Benyamin Netanyahou, le premier ministre d’Israël qui s’adresse au peuple de Palestine

« Je vais dire quelque chose à l’instant que plusieurs refuseront de croire. Je le dirai quand même parce que c’est « vrai ».

La vie des Palestiniens compte d’avantage pour moi, premier ministre Israélien, que pour leurs propres dirigeants. La vie des Palestiniens compte d’avantage pour Israël que pour leurs propres dirigeants. Ça sonne incroyable, hein ? Mais considérez ce qui suit : »

Stéphane Guibert / Finlscape / VK

Guerre : Retour sur les trois dernières intifadas palestiniennes

En Arabe, « Intifada » signifie « Soulèvement »

Le peuple palestinien a déjà vécu trois Intifadas : 1987, 2000 et 2015.

  • 1987, La guerre des pierres :

Le premier soulèvement populaire éclate après la mort de 4 ouvriers palestiniens dans un accident provoqué par des militaires israéliens. De jeunes palestiniens combattent les patrouilles israéliennes avec des pierres.

Nombre de morts : 1’104 du côté palestiniens et 140 du côté israélien. Cette intifada prendra fin en 1993 avec les accords d’Oslo.

  • 2000 Seconde intifada :

La visite d’Ariel Sharon leader de la droite israélienne sur l’Esplanade des Mosquées déclenche la deuxième intifada. Émeutes, affrontements armés, attentats suicides. Ces violences font plus de 5’670 morts dont 3/4 de palestiniens ; elles se terminent en 2015.

  • 2015, l’intifada des couteaux :

Les palestiniens multiplient les attaques à l’arme blanche contre des civils ou des soldats israéliens. Les assaillants sont le plus souvent abattus sur le champ.

Nombre de morts : près de 200 du côté palestinien et 30 du côté israélien.

Aujourd’hui, de nouvelles violences entre palestiniens et israéliens ont éclaté à Bethléem après la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Source : Radio Télévision Suisse

Israël : « Je vais aller en prison car je refuse de servir dans l’armée israélienne »

Mon nom est Nattan Helman. J’ai 20 ans, je viens du Kibboutz Haogen.

Le 20 novembre, je refuserai de servir dans l’armée israélienne pour des raisons de conscience. En troisième année de collège, je suis tombé sur des documents sur l’occupation et j’ai commencé à demander : Qu’est-ce qu’on fait là-bas ? Comment cela affecte-t-il notre société ? Comment est-ce que ça m’affecte moi ?

Après avoir fait des recherches, après avoir lu des livres, des articles et des témoignages de soldats, après avoir vu les territoires, j’en ai conclu que les politiques israéliennes oppressaient Palestiniens et Israéliens.

Quand j’ai reçu mon premier appel de l’armée, j’ai su que je n’y irai pas. Je l’ai dit à mes parents. Ils l’ont d’abord très mal pris, puis ils ont compris et ils m’ont soutenu.

Au début, je me suis senti seul et je pensais être le seul à penser ainsi. Je savais que mon refus était une violation de la loi mais face à chaque loi il y a la moralité, une conscience, une limite.

Dans le passé, il y a eu beaucoup d’injustice sociale qui était légale. L’Holocauste en Europe, l’Apartheid en Afrique du Sud, l’esclavage aux États-Unis sont tous des exemples d’injustice légale. Une loi exigeant l’enrôlement dans une armée qui oppose toute une population n’est pas une loi éthique et je ne ressens pas l’obligation d’y obéir. J’ai parlé avec d’anciens objecteurs des conditions de vie en prison, et j’essaie de m’habituer à l’idée d’y vivre.

La situation est effrayante et stressante, mais je pense que si je continue à croire à mes valeurs, elles me renforceront et me protègeront là-bas.

Nattan Helman

DOCUMENTAIRE Shalom India SOLDATS ISRAELIENS 1

Shalom India 1

Traumatisés par leur service militaire, nombre de jeunes Israéliens partent chercher en Inde l’illusion d’un monde de paix. Entre dérives et utopies, Yoav Shamir les a rencontrés.

