Les munitions qui dorment au fond du Léman inquiètent une association
Il y a des munitions au fond du lac Léman, dans sa partie genevoise. Leur présence est connue, mais une association environnementale les remet au cœur de l’actualité vendredi après avoir mené des investigations et présenté ses découvertes.
Après la Deuxième Guerre mondiale, déverser des munitions dans des lacs suisses était une pratique sinon courante, du moins autorisée. A Genève, dans le Léman, c’est une entreprise privée qui l’avait fait.
Or, en septembre dernier, l’organisation environnementale Odysseus 3.1 a voulu en savoir plus. Elle a envoyé des plongeurs pour scruter le fond du Léman. Les résultats ont été présentés aux médias ce vendredi: quatre caisses de munitions ont été découvertes, posées au fond du lac, et non enfouies sous les sédiments, et ce à une cinquantaine de mètres de profondeur.
Nettoyer le lac
Ces découvertes n’ont pas vraiment surpris Lionel Rard, plongeur et président d’Odysseus 3.1, qui appelle les autorités à agir: « Plonger pour faire du sensationnel, ça n’est pas le but », assure-t-il.
« Ce que nous souhaitons, c’est que des actions soient mises en place par les autorités tout simplement pour nettoyer le lac. On n’est pas là pour juger ce qui a été fait par le passé, il y a cinquante ou soixante ans. En revanche, ceux qui ont maintenant la connaissance de ce qui se passe et qui ont les moyens d’intervenir, seront jugés par les générations futures et par nous-mêmes », estime le président de l’association.
Pour Stéphanie Girardclos, spécialiste des sédiments interrogée dans le 19h30, le fait que ces caisses ne soient pas dans du sédiment « change énormément leur dangerosité. Dans les munitions il peut y avoir arsenic, cyanure, produits cancérigènes associé à des explosifs. Et on n’a pas envie d’avoir ça dans l’eau potable ou pour la faune aquatique. »
Suisse : Une micro-taxe pour remplacer la TVA et l’impôt fédéral direct
En préparation depuis plusieurs années, la proposition de texte pour une micro-taxe sur les paiements électroniques devrait voir le jour en janvier prochain. La date a été annoncée par le comité composé des personnalités du monde financier, politique et académique lors d’une conférence de presse à Berne ce vendredi
L’initiative populaire pour la mise en place d’une micro-taxe sur les paiements électroniques prend forme. En 2015, Le Temps se faisait déjà l’écho de ce projet qui vise à remplacer trois impôts fédéraux (la TVA, l’impôt fédéral direct et le droit de timbre) par une taxe unique d’environ 0,1% appliquée aux transactions sans espèces. Le comité à l’origine de cette proposition a dévoilé son agenda à l’occasion d’une conférence de presse à Berne vendredi matin. Le texte a été soumis à la Chancellerie fédérale et la récolte des 100 000 signatures devrait débuter dans le courant du mois de janvier.
Pour Felix Bolliger, gestionnaire de patrimoine zurichois et membre du comité, qui a émis le premier l’idée en Suisse dans un texte en 2013, le concept est très simple. L’ensemble du trafic des paiements en Suisse représente environ 100 000 milliards de francs par an selon les initiants. «Soit 150 fois le PIB de la Suisse, souligne Marc Chesney, professeur de finance à l’Université de Zurich. L’économie réelle suisse aurait peut-être besoin de transactions de l’ordre de dix fois le PIB, mais pas plus.»
A Loèche se côtoient 10 antennes du système d’écoute du Département fédéral de la défense (DDPS) et 25 antennes de la société Signalhorn, dont certains clients sont proches de l’agence américaine du renseignement (NSA). Comment est-ce possible et quels sont les risques? Le 2e épisode de la web-série « La Suisse sous couverture » tente d’y répondre.
Depuis 1974, les PTT (devenus Swisscom) et la Confédération gèrent un parc d’antennes paraboliques à Loèche, un site considéré comme le cœur du système de renseignement suisse. En l’an 2000, ils créent la surprise en cédant une grande partie des paraboles à l’entreprise américaine Verestar, qui a des liens indirects avec la NSA. Depuis, plusieurs entreprises ont défilé à Loèche, mais elles ont toujours compté parmi leurs clients des sociétés susceptibles d’entretenir des rapports avec les services de renseignements américains.
Du côté de la Berne fédérale, on assure que tout va bien. En 2001, le Conseil fédéral exprime sa confiance à l’exploitant Verestar. En 2012, le Département fédéral de la défense (DDPS) prend le relais, et affirme, à propos du nouvel exploitant, Signalhorn, que l’indépendance est assurée. L’armée et l’entreprise ne partagent que les charges d’eau et d’électricité.
