L’image du jour : Liberté !

Certains hommes sont trop libres pour se soumettre, pour être enchaînés.

Ils n’ont que faire de belles maisons, de belles voitures, du luxe, de l’argent …

Ceux-là sont appelés les fous, les marginaux, les parias, les exclus, les ratés …

En réalité, ils sont la vraie menace pour le système car on ne peut les acheter, ils sont le symbole de la liberté.

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Médias : « Ça a été un immense honneur de vous accompagner » : regardez les adieux de David Pujadas lors de son dernier « 20 heures » sur France 2

Il a fait ses adieux au « 20 heures ».

David Pujadas a présenté son dernier journal télévisé sur France 2, jeudi 8 juin, après 16 ans à la tête de l’édition. « Ça a été un immense honneur de vous accompagner toutes ces années », a réagi le journaliste, ému, à la fin du JT. Des dizaines de membres de la rédaction étaient présents autour de lui pour saluer sa carrière à France Télévisions.

David Pujadas a été l’artisan de la remontée des audiences du JT de France 2, qui talonne de plus en plus celui de TF1, avec une moyenne cette saison à 4,9 millions de téléspectateurs pour 20,5% de part d’audience. Il a également marqué les quatre dernières élections présidentielles en animant les soirées électorales et en présentant les émissions politiques « Des paroles et des actes » et « L’émission politique ».

David Pujadas sera remplacé par Anne-Sophie Lapix, à la rentrée. Le « joker » du présentateur, Julian Bugier, assurera l’essentiel de l’intérim entre le lundi 12 juin et l’arrivée de la journaliste. Elle présente actuellement l’émission « C à vous », sur France 5.

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Fakes News, Amalgames et propagande que ce soit dans un camp ou dans l’autre, attention à la manipulation

Après les américains de « Fox News » qui nous ont fait rêver l’an dernier avec leur « No-Go Zone » en France, le petit journal de Canal plus nous offre une bombe venue cette fois-ci de Russie.

La chaîne « Russia 24 » qui propose un reportage de 6 minutes sur les « Euro septiques » déforme voir même invente les témoignages des intervenants. Une perle en matière de propagande et de désinformation.

Ne soyons pas dupes et restons vigilants alors qu’un conflit mondial se prépare !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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Culture et Cinéma : L’inoubliable et irremplaçable Louis De Funes

Dans ce monde qui devient morne et dont l’avenir semble plus qu’incertain je me devais de faire l’apologie de cet artiste qui durant mon enfance, mon adolescence et aujourd’hui encore continue à me faire éclater de rire, j’ai  nommé : Louis De Funes.

Nous sommes des millions à nous réjouir de voir ou  revoir chacun de ses films qui aujourd’hui sont incontestablement devenus des chefs d’œuvre.

Je vous ai concocté un petit montage d’environ 60 minutes qui retrace la carrière de cet acteur musicien incomparable et inoubliable et c’est en passant par les aventures de Rabi Jacob en allant faire un tour chez les Gendarmes, après un détour chez Fantômas, chez Oscar ou encore dans l’église de Saint-Laurent dans le village de  Magalas dans le département français de l’Hérault en région Occitanie ou fut tourné une des scènes culte du « Petit baigneur »  etc… que je vous propose de rire une fois de plus avec cet acteur qui restera à tout jamais dans nos cœurs.

Quelques documents inédits sont également à voir dans ce clip.

Je vous souhaite de passer un bon moment.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Louis de Funès : Filmographie

Années 1940

  • 1946 : La Tentation de Barbizon de Jean Stelli : le portier du cabaret Le Paradis
  • 1946 : Dernier Refuge de Marc Maurette : l’employé du wagon-restaurant
  • 1947 : Six heures à perdre d’Alex Joffé et Jean Lévitte : le chauffeur de Léopold de Witt
  • 1947 : Antoine et Antoinette de Jacques Becker : Émile, le garçon épicier / un garçon à la noce
  • 1947 : Le Château de la dernière chance de Jean-Paul Paulin : un client d’un café
  • 1948 : Croisière pour l’inconnu de Pierre Montazel : le cuistot du yacht
  • 1949 : Du Guesclin de Bernard de Latour : l’astrologue / un personnage de la cour / un mendiant / un mercenaire espagnol
  • 1949 : Rendez-vous avec la chance de Emil-Edwin Reinert : le garçon de café
  • 1949 : Je n’aime que toi de Pierre Montazel : le pianiste de l’orchestre à la répétition
  • 1949 : Mission à Tanger d’André Hunebelle : le général espagnol
  • 1949 : Vient de paraître de Jacques Houssin : figuration
  • 1949 : Au revoir monsieur Grock de Pierre Billon : Un spectateur (figuration)
  • 1949 : Adémaï au poteau-frontière de Paul Colline : un soldat (figuration)
  • 1949 : Mon ami Sainfoin de Marc-Gilbert Sauvajon : le guide
  • 1949 : Millionnaires d’un jour d’André Hunebelle : l’avocat de Philippe
  • 1949 : Pas de week-end pour notre amour de Pierre Montazel : Constantin, le domestique du baron de Valirman
  • 1949 : Un certain monsieur d’Yves Ciampi : Thomas Boudebœuf, le journaliste
  • 1949 : Le Jugement de Dieu de Raymond Bernard : l’homme qui se fait arracher une dent / un envoyé du bourgmestre
  • 1949 : Rendez-vous de Juillet de Jacques Becker : rôle coupé au montage

