Polyter, une technique révolutionnaire qui redonne espoir à la vie
Il s’appelle Philippe Ouaki Di Giorno, il est agronome-inventeur, il a mis au point une invention qui permet d’économiser 80% de l’eau distribuée aux plantes lors de l’arrosage. Il redonne aux sols qui ont été détruits par l’érosion une seconde chance, il fait reverdir les déserts et redonne vie à des sols complètement pollués.
Cette invention qu’il ne veut pas céder aux géants de l’agro-alimentaire est pour cet inventeur de génie, une mission, un devoir pour la sauvegarde de l’humanité et de la biodiversité.
une vidéo de 20 minutes qui démontre qu’une autre agriculture est possible, qu’il y a assez de richesses pour tous et qui dénonce aussi un système capitaliste en fin de course.
Pour Philippe Ouaki Di Giorno, l’argent doit être une résultante et non une finalité en soi.
Coup de gueule de Lucien Puthod, paysan de Nangy (Haute Savoie-France) !
D’aucuns me diront que ce billet est nostalgique et qu’il faut vivre avec son temps, je répondrai à ceux-là que c’est notre fuite en avant qui est en train de réduire le temps qui nous reste et que le progrès n’est utilisé que dans un but lucratif immédiat dont une infime partie de la population profite tout en nous faisant croire en ne nous laissant que des miettes, que nous en sommes les premiers bénéficiaires.
Joli coup de gueule de cet agriculteur qui nous parle des belles vaches, les noires du pays d’en temps.
En fin d’article, une très belle chanson de Jean-Pierre Huser : « La rivière »
Vive le progrès ? Pas si sûr ! Une très belle mélodie sur un constat du progrès qui nous mène à l’opposé de la logique de la vie. Voilà pour les anti nostalgiques.
En France les oiseaux disparaissent à vitesse grand V. Depuis une trentaine d’années, on a perdu un tiers des oiseaux des champs de nos campagnes.
On retrouve également ce phénomène dans les milieux forestiers, dans les milieux bâtis, mais il est beaucoup plus marqué en milieu agricole.
Chaque année, les populations d’alouettes diminuent de près de 2% et 30% des hirondelles ont disparu en 30 ans. Ce phénomène ne se limite pas à la France : Depuis les années 1980 l’Europe a perdu 421 millions de ses oiseaux.
On arrive à relier ce déclin d’oiseaux des campagnes avec l’intensification de l’agriculture qui se traduit par plein de phénomènes différents. Depuis plusieurs décennies, c’est l’augmentation de la taille des parcelles, la disparition des prairies permanentes, l’utilisation de pesticides…
Faisant partie du régime alimentaire de plusieurs oiseaux, le déclin des insectes accélère ce processus. Premières cibles des pesticides, en Allemagne, les insectes volants ont perdu 75% de leur biomasse depuis les années 1990. Aujourd’hui, 40% des espèces d’oiseaux sont menacées d’extinction à l’échelle mondiale.
En 50 ans, nous avons perdu entre 30 et 50% de la matière organique de nos sols.
On dit souvent que c’est à la fin de la seconde guerre mondiale qu’il a fallu nourrir la population avec peu de bras et qu’il a fallu mettre en œuvre de gros moyens pour y parvenir d’où l’arrivée de puissants tracteurs etc… Ce sont des idées reçues car le dernier ticket de rationnement a été imprimé en 1948 alors que le boum de l’industrialisation de l’agriculture a débuté dans les années 1960 et c’est à partir de ce moment qu’une relance dynamique de l’économie est mise en œuvre.
A terme le problème c’est concrétisé dans la manière de procéder.
Pour faire passer des machines dans les champs il faut enlever les haies et de cause à effet, les insectes qui allaient sur les haies se sont rabattus dans les cultures sur lesquelles des cocktails d’insecticides sont pulvérises pour les en protéger. La vie étant ainsi détruite, il a fallu fertiliser artificiellement.
