Alimentation : Contrairement à la France, la Suisse ne mange pas les vaches tuberculeuses

Des milliers de tonnes de viande de bœuf issue d’animaux malades de la tuberculose seraient vendues en France. En Suisse, il n’y a pratiquement aucun risque de retrouver de tels morceaux dans nos assiettes, selon une enquête de la RTS.

L’importation en Suisse de carcasses sur lesquelles une lésion tuberculeuse a été constatée est interdite, « même si un seul organe ou une seule partie du corps de la bête est touché », note l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), interrogé par l’émission On en parle de vendredi. « Ces carcasses ne satisfont pas aux exigences du droit alimentaire suisse. »

C’est à l’importateur d’effectuer le contrôle, précise le porte-parole des autorités sanitaires fédérales Stefan Kunfermann: « En Suisse, la responsabilité incombe à l’industrie alimentaire. En effet, celle-ci est tenue d’opérer un autocontrôle et doit s’assurer que les marchandises respectent les exigences légales et ne mettent pas en danger la santé des consommateurs. »

Appliquer le principe de précaution

Par ailleurs, toute bête atteinte par la tuberculose est systématiquement abattue et détruite, ajoute l’OSAV, qui précise que, à ce titre, la législation suisse est plus stricte que la législation européenne. Cette exigence est confirmée par Jérôme Barras. « C’est une prescription légale qui est claire et qui est appliquée depuis toujours », affirme le vétérinaire cantonal valaisan.

Pour Jérôme Barras, il s’agit d’appliquer le principe de précaution, même s’il est généralement admis que la tuberculose n’atteint pas les muscles et ne contamine donc pas la viande. Selon lui, « on ne peut pas exclure à 100% qu’il n’y ait pas quelques germes résiduels dans la musculature et dans les ganglions, qui peuvent être consommés aussi. »

Des cas extrêmement rares en Suisse

L’enjeu n’est pas le même en Suisse que dans certains autres pays européens comme la France, note cependant le vétérinaire. « La tuberculose est une maladie qui a été éradiquée depuis une cinquantaine d’années en Suisse. Les cas sont extrêmement rares: tous les dix ans, de manière sporadique, on a une exploitation où on détecte du bétail tuberculeux ».

En France, chaque année, quelque 8000 vaches sont diagnostiquées positives à la tuberculose. Or, leur viande serait tout de même mise en vente, révélait mercredi Le Canard enchaîné. Cela représente plus de 3000 tonnes de viande qui se retrouveraient sur les étals des supermarchés. Y compris en France voisine, où nombre de Suisses vont faire leurs courses.

Source : RADIO TELEVISION SUISSE

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Médias : Ce n’est pas Internet qui est stupide mais l’utilisation que l’on en fait

Ce n’est pas Internet le problème. Mais l’utilisation que l’on en fait.

Ça signifie pas que les médias mainstreams soient la seule source d’information valable. Cela signifie que chaque information doit être confirmée par des sources, et que tous les médias, alternatifs ou non, ne disent pas la vérité par défaut.

Par esprit manichéen, certains tombent dans une vision binaire de l’information. Tout ce qui est « officiel » devient faux et inversement. Pourtant, il y a une différence fondamentale entre « l’orientation du traitement de l’information » (propre à chaque média) et la construction de faux, rumeurs et de théories.

Ainsi, la vérité est une recherche perpétuelle de nuances de gris. Mais dire la vérité n’est pas particulièrement vendeur. Si c’est évident pour nos lecteurs, un simple coup d’œil sur les forums « terre plate » suffit à comprendre que c’est loin d’être assimilé pour tout le monde.

Réalisation Danny Casale / Adaptation FR Mr Mondialisation

À suivre « Defakator », le youtubeur qui défèque sur les fakes : https://mrmondialisation.org/le-youtubeur-qui-defeque-sur-les-fakes/

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Un avis de recherche lancé après la disparition d’un adolescent de 14 ans à Albertville

La gendarmerie d’Ugine lance un avis de recherche après la disparition d’un adolescent de 14 ans.

Brendone Morchoisne, originaire de Flumet, en Savoie, est porté disparu depuis mardi 24 octobre dans l’après-midi. Il a été vu pour la dernière fois rue Jean-Baptiste Mathias à Albertville.

L’adolescent de 14 ans mesure entre 1,75m et 1,80m. Ses cheveux sont bruns, longs sur le dessus et courts sur les côtés. Il a les yeux couleur marron et le teint un peu mat.

