Alimentation : L’association 60 millions de consommateurs révèle la présence de 3 métaux lourds dans des boîtes de thon (Vidéo)

Première publication : 21 avril 2016

Thon en boîte, surimis, rillettes ou poissons en sauce, de nombreux français sont friands de ces plats à base de poisson. Parfois, ils renferment autre chose que de la chair de poisson. Enquête de 60 millions de consommateurs.

“Tout n’est pas bon dans le poisson”, c’est la conclusion de l’enquête de 60 millions de consommateurs du mois de mai qui a analysé 130 produits à base de poisson. Sachant que les deux tiers du budget poisson des consommateurs est consacré aux produits transformés (conserves, rillettes, surimis, plats préparés), le magazine en a profité pour passer au crible 130 produits issus de la mer. Et, le résultat est plutôt inquiétant pour notre santé.

Blâme pour le thon

L’enquête est menée sur 15 boîtes de thon et toutes sans exception contiennent du mercure et de l’arsenic, des métaux lourds qui figurent parmi les produits chimiques les plus à risque pour la santé publique, selon l’OMS. Ingérés en excès, ils peuvent avoir des effets néfastes sur la santé, notamment au niveau du système nerveux et du cerveau. Certaines contiennent même des arêtes, des fragments de coeur et d’ovocytes.

On peut mettre un bémol à l’analyse du magazine. En effet, les marques Capitaine Nat’, Odyssée (Intermarché), Reflets de France (Carrefour) et Casino sont les plus mauvais élèves mais récoltent tout de même une mention “acceptable” plutôt qu’“insuffisant” alors que leurs produits contiennent un taux de métaux supérieur à la valeur réglementaire europééenne.

Question mercure, le thon albacore est le plus gros poisson et le premier a être pointé du doigt sachant, d’autant plus, que ses stocks sont menacés d’épuisement, un paramètre omis par le magazine. Il est recommandé de privilégier le thon blanc – ou thon germon (comme les produits de la Belle-Îloise et d’Auchan) – pêchés au trolling (traîne légère) et à la canne à pêche en Atlantique ainsi qu’en Méditerranée (comme le thon de Capitaine Nat’) qui pratiquent une pêche plus durable. Le thon blanc est d’ailleurs celui qui fait le moins de kilomètres entre son lieu de pêche et notre assiette.

Le prix ne justifie pas la qualité

L’enquête de 60 millions de consommateurs le montre encore, le prix élevé ne justifie pas la qualité du produit. Saupiquet, référence la plus chère du panel, contient des arêtes aux mêmes titre que les marques distributeurs Cora, Casino ou Marque Repère (E.Leclerc). C’est la marque Carrefour et celle du hard-discount Leader Price qui remportent la palme du meilleur thon avec une qualité de poisson très satisfaisante et une faible contamination.

Des quantités de poisson qui vont du simple au double

Le plus gros effort a été fait par les fabricants de surimi. Ces petits bâtons transformés contiennent désormais au moins 50% de poissons (ce qui reste peu) et moins d’additifs. Dans le top, on trouve les bâtonnets surimi de Monoprix, Fleury Michon et Marque Repère (E.Leclerc). À l’inverse, les premiers prix (Monoprix P’tit, Pouce d’Auchan, Eco+ d’E.Leclerc) se retrouvent dans les flops. Ils contiennent « moins de 20% de poisson, de mauvaise qualité de surcroît, et de la farine, de l’huile, du sucre, du sel, des colorants et des additifs divers », soulignent les journalistes.

Terrines, rillettes, surimis et brandades contiennent trop peu de poisson au regard de la teneur en gras et en additifs. A évitez, de manière générale, donc.

Mangez des maquereaux et sardines

Connu pour son apport en protéines, le poisson est aussi une source majeure d’acides gras oméga-3 qui jouent un rôle majeur sur le développement des organes notamment du cerveau. Ils protègent le système vasculaire, ont un rôle anti-inflammatoire et préventif du cancer. Le poisson est riche en oligo-éléments, en vitamines et en phosphore. Il ne faut donc pas pour autant s’en passer.

