aussi vives. Cela étant, j’estime que le rôle d’une femme ou d’un homme politique n’est pas de faire dans l’angélisme ou de dire seulement ce qui plaît. J’entends ici préciser quel était mon propos au sujet de ce que l’on me reproche et expliquer ma position sur le sujet.

Sur le fond, cette phrase est totalement sortie de son contexte. J’avais été sollicitée par un journaliste en tant que professeure de droit constitutionnel pour lui expliquer le principe de non-refoulement inscrit tant dans la Constitution (art. 25) que dans la Convention européenne des droits de l’homme (art. 3). Je ne faisais que citer des arrêts du Tribunal fédéral et de la Cour européenne des droits de l’homme (entre autres : CEDH, Nassim Saadi c. Italie, Requête n° 37201/06, 28 février 2008 ; CEDH, Ben Khemais c. Italie, Requête n° 246/07, 24 février 2009).

Il est insoutenable de laisser entendre que je soutiens des terroristes. L’amalgame entre terroristes et réfugiés est aussi inacceptable puisque ces derniers fuient justement l’Organisation de l’Etat islamique. Les terroristes doivent être poursuivis, pourchassés, lourdement condamnés et punis pour leurs actes innommables. Ensuite, il faudrait également qu’ils soient expulsés quand cela est possible.

Il faut être clair : est-ce qu’on veut la loi du talion ou le respect du droit ? Moi je défends le respect du droit. Du point de vue de la sécurité et tant qu’il n’y a pas de meilleure solution internationale, je préfère qu’un terroriste fasse de la prison ici en Suisse, plutôt qu’il ne retourne dans sa cellule terroriste pour fomenter des attentats.

Retrouvez ci-dessous l’article paru dans le 20 décembre 2015 dans Le Matin Dimanche et mes réponses à ce sujet :

ntégralité du texte de cet article : 

Mmes Despot et Amaudruz prétendent que vous voulez accueillir tous les terroristes, c’est vrai?

C’est stupide et grossier. Cette phrase, publiée il y a un an, est sortie de son contexte. J’avais été sollicitée par un journaliste en tant que professeure de droit constitutionnel pour lui expliquer le principe de non-refoulement inscrit tant dans la Constitution que dans la Convention européenne des droits de l’homme. Je ne faisais que citer des arrêts du Tribunal fédéral et de la Cour européenne des droits de l’homme.

Il est insoutenable de laisser entendre que je soutiens des terroristes. L’amalgame entre terroristes et réfugiés est aussi inacceptable puisque ces derniers fuient justement l’Organisation de l’Etat islamique. Les terroristes doivent être poursuivis, pourchassés, lourdement condamnés et punis pour leurs actes innommables. Ensuite, il faudrait également qu’ils soient expulsés quand cela est possible.

N’y a-t-il pas des crimes, comme un acte de terrorisme, qui nécessite qu’on passe par-dessus le principe de non-refoulement ?

Non. L’article 25 de la Constitution fédérale dit que nul ne peut être refoulé sur le territoire d’un Etat dans lequel il risque la torture ou la mort. C’est un principe intangible qui existe dans toutes les démocraties. Remettre en cause ce principe, c’est admettre qu’on puisse utiliser la force de l’Etat pour tuer, ce qui n’est pas acceptable. L’Etat peut condamner et sanctionner lourdement, enfermer une personne à perpétuité, mais il ne peut pas toucher au droit à la vie. C’est le peuple qui l’a voulu: on pose des limites à l’Etat pour protéger les individus de ses dérives potentielles.

Il y a ce que dit la loi, mais vous, à titre personnel, n’avez-vous pas envie de renvoyer un terroriste quelles que soit les conséquences ?

En tant que démocrate, je défends la Constitution et ses valeurs. La Suisse peut déjà aujourd’hui expulser les terroristes et criminels étrangers. La limite essentielle est celle que je viens de vous donner. Dans les faits, la plupart des terroristes qui ont été arrêtés ne sont pas étrangers. La Suède vient pour la première fois de condamner deux Suédois à la réclusion à perpétuité pour actes terroristes commis en Syrie. C’est cela qu’il faut faire.

N’êtes-vous pas dans l’angélisme de gauche ?

