«Opaline crée des jus de fruits comme nul autre. En faisant appel à des producteurs locaux. En respectant le rythme de la nature. En privilégiant la qualité de la matière première et des relations humaines.»
Les jus Opaline contiennent des fruits, parfois des herbes aromatiques, des légumes… Mais ils contiennent aussi beaucoup de sens.
Le modèle d’Opaline est-il une autre façon de penser l’économie de demain? L’entreprise valaisanne y croit. Elle compte désormais mettre en place une Fondation pour partager ses valeurs et son expérience. Le 12 septembre 2017, l’entreprise a été nommée Best for the World 2017 dans les catégories Overall et Community parmi plus de 500 entreprises sélectionnées pour l’exceptionnel impact positif de nos activités, sur nos collaborateurs, l’environnement, la communauté locale et nos clients.
Commentaires dans le Journal d’Antoine Perruchoud de la HES-SO Valais Wallis et de Franck Reynaud, Cuisinier romand de l’année 2018.
Pour réaliser une transaction dans la monnaie virtuelle, il faut autant d’énergie qu’un foyer américain en utilise pour vivre pendant une semaine. Et plus le cours du bitcoin augmente, plus les besoins en énergie s’accroissent. Des solutions émergent.
Le point commun entre le bitcoin, Oman et le Nigeria? L’écosystème de la cryptomonnaie se situe juste entre la plus grande économie d’Afrique et le sultanat en termes d’énergie consommée pour fonctionner. Soit 0,12% de la consommation électrique mondiale. Dans le détail, les chiffres sont encore plus affolants: une transaction en bitcoins nécessite autant d’énergie qu’un peu plus de huit foyers américains pour vivre pendant une journée.
C’est la plateforme Digiconomist, spécialisée dans la recherche sur les cryptomonnaies, qui fait ces calculs et publie un indice de la consommation d’énergie du bitcoin, qui ne cesse d’augmenter. Il est impossible de connaître exactement le matériel utilisé et son efficience énergétique, mais comme l’explique le créateur de l’indice à Motherboard, une plateforme spécialisée dans la technologie du magazine Vice, on peut obtenir une estimation en calculant la rentabilité de la création d’un bitcoin. Donc, plus le prix est élevé – et il vient de marquer un nouveau record la semaine dernière, se rapprochant de 8000 dollars –, plus ses créateurs sont prêts à utiliser de l’énergie pour en créer. Pour Digiconomist, le but est de montrer que le système actuel sur lequel fonctionne le bitcoin est «insoutenable». D’autant qu’on ignore totalement les sources d’énergie utilisées, qui ne sont pas nécessairement propres.
La raison de cette consommation effrénée pour un outil supposé virtuel? Le cœur même de son fonctionnement: le système du «Proof-of-work» (preuve de travail). Selon ce dernier, des «mineurs» doivent résoudre des problèmes complexes à l’aide de logiciels spécialisés et d’ordinateurs super-puissants (et pas accessibles à tout un chacun) pour valider les transactions et débloquer ainsi des bitcoins – leur paiement pour ce travail de validation –, ce qui prend beaucoup d’énergie de calcul. Comme un site spécialisé l’a résumé: on peut comparer la résolution de ces problèmes à un cadenas dont il faudrait trouver la clé parmi des millions de clés. Or, plus le temps passe, plus les calculs à faire pour débloquer des bitcoins se complexifient, plus les «mineurs» doivent se suréquiper en matériel informatique, plus l’énergie nécessaire augmente.
D’autres estimations, qui utilisent des postulats différents, évoquent une utilisation d’énergie moins importante. Mais elles n’ont pas été mises à jour avec la flambée du prix de ces derniers mois. Surtout, même si la consommation apparaît moindre, elle reste stratosphérique en comparaison avec des moyens de paiements traditionnels. Un analyste de la banque ING, par exemple, évaluait mi octobre chaque transaction à 200 kWh (245 kWh, d’après Digiconomist, ces jours). Soit plus de 200 lessives, selon l’analyste, qui a également comparé sa propre consommation d’énergie: 45 kWh pour une semaine dans son foyer.