RTSinfo diffuse cette semaine la web-série « La Suisse sous couverture », consacrée aux liens entre la Confédération et le renseignement international. Replongez dans cette affaire d’antennes valaisannes en regardant le deuxième épisode « Les grandes oreilles de la Confédération » (ci-dessus) avec son complément d’informations (ci-dessous).
« La Suisse n’est pas neutre lorsqu’il s’agit des services de renseignement, c’est évident. »
Les PTT installent une antenne parabolique sur le site du Brentjong, au-dessus de Loèche (voir carte tout en bas) afin d’offrir des solutions de communication par satellite entre la Suisse et l’étranger. L’opération se fait conjointement avec le Département fédéral de la défense (DDPS). Une deuxième antenne est construite en 1980. Le site ne cesse ensuite de s’agrandir.
2000 – l’américain Verestar achète des antennes
Les antennes de Loèche sont perfectionnées. Nommées Satos-3, elles figurent désormais au coeur du système Onyx, un projet suisse d’interception des communications internationales (téléphone, fax et internet) qui transitent par satellite. Deux autres sites font partie de ce programme: Zimmerwald (BE) et Heimenschwand (BE).
A l’automne, les PTT devenus Swisscom SA scindent le site du Brentjong en deux. Dix antennes sont confiées au DDPS pour un usage militaire. Le reste est vendu pour des objectifs civils à Verestar. Nommée jusqu’ici ATC Teleports, cette société américaine était une filiale d’American Tower Corporation, l’un des principaux exploitants et concepteurs de services de radiodiffusion en Amérique du Nord. Des politiciens s’interrogent sur la confiance à accorder à Verestar.
« Concernant cette opération, j’avais, personnellement, un mauvais pressentiment. »
« Aller à la rencontre des personnes en difficulté, sans abri ou démunies, leur offrir des espaces conviviaux d’accueil, activité, échange, aide, repas et hébergement gratuits,chaque jour de l’année. » Telle est la vocation de l’association genevoise fondée par Noël Constant : Carrefour-rue. >>> et qui opère sur le terrain depuis 50 ans.
Parmi les nombreuses mains tendues par cette association dont j’ai la chance de faire partie, il y a le « Codebar » qui propose régulièrement des concerts et des spectacles où tout le monde peut s’exprimer librement. C’est gratuit, l’ambiance y est conviviale et chaleureuse.
Un petit arrêt sur image et sur la poésie avec cette vidéo qui nous prouve qu’en chacun d’entre-nous peut sommeiller un poète.
Pétards bannis des marmites de l’Escalade dans les grandes surfaces
Migros et Coop ont décidé cette année de retirer les pétards des marmites en chocolat vendues lors de la fête genevoise de l’Escalade. En cause, les produits actuellement disponibles sur le marché qui contiennent des traces de phtalates.
Des marmites de l’Escalade sans pétards, c’est un peu comme si l’on supprimait les tirs de mousquets des festivités officielles. Une tradition qui voyait les enfants, mais pas seulement, tirer chacun d’un coté de la tirette du pétard en grimaçant jusqu’à ce qu’il claque sèchement.
Mais cette année, si l’on achète sa marmite chez l’un des deux gros distributeurs, elle n’en contiendra pas. Migros a confirmé une information de Radio Lac. En cause, les produits actuellement disponibles sur le marché, qui contiennent des traces de phtalates. Or le fournisseur des grands distributeurs a décidé de suivre les nouvelles prescriptions européenne ret française qui prônent le principe de précaution pour ces substances. Sachant que Migros écoule une partie de sa production en France, exit les pétards dans les bonbons de l’Escalade. Idem chez Coop.
Des chocolatiers font de la résistance
Sera-t-il impossible de trouver des marmites avec des pétards? Non, certains chocolatiers indépendants ont décidé de ne pas déroger à la tradition, notamment en Vieille-Ville. D’autres y réfléchissent encore, car les marmites ne garnissent pas encore toutes les vitrines des chocolatiers du canton. Elles sont tout juste en cours de confection, en vue de la fête qui aura lieu le 12 décembre.
Un « essaim de séismes » particulièrement actifs a été enregistré en Valais dans la nuit de lundi et mardi et s’est poursuivi jusqu’à mercredi à l’aube. Au total, le Service sismologique suisse à l’ETH de Zurich (SED) a enregistré plus de 100 tremblements de terre.