Je suis parfaitement consciente de la menace que représente le djihadisme et de la nécessité de prendre des mesures pour y faire face. J’ai plaidé au Parlement pour que le groupe d’action de la Confédération de lutte contre le terrorisme djihadiste puisse intensifier son travail. Et j’ai été la première à demander un contrôle systématique par le Service de renseignements des demandeurs d’asile lorsqu’ils proviennent de certains pays.

Contrairement à l’UDC, je considère qu’il est contreproductif de faire de la surenchère sécuritaire par médias interposés. Ce parti prétend agir alors qu’il n’apporte aucune solution réelle. Nous devons mettre à profit tous les instruments existants, dont la loi. Le Code pénal permet de condamner à la réclusion à vie une personne qui commet des délits très graves, y compris à l’étranger. Certains actes préparatoires et la simple appartenance à une organisation criminelle sont punissables. Par ailleurs, la loi sur la nationalité prévoit que le Secrétariat d’Etat aux migrations peut retirer le passeport suisse à une personne si sa conduite porte atteinte aux intérêts ou au renom de notre pays.

La récupération politique d’une vieille citation, ça fait quoi ? C’est de bonne guerre ?

Mmes Despot et Amaudruz emploient ici des méthodes utilisées par l’extrême droite dans les années 1930, la période la plus sombre du siècle pour la démocratie et la dignité humaine en Europe. Elles utilisent un constat juridique que j’ai exprimé de bonne foi et le déforment pour me faire dire n’importe quoi. Obsessionnellement, depuis plusieurs mois. A cause de leur supercherie, j’ai reçu des insultes et des menaces qui dépassent toutes les limites. Alors qu’elles connaissent parfaitement le fin mot de l’histoire parce que je l’ai déjà à maintes fois expliqué, même lorsque Mme Amaudruz m’a interpellée au Parlement, elles continuent à allumer et à propager la haine. Rien qu’en vous répondant aujourd’hui, je risque de déclencher de nouvelles réactions virulentes. Il faut se demander pourquoi certains élus cherchent à déclencher ce climat d’extrémisme et de violence. En démocratie, tous les coups doivent-ils être permis?

Avouez que c’était malgré tout maladroit d’avoir pris l’exemple des terroristes…

Le jeune dont il était question était soupçonné de terrorisme, c’était légitime de citer des arrêts qui concernent ce type d’acte. Il ne faut pas être naïf. Gilles Keppel, le grand spécialiste français de l’Islam, est soumis au même traitement par Marine Le Pen. La stratégie de l’extrême droite est élaborée de longue date: on déforme une phrase en l’irriguant sur les réseaux sociaux pour provoquer une polémique et faire réagir. Puis, on la relance tout azimuts au moment où les gens sont à bout de nerfs après des attentats. C’est vrai que j’aurais pu me contenter d’une réponse vague. Mais si une élue du peuple ne peut pas citer la Constitution sans se faire écharper, il faut se demander ce que signifie la liberté d’expression dans notre pays.

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Suisse : Pour Cesla Amarelle, la sécurité des terroristes est plus importante que celle des Suisses ?

Cet article qui avait été publié en 2015 suscita de vives réactions dans le public et bien que cet avis n’ait que peu évolué depuis, voici un commentaire publié récemment sur le site source :

En relation avec les commentaires qui seront probablement virulents sur les réseaux sociaux, une analyse de cet article sera publiée dans un prochain billet.

Stéphane Guibert

A virer d’urgence !
Ce sont les cinglés comme elle qu’il faut éradiquer : ces gens-là détruisent nos pays et nos vies et en plus, ces monstres sont nourris gratuitement avec nos impôts.
On a les mêmes malades mentaux en France – je suis franco-suissesse – et on le paye vraiment très cher ! J’ai lu récemment que le seul pays qui n’a plus connu d’attentat terroriste islamique depuis 30 ans est un pays où ils « torturaient » les coupables – désolée e ne plus savoir le nom du pays concerné, je crois que c’est en Asie. Sachant ce qu’ils risquaient ils n’ont pas recommencé !
Chez nous ce laxisme frôle la complicité des dirigeants. Faut-il qu’un membre de la famille d’un gros ponte se fasse massacrer pour qu’il reconnectent leurs quelques neurones… s’il leur en reste car pour agir comme ils le font, on est en droit de se poser la question !!!

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