L’ether moins gourmand
Le problème existe dans les autres cryptomonnaies, mais pas toujours dans la même ampleur. L’ether, par exemple, la deuxième cryptomonnaie la plus importante après le bitcoin, est moins gourmande en énergie. Elle n’a besoin de «seulement» l’équivalent de la consommation d’1,85 ménage américain sur une journée pour réaliser une transaction, toujours d’après Digiconomist. Dans son ensemble, le système fondé à Zoug utilise autant d’énergie que Trinidad & Tobago, mais la différence avec le bitcoin s’explique probablement aussi par le fait qu’il n’est pas aussi largement utilisé, du moins pour l’instant.
L’ensemble du réseau bitcoin consomme l’équivalent de 2,4 millions de ménages américains, contre 0,9 million pour l’ether. Ce, alors qu’un système comme les cartes de crédit Visa représente 50 000 ménages. Antoine Verdon, investisseur et entrepreneur, tempère cependant: «Cela ne veut pas dire que le montant d’électricité dépensé est injustifié au vu de l’importance acquise par cette cryptomonnaie. On pourrait comparer cette dépense énergétique avec l’énergie nécessaire pour construire une banque ou pour imprimer de la monnaie traditionnelle.»
Solution possible
En outre, poursuit ce spécialiste des cryptomonnaies, si les quantités d’énergie requises deviennent intenables, il est possible que les développeurs modifient l’algorithme du bitcoin, mettant en place d’autres systèmes de vérification des transactions. «On parle par exemple beaucoup de «Proof-of-stake» (pour preuve d’enjeu, par opposition à la «Proof-of-work») comme nouveau moyen pour vérifier les transactions du réseau: dans ce système, la vérification des transactions se ferait non plus par les «mineurs», mais par les détenteurs des coins eux-mêmes», explique Antoine Verdon.
Avec la preuve d’enjeu, le minage devient en quelque sorte virtuel. Des détenteurs de cryptomonnaies les mettent en dépôt et deviennent des validateurs. L’un d’eux est ensuite sélectionné par l’algorithme pour valider une transaction et créer un bloc qui va s’ajouter à la blockchain, au lieu que tous doivent le faire. Ces derniers n’ayant pas besoin de résoudre de puissants calculs, ils ne consomment pas d’énergie et n’ont pas besoin de recevoir de nouveau bitcoins en échange.
Un écueil attend toutefois le système de la preuve par l’enjeu, prévient l’analyste d’ING: «Cela sonne comme une idée intelligente. Mais elle implique que seuls ceux qui sont suffisamment riches pour mettre des ressources en dépôt puissent joindre le processus de minage. Cela revient à créer une ploutocratie, ce qui se marie assez mal avec les racines libertaires et anarchiques de la cryptomonnaie.» On peut nuancer en rappelant que les «mineurs» actuels doivent aussi avoir une solide capacité financière pour se permettre d’acheter le matériel nécessaire: on parle davantage de centrales de minage que d’informaticiens ayant un serveur à la cave. Mais, comme l’analyste le conclut: trouver une solution juste et durable représente le grand défi de la communauté du bitcoin aujourd’hui.
Achèteriez-vous du jambon ou toutes autres charcuteries dont la couleur est grise avec quelques reflets verts ? Non bien sur et les industriels de la charcuterie le savent très bien. C’est la raison pour laquelle notre bon jambon tout rose contient un ingrédient essentiel, le Nitrite de Sodium (Additif e250) qui donne à la viande cette couleur rose si « appétissante » pour le consommateur, vous et moi.
Le problème avec cet aditif, c’est qu’il est au cœur d’un enjeu sanitaire très important. Il est suspecté de jouer un rôle dans le développement du cancer colorectal, le troisième cancer le plus mortel. C’est un phénomène qui se déroule durant la digestion. En avalant un morceau de charcuterie, les molécules de nitrite vont réagir avec les protéines de la viande. Elles vont avoir tendance à se transformer en substances très dangereuses, les nitrosamines qui sont connues pour causer des dommages dans le gros intestin. Cela peut provoquer des ruptures de l’ADN ou faire muter les cellules en cellules pré-cancéreuses.
Si la viande ne contenait pas cet additif le nitrite, cela correspondrait à plusieurs milliers de cancers en moins en Europe chaque année.