Années 1950

  • 1950 : Quai de Grenelle de Emil-Edwin Reinert : le quincaillier
  • 1950 : Le Roi du bla bla bla de Maurice Labro : Gino, le gangster
  • 1950 : Boniface somnambule de Maurice Labro : Anatole
  • 1950 : La Rue sans loi de Claude Dolbert et Marcel Gibaud : Hippolyte, le professeur de musique
  • 1950 : L’Amant de paille de Gilles Grangier : Bruno, le psychiatre
  • 1950 : Bibi Fricotin de Marcel Blistène : le pêcheur maître-nageur
  • 1951 : Knock de Guy Lefranc : le malade qui a perdu cent grammes
  • 1951 : Folie douce de Jean-Paul Paulin : rôle coupé au montage
  • 1951 : Édouard et Caroline de Jacques Becker : rôle coupé au montage
  • 1951 : La Rose rouge de Marcello Pagliero : le poète Manito
  • 1951 : Sans laisser d’adresse de Jean-Paul Le Chanois : un futur papa dans la salle d’attente
  • 1951 : La vie est un jeu de Raymond Leboursier : figuration
  • 1951 : La Passante d’Henri Calef : l’éclusier
  • 1951 : La Poison de Sacha Guitry : André Chevillard
  • 1951 : Pas de vacances pour Monsieur le Maire de Maurice Labro : le conseiller
  • 1951 : Le Dindon de Claude Barma : le gérant
  • 1951 : Ma femme est formidable d’André Hunebelle : le skieur qui cherche une chambre
  • 1951 : Les loups chassent la nuit de Bernard Borderie : le barman
  • 1951 : Le Voyage en Amérique d’Henri Lavorel : l’employé d’Air France
  • 1952 : Les Sept Péchés capitaux, sketch La Paresse de Jean Dréville : Gaston Martin
  • 1952 : Ils étaient cinq de Jack Pinoteau : Albert, le régisseur
  • 1952 : Les Dents longues de Daniel Gélin : l’employé du laboratoire photo
  • 1952 : Agence matrimoniale de Jean-Paul Le Chanois : M. Charles
  • 1952 : La Fugue de monsieur Perle de Pierre Gaspard-Huit : le fou qui pêche dans un lavabo
  • 1952 : Elle et moi de Guy Lefranc : le garçon de café
  • 1952 : Je l’ai été trois fois de Sacha Guitry : l’interprète du sultan
  • 1952 : Monsieur Taxi d’André Hunebelle : le peintre de la place du Tertre
  • 1952 : Monsieur Leguignon lampiste de Maurice Labro : un habitant du quartier
  • 1952 : Moineaux de Paris de Maurice Cloche : le docteur
  • 1952 : L’amour n’est pas un péché de Claude Cariven : M. Cottin
  • 1952 : La Putain respectueuse de Charles Brabant et Marcello Pagliero : un client du night-club
  • 1952 : La Tournée des grands ducs d’André Pellenc et Norbert Carbonnaux : le directeur de l’hôtel
  • 1952 : Tambour battant de Georges Combret : un maître d’arme
  • 1953 : Week-end à Paris de Gordon Parry : Célestin, le chauffeur de taxi
  • 1953 : Les Compagnes de la nuit de Ralph Habib : un client attablé
  • 1953 : La Vie d’un honnête homme de Sacha Guitry : Émile, le valet de chambre
  • 1953 : L’Étrange Désir de monsieur Bard de Géza von Radványi : M. Chanteau
  • 1953 : Dortoir des grandes d’Henri Decoin : M. Triboudot, le photographe
  • 1953 : Au diable la vertu de Jean Laviron : M. Lorette
  • 1953 : Légère et court vêtue de Jean Laviron : Paul Duvernois
  • 1953 : Capitaine Pantoufle de Guy Lefranc : M. Rachoux
  • 1953 : Le Secret d’Hélène Marimon d’Henri Calef : M. Ravan
  • 1953 : Faites-moi confiance de Gilles Grangier : Tumlatum
  • 1953 : Mon frangin du Sénégal de Guy Lacourt : le docteur
  • 1953 : Poisson d’avril de Gilles Grangier : le garde-pêche
  • 1954 : Ah ! les belles bacchantes de Jean Loubignac : l’inspecteur de police Michel Lebœuf
  • 1954 : Le Blé en herbe de Claude Autant-Lara : le projectionniste ambulant
  • 1954 : Le Chevalier de la nuit de Robert Darène : Adrien Péréduray
  • 1954 : Les Corsaires du bois de Boulogne de Norbert Carbonnaux : le commissaire de police
  • 1954 : Escalier de service, sketch Les Grimaldi de Carlo Rim : Césare Grimaldi
  • 1954 : Les hommes ne pensent qu’à ça d’Yves Robert : Célosso
  • 1954 : Les Intrigantes d’Henri Decoin : M. Marcange
  • 1954 : Mam’zlle Nitouche d’Yves Allégret : le maréchal des logis Pétrot
  • 1954 : Le Mouton à cinq pattes d’Henri Verneuil : M. Pilate
  • 1954 : Papa, maman, la bonne et moi de Jean-Paul Le Chanois : M. Calomel
  • 1954 : Les pépées font la loi de Raoul André : Jeannot-la-Bonne-Affaire, le barman du Lotus
  • 1954 : La Reine Margot de Jean Dréville : René, l’alchimiste de Catherine de Médicis
  • 1954 : Scènes de ménage d’André Berthomieu : M. Boulingrin
  • 1954 : Tourments de Jacques Daniel-Norman : Eddy Gorlier
  • 1954 : Les Impures de Pierre Chevalier : le chef de train
  • 1955 : Napoléon de Sacha Guitry : Laurent Passementier
  • 1955 : Ingrid : Die Geschichte eines Fotomodells de Géza von Radványi : D’Arrigio
  • 1955 : L’Impossible Monsieur Pipelet d’André Hunebelle : Oncle Robert
  • 1955 : Les Hussards d’Alex Joffé : Luigi, le sacristain
  • 1955 : Si Paris nous était conté de Sacha Guitry : Antoine Allègre
  • 1955 : Frou-Frou d’Augusto Genina : le colonel Cousinet-Duval
  • 1956 : La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara : Jambier
  • 1956 : La Bande à papa de Guy Lefranc : l’inspecteur principal Victor-Eugène Merlerin
  • 1956 : Bonjour sourire de Claude Sautet : M. Bonœil
  • 1956 : Bébés à gogo de Paul Mesnier : Célestin Ratier
  • 1956 : La Loi des rues de Ralph Habib : Paulo-les-Chiens
  • 1956 : Courte Tête de Norbert Carbonnaux : le père Graziani / Prosper / le colonel Luc de La Frapinière
  • 1956 : Papa, maman, ma femme et moi de Jean-Paul Le Chanois : M. Calomel
  • 1957 : Comme un cheveu sur la soupe de Maurice Regamey : Pierre Cousin
  • 1958 : Ni vu… Ni connu… d’Yves Robert : Léon Blaireau
  • 1958 : Taxi, Roulotte et Corrida d’André Hunebelle : Maurice Berger
  • 1958 : La Vie à deux de Clément Duhour : maître Stéphane
  • 1959 : Fripouillard et Cie de Steno : Hector Curto
  • 1959 : Un coup fumant ou Toto à Madrid de Steno : le professeur Francisco Montiel
  • 1959 : Mon pote le gitan de François Gir : M. Védrines

