Hommage : La journaliste Daphne Caruana Galizia assassinée à Malte.

« Il y a désormais des escrocs partout où vous regardez. La situation est désespérée »

Ce sont les dernier mots écrits par la journaliste Daphne Caruana Galizia, qui dénonçait la corruption à Malte.

A 23 ans elle commence sa carrière de journaliste au sein de la rédaction de « Sunday Times of Malta ». A 44 ans, elle lance son blog d’investigation, « Running commentary » et elle se concentre sur la révélation de scandales politiques. Certaines enquêtes sont lues par plus de 400’000 personnes, soit quasiment la population de Malte.

A 52 ans, elle se lance dans l’exploration des Panama Papers et révèle que le premier ministre, Joseph Muscat, son épouse ainsi que le ministre de l’énergie détiendraient des comptes offshore au Panama. Joseph Muscat porte plainte contre la journaliste et quelques mois plus tard, elle figure dans le liste des 28 personnes qui « font bouger l’Europe » selon le magasine « Politico ». Suite à ces révélations, en juin 2017, le Premier ministre est contraint d’organiser des élections anticipées.

En août, elle accuse le leader de l’opposition, Adrian Della, de détenir un compte à Jersey, alimenté par un compte lié à la prostitution à Londres. Adrien Della porte plainte contre elle. Début octobre, elle signale à la police être victime de menaces et c’est à 53 ans, le 16 octobre 2017, que Daphne Caruana Galizia est tuée dans l’explosion de sa voiture.

Le 17 octobre, le FBI arrive à Malte afin d’épauler les autorités locales dans leur enquête. (Ah bon !?)

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Science & Vie : Pour Jacques Attali, la Suisse est le seul pays au monde à être devenu une superpuissance sans avoir eu accès à la mer

Pour Jacques Attali qui était de passage à Genève (Suisse) à l’occasion de son livre « Histoire de la mer« , déclare au micro des Matinales de la RTS que si la Suisse est devenue une superpuissance sans avoir eu accès à la mer, c’est surtout grâce à ses banques et à ses migrants d’un genre particulier.

 

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Palestine : Naplouse- incursion militaire nocturne

18 octobre 2017

Les soldats de l’occupation sioniste ont envahis cette nuit le centre ville de Naplouse, provoquant des affrontements avec les Palestiniens.

Ils ont tiré de 2h à 5h30 du matin des bombes assourdissantes des rubber bulet et des grenades de gaz. Des snipers étaient également présents.

Une incursion avait lieu au même moment au camps de réfugiés de Dheisheh à Bethleem.
Conséquences, un jeune asphyxié par le gaz, 23 Palestiniens arrêtés dans toute la west bank et la fermeture des quartiers généraux de « Transmedia et de Pal Media » à Naplouse, Ramallah, Bethléem et Hébron à l’aube, après avoir confisqué leur équipement.

L’ordre de fermeture est de 6 mois !

Vidéo : Images de Dounia, correspondante permanente

October 18th. 2017

Soldiers of the Zionist occupation invaded the center of Nablus this night, causing clashes with the Palestinians.

They fired sound bombs, rubber bulet and gas grenades from 2am to 5.30am, and snipers were also present.
An incursion took place at the same time at the Dheisheh refugee camp in Bethlehem.

As a result, a Palestinian youth from Nablus intoxicated, 23 Palestinians arrested in all west bank and the official closure of « Transmedia and Pal Media » in Nablus, Ramallah, Bethlehem and Hebron at dawn after confiscating their equipment . The closing order is 6 months!

Camera : Dounia, permanent correspondent

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Mémoire & Histoire : le 17 octobre, date anniversaire du massacre d’Algériens à Paris (1961). Un pan de notre histoire à ne pas oublier…

Le massacre du 17 octobre 1961 à Paris : « ici on noie les Algériens ! »

« Vibrant hommage au peuple Algérien et à tous les peuples opprimés dans le monde »

G.S / Finalscape

Le 17 octobre 1961, deux à trois cents Algériens et Français d’origine algérienne, qui manifestaient contre le couvre feu que le Préfet de police Papon leur avait imposé, ont été tués et jetés dans la Seine par des policiers déchaînés.

Quarante ans plus tard, peu de gens connaissent ce pogrom perpétré en plein Paris, avec la bienveillance du préfet de police, lui-même couvert par les plus hautes instances de l’État.