Nous nous trouvons confrontés à une fuite en avant qui perdure depuis plus d’un demi siècle et qui se soldera par la sixième extinction massive de la planète, à savoir, la nôtre. Reste à savoir ce qu’il nous reste en temps pour rattraper les erreurs cumulées depuis 50 ans et si le temps qui nous est imparti est suffisant.
Une idée simple et géniale pour préserver la biodiversité végétale
Entre 1955 et aujourd’hui, 80% des variétés végétales ont été interdites en France. Aujourd’hui, seule une poignée de graines sont autorisées et sont vendues par les géants de l’industrie des semences. Toutefois, la résistance s’organise. pour échapper à cette pasteurisation de la biodiversité, un citoyen a créé « Graines de troc ».
Il s’agit d’un site d’échange de graines où des milliers de personnes s’envoient des graines par la poste. Le troc est une solution pour pérenniser ces variétés et ainsi cultiver la biodiversité.
75% de la biodiversité c’est perdue au 20ème. siècle. Les productions mondiales de blé, riz et maïs reposent sur quelques variétés. Que se passerai-t-il si elles venaient à disparaître dans les années à venir à cause de sécheresse ou d’inondation ? Notre sécurité alimentaire est en jeu et la biodiversité est notre assurance vie pour s’adapter au changement climatique.
Notre mode de culture impact gravement l’environnement et hors mis touts les engrais, fongicides, herbicides et insecticides qui sont abondamment aspergés sur les champs, le mode de labour compacte les sols et les rendent imperméables ce qui provoque comme cela c’est passé en France dans le Finistère une érosion importante. Suite à de fortes précipitations, le champs d’un agriculteur a dévalé la pente pour terminer sa course dans la rivière.
Lors d’inondations, on accuse la pluie alors que la réelle cause de ces catastrophes est due à notre mode d’agriculture.
Pour pousser, une plante a besoin de minéraux issus des roches mais aussi de matière organique qui sont des résidus de végétaux et de racines en décomposition. Les vers de terre les consomment et les transforment en nourriture indispensable pour cultiver. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en 1950, sur une parcelle d’un hectare (1’000 mètres carrés), on recensait plus de 2 tonnes de vers de terre alors qu’aujourd’hui pour la même parcelle on en compte moins de 100 kilos.
Tout cela compacté dans un seul lot fait qu’en 50 ans, nous avons perdu 85% de notre biodiversité et les écologistes se demandent à partir de quel pourcentage c’est l’humanité toute entière qui basculera ; en effet, nous sommes en train d’assister à notre extinction et nous en sommes les seuls responsables.
Petit préambule à ce billet consacré à l’agriculture, cette pomme que j’ai acheté dans un super marché à Genève et qui est restée à l’air ambiant n’a pour ainsi dire pas bougé depuis le mois d’octobre. Retour sur la ionisation des aliments.
L’agriculture OGM est l’agriculture la plus polluante et les multinationales qui sont au nombre de 5 et qui en ont le monopole prétendent que cela va protéger l’environnement.
Les OGM servent de cheval de Troie à des personnes qui cherchent à s’approprier du patrimoine génétique de la planète ou autrement dit, de s’approprier de notre bien commun. Les hybrides F1 génèrent un marché dit captif obligeant les agricultures à racheter des semences chaque année car par définition, les hybrides F1 sont soit stériles soit dégénérescentes.
Il existe un catalogue national français le GNIS ou à la rubrique des tomates par exemple, les hybrides F1 totalisent 99.5% du catalogue national rien que pour ces fruits. Il faut savoir également qu’il est interdit de commercialiser, de cultiver ou de distribuer des semences de toutes variétés qui ne soient pas inscrites sur cette liste nationale.