Il était vêtu d’un jogging bleu avec un liseré rouge sur le côté et d’un t-shirt blanc.

Les personnes ayant des renseignements à fournir sont invitées à contacter la gendarmerie d’Ugine au 04 79 37 30 17 ou d’Albertville au 04 79 32 00 17.

 

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Santé : Bœuf contaminé à la tuberculose : vers un nouveau scandale sanitaire ?

Scandale dans la presse ce matin. Avec d’abord, peut-être un nouveau scandale alimentaire : du bœuf contaminé à la tuberculose en supermarché. C’est Le Canard Enchainé qui révèle ce matin l’information. « La vache qui tousse dans nos assiettes », titre le journal satyrique.
Chaque année, plus de 3.000 tonnes de viande seraient concernées – soit 8.000 vaches – et seraient ainsi vendues dans les rayons de nos magasins, en toute légalité.

Les autorités sanitaires autorisent en effet cette pratique qui peut paraître étonnante, à condition que les organes les plus infectés, le rein ou le foie par exemple, soient détruits à l’abattage. Il n’y a aucun risque, d’après un responsable de la direction générale de l’alimentation qui précise que « depuis plus de trente ans en France, personne n’a attrapé la tuberculose en mangeant du bœuf ». Vrai, reconnaît Le Canard, qui note toutefois que le consommateur pourrait avoir le droit d’être informé.

Derrière tout cela : une histoire de gros sous, dit l’hebdomadaire, qui s’est procuré des factures auprès de plusieurs élevages. Le kilo de carcasse, habituellement payé 3,5 euros, peut tomber à 1,5 euro. Le prix affiché en rayon en revanche, toujours d’après Le Canard Enchaîné, ne bouge pas.

Le scandale du glyphosate

Les États membres de l’Union européenne doivent trancher ce mercredi : prolonger ou pas l’autorisation de ce pesticide. « La bataille fait rage en Europe » titre Le Figaro. « L’Union européenne sous pression », ça, c’est la Une de La Voix du Nord. L’Europe est à la traîne en la matière, si l’on en croit Libération, qui consacre ce matin pas moins de six pages à la question. Un certain nombre de pays ont en effet déjà interdit le glyphosate, qui reste malgré tout l’herbicide le plus utilisé sur la planète.

C’est notamment le cas du Sri Lanka. Ce grand producteur de thé et de riz a été en 2015 le premier pays à interdire le glyphosate, et ce, malgré la pression de Monsanto. Une interdiction décrétée, explique Libé, par le Président lui-même face à un nombre croissant de cas de maladie rénale. Dans les régions du nord, 15% de la population en âge de travailler serait touchée, d’après Marie Monique Robin, auteur du live Le Roundup face à ses juges.

Le premier cas a été identifié en 1994. Puis, à partir des années 2000, c’est devenu une épidémie. « Là-bas, ajoute-t-elle, le glyphosate aurait fait 20.000 morts ». D’autres pays, comme l’Inde, le Nicaragua , le Salvador ou le Costa Rica, ont eux aussi interdit le pesticide pour les mêmes raisons, mais seulement dans certaines régions, là où l’on cultive notamment le riz ou la canne à sucre.

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Palestine : Un Palestinien de 12 ans raconte la détention et les mauvais traitements infligés par des soldats israéliens (Vidéo)

Abdullah Dwaik, 12 ans, était en route vers la maison de ses grands-parents à Hébron au début de l’année, lorsqu’il est tombé sur une scène chaotique de soldats israéliens arrêtant d’autres enfants qui ont fini avec Dwaik, yeux bandés et menottés sur une base de l’armée israélienne.

« J’ai continué à marcher, mais ensuite j’ai vu des soldats devant moi et derrière moi, puis un groupe de soldats est sorti de leurs jeeps », a déclaré Dwaik dans une interview de Christian Peacemakers Team (CPT), une collection d’internationaux. qui se portent volontaires pour surveiller les violations des droits de l’homme en Cisjordanie.

Dans un enregistrement de l’interview, la vidéo coupe entre Dwaik racontant les événements du 13 octobre 2017 et des photos de soldats détenant à la hâte les mineurs. Au début, les enfants sont rassemblés dans les rues non pavées d’Hébron. Les soldats les amènent à un poste de contrôle voisin. Le CPT a identifié le poste comme : point de contrôle 56, une traversée de l’armée israélienne qui divise Hébron en deux où une partie est placée sous le contrôle sécuritaire du gouvernement palestinien et une partie est sous la juridiction de l’armée israélienne.

