Culture & Cinéma : Interview de Didier Marouani

Vidéo : Le compositeur Didier dans un extrait de l’émission « Le temps de vivre » Janvier 1984

« Space portaient des casques 20 ans avant Daft Punk »

En 1977 et après plusieurs années dans la chanson-folk (n’ayons pas peur des mots), Didier Marouani découvre Kraftwerk, Tangerine Dream et la magie des synthétiseurs. Croyant dur comme fer à la main mise de cet instrument sur le futur (tout comme les Rockets) et ce, alors que la plupart des gens qui l’entourent considèrent ces machines comme la tendance d’une seule saison, Didier Marouani sort « Magic Fly » avec ses potes Roland Rommanelli et Jannick Top. Leur nom ? Space, tout simplement. Boudé par son label de l’époque, Polydor, c’est alors Vogue qui sort le titre qui deviendra un mégatube planétaire et même outre-espace, puisqu’après de nombreuses visites et concerts en URSS, Didier Marouani catapultera un CD de Space dans la Station Mir en 1987, une première dans l’histoire. De ses premières parties pour Claude François jusqu’au Stade Olympique de Moscou, Monsieur Marouani a répondu à nos quelques questions sur sa carrière extra-terrestre.

Noisey : En 1970, vous rencontrez Etienne Roda-Gil, tout part de là ?
Didier Marouani :
 Ah non, j’ai commencé à apprendre la musique à l’âge de 5 ans et je pense que le vrai démarrage est là. J’ai composé ma première chanson à 10 ans. A 15 ans je quitte mon beau pays (Monaco) pour rejoindre Paris avec ma famille et rentrer au conservatoire. J’en sors en 1971 avec un 1er prix de solfège et un Second prix de piano. Dans la foulée, je rencontre Etienne Roda-Gil et nous composons ensemble des chansons pour Nicoletta et Régine, ce qui pour moi à l’époque, était une véritable récompense ! En 1974, j’envoie une chanson au festival de Tokyo qui me sélectionne pour représenter la France en tant que chanteur (alors que j’avais envoyé cette chanson en tant que compositeur !). J’accepte le challenge et je gagne le prix d’interprétation masculine avec des interprètes qui vont devenir des stars mondiales : Paul Williams et Olivia Newton John. À ce moment-là, un producteur japonais me signe un contrat en tant que chanteur et j’enregistre mon premier album à Tokyo, avec notamment 2 chansons en japonais. A mon retour de Tokyo, Eddy Barclay au courant de ma participation au festival me fait signer un contrat d’artiste. Il était plutôt étonné que je travaille avec Roda-Gil qui ne donnait pas ses textes à tout le monde. Au-delà de son exceptionnel talent d’auteur, Roda-Gil était un homme d’une érudition et d’une culture impressionnante pour l’adolescent que j’étais ; il m’a fait lire beaucoup d’œuvres majeures et a clairement guidé ma future vie d’adulte. Notre premier album commun sort en 1974, avec dix textes absolument superbes et des arrangements de Jean-Claude Vannier. Un an plus tard, Johnny Hallyday me demande de faire sa première partie durant tout l’été, une chance, c’est là que j’ai réellement appris mon métier et ce qu’était la scène.

À cette époque-là, vous ouvrez pour Claude François aussi. Comment ça se passait ? Tout le monde sait que Claude François était très au fait des nouvelles musiques.
En 1975, Claude François me demande à son tour de faire sa première partie ; une tournée trépidante avec plus de 45 concerts, devant un public très, très nombreux. Claude était quelqu’un de très exigeant au niveau professionnel, avec ses musiciens, ses danseuses et aussi ses employés, très perfectionniste. Et en effet oui, il se tenait au courant de toutes les musiques, qu’elles soient Anglaises ou Américaines, qu’il adaptait souvent en français.

Vous changez de registre et sortez « Magic Fly »en 1977 qui se retrouve sur le légendaire label américain Casablanca Records. Combien de refus avez vous essuyé avant que ce disque ne sorte ?!