Les poissons gras (thon, saumon) sont les plus riches en oméga-3 mais ceux qui contiennent le plus d’arsenic et de mercure. Optez plutôt pour des petits poissons au milieu de la chaîne alimentaire comme la sardine et le maquereau qui exposent moins aux métaux lourds. Une économie pour vous et votre santé.

D’autre part :

Déjà publié sur ce site, aviez-vous entendu parler de ce scandale survenu en 2007 et très peu relaté dans les médias Mainstream concernant un lot de quarante mille tonnes d’huile de vidange mélangée à des huiles destinées à la consommation ?

Non ? !

Alors sachez aussi que depuis cette même année, l’union européenne incapable de retirer tous les aliments contaminés déjà mis en vente à rehaussé l’acceptance en matière d’huile frelatée à 10%. Ce qui revient à dire que la vinaigrette que vous avez acheté dans l’hyper du coin peut contenir 10% d’huile de vidange et ce, en toute légalité.

François Asselineau nous en parle lors de l’une de ses nombreuses conférences.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

La preuve :

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Monsanto et son Glyphosate : Le pire scandale sanitaire du XXlème siècle, pire encore que celui de l’amiante

L’autorisation dans l’Union européenne de l’herbicide controversé expire à la fin de l’année.
L’UE se prononcera sur le renouvellement de la licence du glyphosate le 25 octobre

Il faudra attendre le 25 octobre pour savoir si le pesticide le plus vendu au monde sera à nouveau ou non autorisé dans les pays de l’Union européenne, a-t-on appris jeudi 12 octobre d’une source à la Commission. La dangerosité du glyphosate, qui entre notamment dans la composition du Roundup de Monsanto, est au cœur d’une controverse, car le Centre international de recherche sur le cancer (créé en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé) l’a classé « cancérogène probable » en 2015, contrairement aux agences européennes, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA – European Food Safety Authority) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA – European Chemicals Agency). Son autorisation dans l’UnionE expire à la fin de l’année.

L’exécutif européen prévoit de soumettre le dossier à un vote auprès des experts des Etats membres représentés au sein d’un comité technique chargé de ce type de décision, a expliqué cette même source.

En attendant : Tout ce qu’il faut savoir sur le glyphosate et passé cette date fatidique du 25 octobre 2017, savoir de quel côté penchera la balance des gouvernements européens ; du côté des intérêts des multinationales ou de celui de ceux de l’environnement et de la population.

Cet article est publié et diffusé à la veille d’un jour crucial pour notre futur.

G.S / FINALSCAPE

Il s’agit probablement d’un des plus grands scandales sanitaire de l’histoire industrielle, d’une magnitude encore plus grande que celle de l’amiante.

Le glyphosate a été commercialisé en 1964 comme un détergent capable de détartrer les chaudières et les canalisations d’eau.

Nous avons tous des résidus de glyphosate dans notre corps. Le glyphosate est partout, dans les sols, dans l’eau des rivières ou dans celle du robinet, dans les aliments, et y compris dans nos organismes. La Commission européenne a établi une liste de 358 aliments qui sont susceptibles de contenir des résidus de Glyphosate. Il y a des légumes, des fruits, des céréales comme le blé ou le maïs, mais aussi dans la viande issue du porc, de la vache ou du poulet qui sont nourris avec du soja transgénique imbibé de glyphosate.

En 2016, 800’000 tonnes de glyphosate ont été déversées dans le monde, dont 9’000, en France. Partout, les agriculteurs ou les maraîchers l’utilisent pour désherber leurs champs avant de semer leurs prochaines cultures.

La molécule est très toxique y compris à de très faibles doses. Le glyphosate a été commercialisé en 1964 comme un détergent capable de détartrer les chaudières et les canalisations d’eau.

En 2015, le Centre International de recherche sur le cancer (Circ),  qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé le glyphosate Cancérigène probable pour les humains.

Aujourd’hui, plus de 3’500 agriculteurs américains ont porté plainte contre Monsanto parce qu’ils sont atteints  d’un lymphome non hodgkinien, un type de leucémie, dont le lien avec l’exposition au glyphosate a été très bien établi.

