Maltraitance : Le blanchiment du trafic d’enfants en Chine et le trafic des organes

Depuis des années, les parents chinois doivent faire face à une éventualité atroce : voir leur enfant enlevé pour être vendu dans un vaste trafic. Ce problème insoluble est particulièrement répandu et des dizaines de milliers de nouveau-nés disparaissent chaque année.

Le savoir-faire qui s’est développé autour de la traite des enfants – impliquant la police, les médecins, les infirmières et les hôpitaux – explique l’ampleur du phénomène.

La création d’un faux certificat de naissance, voilà la clef d’un tel enlèvement. Une fois le bébé volé, un intermédiaire vient soudoyer le personnel de l’hôpital pour créer un certificat de naissance qui sera intégré dans les données informatiques de l’établissement ; c’est à ce moment précis qu’ on blanchit efficacement toute l’action, l’identité de l’enfant est transformée et de nouveaux parents peuvent venir le chercher.

Peu importe que l’hôpital soit efficace, certains médecins veulent gagner plus d’argent. – Zhao Dapeng

« Lorsque j’ai obtenu pour vous un certificat de naissance, vous pouvez aller vérifier auprès de l’hôpital. Et si vous pouvez accéder au dossier médical, vous savez que le certificat est bon », explique Zhao Dapeng, 32 ans, qui a participé à ce type d’opérations pendant cinq ans.

Zhao a offert son témoignage à un journaliste de l’hebdomadaire Beijing News, entré en contact avec lui grâce à un informateur. Zhao recevait 100 000 yuans pour un certificat (15 000 euros) qu’il pouvait retirer en deux semaines dans différents hôpitaux ou maternités du pays.

« Peu importe que l’hôpital soit efficace, certains médecins veulent gagner plus d’argent. Leur salaire ne s’élève qu’à 3 000 ou 4 000 yuans [400 à 600 euros] par mois », explique Zhao. Une telle opération rapporte de l’argent aux médecins, aux directeurs des hôpitaux, aux infirmières et à tous les intermédiaires nécessaires pour créer les faux certificats.

Sur la vidéo, passage à tabac de 2 trafiquants après la découverte de cadavres d’enfants conservés dans de la glace.

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Culture & Cinéma : Ils se barrent tous prendre leur apéro sur la terrasse des paradis blancs

Barbara, Mike Brant, Claude François, Serge Gainsbourg, Michel Berger, Jhonny Hallyday  et à présent France Gall pour ne citer qu’eux…

Ils sont partis et nous ne les reverrons jamais. Ces monstres du répertoire de la musique Française qui ont meublé notre quotidien musical des décennies durant, que nous laissent-ils en étirage ?

Une musique dans la plus part des cas, froide, insipide et sans âme. Triste reflet du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Repose en paix France et qu’avec les tiens, celles et ceux que tu aimes, continuiez à être créateurs d’univers !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Économie : Natacha Poloni nous démontre les dangers du Bitcoin

Le bitcoin qui c’est envolé durant toute l’année 2017, plus de 1000% et qui a subi son plus important krash avant les fêtes de fin d’année est l’enjeu de toutes les convoitises au point que Goldman Sachs propose à ses clients d’investir dessus. N’oublions pas que c’est à Goldman Sachs que nous devons les fonds pourris de la Grèce, cette même banque qui investissait les yeux fermés dans les subprimes. C’est en tous cas le signe que les vautours dénués de tous scrupules et de vision à long terme sont sur le coup.

Cette monnaie virtuelle créée pour des échanges loin de tous contrôles est devenue l’objet d’une bulle spéculative.

Le bitcoin fonctionne sur un système de création de monnaie à partir d’algorithmes qui tiennent compte de toutes les transactions déjà effectuées et est appelé « Blockchain ».  I faut savoir aussi que ces algorithmes consomment autant d’énergie que la Hongrie toute entière.