On estime à deux mille par an le nombre de jeunes Israéliens, hommes et femmes, qui, à l’issue de leur séjour en Inde, ont besoin d’un soutien thérapeutique. Traumatisés souvent par leurs trois années de service militaire et par les opérations guerrières auxquelles ils ont dû participer, ils sont partis, à l’instar des hippies des années 70, avec l’espoir de trouver un nouveau sens à leur vie, dans un monde régi par d’autres règles que le leur. Animés de rêves fous – comme celui de faire de la région de Goa une orangeraie géante avec l’argent de leur prime de départ de l’armée – puis accros à diverses drogues, ils ont cru découvrir la liberté et retrouver une certaine paix, en oubliant les conflits qui ravagent leur pays. Mais certains ont rompu toutes les amarres, pour s’enfoncer dans une marginalité parfois plus menaçante encore pour leur identité.
En Inde, diverses associations s’efforcent de les prendre en charge pour les aider à se réinsérer ensuite en Israël. Le réalisateur Yoav Shamir a suivi deux ans durant le parcours de plusieurs protagonistes. Il nous en livre des portraits saisissants, où se mêlent angoisses et utopies.

Norman Gary Finkelstein, professeur, auteur et politologue juif pour la paix.

« Pourquoi ces Palestiniens, qui ont vécu à Jérusalem depuis des siècles , devraient être expulsés de leur maison, pour que des Juifs de Brooklyn puissent y habiter ? »

Alors que le président Donald Trump vient de prendre une décision historique concernant Jérusalem, voici un document signé Arte mettant le doigt sur la colonisation de la Palestine par les collons Juifs.

Norman Finkelstein : American Radical Version originale sous-titré en français (Extrait)

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Palestine : Un Palestinien de 12 ans raconte la détention et les mauvais traitements infligés par des soldats israéliens (Vidéo)

Abdullah Dwaik, 12 ans, était en route vers la maison de ses grands-parents à Hébron au début de l’année, lorsqu’il est tombé sur une scène chaotique de soldats israéliens arrêtant d’autres enfants qui ont fini avec Dwaik, yeux bandés et menottés sur une base de l’armée israélienne.

« J’ai continué à marcher, mais ensuite j’ai vu des soldats devant moi et derrière moi, puis un groupe de soldats est sorti de leurs jeeps », a déclaré Dwaik dans une interview de Christian Peacemakers Team (CPT), une collection d’internationaux. qui se portent volontaires pour surveiller les violations des droits de l’homme en Cisjordanie.

Dans un enregistrement de l’interview, la vidéo coupe entre Dwaik racontant les événements du 13 octobre 2017 et des photos de soldats détenant à la hâte les mineurs. Au début, les enfants sont rassemblés dans les rues non pavées d’Hébron. Les soldats les amènent à un poste de contrôle voisin. Le CPT a identifié le poste comme : point de contrôle 56, une traversée de l’armée israélienne qui divise Hébron en deux où une partie est placée sous le contrôle sécuritaire du gouvernement palestinien et une partie est sous la juridiction de l’armée israélienne.

Des images plus récentes montrent des soldats qui enferment rapidement les mineurs à l’intérieur d’une cage métallique située au poste de contrôle.

Une foule se rassemble et la prise suivante montre une trentaine de soldats, des journalistes et des passants palestiniens se trouvent dans la zone. La scène est assez calme pour que les soldats ne semblent pas faire attention aux spectateurs et aux journalistes.

Dans un rapport d’incident quotidien compilé par le gouvernement palestinien, l’événement a été enregistré alors que « les forces israéliennes avaient attaqué la ville d’Hébron », sans noter que des enfants avaient été arrêtés.

Les détails exacts de ce qui s’est passé lorsque Dwaik a été détenu ne sont pas expliqués. Sa narration est épissée entre les tirs des enfants palestiniens dans et autour de la cage: « Les soldats nous ont traînés au poste de contrôle puis à la base militaire. Ils nous ont battus et ensuite ils nous ont menottés et nous ont bandé les yeux « , a déclaré Dwaik.