Selon le rapport du WWF, en 50 ans nous avons perdu :
Le conseil européen agricole c’est penché sur de nouvelles mesures assouplissant les normes de qualité dans l’agriculture Bio. Des pesticides dans les produits Bio européens est un projet qui a été lancé en 2014 par les ministres concernés et pourrait bouleverser en profondeur ce mode d’agriculture. Le texte présenté aux 28 ministres de l’UE doit définir les modes de production, de transformation, de conservation et de commercialisation dans toute l’Europe, un texte qui pourrait mettre fin à l’avenir du Bio en France dans sa forme actuelle et dont le marché connait une croissance exponentielle.
Ce nouveau projet de règlement prévoit notamment que les productions qui sont contaminées par des pesticides ne seront plus forcément déclassés du label Bio. Pour un marché qui a obtenu 22% de plus en 2016 les société de l’agrochimie qui ont certainement joué un rôle primordial dans cette étude se réjouisses d’ores et déjà de cette nouvelle manne qui s’offre à eux.
Vidéo :
Manque de volonté des politiques face aux lobbies avec nos enfants qui ingurgitent au quotidien près de 128 résidus chimiques dont 36 pesticides et personne ne fait rien bien au contraire. Les perturbateurs endocriniens sont notamment montrés du doigt dans cette partie de la vidéo.
Natacha Polony nous parle des bananes qui viennent d’Équateur ou de République Dominicaine qui ont interdiction d’utiliser certains pesticides dangereux pour la santé. Quand vous achetez une banane bio qui vient de ces régions, ces fruits ont été cultivés avec 14 pesticides qui sont interdits pour les bananes conventionnelles en France. L’Europe accepte tout de même l’appellation Bio en raison du principe d’équivalence.
Coup de gueule de la part d’un grand cuisinier : « Des salopards de lobbyistes se sont emparés de la planète.
Le conseil européen agricole c’est penché sur de nouvelles mesures assouplissant les normes de qualité dans l’agriculture Bio.
Tout est dit dans ce numéro hors pair de Cash Investigation ; De l’esclavagisme des agriculteurs pris en otage entre la production massive et l’insoutenable productivité conditionnée, entre l’insoutenable dégradation de l’environnement et les profits démesurés d’une industrie laitière qui est sur le point d’exploser et qui finira par révéler les failles d’un appétit démesuré de ses actionnaires, tout est dit sur la démesure de notre système mortifère qui viendra à bout de notre société et qui nous emportera tous inexorablement dans ce que notre appétit de pouvoir démesuré nous apportera : Notre propre extinction !
Alors je dis :
WELL DONE ! BIEN FAIT POUR NOUS !
Guibert Stéphane
Impossible de rater le rayon produits laitiers dans les supermarchés : lait, beurre, fromages, yaourts… il compte près de 4 000 références ! Un marché gigantesque évalué à 27 milliards d’euros par an en France. Et alors que les profits des géants du lait battent des records inégalés, le nombre d’éleveurs français sur la paille n’a jamais été aussi important. En 2016, 10 000 producteurs de lait auraient mis la clé sous la porte quand beaucoup d’autres croulent sous les dettes.
Les lobbies laitiers sont en train de nous la mettre
Fort de 4 000 références, le marché des produits laitiers est évalué à 27 milliards d’euros par an en France. Mais alors que les profits des géants du lait n’ont jamais été aussi élevés, le nombre d’éleveurs français en situation de crise n’a jamais été aussi important. En 2016, 10 000 producteurs de lait auraient ainsi mis la clé sous la porte quand d’autres croulent sous les dettes. L’équipe de Cash Investigation a enquêté sur le n° 1 mondial du secteur, Lactalis ainsi que sur la grande coopérative française Sodiaal – maison mère de Yoplait et de Candia.
Le Salvador qui est le plus petit pays d’Amérique Centrale révolutionne son agriculture. En chassant les pesticides et en supprimant les semences des multinationales, le pays entend nourrir sa population avec des produits sains.
Désormais cultiver les haricots, le maïs, le riz et les lentilles se fera sans Glyphosate & consort.
