Archives RTS : Un François Mitterrand que peu de français auront vu de cette manière

C’était en 1982 dans le cadre de l’émission francophone « La course autour du monde » que le jeune Suisse, Thierry Dana alors âgé de 24 ans se distinguait des autres concurrents en allant filmer le président de la république de l’époque, François Mitterrand, dans les jardins de l’Elysée.

G.S

La Course autour du monde

La Course autour du monde. Au départ, une simple émission TV organisée par Antenne2, RTL, Radio-Canada et la TSR. A l’arrivée, une aventure extraordinaire qui a fait rêver dans leurs chaumières des familles entières.

Imaginée en France par Jacques Antoine, producteur et réalisateur TV, «La Course autour du monde» débarque en Suisse en 1978.

En association avec les télévisions francophones d’alors (Antenne2, RTL, Radio-Canada et la TSR), elle va permettre chaque automne à deux concurrents par pays de partir au bout du monde, caméra au poing et ce, pendant 4 mois. Objectif : ramener des reportages dont les professionnels de l’image et du journalisme souligneront la fraîcheur et l’originalité.
Six ans durant, les téléspectateurs romands vont s’enthousiasmer à suivre, chaque samedi, le périple des jeunes aventuriers suisses, qui vont d’ailleurs remporter les quatre premières éditions de cette Course.
Tremplin professionnel pour certains, expérience unique pour d’autres, «La Course autour du monde» n’a pas forcément donné le goût de la caméra à tous. Si Gérard Crittin, Dominique de Rivaz et Stanislas Popovic ont fait du cinéma leur métier, d’autres ont pris des chemins divers.

Le journalisme pour Arnaud Bédat, Raphaël Guillet et Jacques Briod. L’enseignement pour François Lehrian. La télévision et le théâtre pour Pierre Naftule. L’aide humanitaire pour Paul-Henri Arni. La politique et le commerce pour Jean-Marc Probst. La finance pour Thierry Dana.

Une époque formidable…

Source : Radio Télévision Suisse

Suisse : Non à l’initiative « No Billag »

Sans redevance TV le service public disparaîtra !

Témoignage d’un jeune régisseur Français :

En tant que jeune Régisseur français j’ai énormément souffert dans mes recherches d’emplois de la suppression de la publicité sur les chaînes publiques française il y a 5 ans…

En effet ce manque à gagner énorme à fait stopper tous les projets de fiction en cours et le service publique si productif en france et devenue mijoré et les aides qu’ils fournissaient aux différentes productions à été billag très largement réduite…

Heureusement il y avait encore la redevance et le système du cnc qui finance grâce aux billets de cinéma sinon la production française riche en documentaires court moyen et long métrage aurait été réduite à quelques films d’auteurs et de gros film à la ch’ti sans âme et qui sont des machines à fric….

Et le plus grave dans tout ça c’est que la production cinématographique et audiovisuelle de notre pays auraient été l’apanage d’un très petit nombre « d’élus » qui auraient été suffisament introduit dans le milieu pour continuer à travailler…

Les autres à la poubelle. Bref tout ça pour dire que ce que nous avons subit à moindre mesure ici en France pourrait bien se produire avec l’initiative no billag. Donc à ceux qui parlent de liberticide et de penser unique demandaient vous ce qu’il se passera quand une élite de techniciens et de réalisateurs suisse étant jugé « bankable » sera elle et elle seule financée par les Lagardère et autre groupe médias qui feront la pluie et le beau temps avec leur argent privé que personne ne pourra contrôler et dont la production s’orientera uniquement sur des films de propagandes moderne (que la majorité des gens ne sont pas capables d’identifier comme tel) au service d’une idéologie voir d’une politique et conduisant inévitablement à l’élection d’un Trump Suisse sous quelques années.

Gardez votre diversité gardez votre production éclectique faite des films d’auteurs gardez votre service public intacte.

Ne faites pas les erreurs de vos voisins et du restes du monde.

Tout est dit.

Source de la vidéo : Radio Télévision Suisse

Coup de gueule : Le nombre de milliardaires en Suisse continue d’augmenter. Mais quelle est leur utilité dans la société?