Un seul… par la maison de disques avec laquelle j’étais sous contrat à l’époque en tant que chanteur, Polydor, qui n’a pas voulu sortir « Magic Fly » en disant que ça ne marcherait pas ; c’est donc Léon Cabat, président des disques Vogue (qui a découvert un nombre impressionnant de chanteurs comme Johnny, Françoise Hardy, Dutronc, Antoine, Pierre Perret, etc…) qui a signé Space pour le monde entier. J’ai été obligé de créer un groupe autour de moi, vu que j’avais un contrat d’exclusivité avec Polydor, et également créer le premier Marketing Act français en choisissant comme costume de scène des tenues de cosmonautes et bien sûr les casques pour que l’on ne me reconnaisse pas. « Magic Fly » le single est donc sorti dans le monde entier et a été numéro 1 dans presque tous les pays du monde ; suivi 3 mois plus tard du premier album de Space qui s’est également classé n°1 partout dans le monde, dont aux USA. A cette époque Casablanca me signe un contrat et me demande de rester à Los Angeles pour y travailler et y vivre, ce que je refuse car je viens alors d’être papa d’un petit garçon et je ne me voyais pas vivre si jeune là-bas.

Quelle image avait le disco en France ?
Le disco marchait très fort. Nous avons eu la chance d’être beaucoup jouéen discothèque mais je n’ai jamais voulu composer quelque chose de « disco », en fait. Si vous écoutez bien « Magic Fly », vous entendrez une mélodie qui est orchestrée à un tempo disco. Disons que nous avons été récupérés par la vague disco.

Quels étaient vos rapports avec les autres musiciens électroniques de cette période comme Cerrone, Jean-Michel Jarre ou Richard Pinhas ?
On se coisait souvent, lors de remises de disques d’or et autres récompenses. Ce que je peux vous dire c’est que « Magic Fly » et « Oxygène » ont été composées et crées au même endroit. En 1976, j’ai repris l’appartement qu’occupait Jean-Michel Jarre !

Vous signez ensuite le générique de l’émission des Frères Bogdanoff, Temps X !

C’était une continuité pour moi en France. Lorsque je rencontre les Bogdanoff, j’avais déjà composé et sorti 3 albums avec Space et vendu plus de 15 millions de disques. C’est un très bon souvenir de collaboration et une joie de participer à la première émission de science-fiction qui deviendra culte par la suite.

Au début des années 80, vous ne pouvez plus utiliser le nom Space et vous rebaptisez votre groupe Paris-France-Transit. Il s’est passé quoi au juste ?

Nous devions donner un concert sous la Tour Eiffel en 1981, il y a eu des problèmes avec les promoteurs et mon producteur a décidé d’annuler le concert. J’étais furieux car je savais qu’après trois albums, il fallait absolument monter sur scène et donner des concerts avec le groupe. J’ai donc décidé de me séparer de mon producteur qui m’a alors dit : « Tu veux partir ? Eh bien pars. J’ai déposé le nom Space en tant que marque et il m’appartient. » Je me suis retrouvé spoilé de mon propre nom et je ne pouvais plus du tout l’utiliser. J’ai donc créé un nouveau groupe qui a été la continuité de ma musique et du groupe Space et c’est à la fois sous ces deux noms que j’ai été invité à donner 21 concerts en URSS, en juin et juillet 1983, attirant plus de 600 000 spectateurs.

D’ailleurs, vous semblez avoir toujours été attiré par les Soviets. Pourquoi ça ?
En 1982, je savais que nous étions numéro 1 dans beaucoup de pays du monde, sauf en URSS. C’est suite à une invitation à l’Ambassade Soviétique de Paris que j’ai rencontré le Ministre de la Culture qui m’a alors demandé de venir donner des concerts dans son pays dans le cadre d’une immense tournée. Il m’a également affirmé que ma musique était très connue en URSS et que les disques de Space se vendaient au marché noir, tout comme ceux d’Abba et des Beatles.

Ma musique en Russie et dans les autres républiques avait un goût de liberté et le pouvoir en place l’a perçue comme tel. Une façon pour eux de dire à leur peuple : « Vous aimez cette musique ? Vous voulez cette musique ? Nous vous l’offrons. » Certains journalistes et médias m’ont demandé à cette époque si je ne me sentais pas récupéré par le pouvoir communiste et autoritaire et ma réponse était la suivante : « Je suis un compositeur, un musicien, et mon rôle est d’aller là où l’on m’appelle, sans me mêler de politique et sans soutenir aucun régime. Et si j’ai la chance de pouvoir donner un petit peu de bonheur au public durant deux heures, c’est mon rôle d’y aller. » Je garde, tout comme les 30 musiciens et techniciens qui m’ont accompagné en U.R.S.S., des souvenirs inoubliables de cette tournée, dans ce pays qui à l’époque était strictement hermétique à l’Occident. J’ai eu la chance depuis 30 ans de voir l’évolution stupéfiante à tous les points de vue de cet immense pays, que ce soit au niveau politique, économique ou social, bien qu’il reste encore des progrès à réaliser. Aujourd’hui, je donne des concerts partout en Russie, en Biélorussie, au Kazakhstan et en Ukraine, dans des salles qui vont de 7000 à 40 000 personnes et qui rassemblent ceux qui étaient venues aux tournées de 1983 et 1991 ainsi que leurs enfants qui ont été élevés avec la musique de Space.