Années 1960

  • 1960 : Certains l’aiment froide de Jean Bastia : Ange Galopin
  • 1960 : Les Tortillards de Jean Bastia : Émile Durand
  • 1960 : Candide ou l’Optimisme au XXe siècle de Norbert Carbonnaux : l’homme de la Gestapo
  • 1961 : Le Capitaine Fracasse de Pierre Gaspard-Huit : Scapin
  • 1961 : La Belle Américaine de Robert Dhéry : les frères Viralot
  • 1961 : Dans l’eau qui fait des bulles, ou Le garde-champêtre mène l’enquête de Maurice Delbez : Paul Ernzer
  • 1962 : La Vendetta de Jean Chérasse : Amoretti
  • 1962 : Le crime ne paie pas de Gérard Oury, sketch « L’Homme de l’avenue » : le barman du Blue Bar
  • 1962 : Le Gentleman d’Epsom de Gilles Grangier : Gaspard Ripeux
  • 1962 : Nous irons à Deauville de Francis Rigaud : le vacancier énervé
  • 1962 : Le Diable et les Dix Commandements, sketch Tu ne déroberas point de Julien Duvivier : Antoine Vaillant
  • 1963 : Les Veinards, sketch Le Gros Lot de Jack Pinoteau : Antoine Beaurepaire
  • 1963 : Pouic-Pouic de Jean Girault : Léonard Monestier
  • 1963 : Carambolages de Marcel Bluwal : Norbert Charolais
  • 1964 : Faites sauter la banque ! de Jean Girault : Victor Garnier
  • 1964 : Des pissenlits par la racine de Georges Lautner : Jacques, dit « Jockey Jack »
  • 1964 : Une souris chez les hommes ou Un drôle de caïd de Jacques Poitrenaud : Marcel Ravelais
  • 1964 : Le Gendarme de Saint-Tropez de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1964 : Fantômas d’André Hunebelle : le commissaire de police Paul Juve
  • 1965 : Le Corniaud de Gérard Oury : Léopold Saroyan
  • 1965 : Les Bons Vivants ou Un grand seigneur, sketch Les bons vivants de Gilles Grangier et Georges Lautner : Léon-Louis-Marie Haudepin
  • 1965 : Le Gendarme à New York de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1965 : Fantômas se déchaîne d’André Hunebelle : le commissaire de police Paul Juve
  • 1966 : Le Grand Restaurant de Jacques Besnard : Septime
  • 1966 : La Grande Vadrouille de Gérard Oury : Stanislas Lefort
  • 1967 : Fantômas contre Scotland Yard d’André Hunebelle : le commissaire Paul Juve
  • 1967 : Les Grandes Vacances de Jean Girault : Charles Bosquier
  • 1967 : Oscar d’Édouard Molinaro : Bertrand Barnier – également scénariste
  • 1968 : Le Petit Baigneur de Robert Dhéry : Louis-Philippe Fourchaume
  • 1968 : Le Tatoué de Denys de La Patellière : Félicien Mézeray
  • 1968 : Le gendarme se marie de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1969 : Hibernatus d’Édouard Molinaro : Hubert Barrère de Tartas – également scénariste

Années 1970

  • 1970 : L’Homme orchestre de Serge Korber : Édouard alias Evan Evans
  • 1970 : Le Gendarme en balade de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot
  • 1971 : Sur un arbre perché de Serge Korber : Henri Roubier
  • 1971 : Jo de Jean Girault : Antoine Brisebard
  • 1971 : La Folie des grandeurs de Gérard Oury : Don Salluste
  • 1973 : Les Aventures de Rabbi Jacob de Gérard Oury : Victor Pivert
  • 1976 : L’Aile ou la Cuisse de Claude Zidi : Charles Duchemin
  • 1978 : La Zizanie de Claude Zidi : Guillaume Daubray-Lacaze
  • 1979 : Le Gendarme et les Extra-terrestres de Jean Girault : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot

Années 1980

  • 1980 : L’Avare de Jean Girault et Louis de Funès : Harpagon – également réalisateur et scénariste
  • 1981 : La Soupe aux choux de Jean Girault : Claude Ratinier, dit Le Glaude – également scénariste
  • 1982 : Le Gendarme et les Gendarmettes de Jean Girault et Tony Aboyantz : le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot

Courts métrages

  • 1951 : Station mondaine de Marcel Gibaud : le narrateur
  • 1951 : Un amour de parapluie de Jean Laviron
  • 1951 : Boîte à vendre de Claude-André Lalande : un artiste
  • 1951 : Champions Juniors de Pierre Blondy : le père autoritaire
  • 1951 : 90 degrés à l’ombre de Norbert Carbonnaux : le personnage central de sketches consacrés au vin et à l’alcool
  • 1952 : Le Huitième Art et la Manière de Maurice Regamey : un fan de radio
  • 1953 : Le Rire de Maurice Regamey : un conférencier
  • 1953 : Visite au Salon des arts ménagers
    Court métrage du journal télévisé où de Funès, dans le rôle de M. Dupont, reste chez lui pendant que sa femme se rend au Salon des arts ménagers.
  • 1954 : Maurice Chevalier et le Recensement
    Court métrage du journal télévisé où de Funès, dans le rôle d’un agent recenseur, pose des questions à Maurice Chevalier.
  • 1963 : Le Café liégeois de Pierre Tchernia
  • 1966 : Maurice Chevalier de Mirea Alexandresco
    Louis de Funès interviewe Maurice Chevalier à son domicile.

Projets non aboutis

  • 1975 : Merci Patron de Jean Girault : projet abandonné à la suite de ses ennuis de santé.
  • 1975 : Le Crocodile de Gérard Oury : projet abandonné à la suite de ses ennuis de santé.
  • 1983 : Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré : devait jouer le rôle du demi-frère d’Adolf Hitler[1]. En raison de sa mort, le rôle est joué par Jacques Villeret.

Source : Wikipédia

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Médias : Vladimir Poutine répond à une interview de la télévision américaine sans langue de bois

Vladimir Poutine :

  • Les présidents viennent et partent et même les partis au pouvoir changent, mais la ligne reste la même. C’est pourquoi dans l’ordre naturel des choses, nous ne nous soucions pas de qui est à la tête des Etats-Unis, nous savons plus ou moins ce qui va arriver. Et donc, à cet égard, même si nous le voulions, cela n’aurait aucun sens pour nous d’interférer.

Sur les accusations d’interférence de la Russie dans la présidentielle américaine, il a contre-attaqué :

  • Pointez un pays du doigt sur une carte et vous y trouverez des personnes qui se plaignent de l’intervention des américains dans les élections.

La journaliste :

  • Cela ressemble à une justification.

Vladimir Poutine :

  • Ce n’est pas une justification ce sont des faits.

Il s’en est même pris directement à la journaliste de la NBC.

La journaliste :

  • Pas de réunion entre l’ambassadeur russe et des membres de l’équipe de Trump ?

Vladimir Poutine :

  • Est-ce que vous pensez que, depuis le monde entier et les Etats-Unis, l’ambassadeur me tient au courant chaque jour de qui il rencontre et avec qui il discute. ^Ca n’a aucun sens, vous rendez-vous compte de ce que vous demandez ?

La journaliste :

  • Avez-vous eu un retour sur le contenu des discussions que l’ambassadeur russe a pu avoir avec Jared Kushner ou des membres de l’équipe de Trump ?

Vladimir Poutine :

  • C’est incroyable. Vous avez créé quelque chose de sensationnel à partir de rien. Et de cette histoire vous avez créé une arme de guerre contre le président. Vous avez beaucoup d’imagination. Bon travail. Vos vies doivent être ennuyeuses.

 

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Pour rappel : La propagande du Crif et de l’ambassade d’Israël contre France 2

Cet article remonte au 18 octobre 2011 mais n’enlève rien au douloureux et épineux problèmes que constitue le conflit israélo-palestinien. (ndlr)

Le 3 octobre, l’émission « Un œil sur la planète » (France 2) s’est attaquée à un épineux dossier : « Un État palestinien est-il encore possible ? ». La réaction des partisans de l’État d’Israël ne s’est pas faite attendre. Le 5 octobre, Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), publiait une véhémente lettre ouverte à l’adresse de Rémy Pfimlin, président de France Télévisions, dénonçant un parti pris anti-israélien, tandis que nombre de journalistes de France 2 recevaient des mails d’insultes, voire des menaces. Le lendemain, une vidéo était mise en ligne sur le site JSSNews, reprise sur celui de l’ambassade d’Israël en France, qui entendait prendre le contrepied de l’émission de France 2. Après un bref rappel des faits, nous tenterons ici de décrypter les « arguments » du Crif et de l’ambassade, en proposant notamment un examen attentif de la « contre-émission » publiée sur le site de l’ambassade d’Israël, et donc cautionnée par l’État d’Israël lui-même.