Une monnaie est censée s’appuyer sur une économie qui génère de la richesse ou sur un métal précieux que l’on considère comme une réserve et la monnaie est l’apanage d’un état lui permettant de contrôler les acteurs économiques, de maîtriser plus ou moins sa politique budgétaire d’où l’enjeu que constitue la souveraineté monétaire parce que elle seule permet de relancer par un peu d’inflation une économie fatiguée, de freiner les surchauffes, de favoriser le crédit ou l’épargne… Ors, même si le Bitcoin est encore marginal, il est le premier pas vers le contournement des états en matière de monnaie.

Les monnaies locales dont certaines connaissent un véritable engouement, même si elles veulent également s’affranchir du système bancaire, contrairement au Bitcoin, elles le font au nom d’une économie réelle, de proximité. Les monnaies virtuelles sont au contraire une façon d’ajouter de la spéculation en s’affranchissant de tous contrôles. Il ne s’agit à aucun moment de retrouver une autonomie des citoyens dans leurs échanges mais au contraire de mêler Wall Street et la Silicon Valley pour faire en sorte que les états ne puissent plus réguler d’aucune manière les mouvements de capitaux.

Même si la bulle du Bitcoin devait exploser, ça ne résoudra pas le problème à long terme parce qu’une autre viendra très vite prendre sa place.

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L’interview complète sur Youtube :

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Science & Vie : Quand dame nature nous impose le respect

Êtes-vous arachnophobe ?

Si tel est le cas, sachez que cette petite chose que beaucoup se font un plaisir d’écraser ou de sprayer abondamment nous est très utile ne serais-ce que, basiquement, pour nous protéger des moustiques et en vue d’une prolifération de certaines de ces espèces de vampires venant du sud, conséquence d’un réchauffement global, cette petite bête  sera pour nous une alliée de premier choix. Sachez aussi que cette créature tue par année infiniment moins d’êtres humains que l’être humain n’en tue lui-même.

Je vous propose dans cette vidéo d’admirer cette tisseuse de haut niveau sur une musique de Joël Fajerman.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Alimentation : Riz en plastique, poisson éponge, laitue synthétique, œufs plastifiés … Et maintenant le pain

Le compte Facebook associé à cette vidéo suggère d’arrêter de manger industriel et de se tourner vers la nature.

Si l’on en croit ces images, on peut en effet se faire du souci. Cela me rappelle le scandale de l’huile de vidange révélé d’abord par le Figaro mais très peu relayé par les médias mainstream, qui, en 2007, avait été incorporée à des vinaigrettes et des huiles alimentaires en Europe et de la stupéfiante décision de l’UE de rehausser l’acceptance de ces poisons dans l’alimentation à raison de 10%.

G.S

Pour rappel : 2007, le scandale des huiles de moteur dans les huiles végétales !

Déjà publié sur ce site avant son crash volontaire, aviez-vous entendu parler de ce scandale très peut relaté dans les médias Mainstream concernant un lot de quarante mille tonnes d’huile de vidange mélangée à des huiles destinées à la consommation ?

Non ? !

Alors sachez aussi que depuis cette même année, l’union européenne incapable de retirer tous les aliments contaminés déjà mis en vente à rehaussé l’acceptance en matière d’huile frelatée à 10%. Ce qui revient à dire que la vinaigrette que vous avez acheté dans l’hyper du coin peut contenir 10% d’huile de vidange et ce, en toute légalité.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Et la confirmation :

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L’image du jour : Le Coq, emblème de la France Libre, de la France insoumise, résistante, irréductible à l’ennemi… Bla bla bla…

Ce n’est pas un secret et tout le monde sait que si les français ont choisi le coq comme emblème c’est parce qu’il est le seul oiseau à être capable de chanter les deux pieds dans la merde.

D’élection en élection le français moyen semble s’être métamorphosé en cet animal, le Mougeon, mi oiseau, mi mouton, capable de succomber à son bourreau parce qu’il est beau et jeune, parce qu’il n’a rien de véritable à proposer hors mis des réformes qui ne vont que dans le sens de l’économie  et de ses amis, les actionnaires…

Les Français sont-ils Bêêêêêêêtes ?