De nombreuses études, et même des études de Monsanto  dont la firme a caché les résultats, montrent que le glyphosate est aussi tératogène.  C’est-à-dire qu’il provoque des malformations congénitales lors d’une exposition en tout début de grossesse ; de plus, le glyphosate est très toxique pour les reins. Au Sri Lanka, plus de 30’000 paysans producteurs de riz sont mort parce que le glyphosate s’était accumulé dans les nappes phréatiques.

Neuf ans après « le Monde selon Monsanto », Marie-Monique Robin publie une nouvelle enquête explosive sur le produit phare de la firme, le Roundup. De nombreuses études scientifiques montrent que l’herbicide, à base de glyphosate, est encore plus dangereux qu’on ne le supposait…

“Le Roundup face à ses juges” entretien avec
Marie-Monique Robin (Youtube)

“Le Roundup face à ses juges” entretien avec
Marie-Monique Robin (VK)

Le monde selon Monsanto

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe). Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie », convertie aux vertus du développement durable.

Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin sur trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri). S’appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d’hommes politiques, le livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine.

Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, est lauréate du Prix Albert-Londres (1995).

Elle a réalisé de nombreux documentaires couronnés par une trentaine de prix internationaux et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteure de plusieurs ouvrages, dont Voleurs d’organes, enquête sur un trafic (Bayard), Les 100 photos du siècle (Le Chêne/Taschen), Le Sixième Sens, science et paranormal (Le Chêne), 100 photos du XXIe siècle (La Martinière). À La Découverte, elle a déjà publié : Escadrons de la mort, l’école française (2004, 2008), L’École du soupçon (2006) et, en coédition avec Arte-Éditions, le best-seller Le Monde selon Monsanto (2008, 2009), Notre poison quotidien (2011) et Les Moissons du futur (2013) et Sacrée Croissance ! (2015).

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Consommation : Notre civilisation est passée maître dans l’art transformer n’importe quel rite culturel en soupe commerciale.

Avec la mondialisation, du Japon à la France jusque dans les moindres recoins du monde, Halloween est souvent réduit à un prétexte pour vendre tout et n’importe quoi (le plus souvent du plastique made in China).Mais à l’origine, Halloween avait un sens plus profond, fixé dans les saisons et notre rapport « local » au temps et à la nature.

Vous êtes-vous déjà demandé d’où vient la fête d’Halloween? C’est une fête dont l’origine est clairement liée au déplacement des astres. Et ça a aussi à voir avec les saisons.

Avez-vous remarqué que la date de l’Halloween est située presque au milieu de l’intervalle de temps qui sépare l’équinoxe d’automne (autour du 22 septembre) du solstice d’hiver (environ le 21 décembre)? Avouez que vous n’aviez pas fait le lien!

Les Celtes

Il y a près de 2500 ans, pour les Celtes des îles britanniques, le cycle des saisons avait une importance capitale, car il était intimement lié au cycle terrestre de la vie et de la mort. Mais leur façon de déterminer les saisons était différente.

John Mosley de l’Observatoire Griggith, à Los Angeles, raconte que, chez les Celtes, les équinoxes et les solstices avaient lieu au milieu des saisons actuelles, alors que le début de chaque saison arrivait à des dates médianes. En réalité, ce qui importait était la division de l’année en deux parties : la lumière et la noirceur; comme si leur année ne comprenait que deux saisons.

Pour eux, la transition entre la partie lumineuse de l’année et la partie sombre représentait le début de l’hiver. Ça n’arrivait donc pas le 21 décembre, mais plutôt à l’une de ces dates médianes, soit entre le 5 et le 8 novembre.

Ils célébraient la veille de cette nouvelle saison avec une fête qu’ils nommaient Samain ou Samhain pour Summer’s end. Cette célébration annonçait la mort de l’été (ou de l’automne) et la fin des moissons.

À cette ère, le lien avec l’Halloween d’aujourd’hui n’est pas encore évident, mais en y pensant bien, ces concepts de mort et de moisson s’associent parfaitement aux couleurs noir et orange. Alors, on peut imaginer que la fête de Samain est à l’origine de l’Halloween, car les deux marquent en quelque sorte la transition entre été et hiver, lumière et ombre, vie et trépas.