Pourquoi ? Non pas pour défendre l’émission de France 2, qui pourrait, elle aussi, être soumise à une critique effective. Mais parce que les « arguments » du Crif et la « contre-émission » relayée par l’ambassade permettent de distinguer clairement la critique des médias (précise et rigoureuse) et la propagande (allusive et mensongère) ; la critique qui invite au débat et la propagande qui incite à la censure ; l’analyse critique, voire polémique, de l’information, et la désinformation revêtue des oripeaux de la contre-information. Une pièce supplémentaire à verser au dossier de l’information relative au Proche-Orient, thème duprochain jeudi d’Acrimed (organisé le 20 octobre à Paris).

I. Un bref rappel des faits

« Un État palestinien est-il encore possible ? » Telle était donc la question posée par les équipes d’« Un œil sur la planète ». Cinq reportages ont été diffusés au cours de l’émission – « Un État en marche ? »« Les 1000 visages de Gaza »« Les frontières de la discorde »« Le lobby pro-israélien aux États-Unis » et « Et le droit au retour ? » –, entrecoupés d’interventions du présentateur, Étienne Leenhardt, et d’interviews.

Dès le lendemain, soit le 4 octobre, Richard Prasquier publie un éditorial sur le site du Crif, dans lequel il s’inquiète du « parti pris violemment anti-israélien » de l’émission. Le 5 octobre, il rend publique une lettre ouverte à l’attention de Rémy Pfimlin, dans lequel il affirme ceci : « La recherche de l’objectivité doit être une obligation absolue. C’est exactement ce que l’équipe qui a produit cette émission n’a pas fait. Elle a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale […] : le florilège de la propagande politique la plus grossière y est passé ».

Plusieurs sites pro-israéliens ont relayé les accusations de Richard Prasquier, souvent de manière plus brutale, tandis que le médiateur et certains journalistes de France 2 recevaient des dizaines, puis des centaines de mails, souvent injurieux, parfois menaçants. « On a assisté à un déferlement de haine contre les journalistes », nous a affirmé Patrick Boitet, rédacteur en chef de l’émission. L’ambassade d’Israël en France a également réagi, par la voix de son porte-parole, Yaron Gamburg, qui a dénoncé un « travail de propagande et de manipulation incitant à la haine raciale ». Rien de moins.

Les journalistes se sont défendus de ces accusations, affirmant avoir accompli leur travail avec rigueur. Le 10 octobre, la Société des journalistes de France 2 a publié un communiqué de « soutien total aux équipes de l’émission « Un œil sur la planète » ». Le Syndicat national des journalistes (SNJ), face aux « menaces proférées contre France 2 et ses journalistes », a défendu un « travail excellent, salué par beaucoup » et mis en ligne une pétition de soutien : « Défendons la liberté de l’information ! », que l’on peut signer sur son site. Le SNJ-CGT, de son côté, a dénoncé« l’intolérable pression sur France 2 », en rappelant que le directeur de l’information de la chaîne s’était déclaré « solidaire des journalistes accusés ». Enfin, la Fédération européenne des journalistes (FEJ) a déclaré, par la voix de sa secrétaire générale, Beth Costa : « Nous condamnons toute forme de menaces à l’encontre de journalistes qui n’ont fait que leur travail, en particulier sur un sujet politiquement sensible comme les relations israélo-palestiniennes ». Parce que la liberté de l’information et de la critique sont incompatibles avec les appels, à peine déguisés, à la censure, Acrimed s’associe à ces protestations.

Le Crif et l’ambassade d’Israël ont néanmoins demandé à rencontrer le président de France Télévisions et le directeur de l’information de France 2 afin, d’après Richard Prasquier, de« discuter de la façon de rétablir la pluralité des opinions à France 2 ». Des « rencontres » qui ressemblent davantage à des convocations, et qui sont tout aussi inacceptables.

II. Défense de la « pluralité des opinions » ou censure ?

Personne ne songe à présenter l’émission de France 2 comme « la » référence journalistique sur la question israélo-palestinienne. En revanche, la violence aveugle des accusations portées contre les reportages diffusés le 3 octobre mérite que l’on s’y arrête : un anti-modèle de critique des médias, aussi engagée que celle-ci puisse être.

Force est de constater que dans un premier temps, les attaques portées contre « Un œil sur la planète » sont des plus floues. Dans son éditorial du 4 octobre, Richard Prasquier concède même qu’il n’a « pu voir que la dernière partie de l’émission » et précise que « la réaction immédiate peut être gravement contre-productive, quand elle reste au niveau des généralités ou, pis encore, quand elle s’appuie sur des informations de seconde main ». On ne saurait mieux dire. Mais dans ce cas, pourquoi s’être empressé de publier un « éditorial » quelques heures après la diffusion de l’émission, sans avoir même pris le temps de visionner l’ensemble des reportages ?

La réponse est fournie dès le lendemain par… Richard Prasquier. En effet, dans sa lettre ouverte à Rémy Pfimlin, il ne fait aucune référence précise à l’émission elle-même [1] et ne conteste aucun des éléments factuels rapportés par les journalistes de France 2. Il se contente de les accuser d’avoir « diffusé une “narration” en sélectionnant les omissions, en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites (le passage scandaleux sur le lobby sioniste aux États-Unis) ». On aurait pu naïvement attendre du président du Crif qu’il fournisse des éléments de preuve : en vain. De même que l’on attend toujours les arguments étayant la thèse de la « manipulation incitant à la haine raciale » dénoncée par l’ambassade…

En réalité, il n’y a rien de surprenant dans ces silences, car le problème est, d’après le président du Crif lui-même, ailleurs :« Ceux qui aiment Israël, qu’ils soient Juifs ou qu’ils ne le soient pas, se sont sentis insultés et humiliés ». En d’autres termes, l’émission de France 2 aurait présenté l’État d’Israël sous un jour défavorable, et ses partisans n’ont pas apprécié. Mais comme les faits relatés par les journalistes ne sont pas démentis, qu’en déduire, sinon que ce qui leur est reproché est précisément de les avoir rapportés ? À moins qu’ils n’aient attribué, de manière caricaturale, toutes les responsabilités des malheurs des Palestiniens au seul État d’Israël. Ce que conteste… Richard Prasquier, dans son éditorial du 4 octobre : « Dans la partie consacrée aux réfugiés palestiniens au Liban, on a pu voir dans quel mépris ils étaient tenus par la population libanaise. Est-ce Israël le responsable ? On a pu voir aussi un vieil homme expliquer qu’il avait quitté son village car les radios arabes lui avaient dit qu’ils allaient chasser les Juifs en quelques jours et qu’il pourrait alors revenir. Ce témoignage valait toutes les pseudo-explications historiques. »

Il est pour le moins paradoxal de contester l’absence de pluralité des points de vue dans une émission en puisant ses arguments dans un reportage qui figurait… dans ladite émission. Ce n’est donc, de l’aveu du président du Crif, ni la véracité des faits, ni l’absence de contrepoint qui est en cause. Mais alors, de quoi s’agit-il ? Ce qui s’exprime ici n’est-il tout simplement pas le refus que certains aspects de la réalité soient rendus publics ? C’est en tout cas l’avis du journaliste Charles Enderlin, qui a publié sur son blog un billet prenant la défense de ses confrères : « Il ne faut rien montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation. Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer ». Les accusations du Crif et de l’ambassade n’ont en effet pas grand-chose à voir avec une saine défense de la « pluralité des opinions ». La suite des événements, et notamment le « contre-reportage » mis en ligne sur le site de l’ambassade, le confirment : une œuvre de propagande commanditée par un État, le contraire de toute critique des médias digne de ce nom.

