Suite à la visite d’Emanuel Macron dans un centre des Restos du Cœur, Aymeric Caron se lâche et exprime son dégoût

Aymeric Caron célèbre chroniqueur ne mâche pas ses mots sur le plateau de Canal plus.

Après la visite du président de la république Emmanuel Macron dans un centre des Restos du Cœur, Aymeric Caron se lâche et exprime son dégoût face à la déconnexion flagrante de la réalité de la part des élites.

G.S

« C’est ignoble cette séquence. Non, mais c’est quoi ça ? C’est un président qui va aux Restos du Cœur, qui existent simplement parce que l’Etat est incapable de remplir sa mission ? », dénonce le journaliste, invité sur le plateau de l’émission « La case en + », présentée par Cyrille Eldin. Ce qu’Aymeric Caron critique surtout, c’est l’attitude d’Emmanuel Macron lors de la visite.

« C’est indécent, c’est cynique »

« Ce mec va là-bas, il prend la pose et il fait des selfies, et fait même des clins d’oeil quand on lui pose des questions et se marre », s’énerve l’ex-chroniqueur d’ONPC. Il estime que cette attitude « montre la déconnexion totale des gens qui sont au pouvoir ». « C’est indécent, c’est cynique. On devrait tous être retournés en voyant ces images, c’est scandaleux », conclut-il.

Restos du Cœur. Macron donne le coup d’envoi de la campagne hivernale.

La 33e campagne hivernale des Restos du Cœur débute ce mardi. Le président Emmanuel Macron s’est rendu dans l’un de 2 085 centres de l’association fondée par Coluche, dans le 10e arrondissement de Paris pour y rencontrer des bénévoles.

Les Restos du Cœur prévoient de distribuer « un petit peu plus de repas » cette année au cours de sa 33e campagne hivernale, dont le coup d’envoi a été donné mardi à Paris par Emmanuel Macron.

Entre 136 et 140 millions de repas, contre 135,8 millions l’an dernier, vont être distribués par les 2 085 centres et antennes de l’association créée par Coluche en 1985, a annoncé son président Patrice Blanc.

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Changer le monde ? Il nous incombe de faire plier les industriels !

>>>Source de l’image<<<

Faire plier les industriels en les boycottant intégralement engendrerait une catastrophe sociale sans précédent, ça serait des centaines de milliers d’emplois perdus. Le  système nous tient par les couilles si vous me passez l’expression.

« C’est aux consommateurs qu’il incombe de faire plier les industriels car si la viande au Nitrite de Sodium existe, si les perturbateurs endocriniens tuent chaque années des milliers d’êtres humains, si des forêts sont déboisées au profit de l’huile de palme etc… c’est qu’il y a une forte demande et c’est par nos gestes de tous les jours que nous arriverons à vivre dans un monde plus propre, plus respectueux de la vie et de l’environnement ; donc meilleur pour nous. »

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

  • Nous avons pris l’habitude d’aller dans les fast food et d’acheter de la nourriture en grande distribution dans laquelle il n’y a en réalité rien de bon pour nous.
  • Nous achetons des litres de détergents ménagers toxiques alors que des produits naturels biodégradables permettent d’obtenir exactement le même résultat.
  • Nous empoisonnons nos foyers et jetons notre argent durement gagné par les fenêtres sans aucune raison valable.

Pourquoi cela ?

Parce que l’industrie du marketing nous dicte d’agir ainsi. Ils veulent juste que vous achetiez leurs merdes.

Par exemple, lorsque une entreprise pollue l’environnement ou a recours à de mauvaises pratiques commerciales, si tu n’achètes pas ses produits, elle sera contrainte de changer. Si tu ne veux pas de nourriture contenant des produits chimiques ou des OGM, alors n’en achète pas.

Dès lors que nous nous comporterons de façon responsable et que nous dépenserons notre argent intelligemment, chaque politicien, corporation et dirigeant à travers le monde réalisera que nous nous sommes enfin réveillés. C’est le point le plus important du présent message.

Tous ces abus dans notre système peuvent se produire car nous détournons systématiquement le regard et les acceptons, (le fameux Déni. ndlr.) mais si nous choisissons d’être d’avantage impliqués et de prendre les bonnes décisions, tout change.