Photo : IS/mythja

Les chrétiens

Mettons cette information de côté pour en examiner une autre, plus récente et d’une provenance différente. Vers l’an 835, le pape Grégoire IV désigne une journée pour honorer tous les saints : le 1er novembre. On l’appelle Toussaint ou en anglais All Saints’ Day. D’après certains historiens, il avait choisi cette date précisément pour christianiser la fête de Samain.

Comme il arrive parfois lors de dates importantes, une commémoration avait lieu la veille qu’on nommait The eve of All Saints’ Day. Avec le temps, All Hallow’s Eve, où Hallow vient de Holy qui signifie saint, se déforme… et il n’y a alors qu’un pas pour que All Hallows’ Eve devienne Halloween…

Les coutumes de l’Halloween

Cependant, l’Halloween comme on la fête aujourd’hui est plutôt associée à la tradition païenne qu’à la tradition chrétienne.

Les Celtes célébraient leur Samain par un rassemblement autour d’un grand feu allumé par les druides pour guider les esprits, car on prétendait que ceux qui étaient morts dans l’année courante revenaient visiter les leurs une dernière fois.

Puisqu’ils s’attendaient pendant cette soirée à voir des fantômes sortir de leurs tombeaux et des sorcières chevaucher des balais à travers les airs ou se transformer en chats noirs, les Celtes se costumaient comme d’horribles créatures, espérant que les mauvais esprits les voient comme des démons et ne leur fassent aucun mal.

Les villageois tentaient aussi d’apaiser ces esprits maléfiques en déposant des offrandes devant leur porte et ils enterraient même des pommes le long des routes. Ils passaient aussi de porte à porte pour demander des contributions alimentaires à leurs voisins.

C’était évidemment une nuit terrifiante pour plusieurs et chacun était sur le qui-vive afin de ne pas tomber dans le panneau de quelque esprit malveillant jouant des tours malicieux.

Quand on parcourt la littérature médiévale irlandaise, il est beaucoup mention de la fête de Samain. On y apprend que les Anglais et les Irlandais creusaient les betteraves, les pommes de terre et les navets, y ajoutant une chandelle pour faire des lanternes; ces lanternes que les Celtes installaient comme balises permettaient aux esprits de retrouver leur chemin.

Après la Grande Famine du milieu du 19e, beaucoup d’Irlandais ont immigré aux États-Unis. Ils ont transporté dans leurs bagages la tradition de l’Halloween qui s’est répandue sur tout le continent nord-américain, où d’ailleurs elle est davantage célébrée qu’en Europe.

Photo : Justine Tétreault

Vous connaissez la légende de Jack et de sa lanterne? Ce serait l’histoire d’un Irlandais nommé Jack qui, ayant été trop avare toute sa vie, n’avait pas accès au ciel à sa mort. Mais l’enfer lui était aussi interdit, car il avait trop fait de mauvaises plaisanteries au diable. Il était donc condamné à errer tout autour de la Terre avec sa lanterne.

Peut-être le rencontrerez-vous le soir de l’Halloween en parcourant les rues de votre quartier?

Un texte de Ève Christian

Source de la vidéo : Nouvo Radio télévision Suisse

 

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Science et vie : Une aide soignante dispose de 3 minutes et 41 secondes pour coucher une personne âgée ! Témoignage

Plus rentables que les hypermarchés, les maisons de retraite sont aujourd’hui un eldorado : le marché pèse entre 25 et 30 milliards d’euros. Il faut dire que la demande est constante, voire grandissante : plus de 600 000 Français vivent dans un Etablissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes, un Ehpad. Ils y passent en moyenne les trois dernières années de leur vie. Et le mouvement ne risque pas de ralentir avec les baby-boomers qui arrivent à l’âge de la retraite…

Près du quart des Ehpad sont des entreprises privées à but lucratif, gérées par de grands groupes. Leurs tarifs oscillent entre 2 000 et 5 000 euros par mois. Leurs publicités promettent des conditions de vie très confortables, dignes des meilleurs hôtels.Economies sordides, pratiques illégales.

Economies sordides, pratiques illégales

L’enquête de « Pièces à conviction » révèle une tout autre réalité : personnel insuffisant, sur-occupation des établissements, rationnement de la nourriture et des produits d’hygiène… Certains groupes multiplient les économies souvent sordides et les pratiques illégales. Pourtant, ces maisons de retraite sont aussi financées par de l’argent public, mais l’Etat a le plus grand mal à contrôler ce qui se passe derrière leurs murs.