Si l’économie d’un pays se conjugue aux intérêts de son peuple, pourquoi ce dernier se trouve-t-il relégué à la dernière place ?

Amis Français, quand donc vous réveillerez-vous ?

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Science & Vie : Un utérus artificiel pour grands prématurés testé chez le mouton

Une équipe américaine a permis à des fœtus d’agneaux de se développer ex utero pendant quatre semaines. L’application chez l’homme nécessitera de lever plusieurs inconnues.

Un incubateur qui mime au plus près la physiologie d’un utérus, pour offrir de meilleures chances de survie en bonne santé à de très grands prématurés : tel est l’objectif poursuivi par l’équipe dirigée par Alan Flake, de l’hôpital pour enfants de Philadelphie. Le chirurgien fœtal et son équipe présentent dans Nature Communications du 25 avril un dispositif qui marque un pas significatif dans la quête d’un tel « utérus artificiel ». Testé sur le mouton, il a permis de faire se développer des fœtus d’agneaux dans un sac en plastique transparent relié à divers circuits sanguins et physiologiques, pendant quatre semaines, apparemment sans séquelles.

« Le but est de répondre au défi de l’extrême prématurité », explique Alan Flake. En deçà de vingt-trois semaines de développement, les fœtus humains qui naissent prématurément connaissent des niveaux de mortalité pouvant atteindre 90 %, et ceux qui survivent présentent des séquelles importantes dans 70 % à 90 % des cas, a-t-il rappelé lors d’une conférence de presse téléphonique.

En particulier, le développement des poumons subit l’impact du passage d’un milieu liquide dans le ventre de la mère, à l’air libre pour lequel ils ne sont pas encore adaptés – ce qui se traduit par des détresses respiratoires aiguës qui peuvent retentir gravement sur le développement cérébral.

L’idée de l’équipe américaine est donc d’offrir un sas liquide entre l’utérus maternel et le monde extérieur, pendant les quelques semaines qui suffisent à garantir la maturation des poumons. La démonstration semble réussie chez le mouton.

Imitation de la physiologie naturelle

Cette tentative est loin d’être une première, rappelle le spécialiste de la reproduction humaine Pierre Jouannet, même si elle apporte « quelques éléments supplémentaires sur les possibilités de développement extra-utérin en fin de grossesse ».

Il y a vingt ans, un chercheur japonais, Yoshinori Kuwabara (Juntendo University, Tokyo) avait expérimenté sur des fœtus de chèvres un système extra-utérin fait d’un bac en plastique rempli d’un fluide ressemblant au liquide amniotique et d’une pompe reliée au cordon ombilical de l’animal. Certains chevreaux ont survécu dans ce réservoir jusqu’à terme, pendant trois semaines, mais ils présentaient des malformations, notamment pulmonaires. Depuis, aucune tentative n’a semblé fructueuse.

La différence avec le système d’Alan Flake et ses collègues ? « Les autres approches sont bien plus éloignées de la physiologie naturelle que nous avons essayé d’imiter, explique-t-il. Nous avions commencé avec un aquarium ouvert, comme d’autres, avant de passer à un sac fermé. »

Leur utérus artificiel se compose donc de cette enveloppe transparente, dans laquelle le fœtus, extrait par césarienne, est placé. Son cordon ombilical est relié à un circuit d’oxygénation du sang, qui permet aussi de surveiller la teneur en oxygène. Le fluide amniotique nutritif est lui renouvelé en permanence : « Le fœtus l’ingère et urine dans ce milieu », précise Alan Flake.

Difficile pour l’heure d’évaluer de possibles effets à long terme

Le secret de la réussite est sans doute d’avoir abandonné le recours à une pompe : c’est le cœur de l’animal lui-même qui prend en charge la circulation sanguine, ce qui évite des surpressions délétères. « Nous avons été surpris par la qualité de la réponse physiologique des animaux, témoigne Emily Partridge, premier auteur de l’article de Nature Communications. Les fœtus régulent eux-mêmes ces échanges. »

L’histoire ne se termine pourtant pas au mieux pour eux. Après un maximum de quatre semaines, ils ont été extraits du sac protecteur, on a vérifié leur capacité à respirer dans l’air par eux-mêmes, avant qu’ils ne soient « humainement euthanasiés », selon les termes d’Alan Flake, pour que leurs organes, notamment les poumons et le cerveau, soient analysés. Un « survivant » a été épargné et coule des jours heureux dans une ferme américaine.

