La pénurie en abeilles et le travail méticuleux des apiculteurs locaux donnent le vertige aux prix dans la mesure où nous faisons le choix et pour autant que nous en ayons les moyens, d’opter pour une alimentation locale.
Je me suis offert le luxe de me payer un pot de miel genevois, cuvée juillet 2017 à 14.90 CH.Fr le pot de 250 grammes menant le kilo à plus de 59 francs, soit près de 51 euros.
Alors comment expliquer que des produits venant d’Asie et plus particulièrement de Chine nous soient vendus à des prix défiants toutes concurrences ?
Petit retour sur les combines de producteurs sans scrupules allant jusqu’à prendre le risque d’empoisonner les consommateurs non avisés que nous sommes.
Pour booster leurs marges, les agro-industriels utilisent des techniques très limites
Le poivre : Le poivre entier coûte plus cher que le poivre moulu. Le secret ? Ajouter des noyaux d’olive broyés dans le poivre moulu.
La confiture de fraises : Dans les supermarchés on trouve des confitures de fraises à 1 Euro. Le secret ? Faire des confitures de fraises sans fraises. Pour cela il faut : Du concentré de fruits rouge, du sucre et des pépins de fraises.
Le miel : 32% des miels testés par l’Union Européenne sont trafiqués. De nombreux miels asiatiques n’ont jamais vu d’abeilles. Ce sont de simples sirops de sucre à base de riz ou de maïs.
C’est aussi vrai pour la soupe, la purée, les lasagnes, les épices, les pizzas, la ratatouille, les steaks hachés, la sauce bolognaise, le cassoulet, le couscous, la harissa, le hachis Parmentier, le surimi …
Ce que l’on préfère dans la food ? C’est que les découvertes sont illimitées !
Découverte de saveur, de couleur, d’association, de goût… Bref, vous aurez toujours à apprendre de la nourriture. Nous en avons déjà eu pour preuve la fraise blanche au goût d’ananas, la pomme rose et bien d’autres étrangetés alimentaires qui nous surprennent toujours plus.
Et aujourd’hui, on s’attaque encore à un basique de notre alimentation, version colorée. Faites place à l’épi de maïs arc-en-ciel. Oui oui, vous avez bien lu. Le maïs jaune ? So 2015 !
Cette gemme aux grains miroir nous donnent l’impression d’avoir été embrassée par un arc-en-ciel. On vous voit déjà venir : « Qu’est-ce que c’est encore que cette invention qui nous vient de Fukushima ? Taratata mauvaise langue…
Nous devons ce maïs révolutionnaire à Carl Barnes, fermier en Oklahoma, qui a simplement croisé différentes sortes de graines de même héritage, pour en faire un produit 100% naturel.
Vous trouvez qu’on en fait tout un fromage ? Attendez de visiter la page Facebook de cet épi de maïs ! Vous n’y trouverez pas 100 fois la photo d’un même épi puisque chacun est différent avec ses propres couleurs.
On vous voit venir… Vous êtes déjà en train de penser à vos soirées pop corn colorés hein ? Malheureusement nous devons stopper votre rêve ici : le pigment qui donne cette couleur aux grains ne se trouvent que dans leur enveloppe – vous savez la partie qui reste coincée entre les dents – tandis que l’amidon est purement blanc.
Ça ne nous empêche pas d’en faire un super objet déco !
Tout le monde connait la Suisse pour ses banques, ses montagnes mais aussi et surtout pour son chocolat. Voici qu’un chocolatier profite de la légalisation du cannabis pour mettre au point une recette d’un genre nouveau.
De la viande soit disant pure bœuf composée de 9% de viande non-identifiable, la viande du 3ème. type !
Des boulettes de viande de bœuf mélangée à de la volaille, des viandes lavées à l’ammoniac ou à l’acide ne permettant plus la traçabilité de ce qui se trouve dans nos assiettes.
C’est en Hollande, à Breda qu’une enquête a conduit des journalistes d’investigation ouvrant ainsi une brèche sur l’envers du décor de nos plats cuisinés.
C’est au cœur d’une entreprise qui vend sa production de viande dans le monde entier “Convenience food producers”, une immense usine de transformation de viande qui ne veut pas recevoir les journalistes qu’une équipe d’enquêteurs a réussi à s’infiltrer en se faisant passer pour des fabricants de lasagnes bolognaise.