Les personnels sous pression

A Foucherans, dans le Jura, où les aides-soignantes ont mené la plus longue grève de soignants en France (117 jours), à Marseille, où les économies réalisées par une maison de retraite mettent en danger la vie des résidents, en passant par Toulouse ou la région parisienne, « Pièces à conviction » lève le voile sur les secrets d’un des business les plus profitables de France.

Pelletier dans le Jura, Anne-Sophie dénonce les « Cadences infernales » de son métier.

« On a 42 résidents à coucher en une heure, ce qui nous fait 3 minutes 41 secondes par résident. Voilà, c’est une cadence. Imaginez-vous, dans 20 ou 30 ans, avec une pathologie ou multipathologique, vous avez besoin que l’on vous aide, que l’on vous mette en pyjama, à vous changer. J’ai 3 minutes 41 pour faire tout ça. Je vais vous jeter dans votre lit, je n’aurai pas le choix.

C’est quoi la finalité dans tout ça ? C’est simplement des résidents qui paient très cher et qui n’ont pas de sois de qualité ? Et qui sont dans leur dernière demeure probablement, parce que après, c’est la mort, il ne faut pas se leurrer. Et qu’Est-ce qu’on leur offre comme fin de vie à ces gens-là ? Ces gens qui ce sont peut-être bantus, qui avaient des biens, qui ont tout vendu parce qu’ils n’avaient juste pas assez d’autonomie pour rester chez eux ?

Qu’est-ce qu’on leur offre ? C’est juste plus possible, c’est plus moral.

C’est plus moral. »

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Espagne : Madrid veut destituer le gouvernement catalan au bord de la sécession

Le gouvernement espagnol a annoncé samedi la destitution de l’exécutif catalan de Carles Puigdemont et la convocation d’élections régionales dans les six mois, afin de reprendre le contrôle de la Catalogne au bord de la sécession.

Invoquant l’article 155 de la Constitution, jamais encore utilisé, Mariano Rajoy a demandé au Sénat de lui confier la faculté de dissoudre le parlement catalan, afin de « convoquer des élections dans un délai maximum de six mois ».

>> Lire aussi: L’article 155, l’arme de Madrid en cas de déclaration d’indépendance catalane

Le chef du gouvernement demande aussi que l’exécutif catalan présidé par Carles Puigdemont soit démis de ses fonctions, qui seront exercées « en principe par les ministères (nationaux) aussi longtemps que durera cette situation exceptionnelle ».

Une première depuis la fin de la dictature

Ces mesures doivent être approuvées fin octobre au Sénat, où le parti du Premier ministre est majoritaire. Il s’est notamment assuré de l’appui du parti socialiste (PSOE), principale force d’opposition, et des centristes de Ciudadanos.

Mariano Rajoy dit avoir été contraint par les indépendantistes catalans de prendre cette décision afin de rétablir la légalité et d’empêcher la sécession de la région. « Un gouvernement démocratique ne peut tolérer que la loi soit violée », a-t-il déclaré.

« Ni l’autonomie catalane ni la gouvernance autonome ne sont suspendues », a-t-il ajouté, pour tenter de rassurer des Catalans très attachés à leur autonomie récupérée après la fin de la dictature de Francisco Franco en 1975.

Source :

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Médias : Google renforce la mise sur liste noire des sites Web

Dans une expansion généralisée de ses mesures visant à censurer Internet, Google a supprimé les principaux sites Web et journalistes de gauche [A notre humble avis, ce n’est pas uniquement une presse et des journalistes de « gauche » qui sont censurés; mais une presse critique, indépendante et humaine, qui respecte les lecteurs et défie la propagande officielle, Ndlr] (*) de sa plate-forme d’agrégation d’articles d’informations, Google News.

Au moment de la publication de cet article, une recherche pour « World Socialist Web Site » sur news.google.com ne renvoyait pas un seul article publié sur le WSWS. Une recherche du titre exact de l’un des articles publiés pendant cette période ne donne par ailleurs aucun résultat.