Mais si les analyses ne semblent pas avoir révélé d’anomalies de développement chez ses congénères moins chanceux, il sera difficile d’évaluer sur lui de possibles effets à long terme, notamment cognitifs, du séjour ex utero : « Il n’existe pas de test d’intelligence pour les moutons », rappelle le chercheur.

Alan Flake envisage de demander de nouvelles autorisations pour des recherches précliniques plus poussées sur l’animal, qui pourraient durer deux à trois ans, avant d’envisager un éventuel passage à l’homme.

Objections

Le pionnier de la fécondation in vitro en France, René Frydman, salue « un pas supplémentaire, une étude incontestablement sérieuse », mais soulève plusieurs objections : le système n’est adapté qu’aux naissances par césarienne, et non par voie naturelle « où l’exposition aux agents pathogènes est plus élevée et où l’asepsie ne serait pas garantie ». Les césariennes à ce stade précoce de la grossesse sont en outre plus délicates à effectuer, plus risquées pour la mère.

Le médecin s’interroge sur la faisabilité des connections vasculaires chez l’humain : un fœtus d’agneau est trois fois plus gros qu’un fœtus humain de maturité correspondant à la période-clé des vingt-trois semaines de grossesse. Alan Flake en convient, « on ne peut pas savoir à ce stade si les vaisseaux ombilicaux du mouton sont un modèle réaliste de ceux de l’homme ». Si le petit ruminant est un bon substitut pour l’étude du risque de thrombose, on sait aussi que ce n’est pas le cas pour la circulation sanguine intracrânienne – alors que les risques d’hémorragie cérébrale sont élevés chez les grands prématurés.

René Frydman estime que « la question fondamentale est celle du risque physiologique, mais aussi psychologique pour l’enfant à naître de séjourner dans un sac sans présence humaine pendant plusieurs semaines ».

Comment justifier ce risque auprès des premiers couples approchés ? Avec quelles implications éthiques et légales ? « Entre vingt-trois et vingt-cinq semaines, la mortalité et la morbidité sont élevées avec les systèmes de prise en charge actuels, et ces questions sont déjà posées, rappelle Alan Flake. Ce sera une option supplémentaire proposée aux parents, et si notre système était défaillant, on pourrait extraire immédiatement le fœtus pour revenir aux méthodes classiques. »

« Couveuse perfectionnée »

L’équipe américaine imagine un sac amniotique plongé dans la pénombre, avec une caméra permettant de voir le fœtus et des haut-parleurs lui distillant des sons et voix familiers, afin que le lien avec les parents ne soit pas trop distendu. « Actuellement, l’environnement des services de grands prématurés est très angoissant pour les parents », souligne Alan Flake. L’acceptation sociale risque d’être compliquée : l’équipe américaine elle-même refuse de diffuser des photographies des agneaux dans leur sac ex-utérin…

La mission de cet utérus artificiel s’arrêtera après la maturation critique des poumons. « Il n’y a aucune raison de poursuivre au-delà, si l’on pèse les bénéfices et les risques de chaque mode de prise en charge. » Il n’y a pas lieu non plus selon lui de tenter de remonter plus tôt dans la grossesse. « On peut avoir des conversations très sensationnalistes, mais il n’existe pas de technique réaliste qui permettrait de passer de l’embryon à l’extrême prématurité », affirme-t-il. Et il serait « très inquiet » si des équipes tentaient ce type d’expérience.