Le nombre de milliardaires en Suisse continue d’augmenter. Mais quelle est leur utilité dans la société? Réponse de Narcisse Slam sur Espace 2 dans l’émission Magnétique.

« Dans les rubriques culturelles, on annonce avec fierté que le nombre de milliardaires a augmenté et que ces riches investissent de plus en plus dans l’art. On attend des artistes qu’ils s’en réjouissent, les veinards. Raison pour laquelle pour cette rubrique on me demande d’être d’humeur extatique. Mais si je suis poète, slameur à mes heures un peu conteur, je sais aussi un peu compter ; et je ne m’en laisse pas si facilement compter.

Un milliardaire gagne l’équivalent de 20’000 salariés moyens. Sachant que chaque citoyen va en moyenne deux fois par an au cinéma, il faudrait pour rétablir l’équilibre que notre milliardaire voie 40’000 films et que dans le même temps, il aille également à 40’000 spectacles, qu’il fréquente 60’000 musées, qu’il s’achète 80’000 livres et aussi 10’000 CDs. Ceci sans compter que notre milliardaire devrait posséder 20’000 voitures, payer 6 millions de francs d’assurance maladie, manger une tonne de viande, boire 800’000 bouteilles de vin et de surcroît  engloutir  2’200’000 plaques de chocolat.

S’il ne fait pas tout cela et bien, économiquement un milliardaire ne sert à rien ; ni pour l’art, ni pour la société civile. Et si en plus il est capable de dépenser 100 millions pour un Picasso, il prouve que  non seulement il est inutile mais qu’en plus, il est sot. »

Narcisse Slam

Source : Radio télévision Suisse

Économie : Vers la fin du cash, un désastre social programmé

Bruxelles a déjà approuvé une directive allant dans ce sens. La fin de l’argent liquide est bel et bien programmée et c’est les banques qui auront le droit de vie ou de mort sociale sur les citoyens lambda que nous sommes.

La Suède qui fut le premier pays au monde à avoir imprimé un billet de banque  au 12 ème siècle sera également et probablement le premier pays à abolir l’argent liquide.

Imaginez-vous donner un peu d’argent de poche à vos enfants, laisser des étrennes de fin d’année à la concierge de votre immeuble, prendre un ticket de bus ou devoir aller en urgence au petit coin.

Vos moindres faits et gestes seront désormais connus par la seule meilleure amie que vous ayez puisque vous allez entièrement dépendre d’elle, votre banque.

Les gens qui sont favorables à cette prérogative de la part des banques ne doivent certainement pas savoir qu’en cas de difficultés financières, ces mêmes banques  prévoient le gel des avoirs bancaires, ceci afin d’éviter les Bank run, qu’en cas de faillite, elles on le droit de se servir sur votre comptes et ce, dans un cadre parfaitement légal puisqu’elles se l’ont octroyé  et que la fameuse garantie (FGDR) assurant que les comptes en dessous de 100’000 Euros ne seront pas touchés est une utopie car ce fond qui est de 68 milliards d’Euros est censé couvrir les banques des pays membres de l’UE alors que rien qu’en France, l’épargne atteint déjà plus de 100 milliards d’Euros. Ce fond tiendrait la route si une grande banque devait faire faillite mais jamais en cas de crise systémique.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

Soure : Radio télévision Suisse

Et pour rappel :

Quand les payements par cartes bancaires sont empêchés à cause d’un bug informatique.

C’est arrivé en Suisse en 2015 (vidéo) puis plus récemment ou, suite à une panne informatique plus aucune carte bancaire ne passait. Les gens qui sont friands du payement électronique n’avaient plus que leur morceau de plastique à se mettre sous la dent.

G.S

Source : Radio télévision Suisse

Science & Vie : Sommes-nous seuls dans l’Univers

Un voyage cosmique dont le point de départ est notre système solaire, nous nous baladons ensuite dans la voie lactée puis dans notre galaxie et allons voir chez les galaxies voisines. Nous finissons par getter un œil sur notre univers tout entier en laissant entrevoir la possibilité d’autres univers (Les Multivers) et vue l’immensité de la création cette question que l’on se pose souvent : Sommes-nous seuls dans l’Univers ?

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

La vie est-elle possible ailleurs que sur notre propre Terre ? Sommes-nous seuls dans l’univers ?