Et l’étape d’après, inéluctable, votre musique est jouée dans l’espace ! La Station Mir bouge au rythme de Space en 1987. Comment aller plus loin après ça ?
Quand j’ai fini de composer l’album Space Opera, j’ai écris une letter à Monsieur Gorbatchev pour lui faire savoir que j’avais enregistré le premier opéra avec la participation des Chœurs de l’Armée Rouge et de l’université d’Harvard (nous étions encore en pleine guerre froide et pour pouvoir faire chanter ensemble ces deux chœurs russe et américain, j’ai dû obtenir l’accord du Ministre Russe de la Culture au préalable). Après réception de ma lettre, Gorbatchev m’a répondu par message codé à l’ambassade d’URSS en me souhaitant beaucoup de succès dans mon projet et en me demandant de prendre directement contact avec le Ministère de l’Espace Soviétique. J’ai obtenu un rendez-vous avec le ministre et il a accepté que les cosmonautes soviétiques emportent avec eux dans la Station Mir un CD de Space Opera avec un mini lecteur et deux enceintes. Les cosmonautes soviétiques ont satellisé ce CD dans l’espace, son lecteur et ses enceintes et l’ont transformé en un geste d’espoir et de communication. C’est merveilleux de penser qu’un petit bout de sa musique tourne et tourne au-dessus de sa tête et cette aventure prouve qu’un artiste doit persévérer jusqu’à ce ses rêves soient accomplis. Rien n’est impossible quand on croit à sa création.

Plus récemment, suite à la proposition d’un ami travaillant sur les vols Soyouz, une mission spatiale à destination de la Station Spatiale Internationale comprenait un cosmonaute italien, Lucas Parmitano (également musicien) qui a accepté d’emmener son synthétiseur avec lui dans l’ISS, et nous avons réussi à faire une liaison entre l’ISS et le stade olympique de Moscou où je donnais un grand concert. On a joué « Magic Fly » ensemble, lui à 400 kilomètres de la Terre, et moi à Moscou !!

Que faites-vous actuellement ?
Je donne pas mal de concerts, j’ai sorti un album il y a un an, je travaille sur une grande comédie musicale depuis 3 ans et je viens de recevoir une proposition pour composer la musique d’un film russe. J’essaye en même temps d’être très proche de mes enfants et d’être le plus heureux possible dans la vie.

J’imagine que vous préparez quelque chose pour les 40 ans de Space en 2017 ?
Nous sommes en train de réfléchir à plusieurs opportunités et je ne manquerai pas de les communiquer dès qu’elles seront concrétisées.

Extrait de l’émission « Le temps de vivre »

Visionner l’émission complète sur Viméo

Didier MAROUANI. Le temps de vivre. 01.01.1984 from Nathalie Gubareva on Vimeo.

Mise en ligne : Stéphane Guibert pour Didier Marouani & Finalscape

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Lanceurs d’alerte : Il faut savoir (Procès du médiator)

Le destin périlleux des lanceurs d’alerte : le témoignage de Stéphanie Gibaud

Alors que s’est ouvert le procès du Mediator, le rôle d’Irène Frachon, la pneumologue qui a révélé l’affaire, est mis en lumière.

Stéphanie Gibaud, témoigne du rôle et du destin des lanceurs d’alerte.

Vidéo sur VK

Merci à RT France et Stéphanie Gibaud pour le partage

Mise en ligne : Stéphane Guibert / Finalscape

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Climat : Quand donc cesserez-vous, moutons que vous êtes de prendre pour argent comptant ce que vous servent les médias et les ONG du « Green Washing » ?

CLIMAT

Quand donc cesserez-vous d’être les dindons de la farce, quand donc cesserez-vous de faire partie du troupeau qui s’agglutine devant l’abattoir ?

Certes, nous, humains faisons partie de ce que les médias qualifient de « cause du réchauffement climatique » mais le fait de vouloir en débattre fait de ses détracteurs, des hérétiques, des suppôts  de Satan, des âmes infidèles dont il faut coûte que coûte fermer le bec !