Ensuite, il explique que lui et les autres ont été détenus pendant trois heures dans une base de l’armée à Hébron avant d’être libérés:

 « Tous sont entrés, presque dix soldats. Les soldats ont frappé les 18 d’entre nous. Ils nous ont frappés fort et ont frappé certains des autres garçons et d’autres ont été touchés dans les yeux. Certains des garçons ne pouvaient pas voir ou marcher. Ils ont frappé un garçon de dix ans et l’ont jeté par terre et ils lui ont dit que s’ils le revoyaient, il serait arrêté. Ils nous ont menacés et ont dit qu’ils nous arrêteraient à nouveau et qu’ils démoliraient notre maison. Ils m’ont pris et m’ont interrogé et m’ont demandé de donner les noms d’autres garçons. J’ai dit que je ne sais pas et ils ont commencé à me menacer. Et m’a dit de leur dire que je pourrais être relâché sans danger ou qu’ils arrêteraient mon père. J’avais peur et j’aurais aimé que ma famille soit avec moi. Ofer, le colon, a été autorisé à être à l’intérieur avec nous et nous a regardé. « 

Palestine : Des centaines d’enfants palestiniens maltraités, Israël continue de maltraiter et de torturer les enfants palestiniens.

Il n’est pas une journée sans que des hommes, des femmes ou des enfants palestiniens soient torturés dans les centres d’interrogatoire et les prisons d’Israel, mais aussi dans leur vie quotidienne.

Les rapports d’associations, y compris israéliennes, de juristes internationaux, d’ONG comme l’UNICEF ou l’ACAT, se suivent et se ressemblent sur leur caractère systématique et sur leur variété : coups, privation de sommeil, de WC, de douches, de vêtements propres, positions douloureuses, viols et menaces de viol, séances d’interrogatoire qui peuvent durer jusqu’à 75 jours pour les Palestiniens (règles qui n’existent pas pour les juifs arrêtés ou détenus), confinement solitaire pendant des semaines, des mois, voire des années, cellules insalubres, glaciales ou étouffantes, fouilles à nu la nuit, non traitement des malades, privation de visites, et d’études, … mais aussi démolitions des maisons familiales, arrestations avec des chiens d’attaque, non restitution des corps des victimes palestiniennes. L’imagination de l’occupant israélien est fertile quand il s’agit de torturer toute une population.

Témoignage de Alaa, 14 ans, arrêté le 21 novembre 2015

« Soudainement, les soldats m’ont attrapé vers la porte de ma maison. Ils m’ont ensuite emmené au bureau d’interrogatoire à Etzion. Pendant l’interrogatoire, ils m’ont accusé de jet de pierres, j’ai tout nié.  L’interrogateur m’a dit : On va déchirer tous tes livres et on va t’empêcher de lire. Je lui ai répondu que non et que je voulais lire, puis, il a commencé à m’insulter et à me frapper.

Le lendemain de mon arrivée à Ofer, ils m’ont amené devant un juge. Ils nous réveillaient à 5 heures du matin pour aller au tribunal et ils nous ramenaient à la prison vers 11 heures.

Quatre soldats qui m’ont arrêté ont dit à l’enquêteur qu’ils m’avaient vu jeter des pierres. Ensuite, à la cour militaire d’Ofer, j’ai eu 7 audiences. C’est au bout de la septième audience que j’ai demandé une négociation de ma peine. J’étais fatigué de faire des aller-retour entre la prison et le tribunal. J’ai demandé à l’avocat de négocier la peine car quatre soldats m’accusaient. L’avocat a essayé d’ajourner le procès pour pouvoir négocier la peine. Ils voulaient me donner 8 mois mais je n’ai eu finalement que 2 mois de prison.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Témoignages de deux mineurs palestiniens violentés lors de leur arrestation.