Depuis que les chercheurs suisses Michel Mayor et Didier Queloz ont découvert les premières exoplanètes, nous savons que des centaines de planètes en dehors du système solaire réunissent certaines des conditions nécessaires à l’apparition d’une forme de vie.

Source : Radio télévision Suisse

Culture & Cinéma : Un court-métrage choc imagine l’avenir terrifiant des robots tueurs

Pour alerter sur les dangers des armes létales autonomes, des experts en intelligence artificielle ont diffusé il y a quelques jours un court-métrage dystopique devenu viral. RTS info s’est entretenu avec l’un des auteurs.

Certains éléments du court-métrage « Slaughterbots » (« Robots meurtriers ») paraîtront familiers aux fans de la série dystopique britannique « Black Mirror ».

En sept minutes, le film (en anglais) dépeint un avenir violent et effrayant, fictionnel mais plausible, dans lequel des essaims de micro-drones tueurs, conçus par une entreprise de haute technologie, prennent pour cibles des militants anti-corruption, des étudiants et des politiciens.

Depuis sa mise en ligne il y a une dizaine de jours, la vidéo a été visionnée près de deux millions de fois.

Traité international réclamé

A l’origine de ce court-métrage, un groupement de scientifiques et d’ONG qui redoutent les conséquences potentiellement catastrophiques pour l’homme du développement d’armes létales entièrement autonomes.

Leur organisation fait campagne pour réclamer un traité international interdisant les robots tueurs. « Slaughterbots » a d’ailleurs été présenté à Genève la semaine passée dans le cadre de la convention sur certaines armes classiques de l’ONU.

Les militants considèrent que l’utilisation d’armes dotées d’intelligence artificielle, capables de sélectionner par elles-mêmes et d’attaquer des cibles sans supervision humaine, présente de nombreux problèmes légaux, politiques et moraux.

Permettre à des machines de choisir de tuer des humains serait un désastre pour notre sécurité et notre liberté.

Stuart Russell, professeur à Berkeley, expert en intelligence artificielle

La vidéo s’achève ainsi sur quelques mots du scientifique britannique Stuart Russell, expert en intelligence artificielle et professeur de sciences informatiques à la prestigieuse université californienne de Berkeley (voir interview en encadré).

« Ce court-métrage n’est pas que de la spéculation. Il montre les conséquences d’une miniaturisation et d’une intégration de technologies dont nous disposons déjà. (…) Les avantages potentiels (de l’intelligence artificielle) pour l’humanité sont énormes, y compris dans la défense. Mais permettre à des machines de choisir de tuer des humains serait un désastre pour notre sécurité et notre liberté. »

Pauline Turuban

« Les armes autonomes sont des armes de destruction massive », pour Stuart Russell

RTSinfo: A quel stade se trouve-t-on dans le développement d’armes létales autonomes?

Stuart Russell: L’ONU et les Etats-Unis définissent une arme létale autonome comme une arme capable de localiser, sélectionner et attaquer des cibles humaines sans surveillance humaine. Selon cette définition, le missile Harpy/Harop israélien et le robot militaire sentinelle SGR-A1 de Samsung utilisé par la Corée du Sud dans la zone démilitarisée sont déjà des armes létales autonomes.

Si un programme intensif était lancé, des armes autonomes plus puissantes pourraient être produites, par exemple des armes antipersonnel capables de naviguer dans les villes et à l’intérieur des bâtiments. Toutes les technologies nécessaires existent. Construire une arme létale autonome est aujourd’hui plus facile que de construire une voiture autonome.

Quels avantages les armes autonomes peuvent-elles présenter pour une armée?

– Les partisans des armes autonomes relèvent qu’elles peuvent mener des attaques sans risquer la vie de ses propres soldats, et qu’elles pourraient théoriquement réduire les pertes en éliminant des défenseurs, dans des situations fortifiées, sans recourir à l’artillerie ou aux bombardements.

A noter que cela est aussi vrai pour les drones pilotés à distance, mais les armes autonomes peuvent être beaucoup moins chères que les drones télécommandés, et peuvent être lancées en très grand nombre. Parmi les autres avantages, certains pointent le fait que les armes autonomes pourraient être beaucoup plus efficaces que les pilotes humains dans le combat aérien.