Pourquoi le fait d’en débattre est-il devenu une sorte de dogme anticonstitutionnel ? Pourquoi le fait d’émettre des réticences concernant les analyses du GIEC range-t-il les réfractaires de la pensée unique au rang de complotistes ?

Ne vous êtes-vous donc jamais pausé la question ?

Et si tout d’un coup des « climat’s leakes » vous pétaient à la gueule tout comme cela a été le cas concernant la taxe carbone avec la fameuse MacronLeaks, si soudainement on vous envoyait au visage que le réchauffement climatique ne faisait partie que d’un cycle naturel de convergences entre la terre et le soleil, cycle qui se perpétue sur terre depuis la nuit des temps, si tout d’un coup on vous disait que les pro climat étaient dans l’erreur ? Tous ces jeunes mis à la rue du jour au lendemain… Cela serait médiatiquement impensable n’est-ce pas ?

Et pourtant :

2002, ne vous a-t-on pas menti sur les armes de destruction massive en Irak ? 11 septembre 2001 : que dire du WTC, la tour numéro 7 effondrée suite à un simple incendie ? (Du jamais vu dans l’histoire de l’architecture)

Que de mensonges, que de mensonges !

Alors permettez-moi de vous dire que l’hystérie climatique fait partie d’un vaste complot politico médiatique destiné à détourner l’attention et monopoliser les moutons que nous sommes en faveur de cette cause universelle qu’est le climat.

Calendrier politico climatique à jour pour une mobilisation générale.

Et pourtant, si nous avions été un tant soit peu attentifs, si nous avions, au cours de ces années d’abondance fait preuve de recul ou de jugeote, le plus débile d’entre nous se serait rendu compte de l’hypocrisie du système ; mais voilà, il y a aujourd’hui les selfies, la télé, l’artifice et le rêve…

C’est par un amalgame d’images et de reportages apocalyptiques que les médias s’emparent de nos consciences en nous culpabilisant avec en primeur, une figure de proue : celle de Greta Thunberg, aussi sincère dans sa démarche qu’instrumentalisée par l’industrie du « Green Washing »

Le climat change c’est un fait indéniable mais l’homme, malgré son incroyable capacité à se développer n’en est responsable qu’à un dix millionième de ce qu’il représente sur l’évolution.

Des expertises et contre-expertises le démontrent à longueur de temps ; simplement, les médias mainstream n’en ont cure et ne projettent en infos que ce qu’il faut pour amasser et convaincre les foules crédules qui vont dans le cens voulu.

Un simple reportage vous démontrera l’arnaque !

Prenez simplement le temps de le visionner.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Le CO2 ne serait pas la cause du réchauffement climatique, mais la résultante d’un système climatique très complexe dont le principal moteur serait le Soleil. Un documentaire à voir absolument en ces temps où nos chers politiques nous abreuvent de taxes pour sauver la planète !

Sur Youtube

Sur VK

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FIN DU SITE FINALSCAPE

Autant vous le dire, d’ici la fin de cette année, l’an de grâce 2019, le site Finalscape cessera toutes activités.

Fatigué à force de répéter, j’ai décidé de me retrancher loin de tout, histoire de méditer et de guérir mon âme.

Pas mal des êtres qui m’étaient chers ont tiré leur révérence en l’espace de quelques semaines seulement et cela m’a non seulement ébranlé mais m’a également fait réfléchir.

Pourquoi tout ça et surtout pour qui ?

Je me resterai fidèle jusqu’à la fin de cette année tout en préparant un nouveau départ.

Je remercies dores et déjà toutes celles et ceux qui, jusqu’à ce jour m’ont fait l’amitié de me suivre.

Stéphane

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L’image du jour : Complainte de la Terre !

Sans pessimisme, juste du réalisme

« La connerie humaine, le déni et l’ignorance sont salvatrices pour l’environnement »

« A terme, elles empêcheront au fléau humain de se propager sur cette planète en l’éradiquant une bonne fois pour toutes ! »

C’est programmé, c’est comme ça et c’est plus fort que nous… Nous sommes en train de manger notre blé en herbe et notre disparition sera pour la terre l’extraction d’un cancer qui la mine depuis près de deux siècles.

Rigolez braves gens, prenez-vous en selfie (auto portrait) autant qu’il vous plaira mais les jours sont comptés.

C’est « Kro Kro » mignon tout ça !