Le 17 octobre 1961 alors que la guerre d’Algérie touche à sa fin,
le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris
pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins (obligation d’être sans cesse isolé, et interdiction aux travailleurs algériens de sortir de 20h30 à 5h30, les cafés tenus par des musulmans doivent fermer à 19h…). Cette manifestation rassemble environ 30.000 personnes.

Le préfet de police de Paris, Maurice Papon, qui a reçu carte blanche des plus hautes autorités, dont de Gaulle, lance, avec 7.000 policiers, une répression sanglante. Il y aura 11.730 arrestations, et peut-être beaucoup plus de 200 morts, noyés ou exécutés, parmi les Algériens.

Ce crime au coeur de l’État français n’a toujours pas été reconnu officiellement alors même que les partisans de la Nostalgérie prônent la promotion de l’oeuvre positive française durant la colonisation dans les programmes scolaires !!!

Le 27 octobre 1961, Claude Bourdet, alors conseiller municipal de Paris et aussi journaliste à « France-Observateur », avait interpellé le préfet de police, Maurice Papon, en plein conseil municipal de Paris sur l’exactitude des faits qui se lisaient dans la presse parisienne, à savoir le repêchage dans la Seine de 150 cadavres d’Algériens depuis le 17 octobre 1961 entre Paris et Rouen.

« Monsieur le Préfet de Police »

Intervention de Claude Bourdet au Conseil municipal de Paris, le 27 octobre 1961

- Les silences de Monsieur Maurice Papon

« J’en viens d’abord aux faits. Il n’est guère besoin de s’étendre. Parlerai-je de ces Algériens couchés sur le trottoir, baignant dans le sang, morts ou mourants, auxquels la Police interdisait qu’on porte secours ? Parlerai-je de cette femme enceinte, près de la place de la République, qu’un policier frappait sur le ventre ? Parlerai-je de ces cars que l’on vidait devant un commissariat du quartier Latin, en forçant les Algériens qui en sortaient à défiler sous une véritable haie d’honneur, sous des matraques qui s’abattaient sur eux à mesure qu’ils sortaient ? J’ai des témoignages de Français et des témoignages de journalistes étrangers. Parlerai-je de cet Algérien interpellé dans le métro et qui portait un enfant dans ses bras ? Comme il ne levait pas les bras assez vite, on l’a presque jeté à terre d’une paire de gifles. Ce n’est pas très grave, c’est simplement un enfant qui est marqué à vie !

Je veux seulement mentionner les faits les plus graves et poser des questions. Il s’agit de faits qui, s’ils sont vérifiés, ne peuvent pas s’expliquer par une réaction de violence dans le feu de l’action. Ce sont des faits qui méritent une investigation sérieuse, détaillée, impartiale, contradictoire.

D’abord, est-il vrai qu’au cours de cette journée, il n’y ait pas eu de blessés par balle au sein de la Police ? Est-il vrai que les cars radio de la Police aient annoncé au début de la manifestation dix morts parmi les forces de l’ordre, message nécessairement capté par l’ensemble des brigades… et qui devait donc exciter au plus haut point l’ensemble des policiers ? C’était peut-être une erreur, c’était peut-être un sabotage, il faudrait le savoir ; et peut-être, d’autre part, n’était-ce pas vrai. C’est pour cela que je veux une enquête.

De même, est-il vrai qu’un grand nombre des blessés ou des morts ont été atteints par des balles du même calibre que celui d’une grande manufacture qui fournit l’armement de la Police ? Qu’une grande partie de ces balles ont été tirées à bout portant ? Une enquête dans les hôpitaux peut donner ces renseignements. Il est clair que ce n’est pas n’importe quelle enquête et que ceux qui la feraient devraient être couverts par son caractère officiel et savoir qu’ils ne risqueraient rien en disant la vérité.

Et voici le plus grave : est-il vrai que dans la « cour d’isolement » de la Cité, une cinquantaine de manifestants, arrêtés apparemment dans les alentours du boulevard Saint-Michel, sont morts ? Et que sont devenus leurs corps ? Est-il vrai qu’il y a eu de nombreux corps retirés de la Seine ? Dans les milieux de presse, et pas seulement dans les milieux de la presse de gauche, dans les rédactions de la presse d’information, on parle de 150 corps retirés de la Seine entre Paris et Rouen. C’est vrai ou ce n’est pas vrai ? Cela doit pouvoir se savoir. Une enquête auprès des services compétents doit permettre de le vérifier. Cela implique, ai-je dit, non pas une enquête policière ou administrative, c’est-à-dire une enquête de la Police sur elle-même, mais une enquête très large, avec la participation d’élus.