Plateforme Palestine La case Prison (Bande annonce)

Plateforme Palestine La case Prison (Documentaire)

« Palestine : la case prison » est un documentaire de Franck Salomé sur la situation des prisonniers politiques et d’opinion palestiniens au regard du droit international.
A travers des interviews d’anciens détenus et de leurs familles, ainsi que de juristes palestiniens, israéliens et internationaux et d’anciens soldats israéliens, le documentaire montre l’utilisation systématique par l’armée israélienne de la prison comme arme de répression contre la lutte des Palestiniens pour leurs droits et pour la création d’un Etat palestinien viable et indépendant. Les Palestiniens emprisonnés le sont pour des motifs politiques.

Après les Etats-Unis, Israël se retire de l’Unesco

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Image: Keystone

Paris : L’Organisation  des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a perdu deux membres en une journée.

Israël a annoncé jeudi se retirer de l’Unesco comme les Etats-Unis à cause du parti pris anti-israélien, selon lui, de l’organisation onusienne devenue un «théâtre de l’absurde».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu «a donné pour instruction au ministère des Affaires étrangères de préparer le retrait d’Israël de l’organisation, parallèlement aux Etats-Unis», a dit son bureau dans un communiqué. «L’Unesco est devenue le théâtre de l’absurde où l’on déforme l’histoire au lieu de la préserver», a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, principal allié d’Israël, avaient annoncé auparavant leur retrait de l’Unesco, l’accusant d’être «anti-israélienne».L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, avait salué la décision américaine comme le début d’une «nouvelle ère».

«Nous entrons dans une nouvelle ère aux Nations unies: celle où, quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix», avait-il dit dans un communiqué fustigeant «les résolutions absurdes et honteuses adoptées par cette organisation contre Israël».

Jérusalem au coeur du conflit

Israël s’est emporté à maintes reprises contre des prises de position de l’Unesco. L’Unesco a provoqué la fureur israélienne en juillet en inscrivant la Vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, comme ville islamique, alors que les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200’000 Palestiniens, revendiquent une présence de 4000 ans à Hébron.

Le gouvernement israélien s’est également indigné en voyant l’Unesco occulter, selon lui, le lien historique entre les juifs et Jérusalem. Jérusalem est au coeur du conflit israélo-palestinien. Israël en a annexé la partie orientale et palestinienne après la guerre des Six Jours et proclame tout Jérusalem sa capitale «indivisible».

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Les sites les plus sacrés du judaïsme, le mur des Lamentations et le mont du Temple (l’esplanade des Mosquées, également troisième lieu saint de l’islam), se trouvent à Jérusalem-Est. (ats/nxp)

La dernière guerre d’Israël : « Que les juifs quittent Israël » (Nasrallah)

Le Hezbollah appelle les juifs à quitter Israël. ( Photo d’illustration)

Au crépuscule de sa carrière politique, Netanyahu est sur le point de commettre l’irréparable : Pousser Trump à déclarer la guerre contre l’Iran et inciter les Kurdes d’Irak à faire sécession.

Le célèbre analyste arabe, Abdel Bari Atwan, revient dans les colonnes de Raï al-Youm sur le récent discours du secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, discours qui appelle les « juifs » à se démarquer des « sionistes » et à quitter « Israël tant qu’il en est encore temps ». 

Atwan écrit :

« C’est la première fois que Nasrallah fait la distinction entre le judaïsme et le sionisme, soit une secte raciste qui fait l’ombre à l’une des plus respectables religions monothéistes qui soit. Nasrallah a affirmé n’avoir rien contre les juifs, qu’il ne veut surtout pas voir finir au “bûcher” lors d’une guerre à venir. Certes, entendre le chef du Hezbollah parler de la guerre n’est pas chose nouvelle ; ce qui est nouveau par contre, c’est le ton de son discours. Nasrallah a évoqué la guerre comme si elle était imminente. Il a pointé de doigt Netanyahu pour “avoir cherché à faire échec à l’accord nucléaire (Iran/5+1) et poussé à une guerre totale au Moyen-Orient” sans avoir la moindre idée vers où “risque de conduire cette guerre” ».