III. « Contre-reportage » ou désinformation ?

« Deux yeux sur leur planète » : tel est le titre de l’émission mise en ligne par le site JSSNews et relayée (et donc cautionnée) par l’ambassade d’Israël (et donc l’État d’Israël) le 6 octobre [2]. Le concepteur-présentateur du programme, Jonathan-Simon Sellem, animateur du site JSSNews, explique la genèse de l’émission :

 

Il était 1 heure du matin, soit juste quelques minutes après la diffusion d’« Un œil sur la planète » sur France 2, le 3 octobre dernier, quand je décidai de mettre en ligne une critique justifiée de l’émission sur JSSNews. Quelques secondes après, je faisais parvenir un message aux responsables de la chaîne de télévision en ligne Infolive.tv. Le message fut bref : « On doit tourner en urgence une contre-émission pour démonter autant que possible les mensonges et le parti pris de France 2 dans cette affaire. Urgent. Rappelez-moi au plus vite. » Au petit matin, nos confrères d’Infolive répondent par l’affirmative : « on s’occupe du studio et de la technique, JSSNews du contenu de l’émission. Carte blanche. » Banco !

 

L’émission dure 53 minutes. Son principe est le suivant : des séquences du programme de France 2 sont diffusées, et des invités les commentent. « Un jeu que chacun a joué parfaitement », selon Jonathan-Simon Sellem, « démontant, argument après argument, toujours avec des sources historiques, objectives, une grande partie de la désinformation mise en scène dans le reportage de France 2 ». Un examen attentif du programme démontre cependant que l’on ne peut guère partager l’enthousiasme de son concepteur-présentateur. Nous sommes en effet loin, bien loin, d’une rigoureuse et précise critique des médias : l’émission s’apparente en réalité, comme on va le voir, à de la pure propagande, générale et péremptoire.

Des généralités, encore et toujours

Le premier invité est Olivier Rafowicz, ancien porte-parole de l’armée israélienne, qui est convié à commenter (et « décrypter ») une séquence de l’émission de France 2 consacrée aux bombardements israéliens sur Gaza en 2008-09 (Rafowicz officiait alors comme porte-parole). Ce qui suit est une retranscription de l’intégralité de son intervention, qui a duré quatre (longues) minutes.

 

Alors, d’abord, c’est pas une émission. C’est un programme… un programme palestinien, anti-israélien, qui a été programmé, qui a été organisé, qui montre un seul côté, qui le montre bien d’ailleurs, avec la volonté de vouloir casser, détruire, presque anéantir, l’image de l’État d’Israël, de l’armée israélienne. Il y a un espèce de romantisme naïf de la part de ceux qui traitent du sujet, et de traiter les Palestiniens comme les victimes avec un grand V, et les Israéliens comme les bourreaux. Et ce qui est grave dans ce reportage et qui, moi, profondément, m’interpelle, et doit interpeller non pas seulement les Juifs mais également les hommes de bonne volonté, et ceux qui veulent la paix et ceux qui croient en la démocratie, c’est qu’un tel reportage va d’abord et avant tout à l’encontre de l’entente et de la paix. Il va exactement être là pour créer un climat, d’abord, de haine, puis, qui est très facilement traduisible par une violence qui peut être demain dans les quartiers chauds des grandes villes de France et amener une friction entre Français d’origine maghrébine face à des Juifs qui, tout d’un coup, vont être le résultat d’un reportage qui est, malheureusement, encore une fois, un reportage qui a été fait avec des professionnels de la communication, avec l’aval d’une grande chaîne française, d’État, qu’est France 2, publique, et nous sommes encore une fois devant un, devant un…

 

Trop de généralités ? Le présentateur l’interrompt, et tente d’orienter son invité vers le « décryptage » : « Vous percevez vraiment ce reportage comme biaisé ? »

Réponse : « Attendez, s’il est pas biaisé, alors qu’est-ce qu’il est ? C’est pas un reportage, c’est un programme de la télévision palestinienne, qui montre le problème palestinien du côté palestinien… »

Nouvelle interruption du présentateur : « Qu’est-ce qui ne va pas, selon vous, dans ce reportage, dans ces images que nous avons vues ? »

Tout, tout est mauvais. Rien ne va dans ce reportage. On a des gens qui sont partis sur le terrain avec, dès le départ, non pas une idée qui va être développée mais déjà un script et un scénario avec une conclusion à l’avance. Et dans ce script et scénario et conclusion à l’avance on va amener des éléments pour que tout concorde. Donc, s’il y a ici un travail qui est fait, c’est un travail de publicitaire. On est des spectateurs. On est israélien, on est aussi français, on est juif, chrétien, musulman… On nous donne un reportage à voir, sur une grande chaîne d’État. Donc on le regarde. Ça paraît intéressant, ça vient à un timing intéressant, on parle de l’Onu, des Israéliens, des Palestiniens, on parle d’un retour du processus de paix, des négociations, et puis tout d’un coup on nous amène ce narratif palestinien classique, anti-israélien classique, non pas par des journalistes palestiniens, ou d’Al-Jazira, ou de chaînes arabes, mais par des journalistes français qui devraient avoir une certaine réserve, au moins, pour traiter un sujet qui est tellement délicat, tellement complexe, tellement compliqué, avec tellement d’émotions, tellement de facteurs historiques, tellement de vérités pour chacun que de le simplifier, de vouloir en fait le rendre tellement simple, tellement manichéen, le blanc le noir… On arrive à un résultat qui est très grave, qui est très grave, non pas seulement pour Israël, mais qui est très grave pour le journalisme dans son ensemble. J’espère qu’aujourd’hui ceux qui sont derrière les caméras et qui ont fait le reportage, peut-être, je l’espère en tout cas, devront corriger le tir, sans faire de jeu de mots [sic], et s’apercevoir qu’ils ont fait ici une très grave erreur, une très grave erreur pour l’intérêt, d’abord, de la paix, pour l’intérêt des Palestiniens, des Israéliens, des Juifs, des musulmans, des chrétiens, mais également de la France.

Et c’est tout. Chacun aura pu constater qu’Olivier Rafowicz a« [démonté], argument après argument, toujours avec des sources historiques, objectives, une grande partie de la désinformation mise en scène dans le reportage de France 2 ».