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Science et vie : Jacques Attali croit que la France sera la première puissance européenne, devant l’Allemagne.

Pour l’écrivain et essayiste français Jacques Attali, «La Suisse est un pays hors jeu, en termes militaires comme en termes bancaires». Image: Steeve Iuncker-Gomez

Jacques Attali croit que la France sera la première puissance européenne, devant l’Allemagne. Il considère Donald Trump comme «dangereux» et loue la Suisse, terre hospitalière.

De passage à Genève, l’écrivain et essayiste français Jacques Attali s’est exprimé, mardi à Uni Dufour, sur l’intelligence artificielle, à l’occasion de la remise des Prix Latsis universitaires, récompensant chaque année, notamment, des chercheurs de l’UNIGE et de l’EPFL. Interview.

Est-ce que la France peut se réformer?

La France change à une vitesse folle. Et chacun des 60 millions de Français évolue et change chaque jour. On dit que la France est crispée. Mais elle se réforme en permanence et change sans cesse, sur le plan des mœurs, de l’innovation, de l’art, de la culture.

Alors, à quoi est dû ce sentiment largement partagé qui évoque les blocages de la France?

Ce qui est vrai, c’est que la France modifie assez peu ses lois. Pour une mauvaise raison d’ailleurs, car nous avons de la peine à admettre les changements homéopathiques. Et pour une autre raison: les nations maritimes valorisent le changement, les nations rurales valorisent la permanence.

La France borde pourtant plusieurs mers. Elle aurait pu être une nation maritime?

Elle a essayé de le faire à huit reprises, comme je l’aborde dans mon dernier livre. Mais la France a choisi d’être une nation rurale car elle possède des terres et une agriculture très riches.

Le gouvernement Macron peut-il réussir à changer la France?

Lorsque je suis à l’étranger, je n’aborde jamais les questions de politique française. Ce que je peux dire, c’est que la France n’avance pas par réformes lentes, mais par révolutions. Soit sanglantes, soit plus symboliques. Depuis 1945, nous avons connu trois révolutions: 1945, 1958, 1980. Et la quatrième se déroule en ce moment. La France accumule pendant longtemps des besoins de changement, puis elle se met en mouvement. Cela prend du temps car nous sommes une nation centralisée. Notre modèle est très intégrateur: tout le monde y parle la même langue.

Quand a débuté la «révolution» actuelle?

Cela a commencé il y a trois ans, avec une prise de conscience. Une maturation des réformes s’est ensuite effectuée, poursuivie par la dernière élection présidentielle.

La France va donc garder un rôle moteur en Europe?

Je suis convaincu que la France est la première puissance européenne déjà aujourd’hui et qu’elle le sera encore davantage demain, car l’Allemagne est malade, démographiquement, technologiquement et financièrement. Dans vingt ans, la France sera de loin la première puissance d’Europe. Economiquement, nous sommes présents dans les meilleurs secteurs: la santé, l’éducation, la culture, l’assurance, les start-up. Sans compter deux autres domaines, peu utilisés: la mer et la francophonie.

Pourquoi à travers la francophonie?

Aujourd’hui, 180 millions de personnes parlent français. Avec le développement de l’Afrique, il y en aura 700 millions. L’Afrique regroupe un milliard d’habitants, et dans trente ou quarante ans, elle en comptera deux milliards. C’est la grande question du XXIe siècle. Pour l’Europe, cette explosion démographique peut déboucher sur une catastrophe, parce que des centaines de millions d’Africains s’installeront ici, ou alors nous les aidons à bien se développer et le continent sera un formidable marché. Pour l’Europe et pour la France grâce à cette langue commune.

L’immigration a tendance à diviser l’Europe. L’Europe doit-elle accueillir des migrants?

Malheureusement, tous les pays européens sont d’accord pour contenir l’immigration, et même la réduire. Mais regardons les chiffres: nous sommes 600 millions d’habitants en Europe et nous parlons d’accueillir 200 000 migrants par an. En trois ans, cela ferait 600 000, soit 1 pour mille de la population de l’Europe. Vous vous rendez compte? 1 pour mille! Ce n’est pas assez. Nous sommes capables d’en accueillir bien plus. Le Liban doit se débrouiller avec 25% de migrants syriens. L’Europe est aussi confrontée à un effondrement démographique. Et l’accueil des réfugiés fait partie de ses valeurs.