« Il ne s’agit pas d’un utérus artificiel au sens où toute la grossesse serait conduite ex utero », confirme le médecin et philosophe Henri Atlan, auteur d’un ouvrage sur le sujet (L’Utérus artificiel, Seuil, 2005). Il s’agit plutôt d’une couveuse perfectionnée pour très grands prématurés. »

Pour lui, la référence à l’ouvrage Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley (1932) est aussi hors de propos : « Ne sont concernées que des grossesses qui sont parties pour être naturelles, pas des manipulations génétiques. » Pour autant, il faut, selon lui, se garder de tout « acharnement procréatique » et il lui semble urgent d’attendre d’avoir plus de recul sur les animaux adultes avant de passer à une éventuelle application à l’homme.

Source : Le Monde

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Chemtrails ou épandage de substances chimiques dans l’atmosphère : Théorie du complot ou fait avéré ?

Les Chemtrails ont été officiellement reconnus par les nations Unies comme étant un moyen pour luter contre le réchauffement climatique.

Il n’y a a pas si longtemps, ces théories étaient liées aux  complotistes, ceux-là même qui croyaient aux extra terrestres, qui pensaient que Nikola Tesla était un génie intertemporel et dément et qui n’ont jamais cru aux attentats du 11 septembre.

D’année en année, jour après jour, le temps semble donner raison à ces fous qui sonnent le Toxin.

Les épandages existent, ils ont été reconnus, faut-il encore savoir ce qui se cache vraiment derrière…

Les images qui suivent démontrent clairement que les contrails n’ont rien à voir avec les chemtrails.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Environnement : L’homme monétisera sa propre extinction et le Qatar en est un exemple

La « guerre du sable » est déclarée.

Sous l’effet du boom de la construction, les besoins en sable sont de plus en plus énormes. Le pillage du sable marin menace les côtes et les plages de nombreux pays. Et la France n’est pas épargnée !

Les extractions de sable marin menacent-elles nos plages et notre littoral ?

Le sable est la seconde ressource naturelle la plus consommée après l’eau : l’humanité en avale 15 milliards de tonnes chaque année. On s’en sert pour le béton, les terres agricoles ou les puces électroniques. On en consomme tellement que, dans certaines régions du monde, les plages reculent, voire disparaissent. En France, les demandes de permis pour aspirer du sable au large des côtes se multiplient. Dans la baie de Lannion, en Bretagne, un projet d’extraction est vivement contesté et fait peser un risque sur le littoral et la biodiversité. Pourtant, des alternatives existent.

Y aura-t-il bientôt des navires aspirateurs de sable au large de Lannion, dans le Nord de la Bretagne ? Le Peuple des dunes, un collectif qui lutte contre ce projet d’extraction depuis près de cinq ans et réunit pêcheurs, plaisanciers, professionnels du tourisme, élus et associations écologistes, espère bien que non. La menace, pourtant, se précise. En septembre 2015, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Économie Emmanuel Macron ont accordé la « concession de la Pointe d’Armor » à la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), société extractrice membre du groupe international Roullier. Deux mois plus tard, le préfet signait les arrêtés autorisant le début des travaux [1]. La contestation de l’accord de concession devant le Conseil d’État pourrait retarder le lancement de l’extraction. Mais,« à compter de 2016, le pompage du sable risque de commencer à tout moment », craint Odile Guérin, géologue et élue de Trébeurden, l’une des treize communes concernées par le projet.

Pour extraire du sable de mer d’une « dune sous-marine », un bateau avançant à faible vitesse (entre 2 et 4 km/h) traîne une élinde – sorte de tuyau d’aspirateur géant. Le sable aspiré est recraché sur le pont. Une partie de l’eau est aussitôt rejetée à la mer. Au fond de l’eau, là où passe l’élinde, se forme un nuage de sable que l’on qualifie de « turbide ». C’est la première source d’inquiétude des opposants au projet de la CAN. « La turbidité assombrit l’eau, indique Odile Guérin. Le sable soulevé par l’élinde va aller se déposer bien au-delà de la zone d’extraction, ce qui risque de tuer la végétation. » Autre souci : la dune est une zone de reproduction et de refuge pour les lançons, de tout petits poissons qui forment le début de la chaîne alimentaire. « C’est un vrai problème pour les pêcheurs. Sans parler de tous les petits organismes qui seront déchiquetés par l’élinde avant d’être remis à l’eau. »