Des images plus récentes montrent des soldats qui enferment rapidement les mineurs à l’intérieur d’une cage métallique située au poste de contrôle.

Une foule se rassemble et la prise suivante montre une trentaine de soldats, des journalistes et des passants palestiniens se trouvent dans la zone. La scène est assez calme pour que les soldats ne semblent pas faire attention aux spectateurs et aux journalistes.

Dans un rapport d’incident quotidien compilé par le gouvernement palestinien, l’événement a été enregistré alors que « les forces israéliennes avaient attaqué la ville d’Hébron », sans noter que des enfants avaient été arrêtés.

Les détails exacts de ce qui s’est passé lorsque Dwaik a été détenu ne sont pas expliqués. Sa narration est épissée entre les tirs des enfants palestiniens dans et autour de la cage: « Les soldats nous ont traînés au poste de contrôle puis à la base militaire. Ils nous ont battus et ensuite ils nous ont menottés et nous ont bandé les yeux « , a déclaré Dwaik.

Ensuite, il explique que lui et les autres ont été détenus pendant trois heures dans une base de l’armée à Hébron avant d’être libérés:

 « Tous sont entrés, presque dix soldats. Les soldats ont frappé les 18 d’entre nous. Ils nous ont frappés fort et ont frappé certains des autres garçons et d’autres ont été touchés dans les yeux. Certains des garçons ne pouvaient pas voir ou marcher. Ils ont frappé un garçon de dix ans et l’ont jeté par terre et ils lui ont dit que s’ils le revoyaient, il serait arrêté. Ils nous ont menacés et ont dit qu’ils nous arrêteraient à nouveau et qu’ils démoliraient notre maison. Ils m’ont pris et m’ont interrogé et m’ont demandé de donner les noms d’autres garçons. J’ai dit que je ne sais pas et ils ont commencé à me menacer. Et m’a dit de leur dire que je pourrais être relâché sans danger ou qu’ils arrêteraient mon père. J’avais peur et j’aurais aimé que ma famille soit avec moi. Ofer, le colon, a été autorisé à être à l’intérieur avec nous et nous a regardé. « 

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Alimentation : L’association 60 millions de consommateurs révèle la présence de 3 métaux lourds dans des boîtes de thon (Vidéo)

Première publication : 21 avril 2016

Thon en boîte, surimis, rillettes ou poissons en sauce, de nombreux français sont friands de ces plats à base de poisson. Parfois, ils renferment autre chose que de la chair de poisson. Enquête de 60 millions de consommateurs.

“Tout n’est pas bon dans le poisson”, c’est la conclusion de l’enquête de 60 millions de consommateurs du mois de mai qui a analysé 130 produits à base de poisson. Sachant que les deux tiers du budget poisson des consommateurs est consacré aux produits transformés (conserves, rillettes, surimis, plats préparés), le magazine en a profité pour passer au crible 130 produits issus de la mer. Et, le résultat est plutôt inquiétant pour notre santé.

Blâme pour le thon

L’enquête est menée sur 15 boîtes de thon et toutes sans exception contiennent du mercure et de l’arsenic, des métaux lourds qui figurent parmi les produits chimiques les plus à risque pour la santé publique, selon l’OMS. Ingérés en excès, ils peuvent avoir des effets néfastes sur la santé, notamment au niveau du système nerveux et du cerveau. Certaines contiennent même des arêtes, des fragments de coeur et d’ovocytes.

On peut mettre un bémol à l’analyse du magazine. En effet, les marques Capitaine Nat’, Odyssée (Intermarché), Reflets de France (Carrefour) et Casino sont les plus mauvais élèves mais récoltent tout de même une mention “acceptable” plutôt qu’“insuffisant” alors que leurs produits contiennent un taux de métaux supérieur à la valeur réglementaire europééenne.

Question mercure, le thon albacore est le plus gros poisson et le premier a être pointé du doigt sachant, d’autant plus, que ses stocks sont menacés d’épuisement, un paramètre omis par le magazine. Il est recommandé de privilégier le thon blanc – ou thon germon (comme les produits de la Belle-Îloise et d’Auchan) – pêchés au trolling (traîne légère) et à la canne à pêche en Atlantique ainsi qu’en Méditerranée (comme le thon de Capitaine Nat’) qui pratiquent une pêche plus durable. Le thon blanc est d’ailleurs celui qui fait le moins de kilomètres entre son lieu de pêche et notre assiette.