Plus loin dans son article, Atwan relève les « solides alliances » qui unissent le Hezbollah aux « puissances régionales », rappelle la stratégie à la fois défensive et offensive qui est celle de la Résistance et écrit :

« Quand Nasrallah demande aux juifs de quitter Israël avant qu’il ne soit trop tard, car il n’y aurait aucun lieu sûr pour les Israéliens, si jamais la guerre venait à avoir lieu, c’est qu’il prévoit une guerre à venir […]. Les mises en garde de Nasrallah ne sont pas sans rapport avec la politique iranienne de Trump, ses menaces pour revenir sur l’accord nucléaire et son probable refus de confirmer d’ici quelques jours le respect par l’Iran de ses engagements nucléaires. Or, le retrait US de l’accord en question constituerait un casus belli à l’adresse de l’Iran.

Pourquoi ? Car ce retrait signifie le retour de larges sanctions contre l’Iran et par ricochet, la reprise par l’Iran de ses activités d’enrichissement. Tout cela ne ferait que renforcer les risques de guerre au Moyen-Orient, surtout que le terrorisme y vit ses dernières heures.

L’armée israélienne reconnaît l’existence d’un arsenal du Hezbollah composé de plusieurs centaines de milliers de missiles et de roquettes, un arsenal qui dans le cas de l’Iran, serait deux voire trois fois plus grand. Une première étincelle, et ce serait un déluge de feu qui s’abattrait sur Israël ! Et c’est à cette terrifiante perspective que renvoie le dernier discours de Nasrallah et son appel à l’adresse des juifs non sionistes à qui il demande de partir. La question kurde n’a pas laissé le chef du Hezbollah indifférent, ce dernier y voyant un “projet de plus” destiné à dépecer les pays de la région. À ce dépeçage en bonne et due forme, les États arabes, y compris l’Arabie saoudite, ne pourraient échapper, mais c’est Israël qui se trouverait au cœur de la prochaine guerre.

Le “dangereux” discours que nous commentons ici a été tenu par un homme dont les actes et les paroles sont en parfaite concordance, un homme qui ne s’est engagé dans aucune guerre sans en sortir vainqueur. Depuis l’an 2000, date à laquelle Israël s’est retiré du Liban du Sud, jusqu’en 2006 et la mémorable et humiliante défaite israélienne, Nasrallah n’a jamais été battu.

Au crépuscule de sa carrière politique, Netanyahu est sur le point commettre l’irréparable : pousser Trump à déclarer la guerre à l’Iran, à inciter les Kurdes d’Irak à faire sécession, et tout cela pour sauver son image. C’est pousser les Israéliens à un suicide collectif. Mais Netanyahu sait-il un seul instant que la guerre qu’il tente de déclencher pourrait être de loin la plus sanglante de toutes les guerres, pour ne pas dire la dernière d’entre celles qu’ait connues le Moyen-Orient ? »

Je profite de ce billet pour rappeler que le conflit Palestino-Israélien est toujours bien réel et que les feux de l’actualité amoindrissant pour un temps ces faits, ce sont toujours des innocents civils, femmes et enfants qui en payent le lourd tribut.

Je vous propose une vidéo en deux parties et pour commencer, l’intervention du journaliste Aymeric Caron dans l’émission « On est pas couché » du 6 octobre 2014 diffusée sur la chaîne publique de France 2 et qui interviewait BHL :

Aymeric Caron :

BHL, je partage avec vous votre dénonciation de toutes les formes de barbarie, de toutes les morts d’innocents dans le monde ; vous disiez : « La chose qui m’horripile ce sont les massacres quand les hommes et les femmes meurent en vrac, meurent en tas, sans noms, sans nombres et sans visages. » et nous sommes d’accord. Pourquoi ne vous entendons-nous pas dénoncer la politique de Benyamin Netanyahou contre les palestiniens, contre Gaza, pourquoi ne vous avons-nous pas entendu fermement cet été mais, ça c’est passé des années précédentes dans d’autres circonstances également, dénoncer cette politique qui a mené cet été donc à la mort de 2000 personnes dont les 374 sont des civils, 500 enfants, des personnels humanitaires visés, des écoles de l’ONU bombardées, des enfants jouant sur une plage qui sont bombardés …

BHL :

N’entrez pas dans ce débat et ne jouez pas avec ça !