Douze de ces secousses avaient une magnitude de 2,5 ou plus et ont, par conséquent, été ressenties par la population, particulièrement dans les régions de Sion et de Sierre, décrit le SED. Deux nouveaux tremblements de terre se sont produits mercredi matin à Zermatt et au col du Sanetsch.
Les quatre secousses les plus fortes étaient de magnitude 3,0 à 3,3 et ont été ressenties jusque dans l’Oberland bernois. Le premier séisme, de magnitude 3,3, a eu lieu à 1h54 mardi, à une profondeur de 5,3 kilomètres.
Source et crédit vidéo : Radio Télévision Suisse
Voir aussi : Un séisme frappe l’Italie :
Article publié le 7 novembre 2019 sur Sputnik News à 18:56.
Le Centre sismologique euro-méditerranéen (CSEM) a enregistré un tremblement de terre sur la péninsule italienne, les médias évoquant une magnitude d’entre 4,4 et 4,8. Les secousses ont été ressenties notamment à Rome, selon les médias locaux, l’épicentre du séisme étant dans la région de L’Aquila dans le Tessin en Suisse.
Des secousses ont été enregistrées ce jeudi 7 novembre dans les régions de L’Aquila, de Latium et des Abruzzes, en Italie. Selon le Centre sismologique euro-méditerranéen (EMSC), la magnitude était de 4,4.
Interdiction de broyer les poussins vivants en Suisse dès 2020
Les poussins ne seront plus broyés vivants. A la demande du Parlement, le Conseil fédéral a interdit mercredi cette pratique. La modification de l’ordonnance sur la protection des animaux entrera en vigueur le 1er janvier 2020.
La méthode d’abattage des poussins mâle est encore autorisée, mais elle n’est utilisée que par un petit nombre de couvoirs et dans des cas exceptionnels. Les services vétérinaires cantonaux s’assureront que les établissements concernés respectent l’interdiction. Le mode d’abattage au moyen de CO2 reste autorisé.
Lors de l’homogénéisation des poussins, la vitesse des couteaux peut être mal réglée. Il n’est alors pas rare de voir des poussins avec les pattes coupées mais encore vivants. Mais il existe déjà des alternatives actuelles aux formes de mise à mort.
Recherches
Le sexe des poussins peut être déterminé peu après la fécondation. Les oeufs contenant des poussins mâles des lignées de ponte peuvent être éliminés plus tôt et ne doivent pas être incubés jusqu’à l’éclosion.
Le Conseil fédéral veut propager cette méthode à plus large échelle. Plusieurs entreprises internationales et des universités font des recherches et s’activent pour développer une méthode commercialisable.
ats/gma
Source : Radio Télévision Suisse
Attention ! Les images qui suivent peuvent choquer !
De plus en plus d’athlètes démontrent leur gentillesse par des dons incroyables à des fins diverses. Le célèbre joueur de tennis Roger Federer a surpris tout le monde par l’excellent travail qu’il réalise afin d’améliorer la vie des enfants en Afrique.
Le joueur de tennis suisse Roger Federer a fait don de 12 millions d’euros à un projet de renforcement de l’éducation au Malawi, dans le cadre des actions menées par sa fondation dans ce pays africain, selon le média Clarín.
L’ancien numéro un mondial et vainqueur de 17 titres du Grand Chelem s’est rendu dans le sud-est de l’Afrique pour constater par lui-même les résultats de l’initiative que sa fondation mène en matière d’éducation de la petite enfance et à laquelle l’argent sera utilisé. L’argent donné sera investi dans la construction d’écoles (un nombre estimé à 81) et dans l’entretien des écoles existantes.
Roger a profité de l’occasion pour interagir avec des enfants de différentes régions rurales du Malawi et a ensuite parlé de ses expériences dans son compte Twitter. Il a partagé avec ses fans dans les différents réseaux sociaux une vidéo dans laquelle il montre le travail accompli dans ce pays.
Pour mesurer le montant du don fait par Roger, il convient de noter qu’il est l’équivalent des prix qu’il a gagnés dans ses 19 participations à Wimbledon, où il a remporté sept titres et a été finaliste à trois autres occasions, selon le portail Tennis World.
Roger a commencé à travailler sur ce projet il y a plus de 10 ans, en coopérant avec le Crédit Suisse et Action Aid Malawi pour atteindre plus de 30 000 enfants et les aider à obtenir une éducation et à améliorer leurs perspectives de vie.
Sa fondation soutient des projets éducatifs situés dans la région de l’Afrique australe ainsi qu’en Suisse. Les programmes sur le continent africain se concentrent sur l’amélioration de la qualité de l’éducation préscolaire et de l’éducation de base, tandis qu’en Suisse, ils se concentrent sur la promotion des activités extrascolaires pour les enfants touchés par la pauvreté, a déclaré la Fondation Roger Federer.