Faire dire aux journalistes de France 2 ce qu’ils n’ont jamais dit

Certains invités ont un peu plus d’« arguments » et de « sources historiques » qu’Olivier Rafowicz. Mais la plupart ont une forte tendance à faire dire aux journalistes de France 2 ce qu’ils n’ont jamais dit, pour mieux s’attaquer à des propos contestables… qui n’ont jamais été tenus. Nous nous contenterons ici de quatre exemples (et il y en a d’autres) :

- Emmanuel Navon, « professeur de relations internationales à l’université de Tel Aviv » (et candidat aux primaires du Likoud, ce qu’oublie de nous dire le présentateur), débute sa première intervention en s’élevant contre l’emploi de l’expression « judaïser Jérusalem », qu’il semble prendre plaisir à tourner en ridicule en expliquant que les Juifs habitent depuis trois mille ans à Jérusalem. Le problème est que cette expression n’a jamais été employée par les journalistes de France 2…

- Plus tard, Jonathan-Simon Sellem pose naïvement une question au même Emmanuel Navon, au sujet du tramway de Jérusalem, duquel l’émission de France 2 a parlé en rappelant son caractère polémique (puisqu’il relie Jérusalem-Ouest aux colonies de Jérusalem-Est) : « Dans le quotidien, est-ce que les Arabes, les musulmans, les Juifs, les chrétiens, les Arméniens, les orthodoxes… prennent tous ce tramway ? Est-ce qu’ils le prennent tous dans la même trame [sic] ? Ou est-ce qu’il y a les Juifs devant, les Arabes derrière, comment ça se passe ? Je sais pas… Si c’est de la ségrégation, si on est en Afrique du Sud… » Et Emmanuel Navon de rebondir sur la question : « […] Cette comparaison avec l’Afrique du Sud est absurde, puisqu’en Israël il n’y a pas de ségrégation entre les groupes ethniques […] C’est ça l’apartheid ? » La comparaison avec l’Afrique du Sud est-elle « absurde » ? Une chose est sûre : c’est le présentateur de l’émission qui l’a faite, et non l’équipe de France 2, qui n’a pas plus qualifié la politique israélienne de politique d’apartheid.

- Emmanuel Navon, décidément très en verve, poursuit l’exercice, en commentant la mention, dans l’un des reportages d’« Un œil sur la planète », de la politique israélienne de destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est : « Venir présenter la démolition de maisons qui sont construites de façon illégale comme une espèce de crime contre l’humanité, c’est tout simplement transformer la réalité et l’inverser de bout en bout ». Aucun journaliste de France 2, et aucun palestinien interrogé dans le reportage, n’a qualifié les destructions de maisons palestiniennes de « crime contre l’humanité », ou même « d’espèce de crime contre l’humanité ». De là à se demander qui « transforme la réalité »…

- Jonathan-Simon Sellem évoque enfin le reportage consacré (selon lui) au « lobby juif » aux États-Unis, dans lequel (selon lui) « on accuse carrément les Juifs de prendre Obama comme un pantin et de le manipuler ». Après la diffusion d’un court extrait de l’émission de France 2, il pose de nouveau une question naïve (qui démontre au passage l’étendue de son « objectivité de journaliste ») : « Alors j’ai envie de dire : messieurs, on est en plein dans “Les Protocoles des Sages de Sion”, le mythe antisémite par excellence, le juif qui contrôle tout, qui achète les gouvernements, qui achète les médias, qui surveille les médias, qui surveille les journalistes…

Bienvenue dans “Les Protocoles des Sages de Sion”, version revisitée par France 2, nous sommes le 3 octobre 2011, vous en pensez quoi, Emmanuel Navon ? » Dans sa réponse, Emmanuel Navon va employer à pas moins de six reprises le terme « lobby juif », qu’il reprend d’ailleurs à son compte. Double problème : non seulement les journalistes de France 2 n’ont jamais employé le terme « lobby juif », mais ils ont en outre expliqué que le « lobby pro-israélien aux États-Unis » n’est pas composé que d’organisations juives : « Réduire le soutien à Israël au seul poids de [la communauté juive] serait une erreur. Il y a aussi les chrétiens évangéliques qui sont devenus les champions de l’alliance israélo-américaine ».

Le procédé est éculé. Arthur Schopenhauer, dans son ouvrage L’art d’avoir toujours raison (rédigé en 1830), proposait déjà divers « stratagèmes » pour décrédibiliser son interlocuteur lors d’un débat. Voici l’un d’entre eux : « On arrache à la proposition de l’adversaire, en tirant d’elle de fausses conséquences et en gauchissant ses concepts, des propositions qui ne s’y trouvent pas et n’ont rien à voir avec l’opinion de l’adversaire, et sont, tout au contraire, absurdes ou dangereuses » [3]. Certains semblent avoir retenu la leçon. Mais lorsque l’on prétend dénoncer le manque de rigueur des autres et rétablir la vérité, cela fait désordre.

Donner des leçons de journalisme

On l’a vu, Olivier Rafowicz a dénoncé le « romantisme naïf » des journalistes de France 2. Plus tard dans l’émission, un autre invité pointe « l’angélisme de la presse occidentale ». À plusieurs reprises durant le programme, Jonathan-Simon Sellem oppose les vertus des journalistes israéliens qu’il convoque (ils « connaissent le terrain ») aux défauts des journalistes français qui ont tourné les sujets incriminés (ils ont adopté le « point de vue palestinien »). Pour illustrer la difficulté de la réalisation de reportages dans les territoires palestiniens, « Deux yeux sur leur planète » donne la parole à Marc-Israel Sellem (« photo-reporter au Jerusalem Post »), qui relate l’une de ses expériences. Le 2 octobre, il s’est rendu à Ramallah à l’occasion d’une manifestation en soutien aux prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim. Il a pris en photo une femme qui brandissait un portrait de prisonnier. Quelques secondes après avoir été photographiée une première fois, et repérant l’objectif, cette femme se met soudain à pleurer.

Question du présentateur : « Est-ce que ce genre de manipulation est courante ? […] Est-ce qu’on a clairement affaire à ce qu’on appellerait une pleureuse professionnelle, quelqu’un qui est payé pour pleurer, pour venir pleurer, ou quelqu’un qui s’entraîne, une comédienne ? Qui était cette personne, qui était cette femme, d’après vous ? » Réponse de l’homme de terrain : « Il est évident que cette personne, je ne sais pas si elle est payée ou pas payée, parce que j’ai pas les preuves, donc on peut pas se permettre d’arriver à ces conclusions. Il est évident que c’est une personne, elle était là pour jouer un rôle. Elle est venue, elle a vu les photographes, les caméramans, s’est mise à pleurer […] Et une personne qui arrive à pleurer en 17 secondes, si vous essayez à la maison… ». Il n’en dira pas plus. Mais l’affaire semble entendue : c’est une comédienne. Et Marc-Israel Sellem d’évoquer les multiples pièges tendus aux journalistes par les Palestiniens, qui organisent entre autres des… « faux enterrements ».