Pour diminuer les coûts de production de viande bolognaise, une cadre de l’entreprise propose une première solution, remplacer le bœuf par une viande de volaille, du poulet ou de la dinde mais sous une forme particulière. de la viande VSM séparée mécaniquement.
La VSM de dinde ressemble à la VSM de bœuf et est nettement moins cher. Cette viande est obtenue en jetant les carcasses de poulets dans une machine qui va séparer mécaniquement les derniers restes de viande en les rabotant des os. Il va en sortir une chair liquide rouge qui est ensuite compressée afin de former des blocs de viande prêts à être livrés aux fabricants de plats cuisinés. Ces ultimes morceaux de chair ainsi compactés sont très bon marché, environ deux fois moins cher que le bœuf.
C’est donc confirmé; certains fabricants de produits cuisinés, afin de réduire leurs coûts, ont eu l’idée de mélanger ces chutes de poulet avec du bœuf pour fabriquer une viande hybride.
VSM sur la viande de bœuf : La machine gratte sur les os les derniers restes de chair et la viande ressort sous forme d’une pâte pour plats cuisinés mais le problème est qu’un tel grattage pourrait contaminer la viande en lui transmettant des virus, notamment celui de la vache folle. Voilà pourquoi la VSM de bœuf est interdite en France; mais cette société peut en trouver en Allemagne.
Au cours de sa fabrication, la viande VSM subit une importante batterie d’épreuves :
La viande est chauffée à 36 degrés Celsius puis pour éviter tous risques de contamination, elle est lavée à l’ammoniac aux États-Unis et à l’acide en Europe. Mais cette façon de procéder a pour résultat de détériorer son ADN et de lui faire perdre une bonne partie de sa traçabilité.
Bon appétit !
Ce dont il faut bien être conscient c’est que l’UE a fait paraitre une directive contraignant les pays membres de faire passer une loi dite « secret des affaires« , que cette loi va être appliquée non seulement pour luter contre l’espionnage industriel mais aussi et surtout et c’est ce qui est nouveau, interdisant les enquêtes de journalistes d’investigation, en effet :
Si les firmes suspectées de fraudes considèrent que les enquêtes menées vont à l’encontre de leurs intérêts financiers elles auront le droit d’attaquer juridiquement les journalistes « indélicats » et de les faire condamner à de très lourdes sanctions pouvant mener à l’emprisonnement.
Ce qui revient à dire que le reportage que vous allez visionner ci-dessous (si vous le désirez) ainsi que ceux à venir peuvent tout simplement être interdits voir même stoppés durant le tournage.
Il en va de même pour tout ce qui implique les paradis fiscaux, LuxLeaks, SwissLeaks, Panama papers etc…
Les associations de consommateurs (50 mio. de consommateurs) sont également mises sous la sellette et ne pourront plus dénoncer les dérives quelles qu’elles soient.
En France, cette loi a été adoptée et votée en toute hâte durant les conflits sociaux de ces dernières semaines.
Prenons acte !
Faut-il alors attendre un scandale sanitaire planétaire, faut-il qu’il y ait des milliers de morts pour que les gens prennent conscience de ce qui se joue en ce moment à leur insu ?
Il en va de même dans tous les domaines : En 50 ans , nous avons détruit 85% de notre biodiversité. Faut-il alors attendre le point de rupture, le point de non retour pour que nous ouvrions les yeux ? etc…
Nous sommes à deux doigts d’une extinction massive, la notre et c’est par un incommensurable déni que nous fonçons têtes baissées sur nos smartphones et tablettes droit dans le mur.
Cela en devient hallucinant, hors contexte temporel tant ce qui est en train de se passer en direct, sous nos yeux est devenu surréaliste !
En France et aux États-Unis, la moitié des huitres produites sont des Organismes Vivants Modifiés.
Ces coquillages possèdes trois jeux de chromosomes au lieu de deux. Conséquences : La triploïde est une huitre stérile qui ne produit pas de gamètes, qui ne devient pas laiteuse et on peut les vendre toute l’année.
Quels sont les risques ?
Stérilisation des huitres sauvages, dégradation des écosystèmes marins, surmortalité…
En France où l’on élève 83,5% des huitres européennes, une poignée d’ostréiculteurs se rebelle. Depuis 2007, le label « Ostréiculteur Traditionnel » a rassemblé 95 professionnels.