Roger a écrit sur la page d’accueil de la fondation : « J’apprends quelque chose de nouveau à chaque séance d’entraînement, mais je dois admettre que plus rien ne me surprend », explique-t-il. « Dans le cas de la Fondation Roger Federer, c’est tout à fait différent : ‘pourquoi seulement un tiers des filles dans le monde ont la possibilité d’aller en CM2 ? Pourquoi 16 des 20 pays les plus pauvres du monde sont-ils situés en Afrique et comment pouvons-nous mesurer la pauvreté ?’ », a-t-il noté sur le site web de sa fondation.
Dear people of Malawi, thanks for having me. Looking forward to opening more pre-schools! I can’t wait to be back ❤️ pic.twitter.com/6uaipJcO58
Cependant, c’est la force et la détermination d’une jeune fille de 15 ans, Nolonwabo Batini, du collège Ndzondelelo à Port Elizabeth, en Afrique du Sud, qui a ému Roger le jour où il a visité son école. Sa conviction est devenue la vision et le thème central de sa fondation.
La fondation de Roger se concentre sur l’accès à une éducation de qualité, pour les jeunes enfants, car c’est la base de tout apprentissage. Dans les pays à faible revenu, plus de 80 % des enfants n’ont pas accès à l’éducation en maternelle. Par conséquent, sa mission est d’aider les enfants à prendre le meilleur départ possible dans leur parcours éducatif tout au long de leur vie en établissant et en développant de façon durable les services d’éducation maternelle existants.
L’intérêt de Roger est que les enfants soient préparés pour l’école et que les écoles soient préparées pour les enfants, offrant un environnement accueillant, surtout pour les plus petits. Ils doivent être en bonne santé pour développer leurs compétences, ce qui leur permettra d’avoir une enfance heureuse ; il le mentionne sur sa page d’accueil.
Roger mérite les plus grands applaudissements pour l’énorme travail qu’il accomplit avec les enfants d’Afrique, en se consacrant non seulement à leur donner des outils pour qu’ils puissent avoir un meilleur avenir, mais aussi à se préoccuper de leur donner l’enfance qu’ils méritent.
Science & vie : Le miel et les abeilles, plus qu’un métier, une passion
Travailleuse, écologiste, pacifiste: emblème de démocratie et de justice, figure de dévouement et de clémence, l’abeille fascine l’homme depuis la nuit des temps. Son nectar divin, ambré, doré, translucide se décline en d’infinies nuances de parfums et de goûts, soigne les rhumes et recouvre nos tartines du matin. Mais qu’est-ce qui se cache derrière le pot? Qu’est ce qu’un miel bio et en quoi diffère-t-il d’un miel traditionnel ?
Quand un essaim tombe dans son jardin genevois en 2013, Stéphanie Vuadens n’imagine pas que cela va changer le cours de sa vie. «Pourquoi ne pas faire du miel?» Ses enfants et son mari lui lancent le défi. Avec une ruche installée sur le toit de sa maison, elle commence à étudier leur comportement et tombe raide dingue de leur mode de vie. «Au début, c’était comme un jeu. Puis j’ai croché.» La première récolte de miel est un succès. Ses enfants, Maxence et Alexandre, l’appellent le «Bonbon», «parce qu’il est doux et très sucré». Ou surnomment un autre «Princesse», parce qu’il est blond comme la chevelure des héroïnes de leurs contes; un autre encore «Superman», qui est plus corsé et brun cuivré.
Encouragée par les éloges, Stéphanie quitte son travail dans l’industrie pharmaceutique, dévore des bouquins d’apiculture biologique et achète 20 ruches. Ce n’est pas le côté commercial qui l’intéresse, même si aujourd’hui, avec ses 200 ruches, elle est la seule apicultrice professionnelle du canton de Genève. Comme investie d’une mission, elle materne ses abeilles, respecte leur rythme et nourrit la colonie avec le miel qui est le sien. «Pour qu’elles soient en pleine forme, il faut leur donner du temps. C’est un travail minutieux, qui demande beaucoup de patience au fil des saisons et des années.»
La seule intervention qu’elle se permet est la mise en pot. Ni chauffé, ni rallongé au sucre ou au sirop, ni coupé avec d’autres miels, son miel est 100% naturel. Et genevois, puisqu’il vient d’emplacements fleuris de la campagne de la République. Et ses jolis pots aux 1000 nuances dorées, eux aussi faits maison, on les trouve chez Manor, et maintenant chez Globus Genève et Lausanne.