Aymeric Caron :

Il ne s’agit pas de jouer, je pense qu’il est important que l’on puisse avoir un débat serein sur la question.

BHL :

Je suis prêt à pleurer chacun de ces enfants palestiniens innocents morts et je pence que c’est chaque fois inacceptable ; mais premièrement, il faut dire qui sont les responsables de cela ; ceux qui sont responsables de cela ce sont le Hamas qui par sa charte, par les roquettes qu’il a envoyé par pure provocation sur Israël a voulu et déclenché cette guerre, a refusé jusqu’à la dernière fois, le fameux cessé le feu qui enfin est en vigueur. C’est Coluche ou Desproges qui disait :  « Je suis prêt à rire de n’importe quoi, mais pas avec nimporte qui« .  (On peu rire de tout mais pas avec tout le monde Pierre Desproges ndlr.) Moi je suis prêt à pleurer les enfants palestiniens mais pas avec n’importe qui. Je pleurerai les enfants palestiniens avec celles et ceux qui sont aussi descendus dans la rue pour pleurer des enfants Syriens, pour pleurer des enfants du Darfour, pour pleurer les deux cent mille enfants Tchétchènes et pour pleurer les civils israéliens. Je déteste le deux poids et deux mesures et je suis prêt à pleurer les enfants palestiniens morts avec celles et ceux qui sont aussi prêts à pleurer les 160 enfants palestiniens qui sont morts ensevelis pendant la construction des tunnels (tunnels construits en catimini du côté palestinien).

Aymeric Caron :

Ce qui est sûr c’est que ceux qui aujourd’hui dénoncent ce qui se passe, en Palestine dénoncent également les morts de Syrie, dénoncent des situations barbares dans différents endroits du monde.

BHL :

Aymeric Caron, s’il vous plait, ne recommencez pas !

Aymeric Caron :

Recommencer quoi ? Recommencer quoi ? Pardon BHL !

BHL :

On a compris ! Stop ! On a compris !…

Suite dans la vidéo :

En seconde partie, sur la chaîne France 24, le débat entre le diplomate au Ministère palestinien des Affaires Étrangères en direct de Ramallah : Majed BAMYA et le Porte-parole de l’ambassade d’Israël en France : Yaron GAMBURG,  débat présenté par Vanessa Burggraf.

Sujet traité : Israël Gaza, l’offencive se durcit, le bilan s’alourdit.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Science et vie : La réponse d’enfants Palestiniens quand on leur demande le nom de la capitale d’Israël

(Source de l’image)

Les enfants Palestiniens sont très intelligents et très lucides. Ils savent exactement ce qui leur arrive, connaissent leur histoire et l’histoire du colonisateur israélien.

Palestine : Vidéo de la manifestation hebdomadaire dans le village de Kafr Qaddoum

Suivie par le média Indépendant Lies Breaker, Dounia participe chaque vendredi aux manifestations pacifistes qui sont organisées contre l’occupation illégale de la Palestine.

Cette semaine, dans le village de Kafr Qaddoum, jour de l’Eid.

« Ma vidéo de la manifestation hebdomadaire dans le village de Kafr Qaddoum, ce Vendredi 01/09/17 (jour de l’Eid) où les soldats ont réprimé en descendant jusqu’en bas du village, en s’en prenant aux civils qui ne manifestaient pas, les gardant en otage le temps de reculer et en tirant dans le jardin d’une maison où un enfant de 14ans à été blessé au ventre par rubber bullet.« 

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