Une idée simple et géniale pour préserver la biodiversité végétale
Entre 1955 et aujourd’hui, 80% des variétés végétales ont été interdites en France. Aujourd’hui, seule une poignée de graines sont autorisées et sont vendues par les géants de l’industrie des semences. Toutefois, la résistance s’organise. pour échapper à cette pasteurisation de la biodiversité, un citoyen a créé « Graines de troc ».
Il s’agit d’un site d’échange de graines où des milliers de personnes s’envoient des graines par la poste. Le troc est une solution pour pérenniser ces variétés et ainsi cultiver la biodiversité.
75% de la biodiversité c’est perdue au 20ème. siècle. Les productions mondiales de blé, riz et maïs reposent sur quelques variétés. Que se passerai-t-il si elles venaient à disparaître dans les années à venir à cause de sécheresse ou d’inondation ? Notre sécurité alimentaire est en jeu et la biodiversité est notre assurance vie pour s’adapter au changement climatique.
Notre mode de culture impact gravement l’environnement et hors mis touts les engrais, fongicides, herbicides et insecticides qui sont abondamment aspergés sur les champs, le mode de labour compacte les sols et les rendent imperméables ce qui provoque comme cela c’est passé en France dans le Finistère une érosion importante. Suite à de fortes précipitations, le champs d’un agriculteur a dévalé la pente pour terminer sa course dans la rivière.
Lors d’inondations, on accuse la pluie alors que la réelle cause de ces catastrophes est due à notre mode d’agriculture.
Pour pousser, une plante a besoin de minéraux issus des roches mais aussi de matière organique qui sont des résidus de végétaux et de racines en décomposition. Les vers de terre les consomment et les transforment en nourriture indispensable pour cultiver. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en 1950, sur une parcelle d’un hectare (1’000 mètres carrés), on recensait plus de 2 tonnes de vers de terre alors qu’aujourd’hui pour la même parcelle on en compte moins de 100 kilos.
Tout cela compacté dans un seul lot fait qu’en 50 ans, nous avons perdu 85% de notre biodiversité et les écologistes se demandent à partir de quel pourcentage c’est l’humanité toute entière qui basculera ; en effet, nous sommes en train d’assister à notre extinction et nous en sommes les seuls responsables.
Pour booster leurs marges, les agro-industriels utilisent des techniques très limites
Le poivre : Le poivre entier coûte plus cher que le poivre moulu. Le secret ? Ajouter des noyaux d’olive broyés dans le poivre moulu.
La confiture de fraises : Dans les supermarchés on trouve des confitures de fraises à 1 Euro. Le secret ? Faire des confitures de fraises sans fraises. Pour cela il faut : Du concentré de fruits rouge, du sucre et des pépins de fraises.
Le miel : 32% des miels testés par l’Union Européenne sont trafiqués. De nombreux miels asiatiques n’ont jamais vu d’abeilles. Ce sont de simples sirops de sucre à base de riz ou de maïs.
C’est aussi vrai pour la soupe, la purée, les lasagnes, les épices, les pizzas, la ratatouille, les steaks hachés, la sauce bolognaise, le cassoulet, le couscous, la harissa, le hachis Parmentier, le surimi …
Ceux-là me répondront : « Je ne serai plus ici-bas pour le voir. » Ceux-ci me diront : « J’en suis conscient mais tout seul, que puis-je faire ? » Ou encore : Il y a tout simplement ceux qui refusent de voir, c’est le fameux Déni.
Je le dis souvent, cette phrase qui n’est pas de moi mais qui reflète clairement les mentalités d’aujourd’hui :
« Celles et ceux qui veulent entreprendre de grandes choses s’en donnent les moyens, les autres se trouvent des excuses. »
Trop rares sont les gens à avoir réellement pris conscience des enjeux environnementaux mais malheureusement, les enjeux économiques qui sont tels des rouleaux compresseurs dévastant tout sur leur passage et n’ont que faire de la faune et des gens qui vivent dans ce qui fait partie du poumon de la terre n’hésitent pas à user de la corruption pour atteindre leur but, celui de faire toujours plus d’argent.
Pour rappel, en l’espace d’un demi siècle, nous avons perdu 85% de la biodiversité c’est dire s’il est urgentissime de se relever les manches car il en va cette fois-ci de notre propre survie.