Cependant, les industriels on un argument de masse en faveur du nitrite, c’est son rôle contre le botulisme. Il s’agit d’une bactérie qui s’attaque au système nerveux et qui peut s’avérer être mortelle. Toutefois, des industriels qui fabriquent de la charcuterie sans nitrite ça existe comme au Danemark par exemple et les clients qui consomment la viande sont en pleine forme. Il y a 25 ans qu’un bio chimiste fabrique de la charcuterie sans nitrite et depuis, les autorités de santé publique n’ont recensé aucun cas de botulisme lié à la charcuterie. Le botulisme était un souci dans l’industrie de la viande il y a un siècle, alors que les usines et les abattoirs n’étaient pas aussi propres qu’aujourd’hui, cette bactérie n’affecte plus personne de nos jours.
A la question du PDG de Herta France, (Filiale du groupe Nestlé), est-ce que la fabrication de charcuterie sans nitrite serait possible ?
« C’est extrêmement dangereux, je ne le ferai jamais, je ne prendrai jamais cette responsabilité si je n’ai pas 100% de certitude que je n’aurai pas de cas de botulisme. »
Si l’on compare le nombre de cas de botulisme chez les consommateurs qui mangent de la viande sans nitrite et le nombre de cancers chez ceux qui consomment de la charcuterie au sel nitrité, il n’y a pas photo.
« C’est aux consommateurs qu’il incombe de faire plier les industriels car si la viande au Nitrite de Sodium existe, c’est qu’il y a une forte demande et c’est par nos gestes de tous les jours que nous arriverons à vivre dans un monde plus propre, plus respectueux de la vie et de l’environnement ; donc meilleur pour nous. »
Où se procurer des produits sans additif en France :
Terres de Roussillon :
Nos charcuteries sèches sont fabriquées dans la plus pure tradition : Saucissons sont composés de 90% de viande maigre et 10% de gras de bardière.
Tous nos produits ne contiennent NI salpêtre, NI ferments, NI sel nitrité Ni rien d’autres que nos ingrédients 100% naturels ET Bio.
Pour un goût incomparable!!!
Ils sont emballés sous vide pour une conservation optimale de la qualité du séchage! Vous les dégustez comme à la sortie du séchoir!
Possibilité de commander en ligne.
Où se procurer des produits sans additif en Suisse :
Tous les produits sont certifiés « Bio » et sans sel de nitrite. Possibilité de commander en ligne.
Beaucoup de producteurs locaux ce sont mis au « Bio » que ce soit en France, en Suisse ou en Belgique et c’est l’occasion pour nous, consommateurs de soutenir des entreprises locales tout en contribuant à la protection et au respect de notre environnement.
Voici un petit montage de l’émission « Cash investigation » qui vous relate tout cela en images.
Et voici l’émission dans son intégralité.
Et pour rappel :
Plus le jambon est rose, plus il faut se méfier !
La couleur naturelle du jambon c’est pas le rose ! Le jambon de Paris doit être gris-blanc. Le rose est en réalité une substance dangereuse. C’est à cause du nitrite que le jambon devient rose et c’est à cause du nitrite que cet aliment devient cancérogène.
Alors pourquoi continuer à manger du rose ?
La même question se pose pour les knacks. Il est invraisemblable de donner aujourd’hui aux enfants des saucisses Knacks traitées aux nitrites.
J’ai passé 5 ans à fouiller les archives médicales et administratives, que ce soit en France, aux Etats Unis ou en Allemagne. Ce que j’ai découvert, c’est qu’en fait le nitrate et le nitrite qui sont présentés comme des ingrédients qu’on utilise pour protéger le consommateur sont en fait des ingrédients qui sont utilisés afin d’avantager les fabricants, pour accélérer la fabrication ce qui est caché au grand public. Ce que les fabricants disent, c’est que le nitrate et le nitrite ne sont pas dangereux et même que ces ingrédients nous protègent. Ceci est un mensonge ! Et c’est un mensonge d’autant plus intolérable que maintenant, toutes les instances sanitaires reconnaissent et affirment que les charcuteries nitrées sont particulièrement cancérogènes.
Les charcuteries ont été classées, fin 2015, après 30 ans d’études épidémiologiques, en catégorie 1 des substances cancérogènes. C’est le seul aliment qui fait partie de cette catégorie.
Précarité en France, c’est chaque année un nombre plus conséquent que le collectif des morts de la rue recense. Et nous ne sommes pas encore en hiver !