Des besoins pour l’agriculture intensive

Située à moins de dix kilomètres de la côte, à une quarantaine de mètres de profondeur, la dune sous-marine sur laquelle lorgne la CAN est composée d’une accumulation de débris de coquilles, que l’on appelle « sable coquillier ». On l’utilise dans l’agriculture pour désacidifier les terres. « Avant, pour amender les sols trop acides, on se servait d’une algue : le maërl, rapporte Patrice Desclaud membre du collectif Peuple des dunes. Mais c’est désormais une espèce protégée, on se tourne donc vers le sable. Ce besoin est lié à l’agriculture intensive : les amendements azotés – et notamment les déjections animales – acidifient beaucoup les sols [2]. » La CAN exploite déjà trois autres gisements au large de la Bretagne, avec un volume extrait de 208 000 mètres cubes par an au total. Au large de Lannion, l’entreprise envisageait de pomper jusqu’à 400 000 mètres cubes par an.

Les besoins agricoles ne justifient pas à eux seuls les aspirations de sable au large des côtes. Fabrication du verre, élaboration de cosmétiques et de détergents, rechargement des plages, fracturation hydraulique : le sable sert à une multitude d’activités. Il contient en plus divers minéraux stratégiques tels que le silicium, le titane ou le thorium, à la base de nombreux micro-processeurs. Le sable sert aussi au secteur des bâtiments et travaux publics : fondations, pavement et revêtement des routes, voies ferrées, digues, bétons.

20 kilos de granulats par Français et par jour

Chaque année, la France consomme 450 millions de tonnes de granulats – sable et graviers – pour satisfaire ses besoins de construction. Cela représente sept tonnes par an pour chaque habitant, soit 20 kilos par jour ! Plus ou moins concassés selon leur usage, ces granulats sont principalement issus des carrières terrestres : 200 millions de tonnes en sortent chaque année. Seconde origine : les berges et anciens lits de rivières d’où l’on tire plus de 100 millions de tonnes de sable alluvionnaire chaque année. Viennent ensuite le recyclage (déchets issus du secteur de la déconstruction notamment), puis la mer, qui fournit actuellement 7 millions de tonnes de granulats par an [3].

« La part de granulats marins reste marginale en France », commente Eric Chaumillon, professeur en géologie marine à l’université de La Rochelle et chercheur au CNRS. Elle est bien moindre que chez les champions européens de cette discipline : la Grande-Bretagne (20 millions de tonnes) et la zone Belgique-Pays-Bas (45 millions de tonnes). Dans ces régions, « les ressources à terre sont limitées ou épuisées, il existe une pression environnementale forte sur les carrières et une forte consommation », remarque Eric Chaumillon. La France, quadrillée par de nombreuses carrières, n’est pas dans la même situation. Mais l’épuisement des ressources terrestres et l’opposition croissante des riverains compliquent leurs ouvertures et agrandissements.

Les grands bétonneurs investissent la mer

Face à ces difficultés, les ressources marines sont-elles une solution ? « Les granulats marins, c’est à peine 2 % de la production nationale, remarque Mathieu Hiblot, de l’Union nationale des producteurs de granulats (UNPG), et c’est une production qui n’a pas tendance à se développer. » Du côté de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), le son de cloche est un peu différent : « Cette réserve est de plus en plus sollicitée. Déjà, des demandes de permis de recherche de grande ampleur, sur des surfaces de 400 kilomètres carrés environ, sont déposées, laissant augurer une augmentation de la production de matériaux d’origine marine », mentionne un article de deux chercheuses de l’institut, paru en octobre 2013. Dans la Manche, six nouveaux titres miniers ont été accordés entre 2011 et 2013, avec des autorisations d’extraction qui courent jusqu’en 2043.