Le prix ne justifie pas la qualité

L’enquête de 60 millions de consommateurs le montre encore, le prix élevé ne justifie pas la qualité du produit. Saupiquet, référence la plus chère du panel, contient des arêtes aux mêmes titre que les marques distributeurs Cora, Casino ou Marque Repère (E.Leclerc). C’est la marque Carrefour et celle du hard-discount Leader Price qui remportent la palme du meilleur thon avec une qualité de poisson très satisfaisante et une faible contamination.

Des quantités de poisson qui vont du simple au double

Le plus gros effort a été fait par les fabricants de surimi. Ces petits bâtons transformés contiennent désormais au moins 50% de poissons (ce qui reste peu) et moins d’additifs. Dans le top, on trouve les bâtonnets surimi de Monoprix, Fleury Michon et Marque Repère (E.Leclerc). À l’inverse, les premiers prix (Monoprix P’tit, Pouce d’Auchan, Eco+ d’E.Leclerc) se retrouvent dans les flops. Ils contiennent « moins de 20% de poisson, de mauvaise qualité de surcroît, et de la farine, de l’huile, du sucre, du sel, des colorants et des additifs divers », soulignent les journalistes.

Terrines, rillettes, surimis et brandades contiennent trop peu de poisson au regard de la teneur en gras et en additifs. A évitez, de manière générale, donc.

Mangez des maquereaux et sardines

Connu pour son apport en protéines, le poisson est aussi une source majeure d’acides gras oméga-3 qui jouent un rôle majeur sur le développement des organes notamment du cerveau. Ils protègent le système vasculaire, ont un rôle anti-inflammatoire et préventif du cancer. Le poisson est riche en oligo-éléments, en vitamines et en phosphore. Il ne faut donc pas pour autant s’en passer.

Les poissons gras (thon, saumon) sont les plus riches en oméga-3 mais ceux qui contiennent le plus d’arsenic et de mercure. Optez plutôt pour des petits poissons au milieu de la chaîne alimentaire comme la sardine et le maquereau qui exposent moins aux métaux lourds. Une économie pour vous et votre santé.

D’autre part :

Déjà publié sur ce site, aviez-vous entendu parler de ce scandale survenu en 2007 et très peu relaté dans les médias Mainstream concernant un lot de quarante mille tonnes d’huile de vidange mélangée à des huiles destinées à la consommation ?

Non ? !

Alors sachez aussi que depuis cette même année, l’union européenne incapable de retirer tous les aliments contaminés déjà mis en vente à rehaussé l’acceptance en matière d’huile frelatée à 10%. Ce qui revient à dire que la vinaigrette que vous avez acheté dans l’hyper du coin peut contenir 10% d’huile de vidange et ce, en toute légalité.

François Asselineau nous en parle lors de l’une de ses nombreuses conférences.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

La preuve :

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Monsanto et son Glyphosate : Le pire scandale sanitaire du XXlème siècle, pire encore que celui de l’amiante

L’autorisation dans l’Union européenne de l’herbicide controversé expire à la fin de l’année.
L’UE se prononcera sur le renouvellement de la licence du glyphosate le 25 octobre

Il faudra attendre le 25 octobre pour savoir si le pesticide le plus vendu au monde sera à nouveau ou non autorisé dans les pays de l’Union européenne, a-t-on appris jeudi 12 octobre d’une source à la Commission. La dangerosité du glyphosate, qui entre notamment dans la composition du Roundup de Monsanto, est au cœur d’une controverse, car le Centre international de recherche sur le cancer (créé en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé) l’a classé « cancérogène probable » en 2015, contrairement aux agences européennes, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA – European Food Safety Authority) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA – European Chemicals Agency). Son autorisation dans l’UnionE expire à la fin de l’année.

L’exécutif européen prévoit de soumettre le dossier à un vote auprès des experts des Etats membres représentés au sein d’un comité technique chargé de ce type de décision, a expliqué cette même source.

En attendant : Tout ce qu’il faut savoir sur le glyphosate et passé cette date fatidique du 25 octobre 2017, savoir de quel côté penchera la balance des gouvernements européens ; du côté des intérêts des multinationales ou de celui de ceux de l’environnement et de la population.

Cet article est publié et diffusé à la veille d’un jour crucial pour notre futur.

G.S / FINALSCAPE

Il s’agit probablement d’un des plus grands scandales sanitaire de l’histoire industrielle, d’une magnitude encore plus grande que celle de l’amiante.