Nos sources d’informations sont diverses : particuliers, associations, institutions, médias, et peuvent comporter des erreurs. Veuillez nous en excuser et nous transmettre les rectifications.
N’hésitez pas à nous contacter si vous vous posez une question ou voulez un complément d’information.
Ces hommes et ces femmes sont morts. leurs noms sont publiés pour les honorer. Leur mort est un scandale qui doit interpeller chacun à un niveau personnel comme collectif, et quelles que soient nos appartenances politiques ou religieuses.
Ces listes ne sont pas exhaustives. Vous pouvez, si vous le voulez, nous communiquer les décès que vous souhaiteriez y voir figurer. (un article scientifique paru en 2014 évalue l’exhaustivité des décès recueillis à 17%, 83% nous resteraient inconnus)
Le nombre affiché sur les vignettes correspond au nombre « officiel » de personnes sans chez soi signalés au Collectif Les Morts de la Rue à une date donnée. Il peut différer du nombre des décès de la liste, car nous pouvons enlever un nom à la demande d’une famille, ou noter le nom de quelqu’un qui ne vit plus à la rue au moment du décès, mais qui aurait souhaité y être après son décès, etc. Ces listes ne sont pas un document scientifique, mais un hommage à ces personnes, et un service donné à leurs proches. Pour une approche scientifique, se référer à l’enquête épidémiologique, Dénombrer & Décrire
Après le dernier scandale en date : « Les paradise leaks », il est intéressant de savoir comment fonctionne le système en France. Le verrou de Bercy, cette machinerie qui ne profite qu’aux riches.
G.S
Le verrou de Bercy est une expression qui désigne le monopole qu’exerce le ministre du Budget sur les décisions de poursuites judiciaires en matière de fraude fiscale, en France. Si ce monopole existe depuis les années 1920, l’expression n’est devenue populaire qu’après les affaires Cahuzac en 2013 et les Panama Papers en 2016.
LuxLeaks, SwissLeaks, EDF…Les 12 derniers mois ont à nouveau été ponctués de scandales de grande ampleur venus rappeler le caractère industriel de l’évasion et la fraude fiscales qui sont à l’origine d’un manque à gagner phénoménal pour les Etats, du Nord comme du Sud.
En parallèle, l’année 2015 est marquée par la multiplication des initiatives politiques au sein de l’OCDE, de l’Union Européenne et des Nations Unies ; et nombreux sont ceux qui ont affirmé récemment que le temps des paradis fiscaux était révolu.
Les initiatives en cours sont-elles suffisantes ? Dans quelle mesure vont-elles inciter les entreprises à changer leur comportement en matière fiscale ? Les pays en développement, premières victimes de ces pratiques, vont-ils en bénéficier ? Quel sort est réservé aux lanceurs d’alerte, sans qui aucun scandale n’aurait vu le jour ? Quel rôle doit tenir la justice dans ce processus ?
A l’occasion des 10 ans de la Plateforme Paradis Fiscaux et Judiciaires, chercheurs, journalistes, décideurs politiques et représentants de la société civile sont invités à débattre et à formuler des pistes d’action concrètes pour faire progresser la justice fiscale.
A mesure que les primes maladie augmentent, la confiance des assurés diminue:
Où va l’argent de nos primes maladie? Sert-il uniquement à couvrir nos frais médicaux, ou également à enrichir les dirigeants et les actionnaires des caisses, à payer des démarcheurs téléphoniques, des lobbyistes, à faire des campagnes publicitaires?
Philomena Colatrella, CEO du groupe CSS, la plus grande caisse maladie de Suisse, a répondu aux questions de l’équipe d’On en parle.
En suisse, le représentant des assurances maladies reconnait publiquement que les mauvais placements en bourse justifient une hausse des primes chez les assurés.
C’est comme ça en Suisse mais je suis absolument certain qu’il en va de même partout en Europe.
Extrait d’une vidéo édifiante lors du tournage de l’émission Infra rouge sur la chaîne Suisse RTS.
Le Yémen est menacé par la plus grande famine de ces dernières décennies. Les Nations unies lancent un cri d’alarme. Des millions d’habitants pourraient mourir. Les enfants sont particulièrement menacés.
Des images qui ne sont plus exceptionnelles au Yémen, des images d’enfants affamés, presque inertes. Dans ce pays, un enfant meurt toutes les 10 minutes. 7 mio. de personnes souffrent de la faim et 21 mio. ont besoin d’aide humanitaire d’urgence.