Au cours des sept derniers jours, news.google.com n’a redirigé que 53 personnes vers le World Socialist Web Site, ce qui représente une baisse de 92 pour cent pour la moyenne hebdomadaire par rapport aux plus de 650 au cours de la dernière année.

Une recherche par Google News pour un article de l’édition du WSWS du jeudi ne renvoie aucun résultat.

Le journaliste et auteur Chris Hedges, titulaire du prix Pulitzer, a informé le WSWS mercredi que ses articles avaient cessé d’apparaître sur Google News. Hedges a déclaré que le changement est survenu après la publication de son entretien [en anglais] avec le World Socialist Web Site dans lequel il a dénoncé la censure par Google des sites de gauche.

« Quelque temps après avoir accordé cet entretien, ils m’ont mis sur liste noire », a déclaré Hedges. « Si vous allez dans Google News et tapez mon nom, il y a six articles, dont aucun n’a un rapport avec moi. »

Une recherche sur Chris Hedges par le biais de Google News ne renvoie aucun résultat pertinent.

« J’écris constamment. Auparavant, Google News a listé mes articles pour Truthdig et mes contributions à Common Dreams et Alternet, ainsi que des références à mes livres », a déclaré Hedges. « Mais maintenant tout s’est volatilisé. Et je suis certain que c’est parce que je me suis prononcé contre la censure par Google. »

Google semble avoir conservé une version plus ancienne de son système d’agrégation de nouvelles disponible en ligne, accessible en se rendant sur google.com et en cliquant sur le lien news sous la barre de recherche. Cette version d’agrégation de nouvelles, qui semble être en voie de disparition, répertorie 254 000 résultats pour la recherche « World Socialist Web Site ».

De même, une recherche pour « Chris Hedges » renvoie 89 600 entrées.

Les changements apportés à Google News marquent une nouvelle étape dans une campagne systématique de censure et de mise sur liste noire qui a débuté au moins depuis avril, lorsque Ben Gomes, vice-président chargé de l’ingénierie, a déclaré que Google cherchait à promouvoir des médias « fiables » par rapport aux sources de nouvelles « alternatives ».

Depuis lors, treize principaux sites web de gauche ont vu un effondrement de 55 pour cent de leur fréquentation via le moteur de recherche de Google, de même pour le World Socialist Web Site qui a connu une chute de 74 pour cent de sa fréquentation depuis le moteur de recherche.

« Rien que du point de vue d’un journaliste, c’est terrifiant », a déclaré Hedges. « Ceux qui essaient toujours de faire du journalisme, ce sont eux qui en pâtissent ; en particulier les journalistes qui tentent de s’attaquer aux problèmes de pouvoir et de l’intégration entre les grandes entreprises et l’État. »

« Cela montre non seulement comment l’état est en faillite, mais aussi combien il est effrayé », a déclaré Hedges.

« Google développe des méthodes de plus en plus intensive de ciblage visant à bloquer toutes les voix critiques dissidentes », a déclaré David North, le président du comité de rédaction international du World Socialist Web Site.

« C’est une attaque sans précédent contre la liberté d’expression. Dans l’histoire des États-Unis, la censure à cette échelle n’a jamais été imposée en dehors de la guerre », a-t-il ajouté, soulignant le blocage des publications trotskystes pendant la Seconde Guerre mondiale.

Hedges a noté le précédent de la répression politique pendant la Première Guerre mondiale. « Au nom de la sécurité nationale, pendant toute la durée de la guerre, The Masses, un journal de gauche anti-guerre a été privé de publication. »

L’intensification de la répression par Google contre les sites de gauche a lieu dans le contexte d’une forte accélération de la campagne anti-russe menée par les démocrates du Congrès, ainsi que des sections du Parti républicain, des agences de renseignement américaines et les principaux médias.

Jeudi, les sénateurs du Parti démocrate Mark Warner et Amy Klobuchar ont présenté le premier texte législatif issu de la campagne entourant l’affirmation selon laquelle la Russie cherchait à « se mêler » de l’élection de 2016 en « semant des divisions » au sein de la société américaine, une théorie du complot non-étayée visant à créer une justification pour la censure d’Internet.