Les situations de conflit armé sont sujettes, chacun le sait, à bien des formes de propagande et de manipulation. Mais que cherche à nous prouver le photographe israélien ? Que les milliers de prisonniers politiques palestiniens n’existent pas ? Que leurs familles ne sont pas tristes ? Que les Palestiniens ne meurent pas réellement sous les tirs israéliens et qu’ils organisent donc de faux enterrements ? Probablement pas. Veut-il alors nous dire que certaines images de France 2 sont sujettes à caution ? Oui, mais… lesquelles ? Il n’en mentionne et n’en commente aucune, se contentant de ses propres photos… Il semble plutôt tenter de jeter le discrédit sur l’ensemble de l’émission de France 2 au nom des « manipulations » dont les Palestiniens seraient coutumiers. Mais la crédibilité de son cours magistral sera de courte durée, puisqu’il le reconnaît lui-même, pour finir : « C’est la première fois que ça m’arrive de voir un changement de situation aussi rapide, c’est-à-dire une personne qui voit des caméras et qui se met à jouer de la comédie ».

Une leçon de journalisme que ne manqueront pas de retenir le rédacteur en chef de l’émission, Patrick Boitet (prix Albert-Londres en 1996, qui pilotait son 34e numéro d’« Un œil sur la Planète »), Charles Enderlin (journaliste depuis quarante ans en Israël), Martine Laroche-Joubert (au service étranger de France 2 depuis 1984, qui vient de couvrir la guerre en Libye), Katia Clarens (qui a réalisé des reportages, entre autres, en Palestine, au Liban, en Iran, en Afghanistan, au Tchad…), Alexis Monchovet (Prix Albert-Londres pour un reportage réalisé à Rafah, à la frontière entre Gaza et l’Égypte, fruit de plus d’un an d’immersion), Étienne Leenhardt et les autres journalistes de France 2 ayant participé à l’émission incriminée. Leur expérience leur donne-t-elle nécessairement raison ? Non. Mais les arguments de la « naïveté » et de « l’angélisme », a fortiori lorsqu’ils ne reposent sur aucune preuve de « manipulation », ne sont guère concluants.

Des « contrevérités » factuelles sur France 2 ?

Sauf erreur de notre part, durant les 53 minutes qu’aura duré le « contre-émission », seules… trois « contrevérités » factuelles ont été pointées du doigt. C’est l’universitaire Emmanuel Navon qui s’en est chargé.

- La première d’entre elles figurerait au début de l’émission de France 2, lorsque qu’Étienne Leenhardt tient les propos suivants :« Y aura-t-il un jour une Palestine libre aux côtés d’Israël ? Les Nations Unies l’avaient prévu, c’était en 1947, au moment de la création de l’État hébreu. Mais le partage n’a pas eu lieu, et chacun porte une responsabilité dans cet échec ». Commentaire d’Emmanuel Navon : « Le reportage commence avec un mensonge, donc ça commence très bien. Le plan de partage de 1947 a échoué à cause des Palestiniens. Il a été accepté par les Juifs et refusé par les Arabes, point à la ligne ». Il n’y aurait donc pas de « partage des responsabilités » dans cet échec. Emmanuel Navon a en partie raison : le plan de partage de 1947 a été formellement « accepté par les Juifs » et « refusé par les Arabes ». Mais rappelons ici ce que David Ben Gourion, « père fondateur » d’Israël, déclarait au sujet du partage : « Après la formation d’une grande armée à la suite de l’établissement de l’État, nous abolirons la partition et nous nous étendrons sur l’ensemble de la Palestine » [4]. Au terme de la première guerre israélo-arabe (1948-49), Israël s’étend ainsi sur 78 % de la Palestine mandataire, alors que les Nations Unies lui en avaient accordé 55 %. Les propos mesurés d’Étienne Leenhardt ne peuvent donc décemment pas être qualifiés de « contre-vérités »…

- Le second « mensonge » concernerait le reportage sur les réfugiés et la mention, par les journalistes de France 2, du « droit au retour ». Pour Emmanuel Navon, la cause est entendue : « Lorsque[les journalistes] disent que la résolution 194 des Nations Unies reconnaît aux Palestiniens le droit de revenir en Israël, c’est faux ». Que dit la résolution ? « L’assemblée générale […] décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers ». Chacun appréciera. Et Emmanuel Navon de poursuivre (préciser ?) : « Le droit international ne reconnaît pas [de droit au retour] aux descendants [des réfugiés] ». Le « droit international », non. Mais l’agence des Nations Unies chargée des réfugiés palestiniens (UNRWA) considère les descendants des réfugiés comme des réfugiés, au même titre que leurs parents et/ou grands-parents. Les choses sont donc un peu plus complexes que ne le prétend Emmanuel Navon et il nous semble, de nouveau, plus qu’imprudent de parler de « mensonges », même si les interprétations juridiques peuvent faire discussion.

- Troisième et dernière « contrevérité » attribuée par Emmanuel Navon aux journalistes de France 2 : « C’est de dire, finalement, que les tirs de roquettes de la bande de Gaza sont le résultat, la conséquence des raids israéliens […]. L’intifada d’Arafat, en 2000, a été suivie par des tirs de roquettes de la bande de Gaza vers Israël sans aucun tir israélien. » Il fait ici référence à une phrase d’Étienne Leenhardt, lorsque celui-ci affirme que les tirs de roquettes palestiniens « sont la conséquence des raids israéliens et du blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza ». Le contre-argument d’Emmanuel Navon est donc le suivant : les tirs de roquettes auraient précédé les raids israéliens, et même les « tirs israéliens ». Voilà un argument pour le moins… maladroit. Le site du ministère des Affaires étrangères de l’État d’Israël nous apprend en effet que le premier tir de roquette depuis Gaza vers Israël date du… 10 février 2002 [5]. Or, selon les chiffres de l’Onu, c’est précisément en février 2002 que le nombre de Palestiniens tués par l’armée israélienne depuis le début de la « deuxième Intifada » a franchi le cap des 1 000, dont une majorité à Gaza [6]. Dire cela, ce n’est pas justifier les tirs de roquettes, mais seulement souligner la « contrevérité » proférée par Emmanuel Navon. Pour reprendre l’une de ses phrases : « Soit les journalistes sont ignorants, soit ils mentent. Donc on peut leur laisser le bénéfice du doute ». 

***
Généralisations abusives, faux procès, mauvaises leçons de journalisme, dénonciations de « contrevérités » qui n’en sont pas et… mensonges (voir annexes 1 et 2) : les procédés employés par les « contre-informateurs », à défaut d’entamer la crédibilité de l’émission diffusée sur France 2, indiquent qu’ils ne poursuivent pas un but aussi noble qu’ils le prétendent. Les stratagèmes qu’ils utilisent ont tous le même objectif : délégitimer les reportages, et non « rétablir la vérité ». Répétons-le en effet : les détracteurs d’« Un œil sur la planète » n’ont pu démontrer l’existence d’aucune erreur factuelle dans le travail effectué par les journalistes de France 2. Il y en avait pourtant une (voir annexe 3).