Le glyphosate a été commercialisé en 1964 comme un détergent capable de détartrer les chaudières et les canalisations d’eau.

Nous avons tous des résidus de glyphosate dans notre corps. Le glyphosate est partout, dans les sols, dans l’eau des rivières ou dans celle du robinet, dans les aliments, et y compris dans nos organismes. La Commission européenne a établi une liste de 358 aliments qui sont susceptibles de contenir des résidus de Glyphosate. Il y a des légumes, des fruits, des céréales comme le blé ou le maïs, mais aussi dans la viande issue du porc, de la vache ou du poulet qui sont nourris avec du soja transgénique imbibé de glyphosate.

En 2016, 800’000 tonnes de glyphosate ont été déversées dans le monde, dont 9’000, en France. Partout, les agriculteurs ou les maraîchers l’utilisent pour désherber leurs champs avant de semer leurs prochaines cultures.

La molécule est très toxique y compris à de très faibles doses. Le glyphosate a été commercialisé en 1964 comme un détergent capable de détartrer les chaudières et les canalisations d’eau.

En 2015, le Centre International de recherche sur le cancer (Circ),  qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé le glyphosate Cancérigène probable pour les humains.

Aujourd’hui, plus de 3’500 agriculteurs américains ont porté plainte contre Monsanto parce qu’ils sont atteints  d’un lymphome non hodgkinien, un type de leucémie, dont le lien avec l’exposition au glyphosate a été très bien établi.

De nombreuses études, et même des études de Monsanto  dont la firme a caché les résultats, montrent que le glyphosate est aussi tératogène.  C’est-à-dire qu’il provoque des malformations congénitales lors d’une exposition en tout début de grossesse ; de plus, le glyphosate est très toxique pour les reins. Au Sri Lanka, plus de 30’000 paysans producteurs de riz sont mort parce que le glyphosate s’était accumulé dans les nappes phréatiques.

Neuf ans après « le Monde selon Monsanto », Marie-Monique Robin publie une nouvelle enquête explosive sur le produit phare de la firme, le Roundup. De nombreuses études scientifiques montrent que l’herbicide, à base de glyphosate, est encore plus dangereux qu’on ne le supposait…

“Le Roundup face à ses juges” entretien avec
Marie-Monique Robin (Youtube)

“Le Roundup face à ses juges” entretien avec
Marie-Monique Robin (VK)

Le monde selon Monsanto

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe). Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie », convertie aux vertus du développement durable.

Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin sur trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri). S’appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d’hommes politiques, le livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine.

Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, est lauréate du Prix Albert-Londres (1995).

Elle a réalisé de nombreux documentaires couronnés par une trentaine de prix internationaux et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteure de plusieurs ouvrages, dont Voleurs d’organes, enquête sur un trafic (Bayard), Les 100 photos du siècle (Le Chêne/Taschen), Le Sixième Sens, science et paranormal (Le Chêne), 100 photos du XXIe siècle (La Martinière). À La Découverte, elle a déjà publié : Escadrons de la mort, l’école française (2004, 2008), L’École du soupçon (2006) et, en coédition avec Arte-Éditions, le best-seller Le Monde selon Monsanto (2008, 2009), Notre poison quotidien (2011) et Les Moissons du futur (2013) et Sacrée Croissance ! (2015).

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Consommation : Notre civilisation est passée maître dans l’art transformer n’importe quel rite culturel en soupe commerciale.

Avec la mondialisation, du Japon à la France jusque dans les moindres recoins du monde, Halloween est souvent réduit à un prétexte pour vendre tout et n’importe quoi (le plus souvent du plastique made in China).Mais à l’origine, Halloween avait un sens plus profond, fixé dans les saisons et notre rapport « local » au temps et à la nature.

Vous êtes-vous déjà demandé d’où vient la fête d’Halloween? C’est une fête dont l’origine est clairement liée au déplacement des astres. Et ça a aussi à voir avec les saisons.

Avez-vous remarqué que la date de l’Halloween est située presque au milieu de l’intervalle de temps qui sépare l’équinoxe d’automne (autour du 22 septembre) du solstice d’hiver (environ le 21 décembre)? Avouez que vous n’aviez pas fait le lien!

Les Celtes

Il y a près de 2500 ans, pour les Celtes des îles britanniques, le cycle des saisons avait une importance capitale, car il était intimement lié au cycle terrestre de la vie et de la mort. Mais leur façon de déterminer les saisons était différente.