Un résumé du projet de loi obtenu par Axios voudrait que « les plateformes en ligne déploient des efforts raisonnables pour s’assurer que les personnes et entités étrangères n’achètent pas d’annonces politiques afin d’influencer l’électorat américain » et pour maintenir une base de données des publicités politiques prétendument achetées par des étrangers.

Dans ses remarques annonçant le projet de loi, Warner a précisé que son but était de l’utiliser comme point de départ pour des restrictions plus agressives sur la liberté d’expression sur Internet. « Ce que nous voulons essayer de faire est de commencer par une touche légère », a déclaré Warner.

Commentant le caractère pas à pas du régime de censure créé aux États-Unis, M. Hedges a déclaré : « Si vous regardez un système totalitaire, leur attaque contre la presse se fait pas à pas. Ainsi, même dans l’Allemagne nazie, quand Hitler prenait le pouvoir, il interdisait les publications des sociaux-démocrates pendant une semaine et les laissait par la suite de réapparaître. Il ne fermait pas l’ensemble d’un seul coup. »

« Google est impliqué dans une conspiration ouvertement politique, en coordination avec le gouvernement », a déclaré North. « Un logiciel secret de censure a été créé et dirigé contre les opposants à la politique étrangère américaine. C’est une attaque illégale contre les droits protégés par la Constitution. »

Hedges a ajouté : « Je peux vous dire, après avoir vécu sous, et avoir écrit sur, des régimes despotiques, je pense que nous devons tirer toutes les sonnettes d’alarmes pendant que nous en avons encore l’occasion, parce qu’ils ne vont pas s’arrêter. »

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L’image du jour : L’indifférence, l’ignorance et le déni. Qui se reconnaît dans cette image ?

L’indifférence, l’ignorance et le déni : Je pense que beaucoup de moutons se reconnaîtront dans cette image !

Mais qu’arrive-t-il donc à tous ces gens que le système est en train d’étouffer à petit feu ? Pourquoi cette passivité, pourquoi cette volonté de soumission ?

On les empoisonne avec des produits et des aliments provoquant des maladies que l’on soigne mais que l’on ne guérit pas, on pollue leur terre nourricière sur des générations, on les fait bosser de plus en plus en les payant de moins en moins, on leur ment à longueur d’années, on tue leurs enfants avec des vaccins remplis d’aluminium et de dieu sait quoi d’autre, on leur fauche leurs économies à la banque et ils restent là, passifs, à se complaire dans un système qui  ne leur laisse que des miettes et des illusions. Résignés, se préparent-ils inexorablement pour l’abattoir ?

Lorsque ce monde pètera et il va péter car l’homme en est arrivé à un stade de suicide collectif, celles et ceux qui y réchapperont, en regardant en arrière, qualifieront notre société actuelle comme étant une décharge de l’enfer remplie de grands malades.

Guibert Stéphane / Finalscape / VK

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Ethique : Les secrets du marketing dans l’alimentation (Vidéo)

Kate Cooper ou Kate Miles pour son nom d’artiste nous donne ici une excellente leçon sur le déni et dans le contexte alimentaire clos un one-whoman-show en laissant les spectateurs sans voix ni applaudissement.

Tout est fait dans le domaine alimentaire comme dans tous les autres d’ailleurs pour pousser à l’extrême notre mode de consommation et les experts ne lésinent pas sur les moyens pour arriver à leurs fins.

De 7 à 77 ans, tous les publics sont visés et qu’importe que cela soit mauvais pour la santé, le principal n’est-il pas de faire de l’argent ?

Une vidéo qui a fait le buzz lors de sa sortie et que je vous invite à voir ou à revoir. Uploadée sur vk  j’ai pris le soin de vous la traduire en français.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

La vidéo de CIWF la plus partagée, Les secrets du marketing alimentaire, a enregistré le chiffre stupéfiant de 10 millions de vues – et cela continue ! Qui est l’actrice Kate Miles ? Qu’est-ce que ça a changé dans sa vie ? Interview avec l’actrice.