Nos choix de consommation sont la façon la plus efficace pour nous d’avoir un impact significatif et puissant sur notre monde.

Nous sommes au 21 ème siècle, si nous utilisons nos ressources avec sagesse, il n’y a aucune raison pour que chacun n’ait pas ce dont il a besoin. Il n’y a également aucune raison pour que des personnes continuent à mourir de faim à travers le monde. (Toutes les 6 secondes, c’est un enfant en dessous de 10 ans qui meurt de faim dans le monde. ndlr.)

Et le commun des mortels, qu’il soit Israélien, Palestinien, Protestant, Catholique, Irakien ou Américain, chacun d’entre nous aspire à vivre dans un monde de paix et de justice dans un environnement sain.

Le reste dans la vidéo

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Culture & Cinéma : Un court-métrage choc imagine l’avenir terrifiant des robots tueurs

Pour alerter sur les dangers des armes létales autonomes, des experts en intelligence artificielle ont diffusé il y a quelques jours un court-métrage dystopique devenu viral. RTS info s’est entretenu avec l’un des auteurs.

Certains éléments du court-métrage « Slaughterbots » (« Robots meurtriers ») paraîtront familiers aux fans de la série dystopique britannique « Black Mirror ».

En sept minutes, le film (en anglais) dépeint un avenir violent et effrayant, fictionnel mais plausible, dans lequel des essaims de micro-drones tueurs, conçus par une entreprise de haute technologie, prennent pour cibles des militants anti-corruption, des étudiants et des politiciens.

Depuis sa mise en ligne il y a une dizaine de jours, la vidéo a été visionnée près de deux millions de fois.

Traité international réclamé

A l’origine de ce court-métrage, un groupement de scientifiques et d’ONG qui redoutent les conséquences potentiellement catastrophiques pour l’homme du développement d’armes létales entièrement autonomes.

Leur organisation fait campagne pour réclamer un traité international interdisant les robots tueurs. « Slaughterbots » a d’ailleurs été présenté à Genève la semaine passée dans le cadre de la convention sur certaines armes classiques de l’ONU.

Les militants considèrent que l’utilisation d’armes dotées d’intelligence artificielle, capables de sélectionner par elles-mêmes et d’attaquer des cibles sans supervision humaine, présente de nombreux problèmes légaux, politiques et moraux.

Permettre à des machines de choisir de tuer des humains serait un désastre pour notre sécurité et notre liberté.

Stuart Russell, professeur à Berkeley, expert en intelligence artificielle

La vidéo s’achève ainsi sur quelques mots du scientifique britannique Stuart Russell, expert en intelligence artificielle et professeur de sciences informatiques à la prestigieuse université californienne de Berkeley (voir interview en encadré).

« Ce court-métrage n’est pas que de la spéculation. Il montre les conséquences d’une miniaturisation et d’une intégration de technologies dont nous disposons déjà. (…) Les avantages potentiels (de l’intelligence artificielle) pour l’humanité sont énormes, y compris dans la défense. Mais permettre à des machines de choisir de tuer des humains serait un désastre pour notre sécurité et notre liberté. »

Pauline Turuban

« Les armes autonomes sont des armes de destruction massive », pour Stuart Russell

RTSinfo: A quel stade se trouve-t-on dans le développement d’armes létales autonomes?

Stuart Russell: L’ONU et les Etats-Unis définissent une arme létale autonome comme une arme capable de localiser, sélectionner et attaquer des cibles humaines sans surveillance humaine. Selon cette définition, le missile Harpy/Harop israélien et le robot militaire sentinelle SGR-A1 de Samsung utilisé par la Corée du Sud dans la zone démilitarisée sont déjà des armes létales autonomes.

Si un programme intensif était lancé, des armes autonomes plus puissantes pourraient être produites, par exemple des armes antipersonnel capables de naviguer dans les villes et à l’intérieur des bâtiments. Toutes les technologies nécessaires existent. Construire une arme létale autonome est aujourd’hui plus facile que de construire une voiture autonome.

Quels avantages les armes autonomes peuvent-elles présenter pour une armée?

– Les partisans des armes autonomes relèvent qu’elles peuvent mener des attaques sans risquer la vie de ses propres soldats, et qu’elles pourraient théoriquement réduire les pertes en éliminant des défenseurs, dans des situations fortifiées, sans recourir à l’artillerie ou aux bombardements.