Parmi les groupements d’intérêt économique qui ont obtenu ces titres miniers, on retrouve de grands bétonneurs français comme Vinci ou Lafarge, ainsi que l’italien Italcementi ou le mexicain Cemex. Sur la façade atlantique, interviennent GSM, filiale du groupe Italcementi, ou encore Colas, filiale de Bouygues, en charge de la construction de routes et de la fabrication du béton. « Pour les régions situées à proximité de la côte, les gisements de granulats marins sont indispensables, concède un fonctionnaire du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La Bretagne, la Loire-Atlantique, le Poitou-Charentes, déficitaires en granulats terrestres, sont des territoires attractifs, où la demande en béton est supérieure à la moyenne nationale (exceptée l’Île-de- France). »

Des études d’impact bâclées ?

Quels sont les risques pour les milieux marins ? L’UNPG assure que, « au bout de trois à cinq ans environ, la situation est à peu près revenue à l’état initial. Dans certains lieux, on a constaté un enrichissement de la biodiversité après dragage, l’évolution du milieu naturel ayant été propice à de nouvelles espèces. » L’Ifremer est un peu moins enthousiaste : « L’exploitation du fond de la mer, quels que soient son objectif et les précautions prises, entraîne des modifications temporaires ou permanentes du milieu marin. Ce système est complexe, et l’interdépendance des compartiments liquide, solide et vivant est telle que la modification de l’un d’eux peut entraîner une évolution irréversible du milieu. »

L’étude d’impact que les entreprises doivent fournir quand elles déposent leur demande d’extraction est censée évaluer les risques pour le milieu et pour les activités économiques qui en dépendent. « Chez nous, elle a été bâclée, estime Odile Guérin. Elle a été faite trop rapidement et aucun état initial n’a été réalisé, alors qu’il est normalement obligatoire. » Qu’en pense la CAN ? Elle n’a pas répondu à nos questions. « L’entreprise n’a pas été transparente du tout, à aucun moment, ajoute Odile Guérin. Même les élus ont été prévenus du projet par voie de presse ! » Les citoyens de la baie de Lannion regrettent aussi de n’avoir pas été mieux entendus au cours de l’enquête publique. « La population a massivement participé à l’enquête publique, et plus de 99 % des avis étaient négatifs. Les treize communes concernées ont toutes dit qu’elles ne voulaient pas du projet. La communauté d’agglo a aussi dit non. Résultat ? Le commissaire enquêteur donne un avis favorable. À quoi ça sert de consulter la population si on ne tient pas compte de ce qu’elle demande ? »

Menaces pour les plages ?

Y a-t-il, au large de Lannion ou ailleurs en France, une menace de disparition des plages, comme le craignent certains riverains, élus ou professionnels du tourisme ? « Il y a beaucoup d’incertitude sur ce point, chaque côte et avant-côte ayant ses propres caractéristiques, souligne Eric Chaumillon. Une analyse spécifique doit être conduite sur chaque site d’extraction potentiel, en prenant en compte la profondeur d’eau, la distance à la côte, la distribution des bancs de sable, l’exposition de la côte, le climat des vagues, les courants de marée et le marnage, la direction et l’amplitude des tempêtes, la réfraction et la réflexion des vagues, la nature sédimentaire des fonds marins. » Les études d’impact qui accompagnent les demandes d’autorisation d’extraction tiennent-elles compte de ces différents paramètres ? Pas toujours, si l’on en croit les conclusions de l’enquête publique menée dans l’estuaire de la Gironde, où le groupe Italcementi aimerait aspirer quelque 400 000 mètres cubes de sable chaque année.

Dans les scénarios étudiés par l’étude d’impact, le coefficient de marée le plus important pris en compte est 95, loin des situations critiques que connait fréquemment la région, avec des coefficients supérieurs à 100. Idem pour la houle, qui a été sous-estimée. « Le problème, selon Eric Chaumillon, c’est le cumul de pressions, avec des régions dans lesquelles on a construit trop près des côtes, et où il y a des tempêtes de plus en plus régulières. Extraire du sable dans ces endroits n’est pas forcément bienvenu même si les quantités prélevées sont faibles au regard des stocks disponibles. »