De toute évidence, le Crif, l’ambassade et les concepteurs de « Deux yeux sur leur planète » pensent que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. En témoignent les propos d’Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne, que nous avons rapportés ci-dessus en intégralité : « C’est un programme… un programme palestinien, anti-israélien, qui a été programmé, qui a été organisé, qui montre un seul côté, qui le montre bien d’ailleurs, avec la volonté de vouloir casser, détruire, presque anéantir, l’image de l’État d’Israël, de l’armée israélienne ». Et, plus loin : « Tout, tout est mauvais. Rien ne va dans ce reportage. » Conclusion : un reportage qui « montre bien » la réalité palestinienne est donc un reportage dans lequel « rien ne va ». Tout est dit ?

Julien Salingue

 

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Histoire, Egypte : 1953 le jeune colonel Gamal Abdel Nasser évoque son entretien avec le chef des Frères musulmans qui veut imposer le port du voile aux femmes.

1953 Dans un discours public au Caire, le jeune colonel Gamal Abdel Nasser évoque son entretien avec le chef des Frères musulmans qui veut imposer le port du voile aux femmes. Pour le nouveau maître de l’Egypte, cela paraît inconcevable – voire ridicule –, et le public en communion avec Nasser rit de cette incongruité. Même la propre fille du chef des Frères n’est pas voilée.
2017 La grande majorité des femmes égyptiennes musulmanes portent le voile.

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Islam : L’extraordinaire discours de Theresa May première ministre de Grande Bretagne sur le terrorisme et l’Islam

L’extraordinaire discours de Theresa May première ministre de Grande Bretagne sur le terrorisme et l’Islam ainsi que le Fake CNN sur la fausse manifestation pro Islam.

Les terroristes qui ont tué David Haines se font appeler « Etat Islamique », mais je vais vous dire la vérité :

Ils ne sont pas « Islamiques » et ils ne sont pas un « Etat ». Leurs actions n’ont absolument aucune base coranique, leur croyance ne ressemble en rien à celle de plus d’un milliard de musulmans à travers le monde et comme toutes les autres organisations de terrorisme djihadistes, ils ont causé la mort de plusieurs milliers d’innocents civils musulmans. Ils occupent une grande partie de la Syrie et de l’Irak. Cette idéologie haineuse n’a, en soi, rien à voir avec l’islam, elle est rejetée par une écrasante majorité de musulmans en Grande-Bretagne et dans le monde.

Le Coran dit : « Ô hommes ! Nous vous avons créé d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez » (49.13)

Et dit :  » Nulle contrainte en religion. » (2.256)

Alors diffusons ce message en dehors de cette salle :

« Ces extrémistes ne réussiront pas à nous diviser »

Faisons passer le message ! Nous savons que l’islam est une religion de paix et elle n’a rien à voir avec l’idéologie de nos ennemis. Soyons aux côtés des musulmans britanniques qui se rassemblent et disent : « Pas en kon nom ! »

Le discours est beau mais dans tout cela reste encore à définir à qui profite le crime… (ndlr)

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En ce bas monde, afin que la consommation ne cesse de progresser, on esclavagise l’occident, on massacre dans le Grand Moyen-Orient et on affame le continent Africain.

« En ce jour d’anniversaire, voici mon petit coup de gueule personnel »

Le monde merveilleux de la consommation vu par le mauvais génie de la bouteille ou comment la fabrication d’une simple bouteille de soda nous tient par les couilles.

La fabrication d’une boisson vendue au format « Pet » comme présentée ci-dessus implique d’innombrables intervenants et manipulations jusqu’à ce que le produit atteigne notre réfrigérateur.

Que ce soit de la fabrication de la bouteille elle-même aux ingrédients qui composent le produit jusqu’à sa distribution dans les grandes surfaces ou chez les petits détaillants, on serait étonné du nombre impressionnant de salariés que cela implique et ce, à l’échelle de toute la planète.

Je vais vous parler ici et vous démontrer avec des mots simples à quel point des milliers de personnes dépendent d’un geste aussi anodin que celui de porter à notre bouche cette petite bouteille afin de nous désaltérer ou non et au final, à quel point notre système nous tient en otage.

Il faut déjà prendre conscience que tous les composants d’un soda impliquent des fabricants qui eux-même dépendent d’autres fabricants, il faut savoir que les bouteilles fabriquées en Pet sont issues du pétrole et que de l’extraction de cette matière première à son raffinement, de son conditionnement à sa livraison, ce sont des milliers de petites mains qui s’affairent et qui dépendent de votre achat afin de pouvoir tout comme vous, payer leurs factures à la fin de chaque mois.

En sautant d’innombrables étapes, viennent ensuite la fabrication du produit final, son conditionnement, son acheminement, sa mise en rayons et pour terminer, l’employé(e) qui vous l’encaissera sans oublier des intervenants indirectes tels que le recyclage, les taxes T.V.A etc…

Notre société est faite et dépend inconditionnellement de notre consommation. Où que nous regardions et quelle que soit la direction que prend notre regard, chaque centimètre carré de notre environnement quotidien est issu de notre consommation et il en dépend. Beaucoup d’associations qui prônent le boycott de grandes multinationales n’ont pas forcément conscience des implications et des retombées sociales désastreuses que cela pourrait avoir sur l’économie, toutes échelles confondues.

Sans en avoir conscience, notre voisin dépend des fruits de notre travail, de notre consommation et vice et versa.

Les dés sont pipés et faire machine arrière est désormais impossible car nous sommes enlisés dans un bourbier bien enraciné qui emprisonne jusqu’à notre subconscient faisant de nos vies, des cages dorées pour certains et un véritable enfer pour d’autres.

L’école nous éduque à être plus forts, plus compétitifs que notre voisin, elle nous conditionne à déclarer une guerre silencieuse, sournoise et hypocrite à nos amis afin de prendre leur place ou de les empêcher de prendre la notre.

On nous occupe l’esprit afin de nous empêcher de trop penser et ainsi de pouvoir y analyser et y comparer des valeurs autres que celles que le système nous impose.

C’est par nos gestes automatisés et inconscients de sur consommateurs que nous nous faisons les complices d’un système qui arrive en bout de course et qui tout en clamant son chant du cygne, nous pousse dans un déni sur réaliste à notre propre extinction.

Il n’y a pas de place pour celles et ceux qui par choix ou obligation ne sur consomment pas. Ce sont les exclus que ce système mortifère produit car il en faut afin que les élites puissent pérenniser leur luxe et leur confort. Ces exclus que l’on croise soit dans l’indifférence, soit en leur jetant des regards affligeants, accusateurs ou remplis de mépris, ces exclus qui dans leurs parcours de misère quotidienne payent des galons qui leur rendront dans le monde d’après, celui qui se mettra en place après l’apocalypse économique, leurs places d’élus.

En ce bas monde, afin que la consommation ne cesse de progresser, on esclavagise l’Occident, on massacre dans le Grand Moyen-Orient et on affame le continent Africain.

L’apocalypse économique, géopolitique et climatique annoncée ne laissera de place qu’à celles et ceux qui auront osé combattre et rejeter ce système et seuls les nantis, les indifférents et les cyniques seront anéantis telle une maladie dont la nature se débarrassera une bonne fois pour toutes le moment venu.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

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