Quels sont les principaux risques, préoccupations et enjeux liés au développement des armes autonomes?

– En premier lieu, le respect du droit international humanitaire est très important. Faire la distinction entre soldats et civils est possible dans la plupart des cas; en revanche, déterminer la proportionnalité et la nécessité n’est pas faisable pour les systèmes actuels d’intelligence artificielle. Un opérateur humain devrait le faire, ce qui limiterait la portée des missions pouvant être lancées « légalement ». Mais il y a un risque que les armes soient utilisées indistinctement, tout comme des armes chimiques ont pu être utilisées contre des civils en Syrie.

Ensuite, l’autonomie implique qu’un (petit) nombre de personnes ont la capacité de déployer un nombre extrêmement élevé d’armes. En ce sens, les armes autonomes sont des armes de destruction massive – bon marché, efficaces, non attribuables et pouvant proliférer facilement une fois que les grandes puissances initient la production de masse et qu’elles deviennent disponibles sur le marché international des armes.

Avec la capacité de reconnaissance faciale, les armes autonomes offrent la possibilité d’un assassinat à distance et intraçable. Elles permettent par ailleurs l’extension de la cyber-guerre dans le domaine physique, car les systèmes de contrôle logiciel peuvent être infiltrés et modifiés. Par exemple, les armes autonomes d’une nation pourraient être dirigées contre sa propre population civile. Enfin, on ne peut pas écarter la possibilité d’une guerre accidentelle, un « crash éclair » militaire.

Quels pourraient être, selon vous, des manières moins problématiques de tirer parti de l’intelligence artificielle dans le domaine de la défense?

– Il existe de nombreuses manières moins problématiques d’utiliser l’intelligence artificielle, par exemple pour de la reconnaissance, de la surveillance, l’analyse du renseignement, l’évaluation tactique et stratégique d’une situation, etc…

Source : Radio Télévision Suisse

Humour : Paradise leaks et Panama papers, un cabinet d’avocats nous met les points sur les « I »

« Planquer son argent dans des paradis fiscaux n’est pas très étique mais cela reste légal, c’est comme faire bosser un chinois 14 heures par jour (en Chine) ou élever des poulets dans des petites cages, cela n’est pas très étique mais c’est légal. »

La corruption, le blanchiment d’argent tournés en dérision par l’équipe de 26 minutes, une émission hebdomadaire de la RTS.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

Source : Radio Télévision Suisse

Les Etats-Unis veulent réautoriser l’importation de trophées d’éléphants

Un éléphant photographié au Zimbabwe [Franck Charton – Hemis/AFP]

L’administration Trump a annoncé mercredi qu’elle annulerait l’interdiction d’importer des trophées de chasse à l’éléphant au Zimbabwe et en Zambie, rapporte le Washington Post.

Les trophées d’éléphants du Zimbabwe ont été interdits sous l’administration Obama par crainte que l’espèce ne soit menacée dans ce pays en raison d’un manque d’efforts de conservation.

La déclaration du Département américain de gestion de la flore et de la faune (US Fish and Wildlife Service) annonçant l’annulation de l’interdiction ne précise pas les raisons de ce revirement mais promet de fournir des détails vendredi.

L’argent des permis

La déclaration indique que si les éléphants d’Afrique sont considérés comme menacés par l’Endangered Species Act, une loi fédérale créée pour protéger les espèces en voie de disparition adoptée en 1973, l’argent récolté par l’octroi de permis de chasse des éléphants pourrait en fait aider à « réinvestir les revenus indispensables dans la conservation ».

L’administration Trump veut appliquer ce changement de règlement aux éléphants légalement tirés depuis le 21 janvier 2016 ainsi qu’à ceux qui seront abattus d’ici la fin de l’an prochain par des chasseurs munis d’un permis.

Source : Radio télévision Suisse

Près de 100’000 personnes défilent à Varsovie à l’appel de l’extrême droite

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à Varsovie à une marche nationaliste à l’occasion de la Fête de l’Indépendance. De nombreux Polonais apolitiques ont rejoint cette manifestation organisée par l’extrême droite.