A noter que cela est aussi vrai pour les drones pilotés à distance, mais les armes autonomes peuvent être beaucoup moins chères que les drones télécommandés, et peuvent être lancées en très grand nombre. Parmi les autres avantages, certains pointent le fait que les armes autonomes pourraient être beaucoup plus efficaces que les pilotes humains dans le combat aérien.

Quels sont les principaux risques, préoccupations et enjeux liés au développement des armes autonomes?

– En premier lieu, le respect du droit international humanitaire est très important. Faire la distinction entre soldats et civils est possible dans la plupart des cas; en revanche, déterminer la proportionnalité et la nécessité n’est pas faisable pour les systèmes actuels d’intelligence artificielle. Un opérateur humain devrait le faire, ce qui limiterait la portée des missions pouvant être lancées « légalement ». Mais il y a un risque que les armes soient utilisées indistinctement, tout comme des armes chimiques ont pu être utilisées contre des civils en Syrie.

Ensuite, l’autonomie implique qu’un (petit) nombre de personnes ont la capacité de déployer un nombre extrêmement élevé d’armes. En ce sens, les armes autonomes sont des armes de destruction massive – bon marché, efficaces, non attribuables et pouvant proliférer facilement une fois que les grandes puissances initient la production de masse et qu’elles deviennent disponibles sur le marché international des armes.

Avec la capacité de reconnaissance faciale, les armes autonomes offrent la possibilité d’un assassinat à distance et intraçable. Elles permettent par ailleurs l’extension de la cyber-guerre dans le domaine physique, car les systèmes de contrôle logiciel peuvent être infiltrés et modifiés. Par exemple, les armes autonomes d’une nation pourraient être dirigées contre sa propre population civile. Enfin, on ne peut pas écarter la possibilité d’une guerre accidentelle, un « crash éclair » militaire.

Quels pourraient être, selon vous, des manières moins problématiques de tirer parti de l’intelligence artificielle dans le domaine de la défense?

– Il existe de nombreuses manières moins problématiques d’utiliser l’intelligence artificielle, par exemple pour de la reconnaissance, de la surveillance, l’analyse du renseignement, l’évaluation tactique et stratégique d’une situation, etc…

Source : Radio Télévision Suisse

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Humour : Paradise leaks et Panama papers, un cabinet d’avocats nous met les points sur les « I »

« Planquer son argent dans des paradis fiscaux n’est pas très étique mais cela reste légal, c’est comme faire bosser un chinois 14 heures par jour (en Chine) ou élever des poulets dans des petites cages, cela n’est pas très étique mais c’est légal. »

La corruption, le blanchiment d’argent tournés en dérision par l’équipe de 26 minutes, une émission hebdomadaire de la RTS.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

Source : Radio Télévision Suisse

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Famille Rothschild et leur mainmise sur toutes les banques du monde

Un nombre de plus en plus important de gens se réveillent et apprennent que 99% de la population de la terre est contrôlée par une élite de 1% mais saviez-vous qu’une famille, les Rothschild  règnent sur tout, même sur cette élite de 1%.

Dans la discrétion, la dynastie Rothschild est incontestablement la lignée la plus puissante de la terre et leur richesse estimée est d’environ cinq cent mille milliards d’Euros. Selon les experts, les Rothschild détiendraient 500 trillions, soit 500 millions de milliards d’Euros. Si les Rothschild distribuaient leur argent à chaque être humain sur la terre, cela ferait plus de cent mille Euros par habitant.

Tout cet argent provient des banques détenues et contrôlées par la dynastie Rothschild et la liste de ces banques centrales se compte en centaines. En l’an 2000, la dynastie Rothschild contrôle toutes les banques sauf :

  • La banque centrale d’Afghanistan
  • La banque centrale d’Irak
  • La banque centrale du Soudan
  • La banque centrale de Libye
  • La banque centrale de Cuba
  • La banque centrale de Corée du Nord
  • La banque centrale de l’Iran

Ce n’est pas une coïncidence si ces sept pays ont connu des perturbations et des guerres dans leurs pays. En 2001 par exemple, les USA envahissent l’Afghanistan, en 2003, les USA envahissent l’Irak. En envahissant ces deux pays, les Rothschild ont réussi à poser leurs mains sur la plus grosse banque du Moyen-Orient qui est la banque d’Irak.