Monsanto : Le nom de la multinationale est devenu un symbole, le symbole de la mort comme le déclare un paysan : « Ce sont des produits chimiques qui finissent par nous rendre malades. »
Ce sont d’anciens guérilléro qui sont aujourd’hui au pouvoir qui arpentent montagnes et vallées afin d’apprendre à la population comment s’y prendre pour se passer de produits chimiques. Ces guérillero ont proscrit 70 pesticides dont tous ceux du géant Monsanto. Il y a toutefois un revers de médaille car la production bio est nettement moins rentable. Des paysans interviewés le reconnaissent mais ils déclarent qu’ils gardent l’espoir qu’un jour apparaitra une lumière au bout du chemin pour reconnaitre la valeur de ce qu’ils font.
Pour rappel et par solidarité pour les éleveurs et agriculteurs en France : Suicides, il faut arrêter le massacre !
Dernière mise à jour : Dimanche 12 août 2018 – 16:15
Ce sont des journées de travail interminables de l’aube au coucher du soleil et 365 jours par an.
Les éleveurs, les paysans sont mis à rude épreuve. La concurrence déloyale imposée par l’Europe pousse nombre d’entre eux à des extrêmes fatales.
Tous les deux jours en moyenne, un agriculteur se suicide en France faute de ne pas pouvoir suivre financièrement et acculé à ses responsabilités, le geste fatal, le suicide.
Les agriculteurs qui nous garantissent le couvert de par leur dur labeur sont aujourd’hui abandonnés et relégués au nom de la compétitivité.
Pour rappel, ce document touchant et une demande de prise de conscience globale face à l’intolérable dictat de la finance.
Consternant, alarmant et les mots sont faibles. Suite à de fortes pluies orageuses dans le Finistère, la terre d’un champ a dévalé une pente et a terminé sa course de l’autre côté d’une route.
La coupable : l’érosion, la disparition de terre fertile. C’est tout le capital de l’agriculteur qui n’aura plus que les yeux pour pleurer, qui va finir dans le ruisseau. Il faut incriminer une pratique ancestrale, le labour, le travail du sol avant de semer. Dans un champ qui est labouré chaque année, la terre devient boueuse, l’eau ne s’infiltre pas et les cultures pousseront difficilement. Dans un champ qui n’est pas labouré, la terre est grumeleuse et reste fertile ce qui est malheureusement de plus en plus rare sur toute la planète.
Pour pousser, une plante a besoin de minéraux issus des roches mais aussi de matière organique qui sont des résidus de végétaux et de racines en décomposition. Les vers de terre les consomment et les transforment en nourriture indispensable pour cultiver. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en 1950, sur une parcelle d’un hectare (1’000 mètres carrés), on recensait plus de 2 tonnes de vers de terre alors qu’aujourd’hui pour la même parcelle on en compte moins de 100 kilos.
« Nous essayons de maintenir des plantes vivantes qui ne demandent qu’à mourir tellement elles sont malades. »
Lydia et Claude Bourguignon sont d’anciens chercheurs auprès de l’INRA l’institut qui les avait licenciés après leurs révélations sur la qualité préoccupante de la terre un peut partout en Europe. Ils ce sont mis ensuite à leur compte en créant LAMS (Laboratoire d’analyse microbiologique des sols).
Ce qui fait froid dans le dos après avoir visionné ce document, c’est que l’on se rend compte qu’en l’espace de 40 ans, notre façon de nous alimenter a fondamentalement changé et que nous n’avons pas encore assez de recul pour savoir quelles en seront les retombées sur les générations à venir.
L’homme, toujours en quête de plus de profits ne se soucie guère de son environnement et dans son élan irréfléchi ne se rend pas compte qu’il fait partie intégrante de cette grande dame qu’est mère nature. Simplement, le jour où elle aura décidé de se débarrasser du cancer qui la ronge c’est à dire nous, un revers de main lui suffira.