Kate Miles a un immense talent. Dans notre sensationnelle vidéo virale, l’actrice a joué le rôle d’une consultante en marketing alimentaire qui donne une conférence de style TED d’une façon si convaincante que le public (un vrai public venu pour écouter une conférence) a été complètement et totalement hypnotisé par les secrets qu’elle révélait. Le plus choquant est la façon dont les consommateurs, enfermés dans une « ignorance volontaire », sont en partie responsables des pratiques cruelles de l’élevage intensif.

Cette courte vidéo de 7 minutes est dérangeante, choquante et tellement inspirante. Sans surprise, peut-être, ce fut un énorme succès, avec 6,7 millions de vues sur YouTube à ce jour, ainsi que plus de 3,5 millions de vues via d’autres canaux.

Nous avons rencontré Kate pour savoir comment la vidéo, et la réaction du public face à elle, a eu des répercussions sur sa vie.

L’effet domino

« Cette expérience m’a scotché », dit Kate. « C’est l’une des meilleures choses qui me soit arrivée depuis des années. Le nombre de vues a été incroyablement excitant – vous savez, juste le sentiment que quelque chose que vous avez fait a eu un impact. »

Ce que Kate aime tellement du film, c’est l’effet qu’il semble avoir eu sur les autres. Depuis qu’il l’a regardé, par exemple, son cousin et plusieurs amis parlent beaucoup plus des questions soulevées dans le film, et ils ont déjà réduit leur consommation de viande. Et si vous imaginez cet effet domino sur des millions d’autres personnes, le potentiel est hallucinant.

« Le film a été un dispositif fantastique pour faire passer le message », dit Kate. « Je ne vois pas comment – une fois que vous l’avez vu- vous ne pouvez pas vous arrêter, réfléchir et faire un choix éclairé. Et s’il m’a changé, je suis sûr qu’il en a changé d’autres aussi, en bien. »

Axé sur la famille

Kate est végétarienne depuis son plus jeune âge, vers cinq ans, lorsque sa sœur aînée lui a dit que manger de la viande c’est « manger le muscle d’un animal » – une décision ferme et pleine de compassion pour une personne si jeune. Alors quel effet pourrait avoir ce film sur une végétarienne déjà convaincue ?

La réponse est que, bien que Kate ne mange pas de viande elle-même, son mari et ses enfants si  – en d’autres termes, c’est l’alimentation de sa famille qui a subi le plus grand changement depuis la sortie de ce film.

« Comme toute mère, je veux nourrir mes enfants avec une alimentation saine », explique-t-elle. « Je suis encore plus prudente à l’égard de ce que j’achète désormais. Mes enfants ne mangent plus de la viande tous les soirs – une seule fois, peut-être deux, par semaine. Et je choisis toujours attentivement. Acheter mieux ne signifie pas forcément plus cher – vous avez juste besoin de manger un peu moins ! ».

Défendre l’éducation

L’actrice croit fermement que la meilleure façon de changer les choses est d’informer la jeune génération. Pour elle, le moyen le plus efficace pour encourager la discussion et le débat autour de l’élevage industriel serait de l’aborder à travers le thème du développement durable, un sujet que de nombreux écoliers connaissent déjà bien.

« Les enfants de nos jours sont beaucoup plus conscients de l’environnement que jamais auparavant. Donc, si le message leur parvient sous l’angle de l’environnement – la réflexion disons sur les émissions de gaz – cela pourrait être vraiment efficace ».

« Les écoles pourraient, je crois, faire plus sur ces questions », ajoute-elle. « Ils parlent déjà beaucoup d’humanité et de respect dans les écoles – pourquoi les animaux n’en feraient-ils pas partie ? »

C’est un point convaincant, clair, et qui renforce notre propre point de vue chez CIWF sur la façon dont l’éducation est cruciale lorsqu’il s’agit de développer de meilleures habitudes alimentaires dans la société.

Un dernier mot

Bien sûr, ce n’est pas facile de dire combien de personnes ayant regardé notre vidéo prendront des mesures positives pour modifier leurs habitudes alimentaires pour le mieux, bien que – vu son succès – nous espérons qu’elles soient nombreuses.

« CIWF est à deux doigts de changer le monde. Nous pouvons tous jouer un rôle pour améliorer les choses – et c’est terriblement excitant. Il s’agit de petits pas, de petites victoires. Et cette vidéo en est une ! »

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