G.S / FINALSCAPE

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Inoubliable Pierre Desprosjes dans un sketch sur les Juifs

Un sketch qui aujourd’hui passerait très mal

J’ai parmi mes lecteurs de très nombreux juifs mais que ces derniers ne s’offusquent pas car le sketch présenté dans ce billet est à prendre au second degré. J’ai dans mon entourage de très nombreux amis de confession juive et Dieu sait si je les aime.

Ce sketch de Pierre Desprojes qui remonte à quelques décennies passerait très mal voir même  pas du tout aujourd’hui. Je suis même surpris d’avoir pu le pomper sur Youtube.

En passant au dessus des mots, des clichés et des idées reçues, les Juifs et non les sionistes sont des gens pacifistes et est-il nécessaire de le rappeler : en son temps, la communauté juive marchait main dans la main avec la communauté musulmane.

L’histoire à la mémoire sélective quand ça l’arrange.

Des sketchs sur les juifs ou toutes autres religions, il y en a à profusion et c’est justement l’humour qui permet de se moquer de cet antisémitisme fabriqué et provoqué à des fins politiques.

L’important est de ne pas tomber dans le panneau de l’amalgame.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Un moteur solaire innovant créé à Auxerre est finaliste d’un concours d’EDF

L’entreprise Saurea, basée à Auxerre, a développé un moteur innovant qui fonctionne à l’énergie solaire. Elle est finaliste de l’édition 2019 du concours EDF Pulse.

es panneaux solaires qui permettent de produire de l’électricité, on connaît. Mais un panneau solaire qui actionne directement un moteur, c’est nouveau. C’est l’invention de Saurea, une entreprise installée à Auxerre dans l’Yonne. Nous sommes allés dans leurs bureaux pour en savoir plus sur ce produit.

« Aujourd’hui, pour pouvoir motoriser un système à partir de l’énergie solaire, on est obligé d’utiliser des systèmes à base d’électronique et de batterie, qui ont des durées de vie limitées surtout dans des conditions climatiques sévères », précise Gilles Coty, le directeur technique de l’entreprise. « Dans notre système, le seul composant actif est la cellule photovoltaïque. Elle a une durée de vie entre vingt et vingt-cinq ans. C’est la même durée de vie que celle du moteur. »

À quoi peut servir ce moteur ?

Le moteur seul n’est pas assez puissant pour faire fonctionner une machine. Pour qu’il soit efficace, il faut l’associer à des panneaux photovoltaïques. Avec trois panneaux solaires, il peut motoriser une pompe à eau. « Si on se place par exemple en Afrique, l’intérêt est d’aller motoriser des pompes qui sont d’habitude à entraînement manuel. Là, on va pouvoir disposer le moteur sur la pompe et elle va pouvoir fonctionner au fil du soleil », expose Gilles Coty.

Ce moteur solaire autonome pourrait intéresser plusieurs ONG. L’entreprise a déjà été consultée pour des projets au Burkina Faso, au Togo et au Mali. Le produit ne se limite pas au pompage, il peut également actionner des ventilateurs ou des systèmes d’extraction d’air par exemple. « Comme le système est simple, il n’y a pas besoin d’une maintenance constante. La seule durée de vie est celle des panneaux solaires, donc plusieurs dizaines d’années ».

Le moteur solaire et ses panneaux coûtent environ 2 000 euros. La commercialisation a débuté en juin 2019. La start-up auxerroise doit maintenant trouver des entreprises partenaires pour se développer. Elle peut compter sur le concours EDF Pulse 2019, dont elle est finaliste. Cet événement organisé par le distributeur historique d’électricité veut distinguer les entreprises « qui inventent le monde de demain ».

Grâce au concours, Saurea va pouvoir gagner de la visibilité, mais elle peut aussi décrocher une dotation de 30 000 à 100 000 euros en étant choisie par un jury de professionnels ou par les votes du public. Onze autres jeunes pousses sont en finale, les résultats seront connus en octobre.

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Economie : Nous somme au bord d’un remake de la grande dépression de 1929

Source de l’image

En cas de faillite bancaire généralisée, les états n’auront pas d’autre choix que d’intervenir ; mais qui payera la facture finale ?

«Les vrais preneurs d’otages sont les banques. Car dans la société actuelle, sans les banques, les transactions les plus élémentaires deviennent impossibles.» Frédéric Lordon (Économiste)

Extrait de l’émission «Ce soir ou jamais» du 11 octobre 2011

Crédit vidéo : France Télévisions

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