Depuis plusieurs jours, le pays est soumis à un blocus total de la part de son voisin saoudien suite à un tir de missile qui a visé Riad. Les ports, les routes et les aéroports sont fermés afin d’éviter que les rebelles yéménites puissent se réarmer; mais c’est également la nourriture, le carburant, les médicaments et l’aide humanitaire qui ne sont désormais plus acheminés. Pour l’O.N.U, il faut lever ce blocus immédiatement.
Selon Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’O.N.U :
Une levée du blocus permettrait de tenter de gérer l’urgence mais sur le long terme, c’est bien une solution politique et diplomatique que les yéménites espèrent pour mettre fin à une guerre qui oppose depuis deux ans déjà forces gouvernementales et rebelles soutenus l’un par l’Arabie Saoudite et l’autre par l’Iran les deux grands ennemis du Moyen-Orient.
Cette vidéo issue des archives de la télévision Française (INA) vous permettra de vous tordre de rire et c’est tellement rare aujourd’hui.
C’est l’ors d’un micro-trottoir réalisé à Nogent-le-Rotrou qu’une équipe de télévision interroge les passants sur le sexe en général et vous allez voir que les réponses sont toutes plus étonnantes les unes que les autres.
Savez-vous ce qu’est le détournement de mineur ? Yen a un qui est au dessous et l’autre qui est au dessus !
Qu’est-ce que c’est que l’insémination ? C’est la formation des curés !
Etes-vous monogame ? Non je suis passé à la stéréo !
Pas de console de jeux vidéos, pas de télévisions non plus mais une imagination débordante, des cabanes, des aventures sans fin au sein de mère nature…
Le monde des enfants d’hier n’a plus grand-chose à voir avec celui des enfants d’aujourd’hui. Quelques images d’archives de la RTS (Radio télévision Suisse)
Un établissement parisien va tester dès l’an prochain un système de surveillance électronique des enfants grâce à une puce intégrée à leurs vêtements.
Comment surveiller plusieurs dizaines de bambins dans une crèche sans faire appel à une multitude d’auxiliaires de puériculture? Grâce aux puces intelligentes! Pour la première fois en France et en Europe, une crèche parisienne expérimentera, dans le courant du premier semestre 2011, le contrôle électronique sans fil de ses petits pensionnaires. Chaque enfant accueilli dans l’établissement, vraisemblablement une structure d’accueil associative, privée ou d’entreprise, mais pas municipale, sera équipé d’une puce radio sans fil reliée à un centre de contrôle vidéo.
Réactions indignées
« L’expérimentation, menée pour le compte d’une grande société d’assurances, vise à valider l’efficacité du système du point de vue de la sécurité des enfants, explique Patrick Givanovitch, PDG de l’entreprise Lyberta, conceptrice du projet. Nous installerons des sondes un peu partout dans la crèche pour établir une cartographie complète du lieu. Grâce à la puce portée par chaque enfant (NDLR : insérée dans un vêtement spécialement fourni), il sera possible de savoir instantanément si l’un d’entre eux quitte la crèche. La direction de la crèche sera immédiatement alertée, tout comme les parents, par SMS sur leurs téléphones portables. » Aussi novatrice soit-elle, l’arrivée d’un tel système se heurte déjà à de fortes oppositions.
Pour Dominique Ratia-Armengol, présidente de l’Association nationale des psychologues de la petite enfance, l’idée est « tout simplement effrayante ». « Enfermer les enfants dans une cage virtuelle, c’est créer des conditions de méfiance et d’angoisse inutile face à un danger qui n’existe pas. C’est également déresponsabilisant en coupant les liens avec les adultes à l’écoute et formés pour éduquer et établir une relation de confiance avec eux. »
Même réaction indignée de Maria Da Costa Pereira, auxiliaire de puériculture à Paris et responsable syndicale CGT : « C’est la porte ouverte à des économies énormes de personnel au détriment d’une relation humaine essentielle avec des adultes professionnels. D’autant qu’il n’y a pas besoin de sécuriser électroniquement des crèches qui sont déjà des lieux fermés et absolument sans risque de fugue… »
L’article remonte à 2010 et je vais voir ce qu’il en est aujourd’hui concernant notamment la crèche dont il est question.