Alors qu’en France on se bat pour un pot de Nutella, il est bon de se rappeler des ravages que font les cultures de palme sur l’environnement et l’écho système ainsi que de l’indifférence et même de la cruauté de l’homme quand des intérêts financiers sont en Pour rappel : Les ravages de l’huile de palme sur NOTRE environnement.
Tout le monde devrait voir ce film enfin… Ceux qui ont une conscience et un cœur.
« J’ai super honte d’être un être humain. Je fais mes films par honte, c’est ce qui me motive. Je trouve ça scandaleux ce que l’on fait subir à la planète et aux autres espèces vivantes. La terre irait tellement mieux si on était pas la. Je ne peux pas comprendre que l’on puisse se sentir à ce point supérieur aux autres espèces, que l’on puisse avoir à ce point aucune apathie pour des êtres qui ont autant le droit de vivre que nous. »
Patrick Rouxel, jeune cinéaste nous dévoile au travers de son film « Green » les désastres causés par la culture de palmiers destinés à la fabrication de l’huile de palme utilisée dans la composition de nombreux produits alimentaires.
Pleine d’énergie, des doigts de fée avec lesquels elle régale ses convives d’une cuisine végétarienne et bio, femme de convictions dont le cœur et la fille qui gère l’ONG I love Syria sont restés en Syrie je vous propose un instant de vous arrêter sur ce billet consacré à une très belle oeuvre
LO’ 13′ TO :
Un petit coin de paradis qui se niche dans une ruelle derrière la gare de Cornavin en ville de Genève.
Le but : Faire des rues aseptisées de Genève des lieux de fête et de vie et que ces qualités intègrent des impératifs tels que l’humain, le social et l’écologie car on ne peut pas continuer à demeurer hypocrite en continuant à faire la fête tout en sachant que nous allons droit dans le mur.
LO’ 13′ TO est un projet qui a vu le jour en 1986 dont le but premier était la fermeture de la rue des gares au trafic afin que des activités écologiques et sociales puisse s’y développer.
Les gens commencent à se mobiliser en faveur de ce projet et La ville de Genève s’y intéresse.
LO’ 13′ TO, c’est un endroit convivial, une cuisine artisanale et naturelle à des prix vraiment très raisonnables.
Dans cette rue, nous trouvons 4 arcades qui travaillent pour l’humain et pour l’écologie c’est un regroupement d’énergies très concrètes qui donnent à ce projet une chance pour que la rue des gares soit la première rue verte de Genève.
Malheureusement, en 2017, ce beau projet n’a pas pu aboutir entièrement et bien que toujours présent dans la rue des Gares, LO’ 13′ TO est confronté à de multiples tracas administratifs. Je m’y suis rendu ce matin avec une amie et c’est un soleil généreux qui nous a permis de nous y arrêter et de déguster une merveilleuse infusion de canelle et Gingembre. Encerclé par des monstres d’acier et de béton, ce petit bout de rue est comme une bulle d’oxygène qui se trouve préservée du temps et du stress quotidien.
Si vous êtes de la ville de Genève ou de passage, je vous invite à vous y rendre afin de respirer autre chose que notre progrès démesuré qui ne laisse au final que très peut de place à l’humain.
Préambule de la vidéo :
Comme tous les premiers dimanches de chaque mois, LO’13’TO vous invite à la rue des Gares pour un Brunch savoureux et bio.
LO’13’ TO réunit trois espaces de travail, de formation, d’accueil, de rencontres et d’information dans un cadre convivial et chaleureux :
– Équi’TABLE : service traiteur, resto bio, écologique et équitable.
– BIOPOP : coopérative de produits sains et solidaires gérée par des jeunes, lieu d’accueil aussi pour les jeunes.
– JASPE : dispensaire de santé et de médecines complémentaires (naturopathie, massage, médecine chinoise et acuponcture, nutrition, aromathérapie).
L’association LO’13’TO a pour vocation de :
– Mettre en œuvre des projets concrets basés sur les besoins fondamentaux, tel que l’alimentation, la réinsertion, la formation et l’emploi.
– Promouvoir le travail en réseau entre les acteurs de terrain, les institutions et les organismes de prévention.
– Créer des réseaux de solidarité dans une approche sociale, écologique et multiculturelle.
– Transmettre des savoir-faire pour promouvoir la vie de quartier