N’existe-t-il pas un décalage entre vos espoirs et les politiques des pays européens? Et puis l’Europe se met-elle en danger en voulant contenir l’immigration?

Non, elle se protège. Mais trop, à mon avis. Je sais que je suis très isolé face à ce consensus européen. Mais c’est honteux de ne pas accueillir tous ces gens dignes, magnifiques, souvent bien formés, jeunes, pleins de dynamisme.

Traversons l’Atlantique et tournons-nous vers les États-Unis. Donald Trump est-il un homme dangereux?

Oui. Les États-Unis sont représentatifs d’un courant mondial qui se renforce, celui des dictatures de marché. Pourquoi? Parce que les gens ont besoin de sécurité mais ils veulent aussi gagner de l’argent. Ce cocktail est dangereux. Et le monde est instable, comme en 1910. Les gens vivaient alors très bien. Ils avaient déjà la radio, l’automobile, l’électricité. La démocratie, la globalisation. Et puis le terrorisme – qu’on appelait alors nihilisme –, la crise financière et le protectionnisme ont globalement précipité le monde dans 75 ans de barbarie, de 1914 à 1989. Aujourd’hui, c’est pareil: nous connaissons des progrès technologiques, un potentiel de croissance énorme, des moyens de faire des économies d’énergie massives, une espérance de vie qui augmente. Nous avons tout pour être heureux.

Mais tout peut donc basculer?

La question environnementale est urgente. Il faut sauver la mer. Nous devons aussi régler le problème de la répartition inégale des richesses et celui d’un désordre mondial dû au fait que les marchés sont plus puissants que les États. La probabilité d’une guerre mondiale est considérable. Elle peut se déclencher sur un rien, sur un incident entre les Chinois et les Américains à propos de la Corée du Nord, ou entre les Polonais et les Russes au sujet des pays Baltes…

Et Donald Trump pourrait être un élément déclencheur?

Oui, car il est imprévisible et erratique. Nous avons échappé à un conflit majeur depuis 1945 car toutes les puissances nucléaires étaient dirigées par des gens raisonnables. Aujourd’hui, à la tête des États-Unis et de la Corée du Nord, nous avons affaire à deux personnes peu raisonnables, même si le président des Etats-Unis ne peut pas appuyer sur le bouton nucléaire tout seul. Mais il peut presque le faire tout seul.

Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) ne représentent-ils pas également une forme de menace?

Ceux-là, ce sont les dictateurs du marché. Ils ont prospéré dans une économie libre et parfaite qui a abouti à la formation de cartels. Les GAFA sont dangereux car ils sont en train de maîtriser les instruments de prédiction.

Faut-il casser ces cartels?

Cela viendra comme ce fut le cas avec l’ancien géant des télécoms ATT aux États-Unis. Mais un autre cartel est encore plus dangereux: celui de l’industrie agrochimique, qui prétend breveter la vie sans aucun droit. Les GAFA s’approprient nos données, mais les groupes vendant notamment les semences s’approprient la vie. Ils sont de moins en moins nombreux, après le rachat de Syngenta par Chem China et de Monsanto par Bayer. Nous devons agir avant qu’ils n’atteignent une trop grande taille.

Comment peut-on contrôler ces groupes? Il faudrait un gouvernement mondial?

Oui, il faudrait un État de droit mondial. La seule institution internationale se situe d’ailleurs à Genève. C’est l’OMC (Organisation mondiale du commerce), qui s’appuie sur son système de règlement des conflits. Il faut au moins une institution internationale de décartellisation, mais l’OMC a perdu une partie de son pouvoir.

Qui est le mieux armé pour maîtriser les défis de la numérisation, du big data et de l’intelligence artificielle: la Silicon Valley? La France? L’Europe?

C’est en effet un enjeu majeur. Dans ce cadre, c’est la propriété des données, et ce que l’on en fait, qui va être déterminante. L’analyse des comportements des consommateurs permettra de déduire quels biens ou services peuvent être vendus. J’ai écrit en 2006 que les compagnies d’assurances seraient les mieux armées dans ce domaine, en particulier celles qui seront liées aux groupes maîtrisant les données. Les GAFA sont puissants quand ils sont installés dans de vastes marchés homogènes où ils peuvent accumuler les données et les prédictions. Aujourd’hui, deux marchés se détachent: les Etats-Unis et la Chine. Le marché chinois va combler son retard et sera encore plus rapide que le marché américain, car il s’agit, comme je l’ai dit, d’une dictature de marché.