Le mot d’ordre Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé samedi à Varsovie à une marche nationaliste à l’occasion de la Fête de l’Indépendance. De nombreux Polonais apolitiques ont rejoint cette manifestation organisée par l’extrême droite.

Le mot d’ordre officiel était « Nous voulons Dieu », une expression rappelant un chant catholique interprété parfois aujourd’hui comme un rejet de l’islam.

Outre les classiques « Dieu, honneur et patrie » et « Gloire à nos héros », quelques slogans xénophobes ont été entendus tels que « La Pologne pure, la Pologne blanche », « Foutez le camp avec vos réfugiés » ou « A coups de marteau, à coups de faucille, battre la racaille rouge ».

Un des orateurs a affirmé que « la culture chrétienne est supérieure à la culture islamique ».

Fibre patriotique

Des participants ont cependant nié toute motivation politique ou religieuse. « Simplement, en venant ici, je me sens appartenir à la nation, je me sens fier d’être Polonais » a déclaré l’un d’entre eux qui a dit « craindre le terrorisme des islamistes qui veulent dominer le monde ».

Une jeune manifestante a, elle, indiqué s’être rendue à cette manifestation » pour se sentir à nouveau Polonaise ».

Source : Radio télévision Suisse

De nouveaux leaks lèvent le voile sur les affaires de Glencore au Congo

Les « Paradise Papers », nouvelle série de fuite de documents de sociétés offshore, dévoilent les dessous d’une transaction du géant minier suisse Glencore au Congo, dans laquelle est impliqué un intermédiaire israélien soupçonné de corruption.

En 2007, Glencore est entré dans une relation d’affaires avec Dan Gertler, un homme d’affaires israélien. Ce dernier était connu pour sa proximité avec feu Katuma Mwanke, un conseiller du président congolais Joseph Kabila qui contrôlait l’attribution des licences minières du pays.

Un document du Ministère public américain concernant une affaire de corruption affirme que Katuma Mwanke a accordé des avantages miniers à un « homme d’affaires israélien » contre des pots-de-vin. Si ce dernier n’est pas explicitement nommé, des indices laissent penser qu’il s’agit de Dan Gertler, rapporte la cellule enquête du Matin dimanche, qui participe aux révélations des « Paradise Papers ».

Un sulfureux négociateur

Dans un procès-verbal de la société minière Katanga, détenue à l’époque à hauteur de 8% par Glencore, les investisseurs se plaignent de la volonté de l’Etat congolais de renégocier des contrats miniers.

C’est à ce moment qu’un mandat écrit est donné à Dan Gertler afin qu’il négocie avec les autorités congolaises, qui abandonneront finalement leurs exigences. Hasard ou pas, le Ministère public américain souligne que durant les trois mois précédant ces pourparlers « un homme d’affaires israélien » a versé 18,5 millions de dollars de pots-de-vin à Katuma Mwanke.

L’homme d’affaires israélien réapparaît ensuite comme intermédiaire lors d’une discussion concernant les licences pour les mines de Katanga, pour lesquelles le Congo exigeait 585 millions de dollars, avant de revoir ses prétentions à 140 millions suite aux négociatons.

Selon une experte citée dans l’article publié par 24 heures et la Tribune de Genève, la société Katanga « a payé, pour chaque tonne de matière première disponible dans la mine, quatre fois moins que ce que la plupart des autres investisseurs dans le secteur du cuivre ont accepté de payer ».

Glencore dément tout acte délictueux

Contactée par la RTS, la société Glencore dément toute opération financière douteuse. Le géant minier a transmis un historique de ses relations d’affaires liées à Katanga. Dan Gertler rejette également toutes les accusations.

Quelques semaines après la réussite de ces négociations, Glencore a octroyé un prêt convertible en actions de 45 millions de dollars à Dan Gertler, afin que les sociétés de l’homme d’affaires deviennent les seuls actionnaires significatifs de Katanga au côté de la multinationale zougoise.

Une clause du contrat prévoyait que les fonds puissent être retirés par Glencore si les négociations avec le Congo n’étaient pas conclues dans les trois mois. Une menace qui ne sera jamais exécutée, l’Etat africain ayant accepté de signer le contrat d’exploitation en juillet 2009.

Source : Radio Télévision Suisse