Ailleurs dans le monde, les prélèvements de sable marin sont tels que des îles disparaissent, et que les plages sont avalées par les flots. Sorti en 2013, le documentaire de Denis Delestrac Le sable, enquête sur une disparition dresse un panorama de ces problèmes que l’auteur attribue en grande partie aux ponctions sauvages effectuées pour approvisionner le secteur du BTP, notamment en Asie et dans la péninsule Arabique [4]. Les entreprises françaises qui interviennent dans ces parties du monde parviennent-elles à échapper à ce trafic ? D ’où vient le sable des usines des centrales à béton que Lafarge détient en Chine ? Comment Vinci et Bouygues s’approvisionnent-elles en granulats pour la construction des infrastructures de la Coupe du monde 2022 au Qatar ? Aucune de ces entreprises n’a donné suite aux sollicitations de Basta ! sur ces questions. La situation française n’a « rien à voir » avec ces régions du monde où l’on pille du sable directement sur les plages, ou à proximité immédiate de la côte, estime Eric Chaumillon. Mais « il faut rester prudent, le système côtier français étant globalement déficitaire ».

Du recyclage plutôt que le pillage de ressources marines ?

Existe-t-il des alternatives à cette extraction massive de sable ? Selon les professionnels du granulat, l’avenir n’est pas en mer, mais sur les plateformes de recyclage. Chaque année, 100 millions de tonnes de granulats sont récupérées sur les chantiers de déconstruction du BTP. L’essentiel de ces gravats sert aux sous-couches des routes. Mais des recherches sont menées pour tâcher de refaire du béton à partir de ces déchets. Lancé il y a cinq ans, le programme Recybéton a permis de conclure que « les granulats extraits de béton recyclé présentent un vrai intérêt technique, en plus de l’évident intérêt environnemental », indique François Jacquemot, pilote des travaux de recherches sur les bétons à plus faibles impacts environnementaux au Centre d’études et de recherche de l’industrie du béton (Cerib). Problème : l’absence d’intérêt économique. « Les granulats recyclés ne sont pas moins chers que les granulats neufs. Ce n’est pas incitatif. » Une entreprise comme Lafarge, deuxième producteur mondial de granulats et quatrième producteur de béton prêt à l’emploi, ambitionne de fabriquer 20 % de son béton avec des matériaux réutilisés ou recyclés. Mais pour le moment, elle en est à 0,3 %, et reconnaît que le déploiement à grande échelle « reste un challenge » [5].

Grand consommateur de granulats via son activité de BTP et de construction de routes, le secteur public n’est pas particulièrement exemplaire. Les cahiers des charges exigeant un minimum de béton recyclé ou imposant des bâtiments dans lesquels on peut facilement récupérer le béton en fin de vie, n’existent pas ! « Il pourrait aussi y avoir des incitations financières via la taxe sur la partie décharge des chantiers de déconstruction, afin d’encourager à s’orienter vers le recyclage », souligne François Jacquemot. « Il y a un vrai travail de sensibilisation à mener du côté des maîtres d’ouvrage, qui pensent trop souvent que le béton recyclé est de moins bonne qualité », complète Mathieu Hiblot. « Il faudrait aussi revoir certaines normes de conctruction qui freinent voire empêchent l’utilisation de béton recyclé. »

Côté alternatives, il y a aussi les constructions qui se passent de béton. La terre, le bois et la paille sont des matériaux qui ont largement fait leurs preuves et qui présentent des bilans environnementaux bien meilleurs que le béton. Quelques maîtres d’ouvrages publics se sont lancés dans ce type de constructions, mais ils sont encore trop peu nombreux. Pour réduire la pression sur les granulats, il faudrait que les matériaux bio-sourcés cessent d’être ignorés dans les écoles spécialisées – IUT, CFA, écoles d’ingénieurs et d’architecture. On pourrait enfin, comme le suggère l’un des interlocuteurs du documentaire de Denis Delestrac, « oublier notre manie du gigantisme » – qui nous fait construire de plus en plus d’autoroutes, de barrages gigantesques, de tours toujours plus hautes – « pour retourner vers des modes de vie plus simples ».

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