Et la Suisse? Depuis plusieurs années, le Forum de Davos classe ce pays en tête en termes de compétitivité. A quoi est dû le miracle suisse?

La Suisse, puissance de taille moyenne, est le contre-exemple absolu de la thèse de mon livre. Je n’ai qu’une explication à ce miracle: le travail. Ce pays est aussi avantagé par le fait de ne pas avoir connu de guerre, par un consensus social très fort et par l’utilisation de rentes de situation qui sont en train de disparaître. Je parle du secteur bancaire, dont les services, d’ailleurs, n’ont pas besoin d’accès à la mer. Mais la finance n’a pas respecté les règles du jeu. Cela ne dure jamais bien longtemps. La Suisse est un pays hors jeu. En termes militaires comme en termes bancaires.

Un pays hors jeu peut-il être pérenne?

Non. Pas de façon durable. Donc, un processus de banalisation de la Suisse est en marche. Cela dit, la Suisse joue remarquablement bien sa normalisation, de la manière la plus lente possible (sourire). La Suisse a aussi de grandes capacités à accueillir les étrangers. Le secteur de l’hospitalité, au sens large, sera l’un des principaux de l’avenir. Pas seulement sur le plan hôtelier. Le grand métier de demain sera celui de l’empathie.

Les Suisses sont empathiques?

Oui, à leur façon. D’une manière particulière: c’est ce que j’appelle l’altruisme intéressé!

C’est de l’empathie par rapport à soi-même?

Ce qui se passe à l’EPFL, par exemple, est assez génial. J’envie l’EPFL. Je regrette qu’elle ne soit pas française. L’EPFL est une sorte d’hôtel d’entreprises. Tout pays doit se penser comme un hôtel et ses habitants comme des hôteliers. Recevoir sans cesse des étrangers. Être accueillant. C’est ce qui rend la Suisse symboliquement maritime.

Et Genève?

C’est un cas particulier, Genève est à la fois suisse et française, suisse et internationale. Genève est un paradis particulier. Je me suis souvent dit que si j’avais à m’exiler, ce serait à Montréal ou à Genève. Des gens de toutes sortes de cultures y vivent et s’y croisent.

La Suisse peut-elle rester hors de l’Europe?

Si j’avais un conseil à donner à la Suisse, c’est d’entrer dans l’Union européenne tout en gardant sa spécificité.

L’Union européenne le permettrait-elle?

Tout se négocie, tout se négocie… A terme, la Suisse perdra beaucoup en restant à l’extérieur de l’Union européenne, qui est un formidable aiguillon pour accomplir des réformes. Rester dehors, c’est se condamner à s’enkyster au moment où ses particularités sont en train de disparaître. Etre hors jeu et se banaliser, c’est embêtant.

Source :

 

 

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Environnement : Ce ciel de plus en plus troublé par de troublantes trainées d’avions

Le ciel de Genève (Suisse) Quai Gustave-Ador, le 17 octobre 2017 à 07:30 (Photo Stéphane Guibert – Finalscape)

De plus en plus régulièrement et de plus en plus souvent, si vous prenez le temps de regarder le ciel dans votre région, vous pourrez constater qu’il se zèbre de longues trainées blanchâtres qui persistent parfois des heures durant. Ces trainées sont laissée après le passages d’avion à réaction.

Ce qui est étonnant c’est de constater la persistance de ces trainées que certains appellent « Chemtrails » et plus étonnant encore, ces trainées s’étalent dans le ciel et par temps clair, finissent par voiler la clarté du soleil.

La photo ci-dessus a été prise tôt ce matin mais déjà bien avant le lever du soleil, on pouvait distinguer ces étranges nuages laissés par les avions qui quadrillaient le ciel du nord au sud et d’est en ouest..

La vidéo qui suit peut laisser songeur : Un slideshow de Genève date de l’article et de troublantes images de Baltimore dans l’état du Maryland aux États-Unis.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Lanceurs d’alertes : Une blogueuse anticorruption assassinée

Malte: assassinat d’une blogueuse anitcorruption

Daphne Caruana Galizia, une blogueuse maltaise à l’origine d’accusations qui avaient provoqué des élections anticipées en juin, a été assassinée lundi.

 Une blogueuse maltaise, Daphne Caruana Galizia, à l’origine d’accusations de corruption qui avaient provoqué des élections anticipées en juin, a été tuée lundi par une bombe placée sous sa voiture, a annoncé le Premier ministre maltais, Joseph Muscat.