John Mosley de l’Observatoire Griggith, à Los Angeles, raconte que, chez les Celtes, les équinoxes et les solstices avaient lieu au milieu des saisons actuelles, alors que le début de chaque saison arrivait à des dates médianes. En réalité, ce qui importait était la division de l’année en deux parties : la lumière et la noirceur; comme si leur année ne comprenait que deux saisons.

Pour eux, la transition entre la partie lumineuse de l’année et la partie sombre représentait le début de l’hiver. Ça n’arrivait donc pas le 21 décembre, mais plutôt à l’une de ces dates médianes, soit entre le 5 et le 8 novembre.

Ils célébraient la veille de cette nouvelle saison avec une fête qu’ils nommaient Samain ou Samhain pour Summer’s end. Cette célébration annonçait la mort de l’été (ou de l’automne) et la fin des moissons.

À cette ère, le lien avec l’Halloween d’aujourd’hui n’est pas encore évident, mais en y pensant bien, ces concepts de mort et de moisson s’associent parfaitement aux couleurs noir et orange. Alors, on peut imaginer que la fête de Samain est à l’origine de l’Halloween, car les deux marquent en quelque sorte la transition entre été et hiver, lumière et ombre, vie et trépas.

Photo : IS/mythja

Les chrétiens

Mettons cette information de côté pour en examiner une autre, plus récente et d’une provenance différente. Vers l’an 835, le pape Grégoire IV désigne une journée pour honorer tous les saints : le 1er novembre. On l’appelle Toussaint ou en anglais All Saints’ Day. D’après certains historiens, il avait choisi cette date précisément pour christianiser la fête de Samain.

Comme il arrive parfois lors de dates importantes, une commémoration avait lieu la veille qu’on nommait The eve of All Saints’ Day. Avec le temps, All Hallow’s Eve, où Hallow vient de Holy qui signifie saint, se déforme… et il n’y a alors qu’un pas pour que All Hallows’ Eve devienne Halloween…

Les coutumes de l’Halloween

Cependant, l’Halloween comme on la fête aujourd’hui est plutôt associée à la tradition païenne qu’à la tradition chrétienne.

Les Celtes célébraient leur Samain par un rassemblement autour d’un grand feu allumé par les druides pour guider les esprits, car on prétendait que ceux qui étaient morts dans l’année courante revenaient visiter les leurs une dernière fois.

Puisqu’ils s’attendaient pendant cette soirée à voir des fantômes sortir de leurs tombeaux et des sorcières chevaucher des balais à travers les airs ou se transformer en chats noirs, les Celtes se costumaient comme d’horribles créatures, espérant que les mauvais esprits les voient comme des démons et ne leur fassent aucun mal.

Les villageois tentaient aussi d’apaiser ces esprits maléfiques en déposant des offrandes devant leur porte et ils enterraient même des pommes le long des routes. Ils passaient aussi de porte à porte pour demander des contributions alimentaires à leurs voisins.

C’était évidemment une nuit terrifiante pour plusieurs et chacun était sur le qui-vive afin de ne pas tomber dans le panneau de quelque esprit malveillant jouant des tours malicieux.

Quand on parcourt la littérature médiévale irlandaise, il est beaucoup mention de la fête de Samain. On y apprend que les Anglais et les Irlandais creusaient les betteraves, les pommes de terre et les navets, y ajoutant une chandelle pour faire des lanternes; ces lanternes que les Celtes installaient comme balises permettaient aux esprits de retrouver leur chemin.

Après la Grande Famine du milieu du 19e, beaucoup d’Irlandais ont immigré aux États-Unis. Ils ont transporté dans leurs bagages la tradition de l’Halloween qui s’est répandue sur tout le continent nord-américain, où d’ailleurs elle est davantage célébrée qu’en Europe.

Photo : Justine Tétreault

Vous connaissez la légende de Jack et de sa lanterne? Ce serait l’histoire d’un Irlandais nommé Jack qui, ayant été trop avare toute sa vie, n’avait pas accès au ciel à sa mort. Mais l’enfer lui était aussi interdit, car il avait trop fait de mauvaises plaisanteries au diable. Il était donc condamné à errer tout autour de la Terre avec sa lanterne.

Peut-être le rencontrerez-vous le soir de l’Halloween en parcourant les rues de votre quartier?

Un texte de Ève Christian

Source de la vidéo : Nouvo Radio télévision Suisse

 

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