En 2006, seulement cinq pays avaient des banques centrales qui n’étaient pas contrôlées par les Rothschild. Ces pays sont : Le Soudan, la Libye, Cuba, la Corée du Nord et l’Iran. En 2011, le régime de Kadhafi est tombé ce qui a permis aux Rothschild d’en prendre le pouvoir et s’étaient dit très satisfaits de la révolution libyenne qui avait été approuvée puis  soutenue par Monsieur Bernard Henri Lévy; et dans la même année, le plus grand pays d’Afrique en superficie, le Soudan, se divise. Le sud Soudan devient un état indépendant le 9 juillet 2011 et sombrera rapidement dans une nouvelle guerre, intérieure cette fois.

En 2013, seulement trois pays restent debout et résistent encore à la mainmise des Rothschild : Cuba, la Corée du Nord et l’Iran.

Le reste, dans la vidéo

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Black Friday : Bienvenue dans le monde merveilleux du capitalisme.

Déjà bien rodé aux USA, le « Black Friday » débarque gentiment en Europe. (De la passion à l’hystérie collective)

Notre société de consommation nous pousse à acheter toujours plus même si nous n’avons pas besoin et cela se paye par une destruction massive de notre environnement, par des inégalités sociales toujours plus grandes et par une déshumanisation globale.

Le monte tel que nous nous le construisons dans toute sa magnificence.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

 

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SARKOSY KADHAFI : L’enquète hors norme

Le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, a enquêté pendant 6 ans sur le plus gros scandale politique de la Vème République. Comme le révèle le journaliste, il n’y a même pas en France, un juge d’instruction et un policier à temps plein qui enquête sur cette affaire.

Egalement, nous apprenons qu’il y a une épidémie … Continuer la lecture de « « Avec les compliments du guide » : le plus gros scandale de la Vème République »

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France : Le gouvernement s’apprête à censurer les émissions Cash investigation, Envoyé spécial et Complément d’enquête

Cet article tombe à point nommé car juste après la publication du billet consacré au journalisme d’investigation, François Ruffin, journaliste et homme politique, nous informe que dans un esprit d’économies, l’assemblée nationale va s’en prendre aux magasines d’investigations Complément d’enquête, Envoyé spécial et cash investigation en supprimant 33 CDD pour complément d’enquête et envoyé spécial dont on va diminuer la fréquence par 3 voir par 6.

Voilà comment la contrainte budgétaire se conjugue avec la censure politique.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

« Complément d’enquête » et « Envoyé spécial » sous le choc des coupes budgétaires
Lors d’une assemblée générale, les journalistes de France Télévisions ont adopté le principe d’un vote sur une motion de défiance contre la présidente du groupe public, Delphine Ernotte.

« D’accord pour participer à l’effort de guerre, mais là, ça va trop loin… » Ce journaliste résume « l’état de sidération » des équipes d’« Envoyé spécial » et « Complément d’enquête », deux émissions sur lesquelles la direction de l’information de France Télévisions veut réaliser des économies.

Une « piste » à l’étude serait de diffuser les « jeudis de l’information » seulement en première partie de soirée, ce qui réduirait le temps d’antenne de ces émissions présentées par Elise Lucet et Thomas Sotto. Au passage, des contrats à durée déterminée, majoritaires dans ces émissions, seraient supprimés. « Rien n’est encore arbitré », a précisé le directeur de l’information, Yannick Letranchant, mercredi 22 novembre sur France Inter.

Sans rassurer : une assemblée générale s’est tenue jeudi 23 novembre à France 2, lors de laquelle les journalistes ont adopté le principe d’un vote sur une motion de défiance contre la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte. Le vote aura lieu dans les prochains jours.