Un acte «barbare»

Lors d’un point presse, M. Muscat (centre-gauche), dont l’entourage proche a été la cible de violentes attaques de Mme Caruana Galizia, a dénoncé un acte «barbare» et ordonné aux forces de l’ordre de concentrer toutes leurs ressources pour que ses auteurs soient traduits en justice.

«Ce qui s’est passé aujourd’hui est inacceptable à de nombreux niveaux. Aujourd’hui est une journée noire pour notre démocratie et notre liberté d’expression», a-t-il déclaré. «Je n’aurai de cesse que justice soit faite», a-t-il promis, appelant l’île à l’union. Agée de 53 ans, Mme Caruana Galizia a travaillé comme chroniqueuse dans plusieurs médias maltais mais était surtout connue pour le blog dans lequel elle a dénoncé plusieurs affaires de corruption.

Série de scandales

Début juin, le Parti travailliste de M. Muscat, au pouvoir depuis 2013, avait remporté une large victoire lors d’élections législatives anticipées convoquées à la suite d’une série de scandales impliquant des proches du Premier ministre, et dans la révélation desquels Mme Caruana Galizia avait joué un rôle central.

Le ministre de l’Energie, le chef de cabinet de M. Muscat et jusqu’à l’épouse du Premier ministre ont été soupçonnés de détenir des comptes off-shore révélés dans le cadre du scandale des Panama Papers.

M. Muscat a catégoriquement démenti les accusations et promis de démissionner si les accusations étaient démontrées.

Puissante explosion

Au printemps, le magazine Politico avait classé Mme Caruana Galizia parmis les «28 personnalités qui font bouger l’Europe», la décrivant comme «un WikiLeaks entier en une seule femme, en croisade contre le manque de transparence et la corruption à Malte».

Lundi vers 15H00, une puissante explosion a détruit la voiture dans laquelle elle circulait près de son domicile, propulsant la carcasse calcinée du véhicule dans un champ voisin.

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USA : Incendie en Californie, Santa Rosa, la ville transformée en cendres et les thèses conspirationnistes commencent déjà à émerger

Santa Rosa est en cendres, la ville du comté de Sonoma en Californie a été détruite.

Depuis 5 jours de violents incendies ravagent le nord de la Californie.Le bilan humain ce jeudi matin s’élevait à 23 morts. Le président américain, Donald Trump, a déclaré mardi l’état de catastrophe naturelle. Le vent empêche les 8000 sapeurs-pompiers de stopper l’avancée des feux de forêt.

Dans le même foulée, sur les réseaux sociaux, des commentaires et des images tenteraient de démontrer qu’une arme dite « Arme à énergie directe » soit à l’origine de la catastrophe.

Ce qui suit sont des propos tenus sur un compte Facebook et n’engage en rien Finalscape.

Confirmé :

Santa Rosa a été frappée avec une arme à énergie directe.
Par Rick Duarte * 13 octobre 2017 * 5 PM EST USA
Oui, vous avez bien entendu ! La première fois qu’une rosée a été utilisée était pendant la première guerre en Irak… La rosée de l’armée américaine a fait fondre la chair des corps et n’a laissé que des squelettes carbonisé… les voitures et les véhicules avaient également fondu.  La deuxième fois qu’elle a été utilisée c’était le 9/11/2001.  Plusieurs rosées ont été utilisés lors de la destruction des tours jumelles.
Ce n’est pas de la science-fiction ! C’est la vérité !
On a des gens sur le terrain à Santa Rosa qui sont en train de faire des analyses et j’attends qu’ils me recontactent  avec des détails supplémentaires.
Armes à énergie dirigée
Publié le 17 avril 2015
Une arme à énergie dirigée émet de l’énergie hautement concentrée, transférant cette énergie à une cible pour l’endommager. Les applications potentielles de cette technologie comprennent les systèmes d’armes antipersonnels, le potentiel de défense des missiles et la désactivation de véhicules légers, tels que les voitures, les drones, les jet-skis et les appareils électroniques tels que les téléphones portables.

La vidéo qui suit et qui est constituée de trois parties démontre :

  • Images officielles de la catastrophe.
  • Images tournées par un drone et qui démontrerait que les maisons ont été détruites mais que beaucoup d’arbres sont restés intactes.
  • L’étoile de la mort de Star Wars peut-elle exister ?

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

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