« Réduire la voilure »

Mardi, les équipes des deux émissions ont adressé une lettre ouverte à la présidente Delphine Ernotte : « Une rédaction des magazines de service public, c’est la possibilité de pouvoir enquêter sur Bygmalion sans être censuré, d’envoyer une équipe en Erythrée sans être accusé de sous-traiter le risque, de dévoiler les dessous de la communication d’Emmanuel Macron sans payer les mécontentements du Château (…), d’être la seule rédaction suffisamment indépendante pour pouvoir enquêter sur Vincent Bolloré et de remporter ainsi le prestigieux prix Albert Londres. »

Mercredi, la société des journalistes (SDJ) de France 2 a renchéri : « Tout en payant la même redevance, le téléspectateur verra moins d’émissions d’enquêtes et d’investigation. »

En face, la direction met en avant les économies imposées par le gouvernement : le budget 2018 a été réduit de 50 millions d’euros, malgré le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux. « Réduire la voilure n’est jamais agréable mais aucun service n’y échappe », a assumé Yannick Letranchant. Une bataille de chiffres est engagée : « Cinquante millions d’euros, sur trois milliards de budget, ça devrait représenter moins de 2 %, argumente un journaliste. Or, “Envoyé spécial” et “Complément d’enquête” emploient 25 reporters, dont seulement 7 en CDI, pointe-t-il. « Si on supprime les CDD, il ne restera que cinq journalistes à “Envoyé spécial” et deux à “Complément d’enquête”. »

Nous conservons les deux marques »Selon la direction, il n’y a pas plus de 55 % de CDD, si l’on inclut les non-reporters. Surtout, les réductions de postes ne seraient pas chiffrables car elles dépendent de la fréquence de la nouvelle programmation et de sa date d’entrée en vigueur, a priori en début d’année. Sur les plus de 200 postes non renouvelés à France Télévisions en 2018, « 40 à 50 » devraient être supprimés à « l’info », reconnaît la direction. La SDJ craint que les « magazines » – « Complément d’enquête » et « Envoyé Spécial », mais aussi « 13 h 15 le samedi » et « 19 heures le dimanche » – soient sabrés, en raison de la suppression de CDD

Le temps d’antenne, selon les journalistes, pourrait être divisé par trois : aujourd’hui, « Envoyé spécial » et « Complément d’enquête » sont programmés l’un à la suite de l’autre, trois jeudis par mois, environ. Demain, ils pourraient n’être visibles qu’une fois par mois chacun, les deux autres jeudis étant consacrés à « L’Emission politique » et à « L’Angle éco ». Mais pour la direction, ces calculs sont prématurés : « Envoyé spécial » pourrait être plus fréquent que « L’Angle éco ».

« Nous conservons les deux marques, “Envoyé spécial” et “Complément d’enquête” », a insisté M. Letranchant, pour qui l’investigation « ne se mesure pas au kilo. » De plus, « Complément d’enquête » passerait en prime time. Enfin, argue la direction, les réductions de postes dans les services d’information sont d’autant plus importantes que ceux-ci ont été épargnés ces dernières années, en raison de la présidentielle et du lancement de la chaîne France info.

Le sujet est très sensible pour Delphine Ernotte, qui a souvent mis en avant la liberté d’enquête du service public : elle avait diffusé un documentaire sur le Crédit mutuel, déprogrammé par le Canal+ de Vincent Bolloré. Puis, son directeur de l’information Michel Field avait limogé les figures historiques d’« Envoyé spécial », Guilaine Chenu et Françoise Joly, et demandé à Elise Lucet, le visage de « Cash Investigation », de superviser les « jeudis de l’information ».

Une décision « dans les prochains jours »

Depuis, des accrocs ont eu lieu, notamment fin 2016, autour de la date de programmation d’un sujet sur les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Au printemps 2017, une réflexion a été mise en place pour « diversifier » les enquêtes d’« Envoyé spécial » et intégrer davantage de thèmes de société. Début juillet, son rédacteur en chef, Jean-Pierre Canet, ancien de « Cash Investigation », a été mis à l’écart après la mort de trois journalistes lors d’un tournage à Mossoul, en Irak.

« Il n’y a pas eu d’inflexion de la ligne et nous avons continué à faire des reportages parfois difficiles », relativise un journaliste, tout en pointant une « pression » sur les audiences, en « dents de scie ». « Nos sujets sont parmi ceux qui créent le plus de retours négatifs ou de procès, argumente un autre reporter. Nous ne sommes pas dociles. Si on réduisait “Envoyé spécial” et “Complément d’enquête” ou qu’on faisait appel à des sociétés extérieures, ces sujets existeraient sans doute moins. » La direction promet de prendre une décision « dans les prochains jours ».

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